23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 21:30

Le 23 septembre 2018

Journée de balades en Provence verte, le long des rivières locales actuelles ou passées, et de leurs cascades et dépôts de tufs. La première halte se fera à Entraygues au niveau de la centrale électrique, où l’on trouve une très grande arche naturelle, haute d’une trentaine de mètres et d’une longueur et largeur proches de la cinquantaine de mètres, sous laquelle coule l’Argens. Les falaises de tuf qui bordent la rivière sont creusées en rive droite d’une église troglodyte vieille de plus de 1000 ans, un petit air de Cappadoce dans du tuf calcaire et non pas volcanique. L’ensemble de la chapelle Saint-Michel sous terre et de l’arche naturelle, accessible à la nage depuis les rochers situés au pied de la chapelle, dans une eau encore très douce en cette fin septembre, mérite vraiment une visite. L’absence de mise en valeur, l’accès non trivial et l’interdiction d’accès officielle en font un site méconnu et pourtant magnifique, dommage qu’une telle église troglodyte, à mon sens majeure pour son intérêt patrimonial et son cadre, ne soit pas mieux mise en valeur et/ou protégée… 
On s’arrêtera ensuite à Cotignac, joli village provençal dominé par une exceptionnelle et impressionnante falaise de tuf, large de 400 mètres et haute de 80, d’une taille telle que je n’en ai  jamais vue de comparable, à l’exception peut-être du Dhofar omanais. L’Issole, qui y a déposé sa calcite durant des siècles, a depuis été détournée. La falaise est creusée de constructions troglodytes auquel un escalier puis un chemin taillés au-dessus du vide donnent désormais accès, un itinéraire ludique qui offre à son sommet de belles vues sur le village et les formations de travertin, stalagtites et méduses en cascades désormais sèches. Encore un très beau site relativement peu connu, que je comparerais à Moustiers-Sainte-Marie, en version beaucoup moins touristique mais à mon goût ecnore plus belle ! 
La dernière pause se fera à Sillans, où la Bresque forme une cascade de 45 mètres jusqu’à un bassin paradisiaque, d’accès aujourd’hui interdit, dommage vu les températures pleinement estivales du jour… Au final des baignades et une belle journée de découvertes nature et patrimoine, on en a pris plein les yeux… et les moustiques plein la panse !

la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf
la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf
la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf
la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf
la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf
la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf

la chapelle Saint-Michel sous terre... ou plutôt tuf

à la nage vers le pont de l'Argens (ou perte de l'Argens)
à la nage vers le pont de l'Argens (ou perte de l'Argens)
à la nage vers le pont de l'Argens (ou perte de l'Argens)
à la nage vers le pont de l'Argens (ou perte de l'Argens)

à la nage vers le pont de l'Argens (ou perte de l'Argens)

le village de Cotignac sous sa falaise de tuf et ses habitations troglodytes
le village de Cotignac sous sa falaise de tuf et ses habitations troglodytes
le village de Cotignac sous sa falaise de tuf et ses habitations troglodytes
le village de Cotignac sous sa falaise de tuf et ses habitations troglodytes

le village de Cotignac sous sa falaise de tuf et ses habitations troglodytes

le sentier creusé à flanc de falaise de tuf
le sentier creusé à flanc de falaise de tuf
le sentier creusé à flanc de falaise de tuf

le sentier creusé à flanc de falaise de tuf

vue sur le village, et l'une des 600 pages du livre consacré à l'histoire du village du XVII au XIX siècle, par exemple la peste et la Révolution vues à travers le prisme d'un village provençal
vue sur le village, et l'une des 600 pages du livre consacré à l'histoire du village du XVII au XIX siècle, par exemple la peste et la Révolution vues à travers le prisme d'un village provençal

vue sur le village, et l'une des 600 pages du livre consacré à l'histoire du village du XVII au XIX siècle, par exemple la peste et la Révolution vues à travers le prisme d'un village provençal

la cascade de Sillans

la cascade de Sillans

23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 21:26

Le 22 septembre 2018

Balade au-dessus du vieux village de Châteauneuf-les-Martigues vers la grotte du Figuier et le Portalé, joli vallon de pinède encaissée entre 2 falaises, mais dont la partie haute a malheureusement souffert des incendies de 2016-2017. Une fois de plus dans la chaîne de la Nerthe, plus particulièrement autour de l’étang de Berre, les vallons d’aiguilles de calcaire qui émergent de la pinède ont été sacrifiés à l’industrialisation et en partie défigurés par les carrières/autoroutes/lignes haute tension. Le crépuscule, flamboyant après le mistral et avec les nuages élevés, n’a lui heureusement pas changé !

la grotte du figuier et sa rivière souterraine

la grotte du figuier et sa rivière souterraine

le Portalé

le Portalé

crépuscule sur la côte bleue
crépuscule sur la côte bleue

crépuscule sur la côte bleue

23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 21:16

Le 19 septembre 2018

Courte virée après les réunions et avant la nuit vers la grotte de Collepardo près de Rome, en passant par la chartreuse de Trisulti. Rien à voir évidemment avec une grotte non aménagée, mais la salle immense, de la taille comparable à un terrain de football, offre un concrétionnement impressionnant, avec une forêt de stalactites au plafond prenant parfois la forme de colonnes de méduses.

la grotte de Collepardo et  la chartreuse de Trisulti
la grotte de Collepardo et  la chartreuse de Trisulti

la grotte de Collepardo et la chartreuse de Trisulti

16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 21:17

Le 16 septembre 2018

Journée de kayak au départ de la plage de l’Arène à Cassis vers les calanques de Marseille, jusqu’au Devenson où l’on fera demi-tour. Encore une très belle journée de mer, riche et variée entre explorations en kayak des fjords, grottes et failles à Castelvieil, l’Oule et l’Eissadon, et en apnée de leurs fonds marins. On profitera donc de très belles lumières sous l’eau et au-dessus, particulièrement dans le fjord de Castelvieil et la grotte marine de l’Oule, et de points de vue inédits au pied des nombreuses voies d’escalade parcourues récemment, de la traversée sans retour à la pour la mémoire de nos enfants en passant par la promesse des profondeurs, autant d’itinéraires majeurs à fleur d’eau à leur départ. L’observation de 2 langoustes dans leur trou complètera avec plaisir cet été riche en faune découverte dans les fonds marseillais, leurs antennes qui dépassent des trous où elles se réfugient valent les rubans colorés des murènes et facilitent bien leur repérage ! Le retour à la pagaie de la calanque du Devenson à la plage de l’Arène ne prendra qu’une heure, 2 à trois fois moins qu’à pieds pour un trajet équivalent tout en montées et descente escarpées, mais le crux physique de la journée sera atteint dans la remontée des raides escaliers de l’Arène avec les 4 mètres et 40 kg du kayak rigide...

vers la "grande croisière", un rocher typé Oule

vers la "grande croisière", un rocher typé Oule

dans le fjord de Castelvieil
dans le fjord de Castelvieil
dans le fjord de Castelvieil

dans le fjord de Castelvieil

sous le fjord de Castelvieil, anémones déployées ou non et gorgones
sous le fjord de Castelvieil, anémones déployées ou non et gorgones

sous le fjord de Castelvieil, anémones déployées ou non et gorgones

dans la grotte de l'Oule

dans la grotte de l'Oule

étoile de mer géante, bébé langouste et langouste adulte, pas simple à photographier en apnée à quelques mètres de fond, l'appareil photo dans une main et la lampe de plongée dans l'autre !
étoile de mer géante, bébé langouste et langouste adulte, pas simple à photographier en apnée à quelques mètres de fond, l'appareil photo dans une main et la lampe de plongée dans l'autre !
étoile de mer géante, bébé langouste et langouste adulte, pas simple à photographier en apnée à quelques mètres de fond, l'appareil photo dans une main et la lampe de plongée dans l'autre !
étoile de mer géante, bébé langouste et langouste adulte, pas simple à photographier en apnée à quelques mètres de fond, l'appareil photo dans une main et la lampe de plongée dans l'autre !
étoile de mer géante, bébé langouste et langouste adulte, pas simple à photographier en apnée à quelques mètres de fond, l'appareil photo dans une main et la lampe de plongée dans l'autre !

étoile de mer géante, bébé langouste et langouste adulte, pas simple à photographier en apnée à quelques mètres de fond, l'appareil photo dans une main et la lampe de plongée dans l'autre !

vers la faille de l'Eissadon

vers la faille de l'Eissadon

11 septembre 2018 2 11 /09 /septembre /2018 21:12

Le 11 septembre 2018

Journée multisports au départ de Callelongue, avec des liaisons en kayak entre les séances de plongée apnée et d’explorations spéléologiques ! Une mer calme – voire d’huile – et chaude, débarrassée de la plupart des méduses et des touristes (désolé pour le rapprochement !), des températures encore estivales dans l’eau et au-dessus, un soleil seul maître du ciel mais moins brûlant qu’en plein été, voilà des conditions parfaites pour poursuivre l’exploration des fonds marins et des grottes immergées ou émergées au large de Callelongue, quelques semaines après la première virée en pagaies sur place ! 
La cavité découverte un peu fortuitement la fois précédente, et qui constituait l’objectif principal de cette journée, se révèle être une véritable grotte émergée, une fois le siphon franchi et les quelques méduses évitées… ou non. Les concrétions entraperçues à la lumière du flash de l’appareil photo la fois précédente, entre autres les méduses… de calcite, se révèlent sous l’éclairage de la lampe de plongée, et sont en fait la porte d’entrée d’une galerie émergée suspendue d’une trentaine de mètres de long. Quelques pas d’escalade donnent accès à cette salle oblongue au plafond partiellement effondré, riche en concrétions actives : on évolue entre planchers de gours et plafond de fistuleuses, entre des stalactites et colonnes de formes et couleurs variées, dont certaines courbées particulièrement insolites aux allures de branches de calcite ! Les concrétions s’avèrent riches et variées sur une surface réduite, évidemment sans la moindre trace de passage, même si au fond de la galerie supérieure le plafond s’est partiellement effondré, ainsi qu’une colonne à son origine, peut-être l’effet de la houle ? C’est donc une cavité marine splendide, exceptionnelle de par la contiguïté de la grotte bleue et de la galerie concrétionnée, dont je ne connaîs d’ailleurs pas d’équivalent sur la côte provençale (pour les grottes "faciles" d'accès, et donc hors grotte Cosquer évidemment).
Un immense plaisir de gosse à parcourir cette galerie (plaisir presque coupable en semaine juste après la rentrée scolaire !), et la chance de pouvoir encore découvrir et admirer de tels écrins de beauté, en 2018, à quelques encablures de la maison et d’une agglomération de plus d’un million d’habitants. Mes contacts avec des spéléologues plus expérimentés trancheront sur la découverte ou non de cette grotte, absente des banques de données spéléologiques en libre accès. En tout cas, nouvelle ou non, la cavité, que je baptiserai dans le premier cas « grotte aux méduses » pour ce qu’on y trouve sous l’eau ou au-dessus, est bien là, prête à émerveiller d’autres visiteurs accompagnés ou impromptus, pour peu qu’ils soient un peu curieux, persévérants, correctement équipés et éclectiques. On ne l’atteint en effet que par un curieux et ludique mélange d’activités, une embarcation, de préférence non motorisée, un peu de plongée, de nage et d’escalade avant les beautés cristallines. Une chance que de l’avoir trouvée, qui plus est à travers cet éclectisme sportif qui m’est cher et qui me permet d’explorer – je galvaude un peu le terme – notre belle planète. Les photos ci-dessous ne rendent pas assez hommage à cette belle grotte avec seulement une mini lampe de plongée et un compact étanche à petit capteur sans trépied ; il faudra revenir avec plus de moyens d’éclairage et de photographie !
L’équipement en spéléologues du dimanche… ou plutôt du mardi, ainsi que la fragilité apparente du plancher stalagmitique, troué par endroits avec les eaux noires en dessous, ainsi que les effondrements du plafond, nous feront vite faire demi-tour, mais les recoins encore inexplorés et la présence de forts courants d’air peuvent laisser penser qu’on a affaire à une grotte de grande dimension voire un petit réseau…

Le reste de la journée se sera fait sur les plages et dans les fonds des environs, pause déjeuner sur la plage de Monasterio, sur le sable blanc et face aux calanques, et avec beaucoup moins de mouillages que le mois précédent, tant mieux pour la quiétude des lieux et des plongeurs apnée partis chasser les nombreuses soles… à coups d’appareil photo. Plus à l’ouest, à l’extrémité de Riou, près de l’îlot des Moyades, et malgré les nombreux bateaux de plongeurs bouteille, on pourra côtoyer dans des eaux à l’excellente visibilité les bancs de castagnoles et sars, par centaines, les daurades aussi hénaurmes que peu farouches, un petit air de réserve de Cap Rousset avec des poissons peut-être encore plus nombreux et gros que sur la côte bleue. J’en profiterai surtout pour observer de près mon premier mérou, qui lui aussi et malheureusement pour la photo s’essaiera à la spéléologie (sous-marine) pour semer son poursuivant !
Une journée parfaite au final, et merci aux calanques pour nous offrir encore de telles découvertes.

la grotte aux méduses : la grotte bleue
la grotte aux méduses : la grotte bleue

la grotte aux méduses : la grotte bleue

la grotte aux méduses : vue de l'entrée de la galerie supérieure sur la grotte bleue

la grotte aux méduses : vue de l'entrée de la galerie supérieure sur la grotte bleue

la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure
la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure

la grotte aux méduses : les concrétions de la galerie supérieure

la grotte aux méduses : les fistuleuses de la galerie supérieure

la grotte aux méduses : les fistuleuses de la galerie supérieure

la plage paradisiaque de Monasterio
la plage paradisiaque de Monasterio
la plage paradisiaque de Monasterio

la plage paradisiaque de Monasterio

soles et barbus à Monasterio
soles et barbus à Monasterio
soles et barbus à Monasterio

soles et barbus à Monasterio

plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades
plongée apnée aux Moyades

plongée apnée aux Moyades

9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 17:19

Le 9 septembre 2018
Virée en kayak au départ de la plage du Dugue vers l’îlot de la Grande Mona en passant par les arches de la Madrague de Gignac, un itinéraire de proximité désormais classique pour nous, sur cette portion côte à la géologie exceptionnelle. On évolue sur et dans du grès, conglomérat et des marnes, le long de falaises bariolées d’orange et de gris, creusées de grottes et d’anfractuosités dont certaines prennent des aires de petites piscines naturelles autour de la calanque du Puy. On pique-niquera encore sur l’îlot de la Grande Mona au large de la calanque des eaux salées, bien enlaidie par l’incendie de juillet 2016. Pas de défilé de poulpes ici cette fois-ci, mais des eaux chaudes et claires offrant l’habituelle mais belle variété des fonds méditerranéens de faible profondeur : saupes, sars, gobies et castagnoles évoluent au-dessus des dévers décorés de gorgones, anémones encroûtantes jaunes, éponges et vers spirographes… malheureusement timides et rétractés dès que le photographe s’approche !

la Grande Mona vue en plongée

la Grande Mona vue en plongée

la faune fixée : gorgones jaunes, anémones jaunes, éponges multicolores et spirographe rétracté
la faune fixée : gorgones jaunes, anémones jaunes, éponges multicolores et spirographe rétracté
la faune fixée : gorgones jaunes, anémones jaunes, éponges multicolores et spirographe rétracté

la faune fixée : gorgones jaunes, anémones jaunes, éponges multicolores et spirographe rétracté

la faune mobile
la faune mobile
la faune mobile
la faune mobile

la faune mobile

9 septembre 2018 7 09 /09 /septembre /2018 17:07

Le 8 septembre 2018

Voie tarabiscotage verdonesque, 9 longueurs, équipé, 6b+ max
6a+/6a+ (soutenu)/6b+/6a/5c/5c+/6a+/5c+/5c


Journée d’escalade dans le Verdon à l’aval des gorges. Une première pour moi sous le belvédère de Mayreste, où l’on se trouve plongé, ou plutôt suspendu, dans l’ambiance Verdon au bout des 5 minutes de marche qui séparent le parking du départ des 5 rappels d’accès. Des rappels bien gazeux comme c’est la norme dans le Verdon, et sans relais confortable comme la voie nous y habituera !
Une petite heure de rappels plus tard, nous voilà à l’attaque de ces 9 longueurs, qui méritent bien leur nom avec leur itinéraire alambiqué entre dévers et piliers… dans une ambiance qui reste verdonesque tout du long, sur du rocher gris à gouttes d’eau au-dessus du ruban bleu-vert de la rivière. L’ouvreur et équipeur a optimisé le rocher et l’escalade, avec succès puisqu’on y trouve de belles longueurs comme L2, L8 et L9 en dalles à gouttes d’eau et cannelures… et de très belles comme L4 en dièdre orangé raide mais pris,u ou L6 en traversée sous dévers et sur dalle suspendue plein gaz au-dessus du Verdon, une escalade fine sur gouttes d’eau aussi enthousiasmante que l’ambiance ! L’équipement de cette voie récente s’avère de plus irréprochable, de quoi grimper dans le Verdon dans une grosse ambiance à moindre dépense d’acide lactique… et d’adrénaline !

rappelotage verdonesque
rappelotage verdonesque
rappelotage verdonesque

rappelotage verdonesque

dans L1

dans L1

dans L2
dans L2
dans L2

dans L2

le dièdre de L4

le dièdre de L4

la traversée L5
la traversée L5

la traversée L5

les magnifiques gouttes d'eau suspendues de L6
les magnifiques gouttes d'eau suspendues de L6
les magnifiques gouttes d'eau suspendues de L6
les magnifiques gouttes d'eau suspendues de L6

les magnifiques gouttes d'eau suspendues de L6

au départ de L7

au départ de L7

dans la dalle cannelée de L8
dans la dalle cannelée de L8
dans la dalle cannelée de L8

dans la dalle cannelée de L8

au départ de L9

au départ de L9

6 septembre 2018 4 06 /09 /septembre /2018 17:58

En septembre 2018

Voie vagabond’age, 8 longueurs, équipé, 6b+ max
6a+/6a/6a+/5c/6b+/5b/3/5c

Retour sur le trois-feuilles géologique du Cap Canaille après plusieurs mois  d’infidélités sur le calcaire des calanques, de l’Ubaye ou du Verdon, le plaisir de retrouver le calcaire, mais aussi le grès et le conglomérat colorés et sculptés des falaises soubeyrannes. Enfin des prises douces au toucher que l’on peut serrer sans grimacer, et de l'escalade ludique autant à doigts qu'à biceps, fesses et dos dans les châtières naturelles de Canaille !
La voie vagabond’age, déjà parcourue sous les nuages en 2015, est l’une des plus accessibles du secteur sud de Canaille, 8 longueurs qui louvoient entre les gros dévers et les dalles lisses pour au final une ligne homogène dans le 6a/6a+, mis à part quelques mètres bien protégés dans le toit de L5 et un départ de la voie en cheminée déversante qui pique… et durcit bien les bras à froid.  J’y retourne donc par beau temps, chaud et sans vent, dommage de grimper à l’ombre à travers les gargouilles et nids d’abeille, sans donc profiter pleinement de leurs couleurs… On trouve dans cette voie des longueurs au standard Canaille… à savoir magnifiques, en escalade tridimensionnelle dans des cheminées presque fermées de calcaire déliquescent aux parois alvéolées décorées de nid d’abeille (L6), sur des murs raides aux prises saillantes(L4) ou des dalles de grès creusées de tablettes et de méplats (L5), et des longueurs de transition plus anecdotiques, comme L1 qu’on pourra éviter sans regrets superflus. Vive la poubelle géologique de Canaille, les décharge de cailloux multicolores (de l’ancien delta de fleuve) face aux calanques blanches ! 

dans L1

dans L1

le mur penché de L3
le mur penché de L3

le mur penché de L3

la dalle de L4
la dalle de L4

la dalle de L4

la magnifique cheminée de L5
la magnifique cheminée de L5
la magnifique cheminée de L5

la magnifique cheminée de L5

au relais sommital de L5
au relais sommital de L5

au relais sommital de L5

sur le conglomérat de L7

sur le conglomérat de L7

2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 21:28

Le 2 septembre 2018

Journée de kayak autour de la côte ouest de la presqu’île de Giens, au départ du port de la Madrague près de l’île de la Redonne, jusqu’à la plage d’Escampo-Barriou, en passant par la calanque du Blé et ses magnifiques grottes marines. On fait une infidélité aux fjords de la Provence calcaire pour profiter des eaux encore chaudes de la Provence cristalline, loin des calanques à l’eau glacée par le mistral des derniers jours, l’occasion comme à l’habitude d’explorer les fonds sous-marins depuis le kayak. La côte ouest de la presqu’île de Giens offre une magnifique géologie de schistes cristallins, particulièrement sur les îles Longue et de la Ratonnière, un patchwork de formes et de couleurs exceptionnel, un petit air de Milos loin de la Mer Egée. 
Sur la presqu’île (reliée au continent par un double tombolo refuge de nombreux flamants roses) on trouve de nombreuses grottes marines accessibles en kayak (déjà repérées à pieds et à la nage 4 ans plus tôt), dont 2 profondes attenantes dans la calanque du Blé. La première s’avère absolument exceptionnelle en Méditerranée française : une longueur proche de la centaine de mètres, une entrée de largeur guère supérieure à celle d’un kayak qui donne accès à 2 grandes salles, riches en concrétions de calcite plaquées sur les parois de schistes… et en chauve-souris qui volent entre stalactites et draperies, un petit air de grotte karstique Thaïlandaise. La seconde salle se trouve dans le noir complet, séparée de la première par une paroi descendant presque jusqu’à l’eau, et offre donc une ambiance particulière avec l’eau immobile et le bruissement des chauve-souris, un petit air de rivière souterraine à Palawan.
La cavité voisine, beaucoup moins profonde mais plus ouverte sur l’extérieur, offre en revanche de belles lumières de « grotte bleue » où l’éclairage extérieur pénètre par l’eau et lui donne une couleur bleue fluorescente. On en profitera également pour explorer dans ces grottes en eaux chaudes (environ 25°C) les parois d’éponges et d’anémones encroûtantes jaunes, avant une pause sur la plage d’Escampo-Barriou et le pagayage du retour vers la Madrague (moins d’une heure). 
Encore une très belle journée de kayak, décidément un formidable outil d’exploration des littoraux provençaux, sertie par une météo désormais idéale avec une mer encore chaude expurgée de sa sur-fréquentation estivale ! 
 

à la découverte de la géologie insolite des îles de la Ratonnière et Longue... et des crevettes dans les trous d'eau...
à la découverte de la géologie insolite des îles de la Ratonnière et Longue... et des crevettes dans les trous d'eau...
à la découverte de la géologie insolite des îles de la Ratonnière et Longue... et des crevettes dans les trous d'eau...
à la découverte de la géologie insolite des îles de la Ratonnière et Longue... et des crevettes dans les trous d'eau...
à la découverte de la géologie insolite des îles de la Ratonnière et Longue... et des crevettes dans les trous d'eau...

à la découverte de la géologie insolite des îles de la Ratonnière et Longue... et des crevettes dans les trous d'eau...

gorgone jaune à côté

gorgone jaune à côté

dans les deux grottes de la calanque du Blé
dans les deux grottes de la calanque du Blé
dans les deux grottes de la calanque du Blé
dans les deux grottes de la calanque du Blé

dans les deux grottes de la calanque du Blé

le coralligène dans les grottes

le coralligène dans les grottes

sur la plage d’Escampo-Barriou

sur la plage d’Escampo-Barriou

2 septembre 2018 7 02 /09 /septembre /2018 19:34

Le 1er septembre 2018

Virée en vélo sur le très beau single de Valampe, 150 mètres de descente variée et soutenue entre les pitons de calcaire qui émergent de la pinède. Après une montée sur la route forestière du vallon du Saut, et ses nombreux figuiers chargés qui rendront impossible l’enchaînement (…), on descend sur un sentier aux vues panoramiques sur l’étang de Berre, d’abord bien raide et délicat, par la suite moins technique sur éboulis fins (bien ravinés par les derniers orages) et enfin à travers la pinède, un parcours varié et ludique sans doute parmi les plus beaux à l’ouest de Marseille !

à mi-descente

à mi-descente

entre les pitons de calcaire
entre les pitons de calcaire
entre les pitons de calcaire

entre les pitons de calcaire

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