4 novembre 2017
6
04
/11
/novembre
/2017
21:51
Le 4 novembre 2017
« Avec Caesar ascensuri te salutant » (!), 6 longueurs, équipé, 5b+ max
5a/4a/4a/5b/6a+ (variante par L4 de « vol de nuit »)/3a
Demi-journée d’escalade dans les gorges du Destel entre Ollioules et Toulon. Une escalade un peu « intérieure » répond bien au ciel bâché par la perturbation en approche et aux rafales de sud, et on choisit une voie aux gorges du Destel, dans le secteur du Château du Diable que je n’ai encore jamais visité. Les 6 longueurs de « Avec Caesar ascensuri te salutant » proposent une escalade facile et très bien équipée, de quoi reprendre l’escalade en douceur dans un itinéraire malgré tout esthétique et ludique face au Château du Diable et à travers un boyau dans L4.
Le retour permettra de compléter agréablement cette voie d’escalade en explorant le Château du Diable par ce qui constitue en soi une belle randonnée du vertige variée et insolite : accès par un canyon sec qui se descend en rappel, traversée d’un système complexe de grottes et d’arches puis un passage sur une arche avant la descente en ramasse d’un éboulis fin qui ramène au fond des gorges du Destel. Le parcours est équipé de nombreux points d’assurance et/ou cordes fixes, de quoi emmener des débutant(e)s sans crainte, l’itinéraire étant de plus peu vertigineux.
dans la dalle fine de L4 de "vol de nuit"
descente vers le Château du Diable par le canyon
dans les arches multiples du Château du Diable, et sur l'arche de redescente
2 novembre 2017
4
02
/11
/novembre
/2017
16:26
Le 2 novembre 2017
Balade dans la dernière portion de littoral de la côte bleue qu’il me restait à explorer, autour de la calanque du Puy à Ensuès-la-Redonne. Un beau bouquet final, avec une randonnée agrémentée de quelques passages d’escalade ludique, sauvage sous les maisons qui dominent de quelques dizaines de mètres les falaises et criques côtières, et surtout particulièrement esthétique sur une géologie exceptionnellement insolite et variée.
Les falaises à l’est de la Madrague de Gignac offrent déjà des falaises bigarrées, de l’orange au noir en passant par le rouge, un mélange de marnes et de grès plus ou moins oxydés caractéristique du littoral d’Ensuès. Vers l’ouest le port de la Madrague bloque le passage en bord de mer, qu’on peut rejoindre plus tard par une sente qui descend de la route vers une crique étroite ceinturée de falaises déversantes, de grès à l’est et de conglomérat à l’ouest. Le seul passage possible se fait par un boyau vertical à travers la nappe déversante de conglomérat, un petit pas de 5 athlétique au départ puis on rejoint à travers poudingue, grès et couche de cristaux la sortie de la grotte sur de grandes dalles de calcaire. Encore un nouveau paysage avec ce calcaire agrémenté de bassins circulaires dominé par une nappe de conglomérat qu’on peut franchir par un court dévers en 5. On rejoint alors la petite calanque du Puy et sa falaise en couches de grès stratifiées qui peut se contourner par des vires à droite. Le (grand) spectacle atteint peut-être son apogée avec du conglomérat fin en coulées sur des dalles de calcaire creusées de bassins circulaires, une géologie variée et délirante qui rappelle celle du Bau Rouge près de Toulon.
Même si les falaises manquent un peu d’ampleur et que les maisons ont trop essaimé à leur sommet, c’est au final une randonnée (agrémentée de courts pas d’escalade, soit en anglais du scrambling) côtière insolite et méconnue dans une géologie totalement exceptionnelle et esthétique, sans doute parmi les plus belles de la région !
entre la Redonne et la Madrague de Gignac
sous le toit de conglomérat...
... qui se traverse par un boyau bienvenu, son rocher cristallisé
sur la dalle de calcaire couronnée par une nappe déversante de conglomérat
au-dessus et dans la calanque du Puy
côte à l'ouest de la calanque du Puy, une géologie magnifique aux allures de Cap Canaille oblique, du poudingue façon nappage de cacahuètes !
Published by Thomas
-
dans
Balade en Provence
29 octobre 2017
7
29
/10
/octobre
/2017
21:18
Le 29 octobre 2017
Combinaison des voies « Pichenibule » jusqu’au jardin des écureuils, 3 premières longueurs de « chlorochose » puis « suçepé »
11 longueurs, (équipé), 6b max
A mon sens 5c/6a+/6b/6a pour les 4 premières longueurs de Pichenibule, 5c/5c/5c pour les 3 premières de « chlorochose », 6a+/6a+/6a/5c+ pour les 4 dernières de « suçepé »
Après avoir renoncé à « la demande » et ses 300 mètres de fissure partiellement équipée, on s’oriente vers l’Escalès, et une combinaison de voies pour garantir une homogénéité dans le niveau 6a/6a+ Verdon… de quoi déjà bien maltraiter ses avant-bras et orteils. La première partie de Pichenibule offre déjà une ambiance très « verdonesque » sous le jardin des écureuils, du gaz dès la première longueur en traversée, du rocher rouge (fragile mais déjà purgé) et décoré de nombreux fossiles puis le gris compact plus caractéristique des lieux dans une superbe fissure de 60 mètres. Celle-ci, raide et soutenue, se remonte principalement par une succession d’écarts et Dülfer, donnant donc de l’escalade athlétique et engagée avec parfois plus de 7 mètres entre les points dans du 6a/6a+ très soutenu. Merci donc à mon leader d’avoir sorti ces 2 longueurs de fissure d’anthologie, dur physiquement… moralement de grimper 5 mètres de Dülfer… 5 mètres au-dessus du point !
La poursuite par les 3 premières longueurs de « chlorochose » constituera une petite pause bienvenue avec de la grimpe en 5c toujours raide mais très prisue, avec surtout un équipement aux standards calanques et non pas Verdon, avant de retrouver la parcimonie de spits dans les 4 dernières longueurs de « suçepé », homogènes dans le 6a/6a+, et là encore principalement en fissure/dièdre nonobstant un pas délicat en dalle dans la troisième longueur (première parcourue pour nous). On finit par une dernière longueur un bouquet final, 30 mètres d’un mur à trous haut perché sur la falaise de l’Escalès, quelques mètres au-dessus des vautours en vol plané et quelques centaines de mètres au-dessus du ruban d’eau du Verdon.
Au final une superbe et longue combinaison de fissures et dièdres, raide, homogène et soutenue dans le niveau 6a/6a+ Verdon, à faire préférentiellement en milieu d’automne lorsque la foule estivales et les grosses chaleurs se sont évanouies pour laisser la place au tableau pointilliste de la forêt de feuillus vue en plongée, où points de rouge et taches de jaune s’offrent au regard entre les chaussons.
au départ, vues vers les gorges et une cordée dans les rappels
dans les rappels de "ticket danger"
dans la première longueur de Pichenibule, sur rocher rouge
dans le seconde longueur de Pichenibule
la fameuse cheminée en (très) gros 6a de Pichenibule
un des nombreux vautours qui nous ont survolé
entre "Chlorochose" et "Sucepé"
dans la magnifique longueur finale à trous de "sucepé"
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
29 octobre 2017
7
29
/10
/octobre
/2017
21:10
Le 28 octobre 2017
Fièvre résurrectionnelle, 4 longueurs, équipé, 6a+ max
A mon sens 5b/6a+/5c+/4a
Première voie d’un week-end dans le Verdon, limité à la portion congrue le samedi avec un départ de Marseille en début d’après-midi. La situation à l’extrémité aval des gorges et l’accès rapide (50 mètres de marche et 3 rappels) nous orientent vers cet itinéraire voisin des « Adieu Zidane » et « hissage nocturne » déjà parcourus. Le second rappel est toujours aussi beau, en fil d’araignée au-dessus du Verdon et d’un rocher à trous, mais la voie s’avère un peu décevante par rapport à ses voisines : seulement 2 longueurs véritablement grimpantes, qui plus est parfois encombrées de végétation et pas très homogènes, avec notamment un pas de bloc en dévers au milieu de L2 bien au-dessus du niveau moyen de la voie.
On se rattrapera en tout cas le lendemain sur le calcaire compact et gazeux de l’Escalès parmi les vautours…
dans le premier rappel au-dessus de l'extrémité aval des gorges
vues vers des cordées dans "hissage nocturne"
dans le second rappel en fil d'araignée
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
27 octobre 2017
5
27
/10
/octobre
/2017
20:32
Le 27 octobre 2017
6 longueurs, équipé, 6c+ max
5c/6a+/5b/6c+/6c/6b
Journée d’escalade dans le secteur improprement appelé « Eissadon », situé plutôt entre la tour Save et l’aiguille de l’Eissadon. 3 ans après « avec toi c’est extra » parcours d’une autre grande voie proche, « un bain au calançon », dont la première longueur part effectivement d’une plate-forme en bord de mer blottie sous de gros surplombs. Une escalade facile mais plaisante et atypique sur rocher blanc lustré par le ressac répond à la belle ambiance marine des lieux, avant qu’on ne retrouve plus haut le classique calcaire blanc des calanques, avec sa croûte de micro-sculptures super-adhérentes ! Les 2 longueurs dures en 6c et plus s’avèrent très bien équipées, de quoi autoriser le passage azéroté d’un grimpeur pas au niveau.
Au final une jolie voie bien équipée et sur du bon caillou, mais à laquelle j’aurais sans doute préféré sa voisine « avec toi c’est extra », plus homogène dans un niveau 6a+/b, et dotée de très beaux passages sur aragonite absents d’« un bain au calançon ».
dans le second rappel du Collet
sur la plate-forme de bord de mer au départ de la voie
du sommet vues vers l'Eissadon, Castelvieil et les soubeyrannes
nuage de mistral et de crépuscule
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
22 octobre 2017
7
22
/10
/octobre
/2017
18:41
Le 22 octobre 2017
« dark side of the moule », sortie par la première longueur de « la rançon du suçé » puis les deux dernières du dièdre Guem, 6 longueurs, équipé, 6a+ max
Cotations officielles 5c/6b/4a/6a+/3c/4b, cotations ressenties 5c/6a+/4a/5c+/3c/4b
Demi-journée d’escalade sur l’adret de Sormiou, dans une combinaison de voies imposée par une velléité de grimper dans des cotations homogènes… et par la forte fréquentation du jour, jusqu’à 3 cordées se succédant dans les 3 longueurs finales de « nique ton dièdre ». La voie « dark side of the moule », déjà parcourue en 2012, vaut pour ses 2 premières longueurs, la première en dièdre blanc perché au-dessus de la mer et la seconde particulièrement belle en dalle raide à calcaire ciselé, une trentaine de mètres homogènes en 6a avec quelques pas plus relevés, un peu de douleur pour les orteils et les doigts malmenés par un rocher hyper-abrasif mais beaucoup de plaisir sur cette longueur parmi les plus belles des calanques dans ce style et ce niveau. La première longueur de « la rançon du suçé » poursuit sur ce rocher sculpté à l’adhérence exceptionnelle dans un registre plus athlétique et raide mais aussi aux prises plus franches. On bifurque ensuite dans un « mini » dièdre Guem parallèle à l’original, avant de gagner ce dernier, très facile mais aussi… très beau, une voie d’initiation parfaite si ce n’était l’accès un peu malcommode !
dans L1 de « dark side of the moule »
dans la magnifique L2 de « dark side of the moule »
dans L3 de « dark side of the moule »
à la sortie du mur exceptionnellement sculpté de L1 de « la rançon du suçé »
les ridules du mistral dans le golfe de Sormiou
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
21 octobre 2017
6
21
/10
/octobre
/2017
16:23
Le 21 octobre 2017
Journée de baignade sur les criques du Petit Méjean, l’occasion de profiter d’une mer encore à 20°C suite aux derniers flux de sud. On en profitera pour admirer au-dessus de l’eau la belle géologie locale, les marnes grises décorées de veines de grès orange, et au-dessous une vie sous-marine bien visible ce jour-là, nombreux poulpes, bancs de centaines de saupes broutant dans l’herbier et même murène en pleine eau, malheureusement trop rapide pour l’objectif !
les veines et couches de grès ocre dans les marnes grises
la crique privative du Petit Méjean
Published by Thomas
-
dans
Plongée en Provence
15 octobre 2017
7
15
/10
/octobre
/2017
20:38
Le 15 octobre 2017
Itinéraire : lac des Monges – col de Clapouse – le Tourtoureau en aller-retour
Après la montée sur la crête de Géruen la veille, retour dans le massif des Monges, cette fois sur le versant ouest du point culminant au départ du lac des Monges. Celui-ci s’atteint par la vallée d’Esparron-la-Bâtie, d’abord une route qui franchit une clue et longe du beau rocher rouge rappelant les gorges du Cians, puis une longue piste qui remonte la vallée sur plusieurs kilomètres à travers la forêt des Monges. On poursuit alors sur le GR 6 par une piste qui se transforme en sentier étroit à travers des feuillus en plein incendie automnal, avant de passer sous le col de Clapouse dans d’immenses alpages à vocation pastorale et bien taillés par les moutons en estive. On évolue donc dans de grandes prairies aux herbes rases adossées à des sommets aux formes douces, qui évoquent des images de Mongolie ou d’Outre-Atlantique, et constituent sans doute un terrain de jeu idéalement dessiné pour le vélo de montagne. On peut ensuite rejoindre aisément les sommets du Tourtoureau et de Clot Ginoux vers le nord, qui offrent des vues panoramiques de l’Estrop au Dévoluy en passant par les Ecrins, et surtout des vues plongeantes vers le vallon du Val-Haut et ses feuillus aux couleurs fauves tranchant sur le noir des robines et le vert des pinèdes.
Au final un beau week-end de randonnées en moyenne montagne, aux couleurs automnales en forêt et estivales dans le ciel, avec au soleil des températures dignes du plein été !
le lac des Monges au départ
dans la forêt des Monges et son sous-bois coloré
piste de bobsleigh versant sud du sommet de Clot Ginoux
du Tourtoureau, vues plongeantes vers les vallons enflammés du torrent de Val-Haut
dalle de rocher rouge sous le village d'Esparron la Bâtie, un petit air de gorges du Cians
robine entre l'Adret de la Folie et le Mal-Ubac (!) vers la clue de Bayons
Published by Thomas
-
dans
Balade en Provence
15 octobre 2017
7
15
/10
/octobre
/2017
20:21
Le 14 octobre 2017
Itinéraire : col de Font Belle - crêtede Géruen par le GR 6 en aller-retour
Week-end de balades dans le massif des Monges à l’extrémité occidentale des Préalpes Dignoises, entre Sisteron et Serre-Ponçon, un massif uniquement parcouru à skis dans sa portion orientale à l’hiver 2010. C’est une fois de plus une belle découverte que cette moyenne montagne peu connue et peu fréquentée, et donc sauvage à souhait. De grandes forêts et d’immenses alpages accessibles par de longues pistes non bitumées au-dessus de villages isolés au-dessus de clues, de la wilderness comme on en voit pas souvent en France !
En ce premier jour on part du col de Font Belle après le village d’Authon, atteint par une très jolie route qui remonte un fond de vallon encaissé puis passe à flanc au-dessus de robines, l’occasion de découvrir au passage les inscriptions romaines de la pierre écrite juste à l’amont de la clue éponyme et les magnifiques tableaux d’automne juste avant le village. Au départ du col de Font Belle la montée à la barre de Géruen se fait sur un sentier progressant en lacets à travers une pinède parsemée de feuillus, quelques érables apportant la touche la plus colorée. On atteint ainsi la crête sommitale et sa vue panoramique, des Ecrins à l’Estrop, au-dessus des robines mêlées de forêts en contrebas sur l’adret, sans avoir croisé plus d’une poignée de randonneurs, de la sauvagitude des Préalpes dignoises…
la Pierre Ecrite près de Sisteron et ses inscriptions romaines
magnifiques paysages d'automne et de robines près d'Authon
l'objectif du jour, la crête de Géruen vue du col de Font Belle
couleurs dans la forêt de Font Belle
de la crête de Géruen, îlot coloré, robines et crêtes en contrebas
la crête de Géruen au crépuscule
Published by Thomas
-
dans
Balade en Provence
8 octobre 2017
7
08
/10
/octobre
/2017
19:23
Les 7 et 8 octobre 2017
Arête sud-ouest de l’aiguille Déplasse, AD (court), quelques pas de IV
Arête sud-ouest de l’aiguille Godefroy, D-, 1 pas de 5c/6a (bien protégé sur pitons) à la fin de la première longueur
Week-end de balades et de grimpe dans le massif du Caroux dans le Haut-Languedoc, à l’extrémité orientale du massif de l’Espinouse. C’est un massif de basse altitude, culminant à guère plus de 1000 mètres, mais qui offre un relief vigoureux fait d’aiguilles de gneiss hautes et bien individualisées dominant des gorges profondes telles que celles d’Héric. Des paysages alpins donc, à proximité de la mer et sublimés à la fin de l’été par la floraison des genêts, mais aussi une ambiance totalement différente sur le plateau sommital, avec de la lande à genêts parsemée de blocs de gneiss épars, qui confère aux lieux une allure écossaise à quelques encablures de la Méditerranée.
On grimpera le samedi deux belles arêtes sur 2 des 3 sommets des aiguilles du Caroux, faciles et relativement courtes, mais se déroulant sur un gneiss compact se prêtant bien à la pose de sangles et friends. De la grimpe plaisir donc, sur du beau caillou cristallisé, face à la mer à l’est et les Pyrénées au sud, dans une ambiance atypique pour un marseillais, trop tard pour la pleine floraison des genêts mais à l’heure pour les belles couleurs d’automne sur les flancs des gorges d’Héric !
les aiguilles de gneiss du Caroux vues des gorges d'Héric le 8 octobre
les aiguilles Godefroy, Déplasse et Viallat vues des gorges d'Héric
le 7 octobre : approche pédestre depuis Douch sur le plateau du Caroux et ses restes de bruyère
vues vers la mer et l'aiguille Viallat
vue vers l'arête des Charbonniers et le gneiss cristallisé
sur l'arête sud-ouest de l'aiguille Déplasse
stries de gneiss et d'automne
sur le troisième ressaut de l'arête sud-ouest de l'aiguille Godefroy
une cordée au sommet de l'aiguille Déplasse
au retour, au-dessus du village de Douch
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence