30 septembre 2020 3 30 /09 /septembre /2020 20:51

Voie « et la mer profonde et bleue» à l’Eissadon, 6 longueurs, équipé, 6a+ max
5c (à la descente)/5b/5c/5c/6a (quelques mètres)/6a+ (1 pas)


Retour sur cette belle voie de l’Eissadon, au-dessus de la mer bleue et profonde, et ce que ne dit pas le nom de la voie, face à la belle aiguille de l’Eissadon percée de sa faille traversante et coiffée de son pin.
Ce bout de caillou en saillie de la côte offre une des plus belles vues des calanques, du cap Morgiou à Castelvieil, en passant par le mille-feuilles multicolore de Canaille visible derrière la dentelle de calcaire de la brèche de Castelvieil. C'est donc un plaisir que de retourner sans 5G ou même 4G dans le monde des amish, voire même à l’âge de pierre (ici blanche et sculptée en gouttes d’eau) !

Toutes les longueurs valent la longue approche en VTT, marche puis rappels en face sud (l’ancien rappel de 45 mètres sur pin semblant avoir été déséquipé), qu’il s’agisse de la désescalade en 5c sur aragonite et calcaire poli par les flots, des 2 longueurs suivantes faciles sur une pierre de rêve ou de la magnifique dalle suspendue en 6a façon "rêve de pierre" (en plus facile) !

dans les rappels d'approche
dans les rappels d'approche
dans les rappels d'approche

dans les rappels d'approche

sur le blanc au-dessus du bleu

sur le blanc au-dessus du bleu

L1 : et le caillou acéré et blanc

L1 : et le caillou acéré et blanc

L2
L2
L2

L2

L3
L3

L3

sur la dalle de L4
sur la dalle de L4
sur la dalle de L4

sur la dalle de L4

sortie de L5
sortie de L5
sortie de L5
sortie de L5

sortie de L5

vue vers Cap Canaille derrière la brèche de Castelvieil

vue vers Cap Canaille derrière la brèche de Castelvieil

27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 20:07

Le 27 septembre 2020

Voie « la princesse » à l’Eissadon, 4 longueurs, équipé, 6b+ max
6a (soutenu)/5b/6b+(athlétique)/5c+ (1 pas)


Retour dans le cœur des calanques avec les longues approches et la grimpe au soleil à nouveau possibles sans coup de chaleur. La voie de la princesse fait partie des voies récemment équipées au-dessus de l’aiguille de l’Eissadon sur le secteur situé juste à l’ouest de l’éperon éponyme, des falaises discontinues sur le bas et coupées de vires, mais dont la partie haute recèle de beaux murs de calcaire à gouttes d’eau ou à rondeurs façon Oule sous les dévers.
La longue approche en VTT puis à pieds donne à cette voie un petit caractère « montagne » renforcé ce jour par les températures fraîches et le mistral dont n’est pas complètement préservée cette falaise exposée au sud-ouest. La voie vaut surtout par sa très belle L3 en dévers athlétique mais prisu (couronné d’un pas bien dur – artifé pour moi-  juste sous le relais sommital), une succession de bacs et de belle gestuelle qui ravira encore plus celles et ceux qui ont de la continuité. Mais toutes les autres longueurs ont également de l’intérêt : éperon dalleux raide et soutenu dans L1, dièdres à rondeurs typé Oule dans L2 et dalle blanche à gouttes d’eau sur le final. Une belle escalade bien équipée (6a+ obligé pour le pas final de L3) sur beau rocher encore neuf, de quoi reprendre avec des étoiles dans les yeux… et de l’acide lactique dans les bras l'escalanquisme !

vue du départ vers Castelvieil, Canaille et le premier des 3 rappels d'accès
vue du départ vers Castelvieil, Canaille et le premier des 3 rappels d'accès
vue du départ vers Castelvieil, Canaille et le premier des 3 rappels d'accès

vue du départ vers Castelvieil, Canaille et le premier des 3 rappels d'accès

sortie de L1
sortie de L1

sortie de L1

dans L2
dans L2
dans L2

dans L2

dans la très belle L3
dans la très belle L3
dans la très belle L3
dans la très belle L3
dans la très belle L3

dans la très belle L3

L4 sur gouttes d'eau blanches
L4 sur gouttes d'eau blanches
L4 sur gouttes d'eau blanches

L4 sur gouttes d'eau blanches

libellule (mal en point) dans le vallon de l'Oule

libellule (mal en point) dans le vallon de l'Oule

sur les pistes du retour au-dessus du col de l'Oule

sur les pistes du retour au-dessus du col de l'Oule

27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 20:06

Le 26 septembre 2020

Séance d’escalade au départ de Luminy sur le rocher percé, une barre de calcaire haute d’une quinzaine de mètres située au-dessus des cabanons de Morgiou. C’est un joli site de couennes assez fréquenté pour son approche courte (environ une demi-heure depuis Luminy, moins depuis Morgiou), son orientation sud en protection partielle du mistral et son beau cadre avec arche naturelle vers le nord et vue sur mer et cap Morgiou au sud.
La patine sur le rocher contribue à rendre les cotations… curieuses (notamment dans de très ardus… 5a et 5b !), mais une fois les premiers mètres raides et lustrés passés on profite de grimpe intéressante, mention spéciale pour la voie de la goulotte et ses 5 mètres finaux en cascade d’aragonite où l’on grimpe sur des méduses cristallisées !

vue générale du site et deson rocher percé
vue générale du site et deson rocher percé
vue générale du site et deson rocher percé

vue générale du site et deson rocher percé

dans la goulotte d'aragonite de la voie éponyme

dans la goulotte d'aragonite de la voie éponyme

23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 21:25

Le 23 septembre 2020

Les canailloux, 9 longueurs, équipé, 6c max
6a(et A0)/5c/6a+/6a/6a+/6b/6a(1 pas)/6c/5c


Parcours d’une nouvelle voie du Cap Canaille - « les canailloux » - une ligne de 8 longueurs qui remonte le secteur de la « cathédrale » juste au sud du secteur classique « ouvreur de bouse ». C’est une falaise parmi les plus hautes des soubeyrannes, découverte il y a quelques voies dans la voie des « drailles », un itinéraire facile et esthétique qui louvoie entre les différents étages de vires de cette paroi un peu déliquescente. Les « canailloux » emprunte une ligne plus directe depuis la couche de marnes du bas, au plus facile entre toits et gargouilles, avec relais (tous sauf R6) judicieusement positionnés sur de larges vires.
La meilleure approche doit pouvoir se faire depuis le bas, sur les sentes qui partent de la plage de l’Arène et longent la côte vers le sud-est, puis à vue en montée vers la barre de marnes aisément reconnaissable du bas. Cela permet d’éviter une longue série de rappels sur rocher souvent fragile et/ou des traversées scabreuses sur terrain très exposé et pas forcément protégé/protégeable, et fait sens avec un départ de la mer pour accéder au sommet des prétendument « plus hautes falaises maritimes d’Europe ».
La voie commence tout en bas de la falaise sur la strate… de marnes gris/vertes, un rocher terreux voire glaiseux, une gageure à grimper et sûrement à équiper, les scellements serrés permettant heureusement de passer aisément la première dizaine de mètres, en jouant des pieds sur la terre qui s’effrite et des mains sur les dégaines. Ces « fondations » marneuses sont heureusement surmontées d’un grès plus classique, sur lequel s’appuie la falaise où déroule toute la suite de la voie. C’est un grès très coloré, découpé en tablettes plus ou moins déversantes et sculpté de gargouilles défiant la gravité, un caillou malheureusement plus beau que bon. On démonte souvent des (gros) legos dans cette voie nouvelle et peu parcourue, récupère du sable jusque dans les oreilles, le tout sous des toits qui sont autant d’épées de camions de Damoclès. Heureusement l’équipement serré en scellements permet de mieux supporter ces prises qui cèdent sous les pieds et les mains, et les relais confortables sont souvent protégés sous les dévers. A noter juste un petit pas un peu psycho au départ de L7, rétablissement sur terre avec pour seule prise de mains… des touffes d’herbes, le tout au-dessus des spits du relais suspendu…
La grimpe reste intéressante et variée du début à la fin, majoritairement dans le style du cru à base de tablettes légèrement déversantes, mais avec également quelques sections en dièdre et fissures à renfougne, sans parler des gros dévers de la fin de L6 et de L8.  On évolue le plus souvent dans du 6a, parfois soutenu, à l’exception de 2 surplombs sus-nommés en 6b/c. Une belle voie donc, qui le sera encore plus mieux purgée, notre passage n’ayant pas été suffisant pour cela, mais ayant laissé quelques prises aux suivants !

du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
du glaiseux au gréseux
20 septembre 2020 7 20 /09 /septembre /2020 10:00

Le 19 septembre 2020

Voie "collector" au socle de la carrière de la montagne Sainte-Victoire, 5 longuueurs, équipé, 5b max

A mon sens 3b/4c/4c/5b/5c (sortie par la dernière longueur de Samsara Sattva)

Retour sur une des grandes voies faciles du socle de la carrière versant sud de la montagne Sainte-Victoire, sur ce calcaire qui confine parfois conglomérat multicolore aux allures de marbre. La voie du jour « collector » n’offre pas un rocher aussi beau que dans les voies voisines déjà parcourues  « Samsara Sattva » ou « la marbrière », une escalade moins continue et plus facile, mais se prête bien à l’initiation dans une ambiance peu aérienne coupée de vires et des difficultés qui ne dépassent pas le 4c, hormis dans les quinze premiers mètres de L4 - dalle relevée dans le 5b à l’équipement qui plus est bien espacé (retour au sol possible jusqu’à la troisième dégaine).
Cette voie, tout comme « Samsara Sattva », permet d’accéder à la grotte du petit chanteur située juste à gauche de l’avant-dernier relais, et de découvrir ses parois de marbre lisse ou de calcaire concrétionné en méduses, tout en veillant à moins déranger sa chauve-souris que la mante religieuse adoptée durant la marche d’approche.

tracé approximatif de la voie "collector"  avec ses relais et localisation de la grotte du petit chanteur

tracé approximatif de la voie "collector" avec ses relais et localisation de la grotte du petit chanteur

leçon de choses durant l'approche

leçon de choses durant l'approche

dans les 4 premières longueurs sur dalle couchée (presque verticale au départ de L4)
dans les 4 premières longueurs sur dalle couchée (presque verticale au départ de L4)
dans les 4 premières longueurs sur dalle couchée (presque verticale au départ de L4)
dans les 4 premières longueurs sur dalle couchée (presque verticale au départ de L4)

dans les 4 premières longueurs sur dalle couchée (presque verticale au départ de L4)

la grotte du petit chanteur, son marbre du Tholonet, sa chauve-souris et ses méduses de calcaire
la grotte du petit chanteur, son marbre du Tholonet, sa chauve-souris et ses méduses de calcaire
la grotte du petit chanteur, son marbre du Tholonet, sa chauve-souris et ses méduses de calcaire

la grotte du petit chanteur, son marbre du Tholonet, sa chauve-souris et ses méduses de calcaire

sortie dans Samasara Sattva sur rocher marbré
sortie dans Samasara Sattva sur rocher marbré
sortie dans Samasara Sattva sur rocher marbré

sortie dans Samasara Sattva sur rocher marbré

9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 21:22

Le 9 septembre 2020

Voie de 3 longueurs, équipé (rouillé dans les 2 premières longueurs), 6a max

5b/5a/6a (1 pas)

Retour sur les voies « pirates » de bord de mer situées entre Méjean et l’Erevine, celles du secteur est où une traversée d’une cinquantaine de mètres en 4c/5a, équipée de goujons rouillés à fleur d’eau, mène à une terrasse d’où montent 3 voies sur une dalle suspendue. Après la voie du milieu parcourue il y a quelques semaines, on ira se frotter ou plutôt frotter les chaussons sur les voies à droite – un joli dièdre en 5c d’une quinzaine de mètres – et à gauche – un pilier à trous puis une dalle fissurée suspendue d’environ 25 mètres. Cette dernière voie, la seule qui permet de sortir facilement du secteur avec des cordes fixes installées sur la gauche du relais sommital, s’avérera superbe, belle escalade dans le petit 5 s’affinant sur la dalle finale jusqu’à un pas en traversée dans le 6a, et belle ambiance sur le calcaire blanc lisse au-dessus de l’eau…De la jolie grimpe bord de mer précédée de plongée apnée, une chouette approche sur le sentier des douaniers panoramique (le sentier, pas les douaniers), le tout ce soir face aux cumulo-nimbus éclairés par le soleil couchant, encore une bonne journée de plein air après la séance de trail du midi !

les gorgones sous les spits

les gorgones sous les spits

la traversée à fleur d'eau : L1
la traversée à fleur d'eau : L1

la traversée à fleur d'eau : L1

la traversée à fleur d'eau : L2

la traversée à fleur d'eau : L2

dans la voie de droite en dièdre

dans la voie de droite en dièdre

dans la voie de gauche
dans la voie de gauche
dans la voie de gauche

dans la voie de gauche

dans la haut de la dalle de la voie de droite
dans la haut de la dalle de la voie de droite

dans la haut de la dalle de la voie de droite

4 septembre 2020 5 04 /09 /septembre /2020 21:15

Le 4 septembre 2020

Face sud de la pointe Callot : première longueur dans la sud-est, puis tentative d’abord dans la voie sud-ouest, puis dans la sud-est directe, finalement sortie par la sud-est normale ! Ensuite sommet de la Pointe Callot par l’arête est en aller-retour.
2 longueurs, partiellement équipé, à mon sens 5b/5b+

Soirée d’escalade vers la Pointe Callot. L’idée était d’agrémenter le parcours de l’arête est par une voie en face sud-ouest, mais, sur place, l’exposition de la vire permettant de rejoindre la seconde longueur de la voie sud-ouest, puis la difficulté à protéger la dalle de la seconde longueur de la sud-est directe, nous rabattront vers la sud-est normale et sa jolie traversée ascendante bien spitée. L’arête est de la Pointe Callot n’opposera elle aucune difficulté, une centaine de mètres de marche entrecoupée de rares et courts pas d’escalade facile, sur une arête qui plus est généralement large de plusieurs mètres. 
Bref, les calanques ont mieux à offrir pour l’escalade que cette falaise de faible ampleur, coupée de vires et au rocher parfois fragile, avec un équipement vieillissant à compléter. Il existe également d’autres arêtes bien plus intéressantes que celles de la pointe Callot, certes plus grimpantes mais beaucoup plus esthétiques (notamment celle de 10 heures, l’arête de l’aiguille de Sugiton…). Malgré tout c’est un joli secteur dans ces vallons sauvages du versant sud de Marseilleveyre, offrant de belles vues sur le Riou au sud, sans doute à découvrir plutôt en chaussures de marche qu’en chaussons.

dans L1 de la voie sud-est

dans L1 de la voie sud-est

L2 de la sud-est normale
L2 de la sud-est normale
L2 de la sud-est normale

L2 de la sud-est normale

au sommet de la pointe Callot

au sommet de la pointe Callot

à la descente de  l'arête est de la pointe Callot
à la descente de  l'arête est de la pointe Callot

à la descente de l'arête est de la pointe Callot

crépuscule au-dessus de Pastré

crépuscule au-dessus de Pastré

27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 21:33

Le 27 août 2020

Voie "le salcoquet" au cirque du 14 juillet de Cap Canaille, 4 longueurs, équipé, 6a+ max

A mon sens 6a (long et soutenu)/6a+(plus section de A0 dans la traversée ?)/6a+/6a (soutenu)

Retour sur les falaises du Cap Canaille, dans la voie « le salcoquet » qui vient d’être rééquipée au cirque du 14 juillet. Les magnifiques fissures/dièdres inaugurales et terminales en 6a soutenus à oppositions et parfois ramonage justifient à elles seules ces plaquettes neuves. Mais les seconde et troisième longueurs de liaison en traversée à gauche puis à droite offrent elles aussi une belle escalade et un beau rocher, avec même une cascade fossile à mini gours traversée en L3. La grimpe reste homogène et soutenue du début à la fin, avec des pas de traversée bien délicats à la fin de L1/début de L2 (un peu d’artif’ pour nous), un 6a+ très fin à lecture et placements dans le petit mur de L3 et un peu de grimpe à l’ancienne en ramonage au début des fissures de L1 et L4. 
Une très belle voie au final, tant pour le rocher, des nids d’abeille dans les niches aux gours des cascades fossiles, que pour l’escalade, homogène et soutenue dans le 6a/6a+ du début à la fin (mis à part au début de L2 plus dur).

la longue et belle fissure de L1
la longue et belle fissure de L1
la longue et belle fissure de L1
la longue et belle fissure de L1
la longue et belle fissure de L1

la longue et belle fissure de L1

au relais de L1

au relais de L1

fin de L2
fin de L2

fin de L2

L3 sur gours de cascade fossile
L3 sur gours de cascade fossile
L3 sur gours de cascade fossile

L3 sur gours de cascade fossile

la belle fissure terminale aux derniers rayons
la belle fissure terminale aux derniers rayons
la belle fissure terminale aux derniers rayons
la belle fissure terminale aux derniers rayons

la belle fissure terminale aux derniers rayons

après la piqûre de scorpion la semaine dernière, le scolopendre à la sortie (sans morsure)

après la piqûre de scorpion la semaine dernière, le scolopendre à la sortie (sans morsure)

crépuscule sur les calanques

crépuscule sur les calanques

20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 17:55

Le 19 août 2020

Voie «pas d’arrangement », 3 longueurs, équipé, 6b max (à mon sens 6a+/6a/6b) suivie de l’arête nord de Marseilleveyre, équipé, 5b max (4b/5b/4b)

Soirée d’escalade dans le vallon des Aiguilles, vers la voie « pas d’arrangement » qui débouche sur l’arête nord de Marseilleveyre, ou plutôt Marseillevert vu la belle étendue de la pinède au pied des voies, loin de celles de la côte bleue réduites à peau de chagrin à forces d'incendies. C’est une belle découverte que cette voie et ce secteur, de l’ombre au-dessus de la rade de Marseille et du rocher typé face nord mais compact et varié, de la dalle presque lisse aux gouttes d’eau abrasives, et de la très belle escalade variée et soutenue, notamment à la fin de L1 (avec son pas de gros 6a obligatoire et finaud) et dans L3, superbe en dièdre puis dalle soutenu.e.s. La suite sur l’arête nord de Marseilleveyre, sur un calcaire fracturé et une arête malheureusement peu prononcée, offre, à défaut de jolie grimpe, de très belles perspectives sur la rade de Marseille, dans un cadre sublimé par le rocher rosi du couchant.

L1 de "pas d'arrangement"
L1 de "pas d'arrangement"

L1 de "pas d'arrangement"

L2 de "pas d'arrangement"

L2 de "pas d'arrangement"

L3 de "pas d'arrangement"

L3 de "pas d'arrangement"

sur l'arête nord de Marseilleveyre
sur l'arête nord de Marseilleveyre

sur l'arête nord de Marseilleveyre

crépuscule sur Marseille et le Riou
crépuscule sur Marseille et le Riou
crépuscule sur Marseille et le Riou

crépuscule sur Marseille et le Riou

30 juillet 2020 4 30 /07 /juillet /2020 19:53

Le 29 juillet 2020

3 longueurs, équipé (prendre sangles pour relier les relais et construire celui de L2), 5c max

5b/5a/5c

Poursuite de l’exploration des voies « pirates » équipées entre Méjean et l’Erevine, cette fois quelques centaines de mètres à l’est des itinéraires déjà parcourus. Une ligne de plaquettes rouillées permet de rejoindre en traversée par une ou deux longueurs en 5 une terrasse sous une belle dalle équipée cette fois de plusieurs lignes de scellements non rouillés. On choisira la voie du milieu et profitera d’une vingtaine de mètres d’escalade soutenue en dalle sur prises rondes, et rejoindra le sentier littoral au-dessus du relais chaîné sommital par une trentaine de mètres malcommodes et exposés sur rocher brisé, non protégés et non protégeables jusqu'à un pin providentiel, solution de sortie peu recommandable !
On peut donc enchaîner ici plusieurs longueurs et tricoter de courtes grandes voies à travers ces spits posés au-dessus de la mer, chose inespérée sur ces falaises à la belle géologie mais de faible hauteur de la côte bleue, et qui offrent de la grimpe bord de mer face à Marseille dans une tranquillité absolue…

le rocher des lieux, du calcaire à fossiles

le rocher des lieux, du calcaire à fossiles

dans la traversée de L1

dans la traversée de L1

la belle dalle soutenue en 5c de L3

la belle dalle soutenue en 5c de L3

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