15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 20:21

Le 14 octobre 2017

Itinéraire : col de Font Belle - crêtede Géruen par le GR 6 en aller-retour

Week-end de balades dans le massif des Monges à l’extrémité occidentale des Préalpes Dignoises, entre Sisteron et Serre-Ponçon, un massif uniquement parcouru à skis dans sa portion orientale à l’hiver 2010. C’est une fois de plus une belle découverte que cette moyenne montagne peu connue et peu fréquentée, et donc sauvage à souhait. De grandes forêts et d’immenses alpages accessibles par de longues pistes non bitumées au-dessus de villages isolés au-dessus de clues, de la wilderness comme on en voit pas souvent en France !

En ce premier jour on part du col de Font Belle après le village d’Authon, atteint par une très jolie route qui remonte un fond de vallon encaissé puis passe à flanc au-dessus de robines, l’occasion de découvrir au passage les inscriptions romaines de la pierre écrite juste à l’amont de la clue éponyme et les magnifiques tableaux d’automne juste avant le village. Au départ du col de Font Belle la montée à la barre de Géruen se fait sur un sentier progressant en lacets à travers une pinède parsemée de feuillus, quelques érables apportant la touche la plus colorée. On atteint ainsi la crête sommitale et sa vue panoramique, des Ecrins à l’Estrop, au-dessus des robines mêlées de forêts en contrebas sur l’adret, sans avoir croisé plus d’une poignée de randonneurs, de la sauvagitude des Préalpes dignoises…

la Pierre Ecrite près de Sisteron et ses inscriptions romaines

la Pierre Ecrite près de Sisteron et ses inscriptions romaines

magnifiques paysages d'automne et de robines près d'Authon
magnifiques paysages d'automne et de robines près d'Authon
magnifiques paysages d'automne et de robines près d'Authon

magnifiques paysages d'automne et de robines près d'Authon

l'objectif du jour, la crête de Géruen vue du col de Font Belle

l'objectif du jour, la crête de Géruen vue du col de Font Belle

couleurs dans la forêt de Font Belle
couleurs dans la forêt de Font Belle
couleurs dans la forêt de Font Belle

couleurs dans la forêt de Font Belle

de la crête de Géruen, îlot coloré, robines et crêtes en contrebas
de la crête de Géruen, îlot coloré, robines et crêtes en contrebas
de la crête de Géruen, îlot coloré, robines et crêtes en contrebas

de la crête de Géruen, îlot coloré, robines et crêtes en contrebas

la crête de Géruen au crépuscule

la crête de Géruen au crépuscule

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 19:23

Les 7 et 8 octobre 2017

Arête sud-ouest de l’aiguille Déplasse, AD (court), quelques pas de IV

Arête sud-ouest de l’aiguille Godefroy, D-, 1 pas de 5c/6a (bien protégé sur pitons) à la fin de la première longueur

Week-end de balades et de grimpe dans le massif du Caroux dans le Haut-Languedoc, à l’extrémité orientale du massif de l’Espinouse. C’est un massif de basse altitude, culminant à guère plus de 1000 mètres, mais qui offre un relief vigoureux fait d’aiguilles de gneiss hautes et bien individualisées dominant des gorges profondes telles que celles d’Héric. Des paysages alpins donc, à proximité de la mer et sublimés à la fin de l’été par la floraison des genêts, mais aussi une ambiance totalement différente sur le plateau sommital, avec de la lande à genêts parsemée de blocs de gneiss épars, qui confère aux lieux une allure écossaise à quelques encablures de la Méditerranée.

On grimpera le samedi deux belles arêtes sur 2 des 3 sommets des aiguilles du Caroux, faciles et relativement courtes, mais se déroulant sur un gneiss compact se prêtant bien à la pose de sangles et friends. De la grimpe plaisir donc, sur du beau caillou cristallisé, face à la mer à l’est et les Pyrénées au sud, dans une ambiance atypique pour un marseillais, trop tard pour la pleine floraison des genêts mais à l’heure pour les belles couleurs d’automne sur les flancs des gorges d’Héric !

les aiguilles de gneiss du Caroux vues des gorges d'Héric le 8 octobre
les aiguilles de gneiss du Caroux vues des gorges d'Héric le 8 octobre

les aiguilles de gneiss du Caroux vues des gorges d'Héric le 8 octobre

les aiguilles Godefroy, Déplasse et Viallat vues des gorges d'Héric

les aiguilles Godefroy, Déplasse et Viallat vues des gorges d'Héric

le 7 octobre : approche pédestre depuis Douch sur le plateau du Caroux et ses restes de bruyère
le 7 octobre : approche pédestre depuis Douch sur le plateau du Caroux et ses restes de bruyère

le 7 octobre : approche pédestre depuis Douch sur le plateau du Caroux et ses restes de bruyère

vues vers la mer et l'aiguille Viallat
vues vers la mer et l'aiguille Viallat

vues vers la mer et l'aiguille Viallat

vue vers l'arête des Charbonniers et le gneiss cristallisé
vue vers l'arête des Charbonniers et le gneiss cristallisé

vue vers l'arête des Charbonniers et le gneiss cristallisé

sur l'arête sud-ouest de l'aiguille Déplasse
sur l'arête sud-ouest de l'aiguille Déplasse
sur l'arête sud-ouest de l'aiguille Déplasse

sur l'arête sud-ouest de l'aiguille Déplasse

stries de gneiss et d'automne

stries de gneiss et d'automne

sur le troisième ressaut de l'arête sud-ouest de l'aiguille Godefroy
sur le troisième ressaut de l'arête sud-ouest de l'aiguille Godefroy

sur le troisième ressaut de l'arête sud-ouest de l'aiguille Godefroy

une cordée au sommet de l'aiguille Déplasse

une cordée au sommet de l'aiguille Déplasse

au retour, au-dessus du village de Douch

au retour, au-dessus du village de Douch

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 21:29

Les 2 et 3 octobre 2017

Week-end de début de semaine ([sic]) à Porquerolles (peu) au large de la presqu’île de Giens, en ce début de mois d’octobre où la température de la mer a bien remonté depuis les nombreux épisodes de mistral et de fraîcheur du mois de septembre. Premier séjour sur Porquerolles de mon côté, après près de 10 années passées à Marseille,il est vrai que cette île située dans le parc national de Port-Cros offre un environnement de plages et de forêt méditerranéenne préservés comme jamais sur le continent.

On y trouve côté nord de longues plages de sable fin, bordées côté mer de fonds peu profonds couverts d’herbiers de posidonie e,t côté terre d’une riche forêt méditerranéenne de chênes verts et liège, arbousiers, pins et eucalyptus. La côte nord étant protégée de la houle du large par la configuration fermée de la baie formée par la presqu’île de Giens, le cap Bénat et les autres îles du Levant, leurs racines atteignent parfois la côte et ses banquettes de posidonie, donnant aux plages de Porquerolles leur spécificité. Les plages d’Argent et de Notre-Dame gagnent ainsi leur caractère presque caribéen : des eaux à la transparence exceptionnelle accentuée par le sable blanc, et de longs croissants de sable adossés à la forêt de chênes. On y plongera en masque et tuba pour y trouver de fonds globalement pauvres en faune, à l’exception de grandes nacres et syngnathes découverts dans l’herbier (bien endommagé par les plaisanciers), mention spéciale pour le second, drôle de poisson allongé de la famille des hippocampes parfaitement camouflé parmi les feuilles de posidonie !

Côté sud au large, le littoral plus haut et découpé présente des escarpements de gneiss aux veines cristallines entrecoupés de quelques étroites calanques plus sauvages que les grandes plages touristiques au sud.

L’autre attrait de Porquerolles réside dans la quasi-absence de véhicules à moteurs, l’île étant au contraire parfaitement adaptée au VTC ou VTT de par son sol majoritairement non pas rocheux mais terreux, et la présence de nombreuses routes non bitumées et sentiers. Pas ou peu de bruits de moteurs donc, pas de construction hormis dans le port-village, une Méditerranée d’avant l’urbanisation encore bien préservée, et au tourisme un peu élitiste dans une île où le bivouac est interdit et où le moindre-hôtel se monnaie au prix fort…

sur la plage d'Argent
sur la plage d'Argent

sur la plage d'Argent

syngnathe sur le sable dans les feuilles de posidonie, vue de détail de la tête
syngnathe sur le sable dans les feuilles de posidonie, vue de détail de la tête

syngnathe sur le sable dans les feuilles de posidonie, vue de détail de la tête

crevette (?) sur la crevette

crevette (?) sur la crevette

la calanque du Brégançonnet
la calanque du Brégançonnet

la calanque du Brégançonnet

anémone dans la calanque du Brégançonnet

anémone dans la calanque du Brégançonnet

vigne au centre de l'île

vigne au centre de l'île

sur la plage de l'Alycastre
sur la plage de l'Alycastre

sur la plage de l'Alycastre

faune dans l'herbier de l'Alycastre, grande nacre par 4 mètres de profondeur
faune dans l'herbier de l'Alycastre, grande nacre par 4 mètres de profondeur

faune dans l'herbier de l'Alycastre, grande nacre par 4 mètres de profondeur

devant la plage Notre-Dame

devant la plage Notre-Dame

la très belle plage Notre-Dame
la très belle plage Notre-Dame
la très belle plage Notre-Dame
la très belle plage Notre-Dame

la très belle plage Notre-Dame

escarpements de gneiss au Cap des Mèdes, pointe nord-est de Porquerolles

escarpements de gneiss au Cap des Mèdes, pointe nord-est de Porquerolles

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 14:46

Le 30 septembre 2017

« pour la mémoire de nos enfants », 12 longueurs, équipé, 6b+ max, échappatoire par « la voie du baou Rouge » à la fin de L8, retour dans la voie à L12

5c/6b+/6b+/5c/5b/6b+/6a+/6a+/5b/5c/4c/6a+ pour l’itinéraire parcouru

Parcours d’une des voies les plus connues des calanques dans l’un de leurs secteurs les plus sauvages, à l’extrémité orientale du Devenson, là où des piliers de calcaire blanc partent directement de la mer sur près de 250 m de hauteur, avec donc une ampleur et verticalité rare dans le parc.

C’est une voie effectivement majeure, parmi les plus belles sinon la plus belle des calanques pour son cadre et la variété et l'esthétisme de sa géologie. On y trouve des longueurs splendides, comme L4 en cheminée spéléo façon promesse des profondeurs au-dessus de la mer, L6 en fissures spéléo dans un rocher typé Oule ou évidemment L12 en dalle suspendue d'aragonite. La grimpe est moins soutenue et difficile que ce à quoi je m'attendais ; les sections les plus difficiles (i.e. dans le 6b et au-dessus) de la fin de L2, début de L3, fin de L6… sont toutes courtes et bien protégées. La grimpe reste variée tout au long de la voie, des traversées inaugurales aux dalles sommitales en passant par des fissures, cheminées larges ou à ramonage, dévers...

L’accès, long, complexe, et parfois impressionnant constitue déjà une course en soi. Qu’on en juge, près de une heure et demi de marche d’approche, avant une première série de rappels vertigineux, dont certains en fil d’araignée demandent que le leader pendule pour retrouver le rocher et trouver le relais, avant une section de marche près de cordes fixes afin de retrouver la dernière série de 3 rappels, dont le dernier, également pendulaire et situé à fleur d’eau, est muni d’un tige métallique à attraper au lasso (l’autre méthode possible consiste plus simplement à ce que le second fasse penduler la corde avec ses pieds...) !

Une approche que l’on peut donc difficilement compléter en moins de 4 heures, encore plus à 4 avec un huit qui vrille les cordes jusqu’à nous la coincer dans le dernier rappel et nous faire perdre une heure. A 8h30 au col de la Gardiole, on ne commencera à grimper qu’à 14h, soit trop tard pour espérer sortir la voie de jour ! Partis la fleur au fusil, on rentrera donc la frontale au casque, à une heure difficilement avouable sans rougir, en rencontrant donc la pluie… et le crépuscule à 19h à la sortie de L8. On décidera alors de réchapper par la voie du Baou Rouge et sa difficulté n’excédant pas le 5c, mais on n’échappera pas à quelques frayeurs dues à de la foudre diffuse à 19h30, aux spits de la dernière longueur du Baou Rouge non trouvés à la frontale et aux nombreuses et parfois grosses chutes naturelles de pierres, ou plutôt de frigos, avec la pluie... On sera donc condamnés à grimper la dernière longueur de pour la mémoire à la frontale (certains sans !), sous la pluie, sur une dalle d’aragonite en 6a+ trempée, qu’on sortira finalement tôt (le matin du dimanche !).

Quoi qu'il en soit un très beau voyage vertical et horizontal dans un des coins les plus sauvages du parc, des longueurs littéralement extra-ordinaires dans des grottes , boyaux et cheminées suspendues au-dessus d’eaux aux 50 nuances de bleu, bref une des voies incontournables des calanques à refaire par meilleure météo… et départ plus matinal !

dans les 2 premiers rappels plein gaz
dans les 2 premiers rappels plein gaz
dans les 2 premiers rappels plein gaz

dans les 2 premiers rappels plein gaz

dans le troisième relais suspendu
dans le troisième relais suspendu

dans le troisième relais suspendu

dans le quatrième rappel
dans le quatrième rappel
dans le quatrième rappel

dans le quatrième rappel

vue du bas de la première série de rappels

vue du bas de la première série de rappels

au début de la seconde série de rappels

au début de la seconde série de rappels

dans le dernier rappel en fil d'araignée et pendulaire, le jeu du lasso
dans le dernier rappel en fil d'araignée et pendulaire, le jeu du lasso
dans le dernier rappel en fil d'araignée et pendulaire, le jeu du lasso

dans le dernier rappel en fil d'araignée et pendulaire, le jeu du lasso

dans la traversée de L2, après décoincement de la corde

dans la traversée de L2, après décoincement de la corde

au début de L3, au-dessus des castagnoles qu'on distingue dans la transparence de l'eau
au début de L3, au-dessus des castagnoles qu'on distingue dans la transparence de l'eau

au début de L3, au-dessus des castagnoles qu'on distingue dans la transparence de l'eau

dans la splendide L4, cheminée spéléo au rocher rond et chipseux suspendue au-dessus de la plate-forme de départ et de la mer
dans la splendide L4, cheminée spéléo au rocher rond et chipseux suspendue au-dessus de la plate-forme de départ et de la mer
dans la splendide L4, cheminée spéléo au rocher rond et chipseux suspendue au-dessus de la plate-forme de départ et de la mer
dans la splendide L4, cheminée spéléo au rocher rond et chipseux suspendue au-dessus de la plate-forme de départ et de la mer
dans la splendide L4, cheminée spéléo au rocher rond et chipseux suspendue au-dessus de la plate-forme de départ et de la mer

dans la splendide L4, cheminée spéléo au rocher rond et chipseux suspendue au-dessus de la plate-forme de départ et de la mer

au relais sommital de L4
au relais sommital de L4

au relais sommital de L4

dans la non-moins belle L6 en fissure-cheminée spéléo dans un rocher baroque, hissage de sac conseillé dans l'étroiture !
dans la non-moins belle L6 en fissure-cheminée spéléo dans un rocher baroque, hissage de sac conseillé dans l'étroiture !
dans la non-moins belle L6 en fissure-cheminée spéléo dans un rocher baroque, hissage de sac conseillé dans l'étroiture !
dans la non-moins belle L6 en fissure-cheminée spéléo dans un rocher baroque, hissage de sac conseillé dans l'étroiture !

dans la non-moins belle L6 en fissure-cheminée spéléo dans un rocher baroque, hissage de sac conseillé dans l'étroiture !

au départ de L7 et ses 3 arches naturelles
au départ de L7 et ses 3 arches naturelles

au départ de L7 et ses 3 arches naturelles

au départ de la dalle de L8

au départ de la dalle de L8

réchappe vers la voie du Baou Rouge, sous la pluie et peu avant la nuit

réchappe vers la voie du Baou Rouge, sous la pluie et peu avant la nuit

sur la dalle d'aragonite de L12, à a lumière des frontales (ou non) !

sur la dalle d'aragonite de L12, à a lumière des frontales (ou non) !

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 17:47

Le 23 septembre 2017

« le projet du Pierrot », 4 longueurs, équipé, 6a+ max, sortie par l’arête du diable

A mon sens 5c+/6a+/6a+ (1 pas)/6a+, 4c aérien et parfois peu protégeable pour la sortie par l’arête du diable en terrain d’aventure

Journée de grimpe au Val Vierge, sur une ligne voisine de celle du « Docteur Gecko » parcourue quelques semaines plus tôt, 4 jolies longueurs principalement en dalle homogènes et soutenues dans le 6a/6a+ comme peu de voies des calanques le sont. On peut d’ailleurs comparer pour son homogénéité cette voie à la Gutemberg ou à la nouvelle voie de la Chandeleur, qui offrent également une centaine de mètres d’escalade majoritairement dans le 6a/6a+, dans des styles certes plus athlétiques et variés.

De la belle grimpe en dalle donc, sur du rocher plus gris que blanc, qui par sa couleur et sa compacité rappelle un peu le Verdon, avec notamment de superbes passages en adhérence et friction à la fin de L2 et au début de L3, avant que l’équipement, bon jusque-là, ne devienne inexistant dans la sortie par la dernière longueur de l’arête du diable. On profite alors d’une très belle ambiance aérienne en regard des gros dévers de la Concave et au-dessus du golfe de l’Oeil de Verre, sur un rocher compact (dur de poser quoi que ce soit sur une petite dizaine de mètres) mais bon et dans des difficultés modestes. Il conviendra donc de pas oublier quelques friends petits et moyens à poser dans les belles fissures avant cette section finale raide et improtégéable…

 

vue vers les dalles de la Lèque

vue vers les dalles de la Lèque

dans L1

dans L1

sous les chaussons la plage

sous les chaussons la plage

sur la belle dalle de L2
sur la belle dalle de L2

sur la belle dalle de L2

dans la dernière longueur de l'arête du diable
dans la dernière longueur de l'arête du diable

dans la dernière longueur de l'arête du diable

un air de calanques

un air de calanques

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 09:14

Le 16 septembre 2017

« le fil du rasoir », 3 longueurs, équipé, 6a max

A mon sens 5c/6a (1 pas)/4c

« rendez-vous sur la lune », 3 longueurs, équipé, 6b max

A mon sens 6b (1 pas)/5c+/6b

Journée d’escalade sur l’envers de la Candelle, au Cap Gros, qu’on devrait appeler plutôt « Caps Minces » vu les promontoires rocheux bordés de falaises que présente le sommet sur son adret ! Après une approche par le col de la Gineste pour changer de Luminy et des treize contours qui en paraissent parfois mille, on commence par « le fil du rasoir », une jolie voie pour ses première et surtout seconde longueurs sur un éperon de dalles, sur du rocher blanc panoramique au-dessus de la calanque de l’œil de verre et face au Cap Canaille. La seconde voie de la journée, « rendez-vous sur la lune », présente un profil très proche, une longueur médiane sur une arête dalleuse plein sud, mais dans un registre technique plus difficile avec notamment un pas bien délicat au départ de L1 et une troisième longueur à la fois soutenue, athlétique et technique. Au final un secteur certes un peu isolé et manquant d’ampleur, mais qui malgré sa position en retrait offre de belles vues dominantes sur du calcaire intensément blanc .

fin de L1 du fil du rasoir

fin de L1 du fil du rasoir

dans le belle L2 du fil du rasoir
dans le belle L2 du fil du rasoir

dans le belle L2 du fil du rasoir

vue du relais sommital de L2 du fil du rasoir

vue du relais sommital de L2 du fil du rasoir

dans L1 de "rendez-vous sur la lune"
dans L1 de "rendez-vous sur la lune"
dans L1 de "rendez-vous sur la lune"

dans L1 de "rendez-vous sur la lune"

sur le fil de L2 de "rendez-vous sur la lune"
sur le fil de L2 de "rendez-vous sur la lune"
sur le fil de L2 de "rendez-vous sur la lune"

sur le fil de L2 de "rendez-vous sur la lune"

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 17:34

Le 10 septembre 2017

Balade d’une demi-journée dans les gorges de la Cause, au-dessus du Tholonet sous le barrage Zola. Et bien c’est une très jolie balade que cette randonnée officiellement interdite depuis 10 ans, dans des gorges courtes (guère plus de quelques centaines de mètres) mais bien encaissées entre des falaises de conglomérat de calcaire, et au fond desquelles coule un torrent permanent alimenté par les lacs des retenues de Bimont et Zola. On y trouve donc un environnement rare dans la Provence… non verte, truites et libellules à profusion, dense végétation des milieux humides, entre plusieurs restes de constructions humaines dont un aqueduc de l’époque romaine.  On remonte alors un canal aménagé dans ce cadre luxuriant, une sorte de levada incongrue dans l’aridité des versants sud de la Sainte-Victoire, avant de parvenir à une grande vasque ceinturée de falaises. De là on peut soit progresser dans le cours même du gours, dans une profondeur généralement inférieure au mètre, ou utiliser le semblant de via aménagée rive gauche, un ensemble de troncs suspendus par des cordes et de marches métalliques qui permet de progresser juste au-dessus de l’eau, au sec donc mais sur des installations non maintenues à la solidité sans doute aléatoire (on en sera quitte au pire pour un petit bain). On quitte ensuite le lit du torrent par une escalade facile mais un peu exposée avant de redescendre par un bel escalier taillé dans la roche au barrage qui marque l’extrémité amont de l’encaissement. Un parcours ludique, esthétique et atypique dans un environnement de petit canyon en oasis de fraîcheur et de verdure, à refaire en pleine saison chaude pour profiter des jeux aquatiques, bref une des balades incontournables de la région marseillaise.

à l'aval des gorges, vers l'aqueduc romain

à l'aval des gorges, vers l'aqueduc romain

au bord de la levada

au bord de la levada

la section en via cordata et ferrata
la section en via cordata et ferrata
la section en via cordata et ferrata
la section en via cordata et ferrata

la section en via cordata et ferrata

vers le barrage de la Petite Mer à l'amont des gorges
vers le barrage de la Petite Mer à l'amont des gorges

vers le barrage de la Petite Mer à l'amont des gorges

les gorges vues du barrage de la Petite Mer

les gorges vues du barrage de la Petite Mer

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:39

Le 5 septembre 2017

« canaille 16 », 7 longueurs, équipé, 6c max

3/6c/6c/6c/4c/6b/5c

Première soirée d’escalade au Cap Canaille de la saison 2017 en ce début septembre ; il était temps avant que la nuit ne tombe trop tôt ! C’est pourtant je crois mon secteur préféré pour la grimpe vespérale avec son exposition ouest : un rocher multicolore sublimé par le soleil ras, une vue grand large sur le golfe de Cassis et les calanques en face, avant le crépuscule aux dernières longueurs…

La voie « canaille 16 » parcourt 2 ressauts de grès, calcaire et conglomérat dans le secteur Albert des falaises soubeyrannes, près de ses voisines «anaconda» et «effet papillon» déjà parcourues. C’est une voie un peu hétérogène avec des longueurs de marche sur vire alternant avec des sections beaucoup plus dures comme le toit de L2 ou la longue dalle soutenue de L4, mais comportant de beaux passages de grimpe et surtout une très belle ambiance soubeyranne dans un rocher parfois aussi mauvais que beau, du grès sculpté en gargouilles de L1 et du début de L2 aux piles de tablettes de L7, longueur en 5c magnifique dans ce niveau. Par contre les deux sections en 6c de L2 et surtout L4 restent bien délicates pour un grimpeur de 6a et des poussières, heureusement que l’équipeur a placé son relais sommital hors de vue des passages les plus difficiles (et parfois obligatoires jusque dans le 6b), de quoi sauver (en partie) l’honneur d’un grimpeur azéroteur dans ces passages !...

le départ de la voie et le toit au début de L2

le départ de la voie et le toit au début de L2

vue du relais sous le toit de L2

vue du relais sous le toit de L2

repos dans le toit

repos dans le toit

sortie de L3

sortie de L3

sur la dalle soutenue de L4
sur la dalle soutenue de L4

sur la dalle soutenue de L4

rocher en pleine déliquescence sur la vire inclinée de L5

rocher en pleine déliquescence sur la vire inclinée de L5

au départ de L6

au départ de L6

crépuscule sur les calanques

crépuscule sur les calanques

le 3 septembre, mante religieuse à Ensuès
le 3 septembre, mante religieuse à Ensuès

le 3 septembre, mante religieuse à Ensuès

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 17:19

Les 26 et 27 août 2017

Sommet : 3600 m

Dénivelée : J1 : 1500-2700

J2 : 2700-3600-1500

Difficulté : D, longue course peu soutenue mais avec des passages de IV (du bon gros 5c en cotation moderne) partiellement protégés, tous les passages grimpants sont déjà protégés de pitons ou facilement et régulièrement protégeables

Week-end d’alpinisme dans les Ecrins. Sur la lancée de la Pointe nord des Cavales gravie un an plus tôtn on poursuit sur la veine granitique avec l’arête de Sialouze, réputée pour son granite fauve sculpté à gros grains. C’est ainsi qu’on se retrouve à 7h le dimanche matin sur la bosse de Sialouze, entre crêtes du Queyras qui émergent de la nuit côté soleil levant et glacier de Sialouze tout sec et zébré de crevasses vers l’objectif du jour. Si le glacier n’est plus que l’ombre de ce qu’il est resté sur les cartes, les arêtes de Sialouze alignent toujours leurs gendarmes et pointes effilées au-dessus des éboulis, de l’intérêt des courses de rocher en période de réchauffement climatique accéléré…

On grimpe sur un rocher effectivement magnifique, aussi beau que bon, un granite fauve bien sculpté en douces courbes, un rocher compact mais qui se prête bien à la pose de sangles et de friends. On alterne alors sections faciles corde tendue et ressauts plus raides, plutôt en dalle sur l’arête sud et plutôt athlétiques sur l’arête nord, mais toujours sur ce magnifique caillou suspendu entre Pelvoux et vallon du Sélé, les yeux rivés aux couleurs chaudes sous les chaussures ou aux nuances de gris de la glace mêlée d’éboulis sous les arêtes. 5 rappels bien équipés mais peu commodes en terrain peu raide ramènent ensuite au glacier, avant une longue descente jusqu’à Ailefroide, agrémentée de quelques chamois… et framboises, les secondes n’étant guère plus nombreuses que les premiers en cette fin d’été très sec…

névé au fond du vallon à 1800 m sous la crête  de l'Auglier, belle performance en cet été historiquement déneigé

névé au fond du vallon à 1800 m sous la crête de l'Auglier, belle performance en cet été historiquement déneigé

lever de couleurs à la bosse de Sialouze

lever de couleurs à la bosse de Sialouze

dans le dédale des crevasses du glacier de Sialouze

dans le dédale des crevasses du glacier de Sialouze

crêtes embrumées vers le Viso

crêtes embrumées vers le Viso

dans la traversée sous le premier gendarme de l'arête sud

dans la traversée sous le premier gendarme de l'arête sud

quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...

quelques passages sur le fil aérien...

... avant la dalle en IV ([sic])

... avant la dalle en IV ([sic])

vue vers le glacier du Sélé, dont la langue , détachée, tourne au glacier noir, et avec un bassin d'accumulation en grande partie sec...

vue vers le glacier du Sélé, dont la langue , détachée, tourne au glacier noir, et avec un bassin d'accumulation en grande partie sec...

dans le rappel de descente du sommet

dans le rappel de descente du sommet

vues plongeantes vers les courbes en arc-de-cercle du glacier...

vues plongeantes vers les courbes en arc-de-cercle du glacier...

... et en contre-plongée vers les courbes du granite !
... et en contre-plongée vers les courbes du granite !

... et en contre-plongée vers les courbes du granite !

dans le contournement de l'avant-dernier gendarme de l'arête nord
dans le contournement de l'avant-dernier gendarme de l'arête nord

dans le contournement de l'avant-dernier gendarme de l'arête nord

le jeu des 2 grimpeurs (à trouver sur le glacier...)

le jeu des 2 grimpeurs (à trouver sur le glacier...)

vue vers le (haut du) glacier des Boeufs Rouges, le sérac gravi en 2010... n'existe tout simplement plus !

vue vers le (haut du) glacier des Boeufs Rouges, le sérac gravi en 2010... n'existe tout simplement plus !

dans le premier des 5 rappels de descente de la brèche supérieure de Sialouze

dans le premier des 5 rappels de descente de la brèche supérieure de Sialouze

au retour sur le glacier, entre les crevasses

au retour sur le glacier, entre les crevasses

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 17:32

Le 22 août 2017

4 longueurs, équipée, 6a+ max

Cotations « officielles » 5c/6a+/6b+/5c, cotations ressenties 6a+/6a+/6a+/5c+

Comme souvent en cette saison 2017, soirée d’escalade dans le cirque des aiguilles sur la voie « Mameluck wall », 4 longueurs où la première constitue à mon sens le crux sur une vingtaine de mètres à l’escalade bien fine et athlétique à froid, qui plus est avec un équipement ben espacé. La seconde longueur s’avère également fine et atypique dans une longue traversée en arc-de-cercle descendante sur la fin, alors que la troisième longueur, prétendument la plus difficile, ne comporte en fait qu’un pas. Au final sans doute une des belles voies du vallon des Aiguilles, originale, variée et soutenue dans le 6a /6a+ tout au long de ses 4 longueurs !

dans la première longueur, dure pour du 5c ([sic]) !

dans la première longueur, dure pour du 5c ([sic]) !

la belle traversée de L2

la belle traversée de L2

dans L4, vues vers les grimpeurs
dans L4, vues vers les grimpeurs

dans L4, vues vers les grimpeurs

la baie de Marseille au crépuscule, vue du départ de la voie

la baie de Marseille au crépuscule, vue du départ de la voie

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