9 octobre 2022 7 09 /10 /octobre /2022 20:18

Le 9 octobre 2022

Voie « jet sex », 2 longueurs, équipé, 6b max
6a/6b (1 pas)
Voie « Moune », 2 longueurs, équipé, 6c+ max (L2 non parcourue)
6b+ (1 pas)/6c+
Voie « la petite Sosso », 2 longueurs, équipé, 6a+ max
6a+ (soutenu)/5c+

Retour sur la falaise sud de la Tête de la Mounine, une falaise de faible hauteur (moins de 80 mètres), mais raide et souvent en beau rocher (calcaire à gouttes d’eau), équipée d’une grosse poignée de voies de 2 longueurs. La marche d’approche longue de près d’une heure depuis Callelongue et la faible ampleur des voies gardent la fréquentation de cette falaise confidentielle, ce dont témoigne la disparition progressive de la sente d’accès dévorée par l’incendie puis par la garrigue qui repousse. Après donc une approche ingrate dans des éboulis croulants puis à travers la végétation qui se referme, on y profite pourtant de belles lignes souvent athlétiques, mention spéciale pour la belle seconde longueur de « jet sex » et surtout première longueur de « Moune », une belle gestuelle sur un caillou de rêve : fissure calcaire à trous décorée de filons d’aragonite.

à l'approche au-dessus du Grand Malvallon

à l'approche au-dessus du Grand Malvallon

jet sex : L1 puis L2
jet sex : L1 puis L2
jet sex : L1 puis L2

jet sex : L1 puis L2

dans la magnifique L1 de "Moune"
dans la magnifique L1 de "Moune"
dans la magnifique L1 de "Moune"
dans la magnifique L1 de "Moune"

dans la magnifique L1 de "Moune"

L1 de "la petite Sosso"
L1 de "la petite Sosso"

L1 de "la petite Sosso"

rappel direct depuis le sommet de "la petite Sosso"

rappel direct depuis le sommet de "la petite Sosso"

8 octobre 2022 6 08 /10 /octobre /2022 09:40

A l'instar de l'article déjà rédigé pour les grottes des calanques entre Marseille et Cassis, ci-dessous une sélection toute personnelle – évidemment non exhaustive -  de grottes et/ou arches marines provençales, de la côte bleue jusqu'à la presqu'île de Giens, des plus connues aux plus secrètes, certaines accessibles facilement à pieds, d'autre plus difficilement avec utilisation de la corde voire de rappels, certaines accessibles en kayak ou paddle, d’autres non, certaines concrétionnées, d'autres non, certaines creusées dans le conglomérat, d’autres dans du schiste, grès ou calcaire,.... toutes ayant en commun leurs eaux fluorescentes qui leur valent leur nom de "grottes bleues" !
De l’ouest vers l’est :

les arches marines dites "grottes aux martinets" sur la côte bleue
les arches marines dites "grottes aux martinets" sur la côte bleue
les arches marines dites "grottes aux martinets" sur la côte bleue
les arches marines dites "grottes aux martinets" sur la côte bleue

les arches marines dites "grottes aux martinets" sur la côte bleue

la grotte bleue de Méjean

la grotte bleue de Méjean

les grottes marines de Provence
les grottes marines de Provence

deux échantillons de grottes marines des calanques, pour plus d'informations se référer à l'article http://deprovenceetdailleurs.net/2020/07/anthologie-des-grottes-des-calanques.html

la grotte des tablettes et son pan d'escalade de patates de conglomérat déversant

la grotte des tablettes et son pan d'escalade de patates de conglomérat déversant

les grottes sises près du Bec de l'Aigle, un long tunnel et un lac d'eau de mer creusés dans le poudingue
les grottes sises près du Bec de l'Aigle, un long tunnel et un lac d'eau de mer creusés dans le poudingue
les grottes sises près du Bec de l'Aigle, un long tunnel et un lac d'eau de mer creusés dans le poudingue
les grottes sises près du Bec de l'Aigle, un long tunnel et un lac d'eau de mer creusés dans le poudingue

les grottes sises près du Bec de l'Aigle, un long tunnel et un lac d'eau de mer creusés dans le poudingue

la grotte marine du Port d'Alon
la grotte marine du Port d'Alon

la grotte marine du Port d'Alon

les grottes de la calanque du Blé, les plus profondes et parmi les plus concrétionnées de cette sélection
les grottes de la calanque du Blé, les plus profondes et parmi les plus concrétionnées de cette sélection

les grottes de la calanque du Blé, les plus profondes et parmi les plus concrétionnées de cette sélection

2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 18:31

Le 2 octobre 2022

Balade encordée aux alentours de la calanque ciotadienne de Figuerolles pour y découvrir une grotte marine, bien connue de certains locaux comme en témoignent les vieux scellements qui permettent de protéger son accès (facile mais un peu impressionnant), encore peu ébruitée ailleurs. Ce lac souterrain - relié à la mer par une faille longue de plusieurs dizaines de mètres mais large de quelques dizaines de centimètres - s’avère superbe, surtout juste après l’équinoxe où le soleil vient aligner ses rayons avec la faille d’ouverture et donc diffuser son faisceau de lumière jusque dans la grotte marine. Celle-ci baigne dans une ambiance presque surnaturelle avec ce tube de lumière blanche qui tombe littéralement des cieux, ce qui éloigne encore plus cette cavité d’un « Trou du Diable » (auquel certains la rattachent) à laquelle elle n’est pas reliée, sauf peut-être par un siphon ; l'appeler "grotte de Gaméou" fait beaucoup plus sens !
On se remettra de cette expérience mystique sur les couennes de Figuerolles, toujours aussi faciles et panoramiques !

le Bec de l'Aigle et ses figuiers de Barbarie en fruits
le Bec de l'Aigle et ses figuiers de Barbarie en fruits

le Bec de l'Aigle et ses figuiers de Barbarie en fruits

l'accès à la grotte par la faille de poudingue
l'accès à la grotte par la faille de poudingue
l'accès à la grotte par la faille de poudingue
l'accès à la grotte par la faille de poudingue

l'accès à la grotte par la faille de poudingue

dans la grotte et ses jeux de lumières
dans la grotte et ses jeux de lumières
dans la grotte et ses jeux de lumières
dans la grotte et ses jeux de lumières
dans la grotte et ses jeux de lumières

dans la grotte et ses jeux de lumières

à la sortie
à la sortie
à la sortie

à la sortie

couennes sur le site voisin

couennes sur le site voisin

1 octobre 2022 6 01 /10 /octobre /2022 17:44

Le 1er octobre 2022

Voies « chez nanard » ou « un oursin dans la poche », 3 longueurs, équipé, 6a max
5c+/6a (1 pas)/4c
Puis « la baie des pirates », 2 longueurs, équipé, 6b max
6a+/6b (1 pas)

Retour sur le Bec de Sormiou, cette fois côté soleil vu les températures devenues automnales et le petit mistral du jour, sur deux petites grandes voies du secteur « l’archipel ». On y trouve le même calcaire blanc, plus solide que son apparence pourrait laisser penser, et donc de belles lignes homogènes dans le 5c/6a pour les 2 premières longueurs de « chez nanard » et dans le 6a/b pour « la baie des pirates ». On profitera d’une escalade somme toute variée (dalle, fissure, traversée, dévers..) à l’abri partiel du mistral et face au Riou, une belle ambiance calanques à moindre frais pour des voies d’accès facile, courtes et peu engagées !

L1 de "chez nanard"

L1 de "chez nanard"

L2 de "chez nanard"

L2 de "chez nanard"

L1 de "la baie des pirates"
L1 de "la baie des pirates"

L1 de "la baie des pirates"

L2 de "la baie des pirates"
L2 de "la baie des pirates"

L2 de "la baie des pirates"

29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 18:08

Ci-dessous le texte intégral - sans les topos détaillés - de l’article paru dans le numéro 48 de Ski Rando Magazine :


Vous passez pour un.e original.e le lundi matin autour de la machine à café ? Vos collègues vous accusent de faire de rimer ski avec taxidermie, et de dépecer des phoques pour coller leurs peaux sous vos planches ? Ils ne comprennent pas vos pulsions masochistes à ignorer les remontées mécanisées pour mieux maltraiter vos jambes et poumons, tout ça pour divaguer à plus d’une heure de marche et d’un km de la civilisation, à la merci donc des loups, des ours… et des amendes ? Ils se gaussent de votre préférence pour le silence du vent et des chocards par rapport à l’aboiement du heavy metal dans la cabine de téléphérique ? Histoire de parfaire votre image de misanthrope inconscient et de plomber votre bilan carbone au kérosène, emmenez maintenant vos skis et vos peaux de phoques dans les couloirs du centre de la Turquie, droit dans la gueule des loups gris. Après un tel voyage, votre santé mentale ne sera même plus à débattre dans votre entourage, et votre psy pourrait décider de confisquer votre collection de scalps de pinnipèdes et de vous envoyer en camp de rééducation à Courchevel pendant les vacances scolaires de février ! 
Trêve de clichés, si vous aimez l’aventure autant que le confort, vous devriez au plus tôt inscrire à votre agenda un séjour de « kayak » (ski en Turc) dans l’Aladaglar, un petit paradis du ski de couloir, assez sauvage pour y faire les premières traces, mais pas assez pour ne pas vous offrir un hébergement douillet et connecté après ! Soyez rassuré.e.s, vous pourrez donc continuer le soir d’envoyer des selfies sur le parking, de « liker » des inconnus et de regarder des vidéos de chatons sur votre ordiphone. C’est de l’aventure… aux heures de bureau, toutes les courses pouvant se faire à la journée pour un skieur pas forcément fort comme un Turc mais suffisamment entraîné. 
La chaîne des Taurus sépare l’immense haut-plateau Anatolien de la Méditerranée au sud et s’élève jusqu’à près de 3800 m dans l’Aladaglar (« montagnes du milieu ») entre les villes de Kayseri et d'Adana. Ce massif de l’Aladaglar prend une allure très alpine avec ses grandes parois de calcaire fauve striées de couloirs, un morceau de Cerces ou de Haute-Ubaye made in Turkey, mais en version XXL (la face sud-ouest -rocheuse- du Demirkazik affiche plus de 1500 mètres de haut au compteur), le tout avec en piment sur le kebab l'exotisme des chants des muezzins qui remontent des minarets des villages environnants vers les sommets. 
Ce massif est sans doute devenu la destination de ski de randonnée Turque la plus populaire depuis l’Europe, à juste titre puisqu’on y trouve l'un des meilleurs compromis possibles entre exotisme et facilité d'accès, beauté des montagnes et facilité logistique : de nombreux vols bon marché depuis la France avec une seule correspondance, des montagnes calcaires tout bonnement majeures et des hébergements et restaurants à prix plus que doux. Même si depuis Erdogan le pays se clive de plus en plus entre laïques et islamistes, kurdes et nationalistes, l'accueil et la gentillesse turcs n'ont pas changé : on ne trouve partout que sourires et prévenance, qui se transforment vite en curiosité et invitations au tchaï (thé en turc).   
Au-delà des sommets et itinéraires « classiques » (ce mot revêtant ici un sens évidemment différent que dans les Alpes…) sporadiquement parcourus par des occidentaux en goguette, on y trouve des couloirs exceptionnels par leur ampleur et leur beauté, des coups de sabre dans le calcaire qui font frétiller les spatules dès que le regard se pose sur leur string blanc tendu entre les falaises fauves.
Je décrirai ici une sélection toute personnelle, du sud vers le nord du massif, de couloirs que j’ai parcourus une voire même deux fois entre 2012 et 2017, au cours de… trois voyages à skis différents ! Nulle addiction aux loukoums ou aux kebabs de mon côté, mais un plaisir toujours renouvelé d'explorer à skis l'une des plus belles montagnes calcaires que je connaisse, notamment pour son potentiel en couloirs.

Couloirs du Karanfil Dagi
Cette montagne massive isolée du reste du massif au sud offre un immense versant ouest, facilement accessible au-dessus de la route Pozanti Camardi. On y trouve une face raide de plusieurs kilomètres de long et 1500 mètres de haut, striée de couloirs orientés à l’ouest, le bonheur des skieurs lève-tard mais héliophiles. Qui plus est, l’approche est raide et directe depuis le haut des pistes carrossables dominant la route, loin des longues séances de ski nordique imposées par la topographie des fonds de vallée typés Ecrins du cœur de l’Aladaglar. Vous pourrez donc profiter les mollets et tympans encore frais de la douce mélopée des muezzins qui monte depuis les mosquées du fond de vallée quelques centaines de mètres sous vos spatules, un cauchemar pour les adeptes du « grand remplacement » mais un bonheur pour les adeptes de l’exotisme à skis !
Les itinéraires les plus évidents partent de la grande combe ouest, une large et longue rampe de décollage vers le lacis de couloirs sommitaux, dont je décrirai deux représentants, des lignes évidentes conduisant au sommet ou sur la crête sommitale.

Couloir ouest du Kizilin Baci
Comme pour les deux courses précédentes, c’est un couloir de « feignant » rapidement accessible, mais où petite approche rime (ou plutôt ne rime pas) avec grosse ambiance. On distingue bien depuis la route Camardi Pozanti cette entaille de neige dans la grande paroi de calcaire qui court versant ouest du Kizilinbaci au Cobankiri, au-dessus du village d’Elekgölü.
A l’inverse des itinéraires labyrinthiques du Karanfil Dagi, on parcourt ici un couloir encaissé de sa base à sa sortie, sans aucune tergiversation possible sur le choix de telle ou telle branche du couloir. Inutile donc d’envoyer le sang dans le cerveau, mieux vaudra plutôt le diriger vers les jambes dans ce long couloir dont la moitié supérieure se remontera qui plus est skis sur le sac. Les jambes tireront, le souffle se fera court, l’acide lactique saturera vos mollets… et la dopamine votre cerveau dans ce couloir superbement encaissé soutenu sur 500 mètres ! Le couloir ménage ses effets du bas en haut, alterne encaissements parfois très marqués, virages, sections relevées ou plus tranquilles, et offre donc à vos yeux ébaubis un décor varié mais toujours grandiose, dans la dualité montagnarde de l’homme infiniment petit dans la nature infiniment grande.
L’arrivée sur l’immense plateau sommital sera vécue autant comme un soulagement qu’une frustration, soulagement de pouvoir poser le sac et reposer les mollets, frustration que le spectacle s’arrête déjà, mais les pentes convexes du début de la descente puis la section étroite à près de 50° auront vite fait de vous faire oublier vos émois d’éternel insatisfait !


Couloir nord-ouest du Kayacik
A force de remonter vers le nord, on parvient maintenant au cœur du massif de l’Aladaglar, dans le vallon de Narpuz qui mène aux sommets centraux du massif. Pour autant, afin d’éviter de mes lecteurs (sus à l’écriture inclusive) un procès pour mise en danger de la peau de leurs pieds ou même une fatwa, j’ai encore sélectionné un couloir d’approche plutôt courte, le terme plutôt faisant référence tant à la variabilité de la longueur de l’approche suivant les conditions de déneigement de la piste d’accès qu’à la comparaison avec les courses évoquées ci-dessus… Nonobstant ces bémols, vous pourrez accéder rapidement à une ligne majeure de couloir, long, raide et encaissé comme il se doit ! Je n’ai pas sorti ce couloir lors de mon parcours en 2017, manque de temps et de neige, mais il semblerait d’après mes repérages qu’il débouche bien sur la crête faîtière. La première intégrale reste donc sans doute à décrocher, de quoi prétendre à vos 15 minutes de célébrité, sans même à avoir à croquer des araignées devant des caméras de télé-réalité.

Tour du Demirkazik
Vous vous rappellerez longtemps ce splendide tour du Demirkazik, exceptionnel par la variété et la beauté de son cadre, entre les parois crénelées de calcaire orange du couloir de montée (rappelant le tour des Veyres au-dessus de Ceillac pour les amateurs de Queyras sauvage...) et l'incroyable canyon de Cimbar, avec ses kilomètres de ski au fond d'une gorge parfois large de 3 mètres et haute de plusieurs centaines de mètres, l'occasion à ma connaissance unique de mélanger skis... et canyonisme. Cet itinéraire qui ne comprend qu’un très court couloir pourrait ne pas figurer dans cette sélection de couloirs, mais ses quelques pentes raides et surtout son esthétisme devraient vous convaincre du contraire.
C’est sans exagération l’un des plus beaux itinéraires que j’aie pu parcourir à skis dans mes 3 décennies de randonneur ; rien n’est à jeter dans cette succession longue et variée de passages d’anthologie. Un tel itinéraire en France verrait sans doute une fréquentation bien supérieure à celles des chourums du Dévoluy un dimanche de vacances scolaires et de beau temps, alors qu’ici au fin fond - au sens propre pour le canyon ! – de l’Anatolie, en temps d’Erdogan et de crise sanitaire, il serait surprenant que vous ne deviez pas traçer.


Couloir Hodgkin Peck au Demirkazik
Autant finir par ce couloir qui hante mes nuits depuis ce funeste jour de mars 2017 et son demi-tour sans même avoir atteint son pied ! Il figurait pourtant en tête de liste des objectifs du voyage, mais les conditions sèches de cette saison, le déneigement complet de l’approche sur éboulis plein sud jusqu’à plus de 2500 m ont eu facilement raison de nos velléités, alors que des couloirs orientés au nord nous tendaient leurs bras strings de neige sans le moindre portage ! C’est une ligne qui nous faisait de l’œil pour de bonnes raisons, un couloir raide et rectiligne sur près de 1000 mètres de dénivelée, sortant sur l’épaule du point culminant du massif, visible depuis la route à l’ouest. Pour autant cela reste un objectif sérieux, pas souvent skié (mais déjà notamment par le couple de Français qui a récemment skié le Nanga Parbat – sommet certes plus connu que le Demirkazik) ! L’approche est effectivement longue et parfois ingrate, mais n’oubliez pas qu’en montagne la saveur des choses se mesure aussi à leur difficulté, la beauté d’un même panorama s’appréciant par exemple différemment suivant qu’il s’accède en téléphérique ou deux jours d’ascensions techniques - reste de culture judéo-chrétienne ou d’élitisme montagnard ?


EN PRATIQUE

Période
L’enneigement de ces montagnes hautes et proches de la Méditerranée est généralement bon - mais peut s’avérer capricieux suivant les années. Il est judicieux de vérifier les conditions d’enneigement avant le départ sur le Web : recherche avec mots-clés sur Facebook ou moteur de recherche, webcam/rapports d’enneigement de stations de ski voisines (Ercyies Kayak), voire vues du satellite Sentinel (cf. ski rando magazine numéro 25 dossier « chassez la poudre » qui détaille des méthodes efficaces pour estimer les conditions de neige à distance).
La meilleure période s’étend sans doute de mi-février à mi-avril au plus tard, une fois les couloirs remplis et avant que le soleil ne brille trop fort dans ces montagnes situées à la latitude de la Sicile.
La hauteur du soleil a le tort d’accélérer la fonte, mais aussi le mérite de vite transformer la neige fraîche, votre cœur et vos skis balanceront le plus souvent entre poudreuse et moquette dans ces montagnes orientales et surtout méridionales. Ici on ne casse la croûte qu’en sortant son sandwich ! 


Formalités administratives
Comme pour tout voyage dans un étranger un tant soit peu exotique, encore plus en temps de restrictions de voyage inédites, il est recommandé de vérifier les conditions de voyage en Turquie sur le site « conseils aux voyageurs » https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/turquie/#, qui vous informera du caractère obligatoire ou non de la moustache pour passer le poste de l’immigration Turque à l’arrivée.


Comment y aller
En avion pour Kayseri ou Adana, les deux grandes villes les plus proches du massif de l’Aladaglar, à environ 2 heures de route. En compagnie régulière Turkish Airlines et en « low cost » Fly Pegasus offrent par exemple de nombreux vols (avec correspondance à Istanbul) et de bonnes prestations. A noter que chez Fly Pegasus le transport d’une paire de skis coûte moins de 5 € par vol…


Se déplacer
Il est difficile voire impossible de rejoindre les points de départ en transports en commun. De nombreux loueurs de voiture sont basés sur les aéroports de Kayseri ou Adana, compter environ 200 € par semaine pour les « grands loueurs » internationaux, moins avec un loueur « local ». Si les grands axes routiers sont généralement en bon état, il convient de ne pas rouler trop vite sur les axes secondaires, tant vis-à-vis de l’état de la chaussée que du type de trafic (carrioles tractées par des ânes, piétons sans éclairage en pleine nuit…).

Budget
Suite aux tensions entre le régime Erdogan et les Etats-Unis de Trump et au coup d’état raté de juillet 2016, la livre Turque s’est effondrée (avec sa parité par rapport à l’euro divisée par 2 depuis 2016), et d’un pays déjà bon marché la Turquie est devenue une destination ultra-compétitive sur le marché des voyages (en tout cas pour les détenteurs de devises « fortes » comme l’euro). 
Compter 40€ par nuit pour une chambre double dans un hôtel de bon standing, 20 à 30€ par jour pour une location de voiture de gamme intermédiaire.


Hébergement
Au pied de l’Aladaglar, on trouve des hébergements à Cukurbag, chez le spécialiste du massif Recep Ince et sa femme https://www.aladaglarcamping.com/ ou à l’hôtel Sezer http://www.sezermotel.com/ un peu plus au sud sous le Karanfil.
Plus loin, des hôtels de bon standing à Nigde une heure de route à l’ouest, ou des complexes thermaux à Pozanti une heure de route au sud, de quoi bien délasser vos muscles endoloris, le tout à un prix défiant tout entendement vu la parité entre l’euro et la livre turque.
Attention, tous ces hébergements ne figurent pas sur Internet et ne peuvent pour certains pas se réserver en ligne.


En dehors du ski
Il serait dommage lors d'une journée de repos ou de mauvaises conditions de ne pas profiter du voyage pour aller en Cappadoce, à une heure et demi de route au nord, pour y découvrir les superbes formations géologiques de tuf multicolore creusé d'antiques églises troglodytes.


Matériel
Le ski de couloir tend plus vers le ski-alpinisme que vers le ski de randonnée au sens littéral, il faudra donc bien se munir de son passe…couloir à base de casque, crampons et piolet pour toutes les courses décrites ci-dessous.


Cartes
On est en Turquie, pays à la cartographie incomplète sinon confidentielle, et ici comme ailleurs, une solution réside dans open topo map et ses cartes – certes peu précises - disponibles sur le Web et/ou les vues satellites (par exemple sur Google Earth).


Bibliographie
En magazine papier Ski Rando Magazine numéro 22 pour la description de la haute route de l’Aladaglar. 
Sur Internet des topos de ski de randonnée du massif sur les sites www.skitour.fr et www.camptocamp.org 
En topo papier celui de Recep Ince : « comprehensive guide to Aladaglar »

29 septembre 2022 4 29 /09 /septembre /2022 18:02

L’article sur la semaine de ski de mars 2022 aux confins du Romsdalen vient d’être publié dans le numéro 49 de Ski Rando Magazine :

https://www.facebook.com/skirandomag

https://www.skirandomag.com/2022/07/06/norvege-du-romsdal-au-sunmore/

ski de rando en Norvège, des couloirs au grand large, l'article
25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 16:55

Le 25 septembre 2022

Retour à Grand Méjean et dans sa grotte marine, dans des eaux toujours à plus de 23°C, l’occasion de profiter d’une mer désormais plus chaude que l’air. On verra encore ce jour poulpe, nombreuses rascasses brunes ou rouges, et surtout pléthore de grandes crevettes roses que l’on se contentera de dévorer… du regard.

les eaux et rochers de Grand Méjean

les eaux et rochers de Grand Méjean

chapon

chapon

la grotte marine de Méjean et ses concrétions blanches plaquées sur rocher orange

la grotte marine de Méjean et ses concrétions blanches plaquées sur rocher orange

dans la grotte sous l'eau : anémones encroûtantes...

dans la grotte sous l'eau : anémones encroûtantes...

... triptérygion nain

... triptérygion nain

... et (très) grandes crevettes roses par dizaines
... et (très) grandes crevettes roses par dizaines

... et (très) grandes crevettes roses par dizaines

25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 11:05

Les 23 et 24 septembre 2022

Ce déplacement professionnel est l’occasion de découvrir Israël, un pays du Moyen-Orient encore jamais visité, à la différence d’un certain nombre de ses voisins (Egypte, Jordanie, Syrie…). Une autre confession bien sûr, mais un pays oriental tout de même par sa façon de vivre (la gastronomie, la conduite…et l’omniprésence de la religion et de l’armée ou la police) même si ici le niveau de vie, les tenues vestimentaires féminines et la liberté de mœurs – avec notamment une vie nocturne animée – évoquent plus l’Occident que l’Orient musulman.
Jérusalem, la ville sacrée des juifs, chrétiens et musulmans, rappelle bien ces contrastes, avec sa belle vieille ville intégralement construite en… pierre de Jérusalem, où synagogues, mosquées et églises se succèdent dans les quatre quartiers juif, musulman, chrétien et arménien. Les kippas et tresses des haredims côtoient donc parfois les hidjabs, mais les nombreuses patrouilles militaires armées et les sas d’accès sécurisés au mur des lamentations rappellent le contexte sécuritaire en vigueur, loin de l’illusion de coexistence pacifique…

dans le marché Mahane Yehuda, des airs de bazar

dans le marché Mahane Yehuda, des airs de bazar

les églises de Gethsemane (et de Marie-Madeleine avec ses coupoles dorées), vue de détail du cimetière juif du Mont des Oliviers
les églises de Gethsemane (et de Marie-Madeleine avec ses coupoles dorées), vue de détail du cimetière juif du Mont des Oliviers

les églises de Gethsemane (et de Marie-Madeleine avec ses coupoles dorées), vue de détail du cimetière juif du Mont des Oliviers

la vieille ville de Jérusalem, ses remparts, ses ruelles tranquilles passés les grands axes touristiques... et ses patrouilles militaires
la vieille ville de Jérusalem, ses remparts, ses ruelles tranquilles passés les grands axes touristiques... et ses patrouilles militaires
la vieille ville de Jérusalem, ses remparts, ses ruelles tranquilles passés les grands axes touristiques... et ses patrouilles militaires

la vieille ville de Jérusalem, ses remparts, ses ruelles tranquilles passés les grands axes touristiques... et ses patrouilles militaires

synagogue Hurva et vestiges romains dans le quartier juif
synagogue Hurva et vestiges romains dans le quartier juif

synagogue Hurva et vestiges romains dans le quartier juif

les lieux saints de la vieille ville pour les musulmans et les juifs : le Dôme du Rocher attenant au Mur des Lamentations (ou plutôt Mur Occidental)...
les lieux saints de la vieille ville pour les musulmans et les juifs : le Dôme du Rocher attenant au Mur des Lamentations (ou plutôt Mur Occidental)...

les lieux saints de la vieille ville pour les musulmans et les juifs : le Dôme du Rocher attenant au Mur des Lamentations (ou plutôt Mur Occidental)...

... et l'église du Saint-Sépulcre pour les chrétiens catholiques ou orthodoxes
... et l'église du Saint-Sépulcre pour les chrétiens catholiques ou orthodoxes
... et l'église du Saint-Sépulcre pour les chrétiens catholiques ou orthodoxes

... et l'église du Saint-Sépulcre pour les chrétiens catholiques ou orthodoxes

25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 11:03

Le 22 septembre 2022

A l’occasion d’un déplacement professionnel en Israël, découverte de la rive ouest de la Mer Morte (la rive est Jordanienne ayant déjà été visitée plusieurs fois) et du parc national d’Ein Gedi. 
Il est encore de temps de faire trempette, à défaut de nager, dans ce grand lac salé qu’est la Mer Morte, une Mer d’Aral proche-orientale qui perd annuellement environ 1 mètre d’épaisseur à cause des prélèvements d’eau dans le Jourdain et des usines de production de sel. Avant de rejoindre le rivage en cours de retrait et ses formations multicolores de sel cristallisé, on trouve donc des zones boueuses récemment émergées et des vestiges de plages aménagées, le tout parfois entre des dolines aux allures d’énormes crevasses.
Les sentiers de la réserve d’Ein Gedi remontent un fond de canyon le long du torrent pérenne du Wadi Arugot, offrant donc des contrastes marquants entre l’aridité extrême des éboulis et falaises et le ruban de luxuriance du fond. Ces paysages rappellent les canyons situés de l’autre côté de la Mer Morte, certains ayant été descendus en 2017 comme le magnifique Wadi Hasa, mais sans l’ampleur et l’encaissement de ces wadis jordaniens, et avec une fréquentation beaucoup plus importante (des centaines de randonneurs croisés en ce jeudi de veille de week-end et de vacances en Israël) et une réglementation plus contraignante (ne pas partir après 10h dans une randonnée en boucle d’environ 500 mètres de dénivelée censée durer 8 heures et qui peut s’effectuer en 2 heures 30 minutes…).

la Mer Morte, du crépuscule au matin
la Mer Morte, du crépuscule au matin

la Mer Morte, du crépuscule au matin

la forteresse de Zohar en arrivant sur la Mer Morte par le sud-ouest

la forteresse de Zohar en arrivant sur la Mer Morte par le sud-ouest

les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C
les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C
les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C
les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C
les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C
les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C

les rives de sel cristallisé, avant l'immersion (partielle...) dans une eau saturée en sel à plus de 32°C

le fond du Wadi Arugot dans la réserve de En Gedi, ses chutes de pierres et ses cascades
le fond du Wadi Arugot dans la réserve de En Gedi, ses chutes de pierres et ses cascades

le fond du Wadi Arugot dans la réserve de En Gedi, ses chutes de pierres et ses cascades

vues sur le canyon et la Mer Morte depuis la boucle B'nei Hamoshavim et En Gedi ascent, et la faune locale - lézard du Sinaï
vues sur le canyon et la Mer Morte depuis la boucle B'nei Hamoshavim et En Gedi ascent, et la faune locale - lézard du Sinaï
vues sur le canyon et la Mer Morte depuis la boucle B'nei Hamoshavim et En Gedi ascent, et la faune locale - lézard du Sinaï
vues sur le canyon et la Mer Morte depuis la boucle B'nei Hamoshavim et En Gedi ascent, et la faune locale - lézard du Sinaï

vues sur le canyon et la Mer Morte depuis la boucle B'nei Hamoshavim et En Gedi ascent, et la faune locale - lézard du Sinaï

25 septembre 2022 7 25 /09 /septembre /2022 11:01

Le 18 septembre 2022

Quelques images d’un vol Paris Tel-Aviv survolant une bonne partie de l’Europe, de la traversée des Alpes à Chypre en passant par la côte adriatique et la Mer Egée, avec donc de nombreux souvenirs – entre autres de montagne – défilant sous le cockpit, de Venise au Mont Olympe en passant par le Velebit !

la lagune de Venise et Burano

la lagune de Venise et Burano

les îles croates, toujours aussi graphiques vues d'avion

les îles croates, toujours aussi graphiques vues d'avion

le Mont Olympe, à gauche devant la Mer Egée

le Mont Olympe, à gauche devant la Mer Egée

le mur entre Israël et les territoires palestiniens

le mur entre Israël et les territoires palestiniens

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