16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 21:30

Le 16 août 2020

Itinéraire : Petit Cayre de la Madone par les 2 premières longueurs de la voie Dufour puis le pilier nord-ouest dans ses 2 dernières longueurs

Sommet : 2550 m
Dénivelée : 750 m
4 longueurs, peu équipé dans la Dufour, 6a max
6a/6a/6a/5a


Après l’arête ouest du Ponset la veille, ascension d’une voie plus courte, mais aussi plus soutenue et moins équipée au Petit Cayre de la Madone. On visait la voie Dufour, qu’on suivra effectivement dans la première et une bonne partie de la seconde longueur, avant de rejoindre incidemment l’antépénultième relais du pilier nord-ouest. L’itinéraire était pourtant logique, avec notamment un beau dièdre évident en fin de L2, mais le relais équipé au sommet de L2 ne laissera pas de place au doute… 
Après les 2 premières longueurs relativement soutenues dans le Vsup et en terrain très peu équipé, on poursuivra donc par les deux longueurs terminales du pilier nord-ouest, déjà parcourues l’été précédent. Après le rappel de descente du sommet sud vers la brèche, on tentera à raison la descente de la brèche par le couloir sud, beaucoup plus accueillant que le couloir nord et son raide éboulis instable, nonobstant un court passage de désescalade effectué en rappel sur becquet.
Au final encore une jolie voie sur ce gneiss du vallon de la Madone remarquable par sa qualité et son esthétisme avec de lichen jaune qui vient parfois le dorer.

voie Dufour au Petit Cayre de la Madone
L1 de la voie Dufour
L1 de la voie Dufour

L1 de la voie Dufour

L2 de la voie Dufour
L2 de la voie Dufour

L2 de la voie Dufour

L5 du pilier nord-ouest
L5 du pilier nord-ouest

L5 du pilier nord-ouest

16 août 2020 7 16 /08 /août /2020 21:26

Le 15 août 2020

Sommet : 2850 m
Dénivelée : 1000m dont environ 200 mètres d’escalade
10 longueurs, 6a max, partiellement équipé jusqu’au 5b, tous les pas de 5c/6a sont eux bien protégés, sangles et petit jeu de friends utile
A mon sens 5b/5a/4c/5b/4c/6a (1 pas)/4c/rappel de 5 mètres/4b/5b/5c soutenu (1 pas de 6a au départ)


Ascension du Mont Ponset par son arête ouest, une arête bien visible depuis la fin de la route de la Madone de Fenestre. C’est une belle crête de gneiss souvent aérienne, et qui peut faire penser aux arêtes du Saint-Robert parcourues un an plus tôt, dans une version plus grimpante et technique (de nombreux passages de V avec quelques pas de 6a) mais plus équipée. On trouve en effet sur cette arête ouest des relais généralement équipés et de nombreux spits qui sécurisent tous les pas de Vsup et de 6a, même si ceux-ci restent obligatoires. C’est donc de la grimpe plaisir sur un excellent gneiss compact mais sculpté, le crux de l’itinéraire résidant peut-être dans la fin de l’approche sous la brèche ouest sur un terrain à chamois exposé, raide, parfois croulant et difficilement protégeable. Mention spéciale pour les passages sur le fil du rasoir de gneiss dans L3 et L5 et le beau ressaut terminal de L9 et L10.
Une classique donc méritée de l’alpinisme rocheux dans le Mercantour, qui confine plutôt à de l’escalade simple vu la quantité de spits dans la voie !

l'arête ouest vue de sous la brèche d'accès

l'arête ouest vue de sous la brèche d'accès

L1 sur rocher à lichens jaunes
L1 sur rocher à lichens jaunes

L1 sur rocher à lichens jaunes

au départ de L2

au départ de L2

sortie de L4
sortie de L4

sortie de L4

L5
L5

L5

de L5, vue sur la cordée corde tendue derrrière sur le fil... puis devant sur le ressaut terminal
de L5, vue sur la cordée corde tendue derrrière sur le fil... puis devant sur le ressaut terminal
de L5, vue sur la cordée corde tendue derrrière sur le fil... puis devant sur le ressaut terminal

de L5, vue sur la cordée corde tendue derrrière sur le fil... puis devant sur le ressaut terminal

L6 en dièdre raide
L6 en dièdre raide
L6 en dièdre raide

L6 en dièdre raide

L8
L8
L8

L8

au pied du ressaut final dans L9
au pied du ressaut final dans L9
au pied du ressaut final dans L9

au pied du ressaut final dans L9

L10

L10

jeu de nuages au sommet

jeu de nuages au sommet

les framboisiers en récompense à l'arrivée

les framboisiers en récompense à l'arrivée

3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:10

Le 31 juillet et 1er août 2019

Cîme Saint-Robert par l'arête sud-ouest depuis la Madone de Fenestre

Sommet : 2900 m

Dénivelée : 1000 m (bivouac à 2450 m près du collet du lac de Fenestre)

Difficulté : AD+ (arête en III avec 2 passages de IV - les seuls protégés)

Après un bivouac sans lune et donc à la belle étoile aux belles étoiles de la voie lactée près du collet du lac de Fenestre, entre lacs et chamois (presqu’aussi nombreux les uns que les autres), parcours des arêtes du Saint-Robert, depuis le pas jusqu’à la cîme éponyme. C’est une course d’arêtes réputée et classique du Mercantour, à juste titre comme nous l’aurons vérifié. Une arête parfois effilée, panoramique avec la plaine du Pô à gauche et les lacs et sommets de la Gordolasque à droite, toujours un peu grimpante mais jamais trop (les chaussons seront restés sur le dos toute la journée), et sur un gneiss compact et sculpté absolument magnifique. De nombreux becquets et quelques fissures permettent de protéger aisément cette arête presque vierge d’équipements à demeure, nonobstant un piton et un spit dans les seuls passages de IV (plutôt du bon 5b/c en cotations modernes) en dièdre puis en dalle au premier tiers et à la fin. La cotation AD+ s’avère plutôt généreuse pour ces arêtes, comparé par exemple à l’arête sud de la Grand Ruine, d’autant plus que le parcours en corde tendue avec de nombreuses pauses photos ne nous aura pris que 3 heures du pas à la cîme. Quoi qu’il en soit c’est une très belle course d’alpinisme (plutôt AD- que AD+ donc à mon sens) et une première pour moi dans le vallon de la Madone de Fenestre, que je n’avais encore jamais pratiqué en ski, escalade, alpinisme ou même randonnée pédestre.

l'arête du saint-Robert et ses gendarmes de gneiss vu depuis le bivouac près du du collet du lac de Fenestre

l'arête du saint-Robert et ses gendarmes de gneiss vu depuis le bivouac près du du collet du lac de Fenestre

au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil
au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil
au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil
au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil

au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil

sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête

sur le fil de gneiss de l'arête

du sommet, vue sur une cordée au-dessus du collet Saint-Robert et la plaine du Pô sous sa nebbia à droute du Viso
du sommet, vue sur une cordée au-dessus du collet Saint-Robert et la plaine du Pô sous sa nebbia à droute du Viso

du sommet, vue sur une cordée au-dessus du collet Saint-Robert et la plaine du Pô sous sa nebbia à droute du Viso

à la descente sur l'éperon sud-est, vues sur le lac Blanc, le Grand Capelet et le Ponset
à la descente sur l'éperon sud-est, vues sur le lac Blanc, le Grand Capelet et le Ponset

à la descente sur l'éperon sud-est, vues sur le lac Blanc, le Grand Capelet et le Ponset

bain au retour

bain au retour

30 juillet 2018 1 30 /07 /juillet /2018 09:03

Les 28 et 29 juillet 2018

Sommet : 3400 m
Dénivelée :
J1 : 1250 (1100-2350)
J2 : 1050 (2350-3300-2600-2700-1100)
Difficulté : 6a+ max pour les 8 longueurs parcourues (5b/5c/2/6a+/6a/5c/5c/5c), approche glaciaire à ne pas négliger


Session d’alpinisme et d’escalade dans le Valgaudemar, sur le sommet de l’Olan déjà atteint en 2012 par sa belle voie normale, la voie Escarra, une course cotée Peu Difficile un peu exigeante pour sa cotation mais aussi particulièrement esthétique. La voie « oiseau de passage » constitue cette fois le but de la longue montée au refuge de l’Olan, une voie équipée de 11 longueurs au-dessus du glacier de l’Olan. On attaque donc la voie dimanche matin sous les premiers rayons du soleil, après une approche de près de 2000 mètres de dénivelée (!), égayée par la cueillette des myrtilles la veille et le spectacle du lever de jour et de couleurs sur le glacier, et la voie tient bien sa promesse de belle escalade et de beau rocher, avec un équipement bien sûr typé montagne (bien espacé dans le 4 et 5, relativement serré dans le 6). Mention spéciale pour les quatrième et cinquième longueurs, superbes sur un gneiss rouge compact et raide aux allures de granite, et dans une belle ambiance haute montagne suspendus 100 mètres au-dessus du glacier face à la forêt d’aiguilles des Ecrins. On fera finalement demi-tour à la fin de L8, face à la perspective des rappels puis des 2000 mètres de descente à enchaîner… Les rappels se dérouleront sans accroc ou coincement de corde, alors que la traversée du glacier en neige bien molle au-dessus d’une roture béante s’avérera plus délicate ! Moyennant une courte remontée, le pas de l’Olan permet de descendre par le vallon du Clot, absolument désert en cette fin d’après-midi, de quoi s’offrir un dernier grand bol d’Oisans sauvage avant le retour à Marseille !
 

les cascades du torrent du Clot

les cascades du torrent du Clot

au départ, lumière lunaire...

au départ, lumière lunaire...

... avant le lever de couleurs solaires
... avant le lever de couleurs solaires

... avant le lever de couleurs solaires

en bas du glacier, devant la bête

en bas du glacier, devant la bête

fin d'approche glaciaire, crampons et piolet indispensables
fin d'approche glaciaire, crampons et piolet indispensables
fin d'approche glaciaire, crampons et piolet indispensables

fin d'approche glaciaire, crampons et piolet indispensables

dans L1
dans L1

dans L1

au départ de la belle L5
au départ de la belle L5

au départ de la belle L5

dans la non-moins belle L6
dans la non-moins belle L6
dans la non-moins belle L6

dans la non-moins belle L6

dans L7
dans L7
dans L7
dans L7

dans L7

dans L8, vue sur des cordées sur l'arête Escarra
dans L8, vue sur des cordées sur l'arête Escarra

dans L8, vue sur des cordées sur l'arête Escarra

au départ des rappels

au départ des rappels

la délicate traversée du glacier de l'Olan à 3100 m
la délicate traversée du glacier de l'Olan à 3100 m

la délicate traversée du glacier de l'Olan à 3100 m

jeux d'ombres vers l'ouest

jeux d'ombres vers l'ouest

28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 17:19

Les 26 et 27 août 2017

Sommet : 3600 m

Dénivelée : J1 : 1500-2700

J2 : 2700-3600-1500

Difficulté : D, longue course peu soutenue mais avec des passages de IV (du bon gros 5c en cotation moderne) partiellement protégés, tous les passages grimpants sont déjà protégés de pitons ou facilement et régulièrement protégeables

Week-end d’alpinisme dans les Ecrins. Sur la lancée de la Pointe nord des Cavales gravie un an plus tôtn on poursuit sur la veine granitique avec l’arête de Sialouze, réputée pour son granite fauve sculpté à gros grains. C’est ainsi qu’on se retrouve à 7h le dimanche matin sur la bosse de Sialouze, entre crêtes du Queyras qui émergent de la nuit côté soleil levant et glacier de Sialouze tout sec et zébré de crevasses vers l’objectif du jour. Si le glacier n’est plus que l’ombre de ce qu’il est resté sur les cartes, les arêtes de Sialouze alignent toujours leurs gendarmes et pointes effilées au-dessus des éboulis, de l’intérêt des courses de rocher en période de réchauffement climatique accéléré…

On grimpe sur un rocher effectivement magnifique, aussi beau que bon, un granite fauve bien sculpté en douces courbes, un rocher compact mais qui se prête bien à la pose de sangles et de friends. On alterne alors sections faciles corde tendue et ressauts plus raides, plutôt en dalle sur l’arête sud et plutôt athlétiques sur l’arête nord, mais toujours sur ce magnifique caillou suspendu entre Pelvoux et vallon du Sélé, les yeux rivés aux couleurs chaudes sous les chaussures ou aux nuances de gris de la glace mêlée d’éboulis sous les arêtes. 5 rappels bien équipés mais peu commodes en terrain peu raide ramènent ensuite au glacier, avant une longue descente jusqu’à Ailefroide, agrémentée de quelques chamois… et framboises, les secondes n’étant guère plus nombreuses que les premiers en cette fin d’été très sec…

névé au fond du vallon à 1800 m sous la crête  de l'Auglier, belle performance en cet été historiquement déneigé

névé au fond du vallon à 1800 m sous la crête de l'Auglier, belle performance en cet été historiquement déneigé

lever de couleurs à la bosse de Sialouze

lever de couleurs à la bosse de Sialouze

dans le dédale des crevasses du glacier de Sialouze

dans le dédale des crevasses du glacier de Sialouze

crêtes embrumées vers le Viso

crêtes embrumées vers le Viso

dans la traversée sous le premier gendarme de l'arête sud

dans la traversée sous le premier gendarme de l'arête sud

quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...
quelques passages sur le fil aérien...

quelques passages sur le fil aérien...

... avant la dalle en IV ([sic])

... avant la dalle en IV ([sic])

vue vers le glacier du Sélé, dont la langue , détachée, tourne au glacier noir, et avec un bassin d'accumulation en grande partie sec...

vue vers le glacier du Sélé, dont la langue , détachée, tourne au glacier noir, et avec un bassin d'accumulation en grande partie sec...

dans le rappel de descente du sommet

dans le rappel de descente du sommet

vues plongeantes vers les courbes en arc-de-cercle du glacier...

vues plongeantes vers les courbes en arc-de-cercle du glacier...

... et en contre-plongée vers les courbes du granite !
... et en contre-plongée vers les courbes du granite !

... et en contre-plongée vers les courbes du granite !

dans le contournement de l'avant-dernier gendarme de l'arête nord
dans le contournement de l'avant-dernier gendarme de l'arête nord

dans le contournement de l'avant-dernier gendarme de l'arête nord

le jeu des 2 grimpeurs (à trouver sur le glacier...)

le jeu des 2 grimpeurs (à trouver sur le glacier...)

vue vers le (haut du) glacier des Boeufs Rouges, le sérac gravi en 2010... n'existe tout simplement plus !

vue vers le (haut du) glacier des Boeufs Rouges, le sérac gravi en 2010... n'existe tout simplement plus !

dans le premier des 5 rappels de descente de la brèche supérieure de Sialouze

dans le premier des 5 rappels de descente de la brèche supérieure de Sialouze

au retour sur le glacier, entre les crevasses

au retour sur le glacier, entre les crevasses

28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 17:26

Les 26 et 27 août 2016

Traversée du pic nord des Cavales, montée par la voie "salon du prêt à saîgner", descente par l'arête sud

13 longueurs, équipé, 6a max

Après pas mal d’escalade sur gneiss et calcaire cet été, presque toujours en moyenne montagne, l’envie est là de grimper sur granite en haute montagne. Nul besoin pour cela de rouler jusqu’à Chamonix, le secteur du refuge du Pavé dans les Ecrins offre pour cela ses parois de granite entourées de glaciers ! On s’oriente donc vers la voie « salon du prêt à saîgner » en face sud du pic nord des Cavales, 400 mètres d’escalade équipée en 6a max.

Après la longue montée au refuge du Pavé la veille, l’approche se poursuit dès 6h le lendemain par la montée à la brèche d’accès aux rappels de descente versant Châtelleret . On quitte alors le soleil levant du versant nord-est, et ses superbes couleurs dorées sur le granite du col du Clot des Cavales, pour l’ombre du versant ouest. Deux rappels mènent au pied de la voie, où les spits ne sont pas évidents à distinguer dans l’ombre et sur le rocher sombre. Une fois l’attaque trouvée, les 430 mètres d’escalade (en 12 longueurs à relayer et une vire centrale à remonter corde tendue sur une petite centaine de mètres de III) déroulent bien sur un magnifique granite sculpté et coloré, bien croustillant sous les chaussons, de quoi garantir une bonne adhérence pour une grimpe principalement en dalle, même si la première moitié réserve des passages plus physiques. La voie peu soutenue présente un équipement parfois très espacé : les pas de 5c et plus sont bien protégés, mais sous cette cotation les points espacés de 7 à 15 mètres rendent souvent la progression engagée sur des dalles rétives aux friends. Faire bien attention par ailleurs à la ligne, l’espacement des points rendant son suivi parfois difficile, comme dans le fin de L9 où 2 vieux pitons nous ont engagé trop à gauche dans une variante difficilement protégeable en 5c+…. Le panorama se dévoile plus à chaque relais, et on profite au sommet d’une vue à 360° sur une bonne partie du massif du Pelvoux dont la grande muraille sud de la Meije toute proche.

La descente par l’arête sud peu équipée, splendide avec ses cannelures et gendarmes de granite fauve, apporte une touche alpine à cet itinéraire à mon sens majeur dans sa difficulté mais bien long, compter au moins 12 heures du refuge au parking.

le premier jour, vues du lac du Pavé vers le sommet éponyme et du refuge vers la face nord de Roche Méane
le premier jour, vues du lac du Pavé vers le sommet éponyme et du refuge vers la face nord de Roche Méane

le premier jour, vues du lac du Pavé vers le sommet éponyme et du refuge vers la face nord de Roche Méane

impressions soleil levant
impressions soleil levant
impressions soleil levant
impressions soleil levant

impressions soleil levant

dans les rappels sous le col du Clot des Cavales

dans les rappels sous le col du Clot des Cavales

vers la Tête de la Gandolière et le Plaret

vers la Tête de la Gandolière et le Plaret

dans L2 en 5sc

dans L2 en 5sc

dans L4 en 5c

dans L4 en 5c

sortie de L5 en 6a

sortie de L5 en 6a

dans L6 en 5c+ (qui a nous a semblé plus dur que le 6a de la longueur précédente...)

dans L6 en 5c+ (qui a nous a semblé plus dur que le 6a de la longueur précédente...)

sur les dalles de L8

sur les dalles de L8

sur le magnifique rocher de L9, avant qu'on ne se fourvoie à gauche

sur le magnifique rocher de L9, avant qu'on ne se fourvoie à gauche

dans L11

dans L11

dans L12

dans L12

sortie de L3 grand large
sortie de L3 grand large

sortie de L3 grand large

vues panoramiques de la Tête du Rouget au pic Gaspard, et du groupe de la Grande Ruine
vues panoramiques de la Tête du Rouget au pic Gaspard, et du groupe de la Grande Ruine
vues panoramiques de la Tête du Rouget au pic Gaspard, et du groupe de la Grande Ruine

vues panoramiques de la Tête du Rouget au pic Gaspard, et du groupe de la Grande Ruine

dans la descente, sur le rocher magnifique de l'arête sud
dans la descente, sur le rocher magnifique de l'arête sud
dans la descente, sur le rocher magnifique de l'arête sud
dans la descente, sur le rocher magnifique de l'arête sud

dans la descente, sur le rocher magnifique de l'arête sud

au-dessus de Valfourche, face au glacier des Agneaux

au-dessus de Valfourche, face au glacier des Agneaux

lumières d'orage vers les Combeynot

lumières d'orage vers les Combeynot

20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 19:43

Le 19 août 2016

Sommet : 3000 m

Dénivelée :

J1 : 1600-2100

J2 : 2100-3000-160

Difficulté : AD, peu d’équipement en place, des passages de III et de IV à protéger sur sangles et coinceurs

Première course d’alpinisme de la saison 2016 dans ce vallon des Bans si calme malgré sa proximité » avec les Mecque touristiques d’Ailefroide et du Pré de Madame Carle. Ici pas de sommet emblématique ou de grand glacier blanc, noir ou gris, mais des framboises et des myrtilles à volonté en cette fin d’été, un refuge croquignolet… réputé pour sa fondue savoyarde, et accessoirement des sommets manquant de prestige mais pas de cachet avec de grandes faces rocheuses dominant des glaciers petits mais tourmentés !

Après les voies « Isabelle aux Bans » et « ouvrez les Bans » les années précédentes on retourne face à ces lignes de spits sur l’arête sud des dents de Coste Counier, une crête de gneiss vierge d’équipement déjà parcourue en second… en 2009 ! Cette fois-ci l’ascension se fera intégralement en tête, d’abord dans un long couloir-cheminée en rocher souvent fragile et parfois délicat à protéger, puis une arête aérienne en bon gneiss fracturé plus riche en becquets à sangles. L’arête offre une très belle ambiance gazeuse sur un fil parfois étroit face aux glaciers de Bonoisin et des Bruyères, mais à 14h, après 8 heures de course, on décide de prendre l’échappatoire de la seconde brèche (les rappels typés montagne de la voie « le diable par la queue »), plus motivés par les pelouses de myrtilles du sentier de descente que par les vires hors fil de la suite de la course !

à l'aube vue sur les faces de Bonvoisin, du Jocelme, et vers Rochebrune
à l'aube vue sur les faces de Bonvoisin, du Jocelme, et vers Rochebrune
à l'aube vue sur les faces de Bonvoisin, du Jocelme, et vers Rochebrune

à l'aube vue sur les faces de Bonvoisin, du Jocelme, et vers Rochebrune

dans le long couloir-cheminée
dans le long couloir-cheminée
dans le long couloir-cheminée

dans le long couloir-cheminée

sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue
sur l'arête  en bon gneiss, du gaz et de la vue

sur l'arête en bon gneiss, du gaz et de la vue

vue du sérac supérieur du glacier des Bruyères, dont le volume diminue chaque année...

vue du sérac supérieur du glacier des Bruyères, dont le volume diminue chaque année...

vue de l'arête et de l'itinéraire du jour entre les 2 brèches

vue de l'arête et de l'itinéraire du jour entre les 2 brèches

à la descente, au-dessus du refuge des Bans
à la descente, au-dessus du refuge des Bans

à la descente, au-dessus du refuge des Bans

le crux (gustatif) de la course... après la raclette de la veille au soir

le crux (gustatif) de la course... après la raclette de la veille au soir

27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 12:08

Les 25 et 26 juillet 2015

Sommet : 3450 m

Dénivelée :

J1 : 1600-1400-2250

J2 : 2250-3450-1400-1600

Difficulté : D, dièdre en IV à l’attaque, passages délicats en renfougne puis dalle à sa sortie. Peu d’équipement en place. Nous avons tiré2 longueurs dans le dièdre et gravi tout le reste de l’arête corde tendue.

 

Après une tentative avortée en 2012, retour sur l’arête ouest de la tête des Fétoules, à l’ascension rondement menée en 24 heures aller-retour. Les temps de course importent peu de mon côté, l'essentiel étant le plaisir et non pas la course contre la montre, mais le désir partagé de ne pas rentrer trop tard à la maison a fait accélérer les choses : départ de Champhorent samedi à 18h15 après la longue route depuis Marseille, arrivée au bivouac du lac des Fétoules à 19h45, coucher avec les agneaux à 21h30, réveil avec les brebis à 4h30, départ à 5h, attaque de l’escalade à 7h, sommet à 12h30, début de descente par le couloir sud-est à 13h, fin de descente par le couloir sud-est à 15h, retour à Champhorent à 17h45… Une course d’alpinisme tout de même longue et engagée, comportant de beaux passages grimpants et en bon rocher dans sa première partie. Le dièdre de 60 mètres et les arêtes sommitales des pointes Faune et Barbier offrent une grimpe esthétique sur un gneiss compact veiné de rouge et moucheté du jaune du lichen, face aux reliques glaciaires des versants nord du vallon de la Lavey et au gris des éboulis et de la glace à vif qui remplace le blanc des névés. Des lacs éclosent d’ailleurs là où les glaciers se sont retiré, et les eaux vertes du tout récent lac de la Muande sont encore parsemées de quelques icebergs détachés du glacier noir qui s'y déverse, petite ambiance hyper-boréale sous le chaud soleil de l’été 2015…

Après la pointe Barbier le parcours perd en esthétisme et le rocher en qualité, mais permet d’atteindre rapidement le sommet des Fétoules et sa vue exceptionnelle à 360° sur le massif des Ecrins, de la Meije à la Muzelle en passant par la Barre ou les Rouies. La descente par le versant sud-est se fait dans un terrain autrement plus hostile que le large belvédère sommital avec son couloir encombré de pierrailles instables, raide, exposé et parfois délicat à protéger, de quoi regretter ne pas avoir voulu nous encombrer de crampons et piolet pour descendre par la voie normale du glacier nord. Après cette petite épreuve nerveuse, on s’attaquera ensuite à nos genoux dans les 1700 mètres de descente et presqu’autant de rochers à enjamber de lacets à suivre, le prix à payer pour revenir après les flocons de neige du sommet vers la chaleur, la verdure, et surtout les nombreux myrtilliers et framboisiers qui agrémentent le bas du vallon de la Lavey ; j'aurais bien égalé en la matière les chiffres de la descente mais la montre a ses raisons que la gourmandise ne connaît pas !

vue sur la tête des Fétoules et son arête ouest à droite depuis le départ à Champhorent

vue sur la tête des Fétoules et son arête ouest à droite depuis le départ à Champhorent

le bivouac bucolique au lac des Fétoules

le bivouac bucolique au lac des Fétoules

lumières vers l'ouest
lumières vers l'ouest

lumières vers l'ouest

l'aiguille de l'Olan entre derniers nuages et rayons

l'aiguille de l'Olan entre derniers nuages et rayons

au petit matin lever des couleurs devant feu le glacier d'Entre Pierroux

au petit matin lever des couleurs devant feu le glacier d'Entre Pierroux

fin de l'approche sous l'aiguillette des Fétoules

fin de l'approche sous l'aiguillette des Fétoules

du rose sur l'aiguille de l'Olan au jaune du sommet de l'Olan
du rose sur l'aiguille de l'Olan au jaune du sommet de l'Olan

du rose sur l'aiguille de l'Olan au jaune du sommet de l'Olan

le dièdre en IV qui constitue le début du parcours alpinistique

le dièdre en IV qui constitue le début du parcours alpinistique

dans la, dalle sous le dièdre

dans la, dalle sous le dièdre

fin du dièdre en IV (et non pas 4...)
fin du dièdre en IV (et non pas 4...)
fin du dièdre en IV (et non pas 4...)

fin du dièdre en IV (et non pas 4...)

la traversée en 5b pour sortir du dièdre

la traversée en 5b pour sortir du dièdre

entre la sortie du dièdre et la pointe Faune
entre la sortie du dièdre et la pointe Faune
entre la sortie du dièdre et la pointe Faune
entre la sortie du dièdre et la pointe Faune

entre la sortie du dièdre et la pointe Faune

rappel de la pointe Faune
rappel de la pointe Faune

rappel de la pointe Faune

entre la pointe Barbier et le sommet des Fétoules
entre la pointe Barbier et le sommet des Fétoules
entre la pointe Barbier et le sommet des Fétoules

entre la pointe Barbier et le sommet des Fétoules

vues du sommet, cernés par les Ecrins
vues du sommet, cernés par les Ecrins
vues du sommet, cernés par les Ecrins

vues du sommet, cernés par les Ecrins

vue de détail du lac de la Muande

vue de détail du lac de la Muande

dans la descente, rappel et désescalades sur rocher fragile...
dans la descente, rappel et désescalades sur rocher fragile...

dans la descente, rappel et désescalades sur rocher fragile...

en haut du vallon du Cros du Tonnerre

en haut du vallon du Cros du Tonnerre

en bas du vallon de la Lavey

en bas du vallon de la Lavey

sur le pont pluriséculaire du Vénéon

sur le pont pluriséculaire du Vénéon

8 juillet 2015 3 08 /07 /juillet /2015 21:27

Les 7 et 8 juillet 2015

Voie « ouvrez les Bans » en face est des Bans

Sommet : 3450 m

Dénivelée :

J1 : 1600-2500

J2 : 2500-3450-2000-2300-1600

Difficulté : 5c max équipé, accès glaciaire actuellement délicat et attaque de la voie exposée suite au recul du glacier des Bans

 

Première sortie d’alpinisme de la saison 2015 dans le vallon des Bans, au parfum haute montagne très prononcé avec le glacier suspendu du Bonvoisin ou la chutes de séracs sous les Bans, et à la tranquillité assurée tout près du sur-fréquenté Glacier Blanc. Après l’échec météo de 2014 l’été 2015 ne nous gratifiera pas d’un réveil humide en pleine nuit, mais bien de sa chaleur habituelle, avec une grande douceur nocturne à 2500 m, à peine atténuée par un vent d’ouest modéré. L’absence de tout regel nocturne sur le glacier des Bans ne rendra d’ailleurs pas son ascension aisée, vu son état déjà très ouvert en ce début d’été caniculaire, avec notamment une crevasse transversale barrant la pente sur presque toute sa largeur au-dessus du replat.

Le passage se franchit par une traversée exposée à gauche, avant une descente forcée dans la roture pour prendre pied à l’attaque de la voie «ouvrez les Bans», puis quelques mètres de solo (seulement un piton décoratif) à cause du recul glaciaire depuis l’ouverture de la voie en 1997, le premier point se trouvant environ 8 mètres au-dessus du niveau actuel du glacier. Gros moment de stress donc 7 mètres au-dessus de la roture béante, sur un gneiss compact et improtégeable, et dans des pas de traversée que je coterais 5c+/6a… La voie s’avèrera au-dessus correctement équipée, tous les pas de 5 sup étant bien protégés mais les passages de 3 et de 4 conservant un certain engagement (jusqu’à 15 mètres entre les plaquettes sur un rocher inapte aux friends et sangles..)

crépuscule depuis le bivouac sur les pics de l'Aiglière et de Bonvoisin
crépuscule depuis le bivouac sur les pics de l'Aiglière et de Bonvoisin

crépuscule depuis le bivouac sur les pics de l'Aiglière et de Bonvoisin

le lendemain premiers rayons sur le Bonvoisin

le lendemain premiers rayons sur le Bonvoisin

approche sur le glacier des Bans, tourmenté et bien ouvert...
approche sur le glacier des Bans, tourmenté et bien ouvert...
approche sur le glacier des Bans, tourmenté et bien ouvert...
approche sur le glacier des Bans, tourmenté et bien ouvert...

approche sur le glacier des Bans, tourmenté et bien ouvert...

au départ de la première longueur entre la roture et le premier relais, 10 mètres en 5c+ très exposé

au départ de la première longueur entre la roture et le premier relais, 10 mètres en 5c+ très exposé

crêtes vers l'est

crêtes vers l'est

dans la voie, près des fleurs au-dessus du glacier
dans la voie, près des fleurs au-dessus du glacier
dans la voie, près des fleurs au-dessus du glacier
dans la voie, près des fleurs au-dessus du glacier
dans la voie, près des fleurs au-dessus du glacier

dans la voie, près des fleurs au-dessus du glacier

descente en rappels face aux plis géologiques de la crête de l'Aup Martin
descente en rappels face aux plis géologiques de la crête de l'Aup Martin

descente en rappels face aux plis géologiques de la crête de l'Aup Martin

à la roture, départ de la voie sur un pont de neige coincé entre glacier et paroi

à la roture, départ de la voie sur un pont de neige coincé entre glacier et paroi

à la descente sur les ponts de neige...
à la descente sur les ponts de neige...
à la descente sur les ponts de neige...
à la descente sur les ponts de neige...
à la descente sur les ponts de neige...

à la descente sur les ponts de neige...

sous les séracs du glacier des Bans, dont les écroulements retentiront souvent
sous les séracs du glacier des Bans, dont les écroulements retentiront souvent
sous les séracs du glacier des Bans, dont les écroulements retentiront souvent

sous les séracs du glacier des Bans, dont les écroulements retentiront souvent

18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 19:04

Les 14 et 15 août 2014

Après le but météo du début de semaine aux Bans retour en alpinisme dans le massif des Ecrins pour y viser l’arête sud-est de la pointe Louise au-dessus du Glacier Blanc. Après une grande voie d’Ailefroide interrompue par la montre, on monte bivouaquer près du refuge du Glacier Blanc, sous un vent de nord glacial qui nous précipitera dans nos duvets et sur sacs sitôt le réchaud éteint. Après une nuit tiède dans les plumes d’oie du duvet couvert de givre au petit matin, on se mettra vite au réveil dans les plumes des doudounes, pour une approche rapide jusqu’au pied de l’arête communément appelée sud-est de la pointe Louise. Toute la face nord à droite de l’arête est encore bien plâtrée par les chutes de neige de l’avant-veille, maintenues intactes par les températures bien fraîches de cette fin de semaine, mais le fil de cette arête dite « sud-est » (donc a priori ensoleillée et où la neige a donc déjà fondu) apparaît sec vu de l’attaque, et 2 cordées déjà engagées me donnent une fausse confiance dans les conditions de l’itinéraire.

Les premières centaines de mètres de l’arête sont vite remontées corde tendue puis en tirant quelques longueurs sur du bon gneiss qui se protège bien, et on rattrape en 1h30 mn les 2 cordées vues depuis l’attaque, qui ont perdu beaucoup de temps en quittant le fil. Encore un beau passage de grimpe équipé d’un piton, et subitement l’arête prend un visage beaucoup plus hostile avec une ligne qui tourne vers le versant nord et du rocher qui devient moins compact et plus déliquescent. L’enneigement du versant nord à droite de l’arête nous contraint à passer par le fil et surmonter un gendarme en V non protégeable, si ce n’est par une sangle posée 10 mètres plus bas sur un bloc coincé, et une fois le gendarme gravi, les jambes un peu flageolantes par l’engagement du passage, je découvre une arête enneigée qui vient mourir au pied de dalles de gneiss couvertes de neige et de verglas, juste sous l’arête sommitale. Encore 15 mètres gravis sur la gauche avec des protections plus qu’aléatoires, et je parviens sur une minuscule plate-forme rocheuse où une sangle posée sur un micro-becquet offre la seule protection possible. Au-dessus de mon relais de fortune une quinzaine de mètres de dalle verglacée et couverte de neige, compacte et sans aucun assurage possible visible. Il faudrait déblayer les fissures pour envisager de poser des friends, mais l’assurage aléatoire sur un mauvais relais n’incite guère à se lancer pour retrouver l’arête sommitale toute proche mais donc inaccessible. La descente en rappels semble également très dangereuse sans amarrages naturels au départ, puis sur 300 mètres de rochers brisés souvent branlants, et après concertation avec les 2 cordées suivantes, qui ont également stoppé juste en-dessous, on se rend vite à l’évidence qu’une progression vers le haut ou le bas serait extrêmement risquée. On ne peut donc que s’en remettre à la fée hélicoptère et secours en montagne, et le portable qui par chance capte nous amène les secouristes en moins d’une heure, puis le treuil salvateur qui nous sort de cet itinéraire décidément pas en conditions. 30 minutes plus tard et voilà les 3 cordées en bas de l’arête sur le Glacier Blanc, pour faire le bilan de nos erreurs et remercier les secouristes, qui rentrent justement d’une intervention longue et complexe sur le pilier sud de Barre Noire, où 2 grimpeurs hollandais bloqués par la neige n’ont pu être extraits qu’au prix d’une nuit d’efforts avec notamment la pose par les secouristes de dizaines de pitons et de 300 mètres de cordes fixes !

Un été décidément bien compliqué pour l’alpinisme, où les rares créneaux météo apparemment favorables voient les prises de risques se multiplier et les grimpeurs s’engager dans des itinéraires aux conditions hivernales. Une bonne leçon de montagne pour moi, heureusement sans conséquences fâcheuses grâce au travail des sauveteurs ; l’arête de la pointe Louise n’a de sud que le nom, et je n’aurais pas du m’engager dans un itinéraire de haute montagne engagé, dont l’enneigement n’était pas connu…

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Sommet : 3700 m

Difficulté : AD (en conditions sèches...)

Dénivelée :

J1 : 1850-2550

J2 : 2550-3500-1850

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le Glacier Blanc

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vue depuis le secteur de la Draye

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un peu de grimpe... avant de mettre les 15 kg du sac sur le dos

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durant l'approche, devant les gendarmes de Clouzis

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jeux de lumières vers le pré de Madame Carle

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au bicouac, pose longue vers les faces nord du Glacier Noir...

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... et au réveil, le givre partout !

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durant l'approche, à 2900 m sur le Glacier Blanc

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dans la première partie de l'arête, au-dessus de la face nord enneigée

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encore de bonnes fissures pour se protéger...

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... et des relais confortables, photo de Nicolas

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... même s'il faut grimper entre les protections, photo de Nicolas

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toujours du bon caillou... sec sur l'arête

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... même si l'ascension se corse au-dessus du mur pitonné...

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... sur un gendarme de rocher pourri et difficile à protéger...

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... mais le pire est à venir : une dalle de gneiss verglacée et improtégeable !

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