14 mai 2017
7
14
/05
/mai
/2017
09:13
Le 13 mai 2017
Le Chemin du Roucas Blanc, 3 longueurs, équipé, 6c max
6b/6a+/6c
Demi-journée de grimpe vers la calanque de l’Oule au départ de la presqu’île de Cassis. On quitte la foule se dirigeant vers En Vau dans la montée à la brèche de Castelvieil, puis dès le trou du serpent franchi place à la vue grand large, un peu contrariée ce jour par des entrées maritimes envahissantes. Le Chemin du Roucas Blanc parcourt l’une des grandes aiguilles de calcaire situées juste au sud de la brèche, dans un décor baroque fait de pyramides rocheuses serties de pins s’élevant depuis la Grande Bleue. Cette voie homogène dans le 6a+/b hormis un pas plus difficile sous son relais sommital offre une dernière longueur mémorable sur une lame de calcaire percé veinée d’aragonite, un rocher splendide dans un décor non-moins magnifique sur une crête panoramique. L’escalade n’y est pas moins belle, majoritairement dalleuse dans les deux premières longueurs avant un crux de beauté et de technicité dans une troisième longueur surtout en placements et traversées sur la face plane ou l’angle de la lame sommitale. Le rappel de descente du trou du serpent côté ouest donne un beau point de vue sur cette escalade sommitale, dommage que les entrées maritimes du jour et leur lumière poisseuse aient un peu gâché l’esthétisme de cette longueur (d’ailleurs choisie à juste titre pour figurer en couverture du nouveau topo des calanques).
sur le fil de la lame de L3
fin de L3, des cordées sur le fil de Castelvieil
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
8 mai 2017
1
08
/05
/mai
/2017
17:57
Les 7 et 8 mai 2017
Sommet : 3050 m
Dénivelée : 1150 m de montée (2550-1900-3050-1850)
Difficulté : 2.2
Au réveil à 6h au refuge du Glacier Blanc, il neige et la visibilité n'excède guère la terrasse du refuge. Les plans B envisagés depuis la veille au soir vu le plaquage possible de la vire du Mônetier, au dire des skieurs l'ayant tenté la veille, tombent à l'eau... euh à la neige, et on redescend piteusement au parking quand le ciel se dégage côté Glacier Noir, bien plus bleu que le Blanc. On décide donc de retourner pour une N-ième fois vers les faces nord du Glacier Noir, une classique amplement justifiée avec son cadre glaciaire XXL. Cette fois-ci on se dirige vers le pied du couloir nord du col du Glacier Noir, où l'on aura le plaisir d'observer un skieur en solo qui le descend, impressionnant de facilité... La descente s'avérera bonne, poudreuse au sommet, moquette épaisse au milieu... et collante sur le bas, de quoi oublier la déception d'échouer dans la traversée des dômes 2 fois de suite, 2 années d'affilée, ... 2 huit mai successifs ! Rendez-vous est pris pour 2018...
le 7 mai au soir, montée vers le refuge du Glacier Blanc
le 7 mai, crépuscule vers le Pelvoux
sous les faces nord, entaillées de coups de sabre et de séracs
tout en haut du Glacier Noir, sous les Ailefroide et leur glacier suspendu
ski sur poudreuse entre les séracs
un skieur dans le bas du couloir nord du col du Glacier Noir
de la poudreuse froide à la poudreuse humide, plus bas sur le Glacier Noir
Published by Thomas
-
dans
Ski de rando en Provence
8 mai 2017
1
08
/05
/mai
/2017
17:40
Le 7 mai 2017
Sommet : 2850 m
Dénivelée : 900 m (1950-2850), plus 700 m le soir de montée au refuge du Glacier Blanc
Difficulté : 4.2
Avant notre sortie programmée le lendemain aux dômes de Mônetier, retour sur le très beau couloir Gelé situé sous le pic du Béal Traversier dans l'ouest-Queyras, déjà skié en 2011 mais au départ d'Arvieux. Un départ élevé avec donc chaussage à la voiture, un dénivelée de moins de 1000 m avant la montée au refuge du Glacier Blanc, un couloir haut, nord et encaissé pour bien garder la fraîche à l'état poudreuse, cette course remplit le cahier des charges du jour. Au final de la neige globalement bien skiable, avec même un couloir Gelé... en poudreuse ; seul bémol, le vent de nord fort et incessant pas très dépaysant pour des marseillais…
à la montée dans le couloir, près d'un curieux monolithe
vue d'ensemble des Dolomites queyrassines, avec leurs curieux spigolos
au-dessus de Peyre Murenq, dans la poudreuse en cours d'humidification
Published by Thomas
-
dans
Ski de rando en Provence
6 mai 2017
6
06
/05
/mai
/2017
15:45
Le 5 mai 2017
Au cours d’un vol de Rome à Paris passage «comme à l’habitude» pile au-dessus du Mont-Blanc, l’occasion d’admirer par cette belle météo la montagne sous des angles et surtout des altitudes inhabituels. On distinguera même les traces des skieurs sur les glaciers du Géant ou des Bossons quelques kilomètres plus bas !
le Mont-Blanc, versants Brenva, Géant et Bossons
Published by Thomas
-
dans
Vues d'avion
1 mai 2017
1
01
/05
/mai
/2017
18:01
Le 1er mai 2017
Esperanza, équipé, 4 longueurs, 5c+max
5b+/5a/5c+/5b+
En ce jour de mistral on décide de retourner grimper à Rumpe Cuou, et ses belles dalles lisses de calcaire blanc en bord de Grande Bleue, cette fois-ci sur « Esperanza », 4 longueurs situées au sud du secteur en bordure des plissements géologiques de « la malédiction de Carnot » ou du « paradigme perdu ». Encore de jolies longueurs, particulièrement une L3 assez soutenue en 5c+ dalleux, et surtout une belle ambiance avec le ressac qui vient s’échouer au chausson des grimpeurs engagés dans « banana slip » !
fleurs de chèvrefeuille et sabline de Provence (endémique à la Provence occidentale et protégée) dans l'éboulis sous la brèche d'accès versant Sormiou
les couleurs du lagon de Sormiou
vue grand large jusqu'au Riou
dans L2, face à l'île du Riou
cordées dans "banana slip" au-dessus du ressac
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
1 mai 2017
1
01
/05
/mai
/2017
17:58
Le 30 avril 2017
Journée de vélo entre Istres, Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts, à travers étangs petits ou grands, d’eau douce ou salée, le long de canaux ombragés sous les genêts en fleurs, ou sur des chemins monotrace dans la pinède… Entre les étangs de Berre, Lavalduc, Engrenier, Pourra et Citis (!), deux très beaux singles s’avèrent parfaitement adaptés au VTT : celui longeant le canal de Martigues sur le côté est des étangs de Lavalduc et Engrenier, presque plat, très roulant et panoramique sur les eaux rouges de ces étangs saturés en sel, et celui qui descend du plateau de Lèbre sur la plage de Figuerolles au bord de l’étang de Berre, près de 150 mètres de dénivelée d’un sentier spécifiquement aménagé, avec sauts, virages relevés et toute la gestuelle de la descente VTT !
au bord de l'étang de Lavalduc et sur le plateau de Castillon, entre genêts et cystes en fleurs
dans le magnifique single de Figuerolles
Published by Thomas
-
dans
VTT en Provence
30 avril 2017
7
30
/04
/avril
/2017
08:55
Le 29 avril 2017
Super calanque, 4 longueurs, équipé, 6a max, équipé
A mon sens 5b/5b/5c/6a
La Jacques Balma ou le voyage d’Anouk, 4 longueurs, équipé, 6b max
A mon sens 5b/6b/5a/5b/6a+
Journée de grimpe sur Castelvieil, avec de façon désormais classique montée sur le plateau par une grande voie versant En Vau : super calanque, avant de redescendre en rappel côté large et de remonter par une autre : le voyage d’Anouk ou la Jacques Blama, un moyen d’éviter l’accès ingrat par les cheminées patinées et/ou la renfougne classiques depuis la brèche de Castelvieil. Super calanque est une voie qui vaut mieux que ce à quoi nous nous attendions : une grimpe certes hétérogène, parfois un peu végétale et patinée dans la première longueur, mais une ambiance évidemment magnifique au-dessus des eaux luminescentes d’En Vau, et de belles longueurs en L3 et L4, avec une dernière longueur presque majeure sur un beau rocher compact mais bien sculpté. Après une pause sur le plateau suspendu de Castelvieil on redescend en 4 rappels vers l’altitude 0, avant de repartir dans les 5 longueurs du voyage d’Anouk, une voie plutôt mineure comparé à ses voisines justement réputées des dents de la mer ou de rêve de pierre par exemple : de la grimpe hétérogène ou quelques passages en 6a/b côtoient de longues portions de marche ou d’escalade facile, un rocher encore souvent fragile, particulièrement en L1 et L2, une ambiance qui souffre du manque de verticalité de la paroi, une section un peu buissonnière sous la vire de la Ramond. Attention également au niveau de l’escalade, la poignée de passages en 6a/b s’avère bien coriace dans ce niveau, et l’équipement m’a semblé y laisser des pas bien obligatoires… Cela reste tout de même une jolie balade encordée, agrémentée de quelques pas durs, à l’extrémité nord de la face ouest de Castelvieil, et dans un bout de falaise plutôt confidentiel, et plus globalement une belle journée d’escalanquisme : longue approche à pieds, vire suspendue au-dessus du lagon d’En Vau, rappels, escalade plus ou moins difficile et plus ou moins équipée, passages horizontaux ou verticaux dans la garrigue ou les pins…
approche par la vire du Grand Rappel et ses vues plongeantes sur le lagon d'En Vau aux couleurs psychédéliques
sortie de L1 et de son pas bien malcommode à passer en ramonage
dans L3 et la très belle L4
dans les rappels de "Mistral Blues" puis de la "Jacques Balma", vues vers l'Oule, des cordées dans "Pepito"
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
22 avril 2017
6
22
/04
/avril
/2017
19:47
Le 22 avril 2017
Sur la route du retour, et après une semaine majoritairement passée sur les pistes du domaine de l’Alpe d’Huez, ou dans une piscine et un sauna, on poursuit cette veine outrageusement paresseuse à…. Glandage ([sic]) dans le Diois, dont les environs recèlent une curiosité géologique relativement méconnue : les sucettes de Borne, des lames de calcaire verticale hautes de plusieurs dizaines de mètres et issues de l’érosion différentielle de couches de marnes tendre et de calcaire dur sur les flancs du Jocou. Un sentier en fond de vallée permet de rejoindre ces étranges monolithes gris flanqués de pins sylvestres, au milieu de nombreux lézards et serpents. A noter également la très belle route d’accès depuis Lus-La-Croix-Haute, à travers les gorges des Gâts et leurs impressionnantes falaises de calcaire ou de conglomérat sculpté.
la série aval de sucettes de Borne, et leur arche
le beau rocher des falaises des gorges des Gâts
Published by Thomas
-
dans
Balade en Provence
22 avril 2017
6
22
/04
/avril
/2017
19:44
Le 21 avril 2017
Itinéraire : pic Blanc – pic Bayle – lac des Quirlies – col du Grand Sablat – pic Bayle – col de la Pyramide – Oz-en-Oisans
Sommet : 3450 m.
Dénivelée : 1150 m de montée (3300-3150-3450-2550-3400-1350)
Difficulé : 4.1 exposé à la descente du col de la Pyramide
Après le « repérage » du début de semaine, grand tour à skis de randonnée autour du pic Bayle vers le lac des Quirlies et les glaciérs éponymes versant est des Grandes Rousses. Un bel itinéraire improvisé (le plan initial de monter au pic de l’Etendard a été abandonné au vu de la neige médiocre en forme de pénitents en versant nord-est) sous une météo et sur des neiges parfaites dans les expositions pratiquées : un tapis blanc soyeux à point aux heures de descente, 13h versant est sur le glacier des Quirlies et 17h ([sic]) versant ouest sous le col de la Pyramide, des horaires certes tardifs mais bien adaptés en cette journée encore fraîche suivant un milieu de semaine très froid (avec au plus chaud -16°C en journée à 3300 m la veille !). Le paysage n’a rien à envier à la neige, avec vues panoramiques et belle ambiance glaciaire tout du long ; on skie les yeux sur la Meije et les aiguilles d’Arves, entre séracs et flèches de rocher fauve dans ces bien-nommées Grandes Rousses, sur les glaciers des Quirlies et des Malatres dont le recul a donné naissance au lac des Quirlies désormais débarrassé de ses séracs flottants.
au départ, encore de la fraîcheur au sommet du Pic Blanc
du pic Bayle, vue vers l'Oisans
sous le pic Bayle, vues panoramiques vers le rocher fauve des bien-nommées Grandes Rousses... et l'ensemble aiguilles d'Arves Meije
sur le haut du glacier des Quirlies, aiguilles de glace et aiguilles d'Arves
sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes
au lac des Quirlies, trou d'eau libre et aiguilles d'Arves
sur le glacier des Malatres
sous le col du Grand Sablat, l'itinéraire le plus simple passe par le couloir à droite, défendu par une rimaye déjà bien ouverte
dans la descente de 2000 m de dénivelée, vue vers la Meije et Belledonne
à a fin de la descente à 1500 m, cascade en mode encore semi-hivernal après 3 jours de grand froid
22 avril 2017
6
22
/04
/avril
/2017
19:39
Le 17 avril 2017
Pic Bayle depuis le Pic Blanc, AR par le versant sud-est, descente par le col de la Pyramide
Sommet : 3450 m
Dénivelée : 450 m de montée en peaux, beaucoup plus en remontées mécaniques, plus de 2000 mètres de dénivelée pour la descente (3300-3150-3450-2750-2900-1350)
Difficulté : 4.1 pour la face sud-est du pic Bayle et la face ouest du col de la Pyramide, délicate et exposée au-dessus de rochers vu l’enneigement faible cette année, y compris en haute montagne
Première randonnée à skis d’une semaine de piste à l’Alpe d’Huez, dont l’altitude élevée avec un sommet à 3300 mètres ne sera pas de trop après cet hiver historiquement sec et doux. Un domaine skiable de qualité mais extrêmement artificialisé, sur un versant sud des Grandes Rousses de grande ampleur (de 1300 à 3300 m), mais coupé de barres rocheuses et exposé souvent à l’adret, d’où des pistes creusées dans la falaise… ou même à travers pour la célèbre et bien-nommée piste du tunnel, des myriades de canon à neige… automatique (et non pas artificielle pour utiliser l’appellation consacrée ici), et donc de nombreux lacs… artificiels pour alimenter ces canons !
On en profitera bien en tout cas durant cette semaine de grand bô parfois froid, avec donc un point de départ des randonnées à skis à 3300 m au sommet du pic Blanc, d’où l’on gagne rapidement et facilement le pic Bayle, sommet du massif des Grandes Rousses à 3460 m. Le retour sur le départ versant ouest des Grandes Rousses se fera alors obligatoirement par le col de la Pyramide, seul passage aisé, ou plutôt moins malaisé, des kilomètres de falaises versant ouest sous la crête sommitale des Grandes Rousses, une cinquantaine de mètres à un peu plus de 40° mais surtout en neige dure et exposée au-dessus de rochers qui émergent du maigre manteau neigeux. Passé ces quelques mètres délicats on retrouve de la bonne neige de printemps pour les… 2000 mètres de dénivelée de la descente vers Oz-en-Oisans, nonobstant 150 mètres de remontée après fourvoyage dans un système de barres rocheuses. Merci d’ailleurs aux restes de neige… automatique sous les canons, qui permettent encore de rejoindre la station d’Oz sur piste fermée… mais en grande partie enneigée !
dans le tunnel de la piste éponyme
vue vers les aiguilles d'Arves
vues panoramiques du sommet vers le plateau supérieur du glacier du Grand Sablat
le versant ouest du col de la Pyramide
sous le dôme des Petites Rousses
le soir, crépuscule sur le versant oriental du Grand Pic de Belledonne