20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 21:07

Le 19 février 2018

Itinéraire : Ceillac – le Villard – ravin de Rasis – col Fromage – triangle ouest – arête nord de la pointe de Rasis – pointe de Rasis – face sud-ouest de la pointe de Rasis – ravin de Rasis – le Villard - Ceillac
Sommet : 2600 m
Dénivelée : 1200 m 
Difficulté : 3.2


Retour sur la pointe de Rasis déjà skiée en 2011 au départ de Saint-Véran, cette fois-ci en boucle au départ de Ceillac. C’est un joli tour, long en distance mais varié et esthétique : on progresse à la montée en fond de vallée puis de ravin, entre défilé englacé, chalets d’alpages puis hardes de chamois, avant de parvenir au col Fromage avec sa belle vue panoramique sur les Ecrins et la crête des Chambrettes. L’ambiance se fait alors plus alpine dans la montée au sommet de la pointe de Rasis par une longue pente exposée ouest, au profil bien convexe et donc à proscrire par conditions avalancheuses. On rejoint une combe suspendue aux formes douces blottie sous la face nord de la pointe de Rasis juste avant le sommet. La descente, escomptée en neige transformée dans cette face sud-ouest, se fera finalement en… poudreuse, une bonne surprise donc au final, et un versant de 600 mètres que nous aurons la chance d’être les premiers à traçer, après avoir encore croisé plus de chamois que d’humains durant la journée !

à la sortie du ravin de Rasis, en face du chaînon Saume-Heuvières

à la sortie du ravin de Rasis, en face du chaînon Saume-Heuvières

au col du Fromage, vue vers la crête des Chambrettes

au col du Fromage, vue vers la crête des Chambrettes

entre le col Fromage et la pointe de Rasis
entre le col Fromage et la pointe de Rasis
entre le col Fromage et la pointe de Rasis

entre le col Fromage et la pointe de Rasis

dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente
dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente
dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente
dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente
dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente
dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente

dans la poudreuse du versant sud-ouest de descente

sur la moquette vers le Villard

sur la moquette vers le Villard

Partager cet article

Repost0
20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 21:06

Le 18 février 2018

Sommet : 2800 m
Dénivelée : 1100 m (1800-2600-2500-2800)
Difficulté : 4.2, de courts passages étroits à 45° dans les 2 couloirs parcourus, une longue section à 40° dans le second couloir


Retour dans les couloirs de la Casse Déserte, un haut lieu de tourisme estival avec ses pitons de cargneule disséminés au milieu des grands éboulis au pied du pic ouest de Côte Belle. Une curiosité géologique qui s’admire l’été depuis de la route en adret du col d’Izoard, le rocher pourr… euh fracturé des lieux n’incitant pas le touriste à s’aventurer près de ces chicots rongés par le gel et la pluie, et d’ailleurs entourés d’éboulis qui en disent long sur leur solidité. 
Je m’étais dit qu’un parcours par un jour d’hiver froid devait limiter les risques de chutes de pierres, et que ces groupes de monolithes de cargneule cachaient peut-être des couloirs adaptés au ski. Après un premier repérage en soirée en 2017, on retourne explorer le coin avec un départ de Brunissard un peu moins tardif. L’enneigement n’a évidemment rien à voir avec celui de l’année précédente, et le fond bien enneigé du ravin de l’Izoard permet d’éviter la longue session de ski de fond sur les lacets de la route infligée par la sécheresse de l’hiver 2017.
On parvient donc vite aux pitons de rocher jaunâtre disséminés au milieu des pins, puis près du point coté 2473 à un groupe d’aiguilles particulièrement esthétique, encore plus lorsqu’on remonte un couloir caché exposé sud qui débouche sur une brèche. C’est un paysage fabuleux que l’on découvre, insoupçonnable du bas, une forêt d’aiguilles effilées en conglomérat gris et jaune poudré en ubac par la chute de neige du samedi. On pense à du land art revisité par Gaudi, une Sagrada Familia de l’ouest-Queyras, une armée de pénitents gelés pour les hauts-alpins ou à des hoodoos made in France pour les amateurs de l’Ouest américain. Trêve de digressions esthético-oiseuses, on trouve dans ce paysage ruiniforme de la Casse Déserte des couloirs certes un peu courts mais absolument majeurs par leur esthétique, dont je ne connais pas d’équivalent dans les Alpes du Sud ! On confirmera notre enthousiasme dans le second couloir parcouru, moins riche en aiguilles mais encore bordé et dominé par des rochers jaunes qu’on imaginerait plus volontiers sur un volcan d’Indonésie que dans le Queyras. Cette fois-ci le couloir bute sur des pentes mixtes exposées qui semblent donner accès à un second couloir débouchant sur la crête sommitale de Côte Belle, on choisira de redescendre vu l'heure tardive, à explorer avec plus de temps...

 

à l'approche, dans le ravin de l'Izoard puis sous les monolithes du bas de la Casse Déserte
à l'approche, dans le ravin de l'Izoard puis sous les monolithes du bas de la Casse Déserte
à l'approche, dans le ravin de l'Izoard puis sous les monolithes du bas de la Casse Déserte
à l'approche, dans le ravin de l'Izoard puis sous les monolithes du bas de la Casse Déserte
à l'approche, dans le ravin de l'Izoard puis sous les monolithes du bas de la Casse Déserte

à l'approche, dans le ravin de l'Izoard puis sous les monolithes du bas de la Casse Déserte

devant les pitons de cargneule du point coté 2417
devant les pitons de cargneule du point coté 2417

devant les pitons de cargneule du point coté 2417

à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473
à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473
à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473
à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473
à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473
à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473
à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473

à la montée, dans le splendide couloir aux aiguilles au-dessus du point coté 2473

à la descente, dans le même couloir
à la descente, dans le même couloir

à la descente, dans le même couloir

dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844
dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844

dans le second couloir du jour, à l'ouest du point coté 2844

Partager cet article

Repost0
20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 21:04

Le 15 février 2018

Voie "yes we canaille", 6 longueurs, 7b max, équipé 
6a/6c+/6a+/7b (6b obligé)/6b (5b obligé)/6a


Retour dans la voie « yes we canaille » située dans le secteur Albert des falaises soubeyrannes, déjà parcourue en 2015 mais un matin d’été et donc à l’ombre dans ces falaises ouest, un crime de lèse-esthétisme dans la géologie folle et colorée des lieux. Les nuages présents à notre arrivée se disloqueront d’ailleurs vite pour laisser le ciel à un soleil d’hiver froid, de quoi mettre en valeur les gargouilles de grès et de calcaire autour des spits. La voie elle comporte de très belles longueurs à l’instar de L2 et L6, mention spéciale pour L2 soutenue et variée en 6a dévers, dièdre et cheminée spéléo, mais comporte quelques vires et sections d’artif (le toit de L2 et le mur de L4) qui nuisent à l’homogénéité de la voie et l’empêchent de figurer dans les plus belles de Canaille.

au départ, jeux de lumière sur mer et nuages

au départ, jeux de lumière sur mer et nuages

dans la première longueur, sur les tablettes de grès
dans la première longueur, sur les tablettes de grès
dans la première longueur, sur les tablettes de grès
dans la première longueur, sur les tablettes de grès

dans la première longueur, sur les tablettes de grès

sous le toit de la seconde longueur

sous le toit de la seconde longueur

rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur
rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur
rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur
rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur
rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur

rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur

vue du relais sommital de L5

vue du relais sommital de L5

dans la très belle L6, en traversée sur mur de grès prisu
dans la très belle L6, en traversée sur mur de grès prisu

dans la très belle L6, en traversée sur mur de grès prisu

Partager cet article

Repost0
11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 17:47

Le 11 février 2018

Balade en boucle vers la calanque de l’Erevine au départ de la maison, avec descente par le vallon de Pérussier et remontée par la ligne de crêtes le dominant à l’ouest, dans une ambiance pré-printanière au soleil près des arbousiers et amandiers en fleurs, de quoi repérer les lieux de cueillette de l’automne ! 

en bas du vallon de Pérussier

en bas du vallon de Pérussier

la flore du jour : arbousier, ajonc, globulaire, romarin
la flore du jour : arbousier, ajonc, globulaire, romarin
la flore du jour : arbousier, ajonc, globulaire, romarin
la flore du jour : arbousier, ajonc, globulaire, romarin

la flore du jour : arbousier, ajonc, globulaire, romarin

Partager cet article

Repost0
10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 21:35

Le 10 février 2018

Voie « dream team », 3 longueurs, 6b+ max, terrain d’aventure pour les 2 premières longueurs, équipé pour la troisième
A mon sens 6a+/6b+/5c
Voie « les délinquants de l’inutile », 3 longueurs, équipé, 6a+ max (première longueur non parcourue)
6a/6a+/6a+
Enchaînement de 2 voies d’escalade à l’Eissadon, dans sa face sud bien protégée du mistral en ce jour froid d’hiver. Les voies « dream team » et es « délinquants de l’inutile » s’avèrent finalement plus différentes par l’équipement (quelques lunules et spits uniquement pour la première, équipement « clé en main » de scellements pour la seconde) que par style, avec dans les 2 cas de belles fissures raides à remonter en seconde longueur. Celle-ci  est d’ailleurs particulièrement belle dans « dream team » sur des cannelures au format XXL, aussi esthtiques que délicates à grimper en coincements et oppositions, le pas de sortie valant sans doute (bien) plus que 6a+. Les 2 dernières longueurs des « délinquants de l’inutile » valent également la marche d’approche, en fissure puis en dalle avec un pas obligatoire un peu retors où j’ai bien failli me prendre pour un (non) conquérant de l’impossible, mais avec en récompense à la sortie un splendide crépuscule sur les paysages d’estampes des pins accrochés à la brèche de Castelvieil sur fond de soubeyrannes.

fenêtres et belvédères
fenêtres et belvédères

fenêtres et belvédères

dans les rappels du collet
dans les rappels du collet

dans les rappels du collet

en bas de la première longueur de "dreamteam", un peu d"équipement au baudrier...

en bas de la première longueur de "dreamteam", un peu d"équipement au baudrier...

dans la magnifique seconde longueur de "dream team"
dans la magnifique seconde longueur de "dream team"
dans la magnifique seconde longueur de "dream team"
dans la magnifique seconde longueur de "dream team"

dans la magnifique seconde longueur de "dream team"

dans la seconde longueur des "délinquants de l'inutile", vue sur la cordée voisine
dans la seconde longueur des "délinquants de l'inutile", vue sur la cordée voisine
dans la seconde longueur des "délinquants de l'inutile", vue sur la cordée voisine

dans la seconde longueur des "délinquants de l'inutile", vue sur la cordée voisine

dans la troisième et dernière longueur des "délinquants de l'inutile"
dans la troisième et dernière longueur des "délinquants de l'inutile"
dans la troisième et dernière longueur des "délinquants de l'inutile"

dans la troisième et dernière longueur des "délinquants de l'inutile"

impressions soleil couchant sur Castelvieil et Cap Canaille
impressions soleil couchant sur Castelvieil et Cap Canaille
impressions soleil couchant sur Castelvieil et Cap Canaille

impressions soleil couchant sur Castelvieil et Cap Canaille

Partager cet article

Repost0
4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 17:52

Le 4 février 2018

Itinéraire : le Peintre – l’Aiguille en aller-retour par la combe nord-est
Sommet : 2350 m
Dénivelée : 950 m 
Difficulté : 3.2


Après la longue randonnée de la veille finie aux dernières lueurs du jour place à une randonnée classique et courte, mais une fois de plus en très bonne neige ce jour. C’est une course rapide sans les faux-plats qui caractérisent le départ de beaucoup de courses de la vallée de la Rouanne, et où succède à la belle combe sommitale un mélézin large et bien skiant, le tout en poudreuse. Le sommet offre quant à lui une belle ambiance alpine avec son ourlet de crêtes vers l’est et ses corniches surplombant le raide couloir nord skié en 2009 ainsi qu’une vue panoramique sur le lac de Serre-Ponçon. Une valeur sûre donc que cet itinéraire dans le registre des courses rapides, esthétiques et skiantes !
 

sur l'arête nord

sur l'arête nord

arrivée au sommet près des corniches
arrivée au sommet près des corniches

arrivée au sommet près des corniches

début de descente sur l'arête est
début de descente sur l'arête est

début de descente sur l'arête est

à la descente, des combes au mélézin
à la descente, des combes au mélézin
à la descente, des combes au mélézin

à la descente, des combes au mélézin

Partager cet article

Repost0
4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 17:15

Le 4 février 2018

Itinéraire : les Baumes - couloir sud de l'épaule ouest du Puy des Baumes - Puy des Baumes (arrêt à 2750 m) - couloir nord-est au-dessus du Cros de la Casse - les Vallons - le Gourette - les Baumes

Sommet : 2750 m
Dénivelée : 1400 m
Difficulté : 4.2, couloir de 500 mètres à près de 40° à la montée dans le couloir sud-est (passant intégralement en peaux), couloir nord-ouest de 300 mètres à un peu plus de 40° à la descente, passage à 45° au départ


Longue, quoiqu’entamée tardivement, journée de ski de randonnée au-dessus de la vallée de Champoléon dans le Val Estrèche, avec une boucle originale improvisée au fil des conditions et de l’horaire. Après une longue montée dans le couloir sud-est du Puy des Baumes, évidemment intégralement tracée dans ce bout du monde du sud des Ecrins, on atteint à près de 16 heures sa sortie sur les pentes sommitales du Puy des Baumes.

Entamés par une ascension éprouvante dans la neige fraîche épaisse en cours d’alourdissement dans ces pentes ensoleillées, et pressés par le peu de temps restant avant le crépuscule, on renoncera finalement à sortir par le sommet. Avec le couloir de montée qui passe à l’ombre et donc en neige regelée, on choisit de descendre par les pentes ouest, en y dénichant un couloir raide au départ puis en belle pente régulière au-dessus du Cros de la Casse. On y skiera une poudreuse épaisse, jusqu’à hauteur de genou par endroits, mais aussi un peu compactée et/ou cartonnée par le vent, si bien qu’on n’y retrouvera pas la neige de cinéma de la semaine écoulée. On profitera malgré tout de bonnes sections au-dessus et en-dessous du défilé de la Gourette qui lui est en neige croûtée, malgré les nombreuses traversées d’avalanches rive droite du Val Estrèche. Au final une belle sortie sauvage où l’on aura encore croisé plus de bouquetins (une bonne dizaine) que d’humains (… zéro !)…

au départ dans le Val Estrèche

au départ dans le Val Estrèche

dans le couloir sud-est du Puy des Baumes
dans le couloir sud-est du Puy des Baumes
dans le couloir sud-est du Puy des Baumes
dans le couloir sud-est du Puy des Baumes
dans le couloir sud-est du Puy des Baumes

dans le couloir sud-est du Puy des Baumes

surveillés par les bouquetins
surveillés par les bouquetins

surveillés par les bouquetins

à la sortie du couloir
à la sortie du couloir

à la sortie du couloir

fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes
fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes
fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes
fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes
fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes

fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes

premiers virages dans une neige fraîche épaisse au soleil...
premiers virages dans une neige fraîche épaisse au soleil...

premiers virages dans une neige fraîche épaisse au soleil...

... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !
... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !
... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !
... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !
... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !
... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !

... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2018 3 31 /01 /janvier /2018 21:52

Le 31 janvier 2018

Itinéraire : la Cluse - col du Grand Vallon - point 1978 - point 1802 - tête des Ormans – tête de Garnesier – vallon de Garnesier - brèche de la Tour Carrée - les Archers - col de Lauteret - la Plane du Pin - la Cluse
Sommet : 2350 m
Dénivelée : 1750 m (1200-2000-1850-2150-2050-2350-1550-1800-1700-1800-1200)
Difficulté : 3.3, 800 mètres de pente régulière à 35° dans la face sud de la tête de Garnesier


Retour au ski de randonnée en ce milieu de semaine, pour profiter des excellentes conditions de ce début d’hiver 2018 et (tenter d’) assouvir la fringale de poudreuse et de paysages ! Avec une virée à la journée on choisit une randonnée proche du col du Festre dans l’extrémité méridionale du massif du Dévoluy qui permet l’une des approches routières les plus rapides  pour les Alpes du Sud au départ des Bouches-du-Rhône. Le tour de Plate Contier au départ de la Cluse vers la tête de Garnesier, avec (long) retour par la brèche de la Tour Carrée , les Archers, le col de Lauteret et la Plane du Pin, constitue une boucle complète, variée et esthétique entre doux alpages et arêtes ourlées de corniches, avec des descentes magnifiques comme celle de 800 mètres sur la face sud de la tête de Garnesier, soutenue, régulière et lisse, un billard en neige de printemps parfaite ce jour à 13h. Cette descente se fait sur une pente ouverte vers le sud et les stratus qui baigneront les vallées des Alpes du Sud jusqu’en milieu d’après-midi, une ambiance donc grand large sur cette pente dominante au-dessus de la mer de nuages. On aura également le plaisir de tomber nez à truffe sur une grosse harde de chamois à la fin de la descente, plusieurs dizaines d’ongulés qui ne se laisseront évidemment pas observer longtemps dès qu’ils nous auront repérés.
La suite s’avèrera plus bucolique entre pinèdes et mélézin sur une succession de dômes arborés au-dessus de l’enfilade de vallées embrumées au sud, une ambiance un peu atypique en ski de randonnée dans les Alpes du Sud, avant une dernière descente faite en poudreuse au soleil rasant de la fin d’après-midi.
Au final près de 1800 mètres de dénivelée, 4 descentes presque exclusivement en moquette et en poudreuse et beaucoup plus de kilomètres, plus de 7 heures de ski sans pause importante, de quoi rentabiliser les 4 heures de route de la journée…

à la montée devant les monolithes des Archers
à la montée devant les monolithes des Archers

à la montée devant les monolithes des Archers

depuis le point coté 1978, vue vers les Garnesier, tête et roc, et la crête de montée

depuis le point coté 1978, vue vers les Garnesier, tête et roc, et la crête de montée

le stratus déborde par le col du Pendu

le stratus déborde par le col du Pendu

ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages
ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages
ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages
ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages
ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages
ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages

ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages

les vallées drômoises embrumées au sud-ouest

les vallées drômoises embrumées au sud-ouest

dans la magnifique descente de la pente sud de la tête de Garnesier
dans la magnifique descente de la pente sud de la tête de Garnesier
dans la magnifique descente de la pente sud de la tête de Garnesier
dans la magnifique descente de la pente sud de la tête de Garnesier

dans la magnifique descente de la pente sud de la tête de Garnesier

hardes (hordes ?) de chamois dans le vallon de Garnesier
hardes (hordes ?) de chamois dans le vallon de Garnesier

hardes (hordes ?) de chamois dans le vallon de Garnesier

arrivée à la Tête du Pin

arrivée à la Tête du Pin

rainures et sinusoïdes dans la descente vers le col du Grand Vallon
rainures et sinusoïdes dans la descente vers le col du Grand Vallon
rainures et sinusoïdes dans la descente vers le col du Grand Vallon

rainures et sinusoïdes dans la descente vers le col du Grand Vallon

de la Plane du Pin, vue vers l'ouest

de la Plane du Pin, vue vers l'ouest

descente finale en poudreuse versant nord-est de la Plane du Pin
descente finale en poudreuse versant nord-est de la Plane du Pin

descente finale en poudreuse versant nord-est de la Plane du Pin

Partager cet article

Repost0
28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 21:31

Le 28 janvier 2018

Sommet : 2050 m
Dénivelée : 1300 m (1450-2000-1900-2050-1450-2050-1450)
Difficulté : 3.2, longue pente à 35° dans la face nord-est
Après l’ombre du couloir nord de Chabrières la veille des velléités héliotropes nous amènent dans les espaces ouverts et ensoleillés du sud du Dévoluy autour du col du Festre. La grande classique du Chauvet par le col de Darne offre des pentes peu raides, réputées sûres et ensoleillées jusqu’en milieu d’après-midi, de quoi faire une première montée avec un petit sur le dos… qui fera ensuite la descente en luge ! 
La descente depuis le sommet du Chauvet, directe en face nord-est et non pas par la voie de montée sur-traçée, offre  près de 500 mètres d’une pente lisse, soutenue et régulière en excellente poudre légère (même si, là comme la veille, le fond dur est parfois sensible), le tout en neige vierge à côté des 2 traces déjà présentes ! Dur de résister à une descente aussi exceptionnelle, et après 45 minutes de remontée de ces 600 mètres  je poserai à nouveau mes courbes (trop ?) serrées près de la première série ! Quel début de saison, où la neige de cinéma fait office de règle et non pas d’exception…

l'invite des 2 traces du matin

l'invite des 2 traces du matin

à la montée, la sherpa et le skieur à 2 têtes
à la montée, la sherpa et le skieur à 2 têtes

à la montée, la sherpa et le skieur à 2 têtes

première descente à 2 têtes, puis séparation des équipes de luge et de ski !
première descente à 2 têtes, puis séparation des équipes de luge et de ski !

première descente à 2 têtes, puis séparation des équipes de luge et de ski !

vues du sommet du Chauvet vers le Roc de Garnesier et le nord du Dévoluy
vues du sommet du Chauvet vers le Roc de Garnesier et le nord du Dévoluy
vues du sommet du Chauvet vers le Roc de Garnesier et le nord du Dévoluy

vues du sommet du Chauvet vers le Roc de Garnesier et le nord du Dévoluy

la première signature du jour...
la première signature du jour...

la première signature du jour...

... et la seconde 45 minutes plus tard !

... et la seconde 45 minutes plus tard !

Partager cet article

Repost0
28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 21:29

Le 27 janvier 2018

Sommet : 2300 m
Dénivelée : 800 m
Difficulté : 4.2, 150 mètres à 45° avec un court passage à 50°
Encore un week-end à la montagne en cette saison 2018 bénie des skieurs, cette fois-ci dans un mode familial. Après quelques cours de chasse-neige près du tapis roulant de la station de Réallon place aux conversions dans la montée au couloir nord-est des aiguilles de Chabrières, pour un aller-retour en solo de moins de 2 heures. Après une tentative en 2009 avortée sous la sortie pour cause d’enneigement insuffisant le bon remplissage de cette année 2018 très bien enneigée permettra de déboucher au sommet du couloir, sans pour autant atteindre le sommet des aiguilles de Chabrières qui exigerait un parcours alpin exposé sans corde, ou même la crête, défendue sur son dernier mètre par du rocher troué et des corniches déversantes. 
C’est en tout cas le très beau cadre dolomitique des aiguilles de Chabrières que permet de découvrir ce couloir, entre brèches et monolithe de calcaire lisse ou crénelé où s’accrochent quelques mélèzes. Une ambiance alpine magnifiée par la neige fraîche et la trace à faire, à skis puis en crampons, dans ce couloir qui domine le haut de la station de Réallon, mais la chute de neige de la nuit l’a rendu à sa virginité, de quoi également profiter d’une excellente poudreuse à la descente (avec un fond dur parfois sensible), comme toujours en cet hiver 2018 !
 

à la montée... ambiance alpine à skis
à la montée... ambiance alpine à skis
à la montée... ambiance alpine à skis

à la montée... ambiance alpine à skis

à la montée... ambiance alpine en crampons skis sur le sac
à la montée... ambiance alpine en crampons skis sur le sac
à la montée... ambiance alpine en crampons skis sur le sac
à la montée... ambiance alpine en crampons skis sur le sac

à la montée... ambiance alpine en crampons skis sur le sac

à la descente
à la descente

à la descente

Partager cet article

Repost0

Rechercher

QUOI DE NEUF

Boules à skis

 

le Chiran en poudreuse

 

 

 

 

ski sur la côte bleue

le Cuchon

 

d'anses en ravines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d'éperons en avens