Le 18 août 2026
Après une première incursion en 2015 à pieds côté Gignac-la-Nerthe dans le tunnel du Rove, vite avortée sur des trottoirs effondrés, retour cette fois sur l'eau pour une traversée intégrale de l'Estaque à Gignac-la-Nerthe (officiellement interdite), avec navette de voitures pour ne pas devoir réaliser ce trajet en aller-retour. On trouvera bien sûr une ambiance insolite dans ce tunnel ouvert à la navigation en 1926 et fermé depuis 1963, effondré à 2 km de son entrée nord, où les lumières de l'entrée et de la sortie restent visibles tout au long des 7,3 km (indcateurs kilométriques régulièrement visibles sur les côtés) de la tranchée creusée sous le massif de la Nerthe, parfois 250 mètres sous la garrigue !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_du_Rove
Rien d'oppressant toutefois, pas même dans le petit tunnel creusé à hauteur d'homme dans l'éboulement de 1963, qui passe bien avec les planches à pagaie à la main (compter environ 400 mètres de marche avec la partie comblée mais boueuse du canal, juste en amont côté l'Estaque de cet éboulement), avec une bonne circulation d'air (et même un très fort vent thermique par ce jour de mistral dans le tunnel de l'éboulement) assurée périodiquement par des puits d'aération (surface visible via un puits équipé d'échelles au niveau de l'éboulement côté Estaque), une température agréable et une bonne visibilité ce jour, de l'eau transparente côté Estaque mais opaque côté Gignac, sur une eau évidemment parfaitement plate et sans le moindre courant, si bien que le trajet se fera intégralement debout sur la planche.
Pas beaucoup de vie animale toutefois, quelques éponges côté Estaque, chauve-souris côté Gignac et à notre surprise beaucoup de poissons dans la courte section à l'air libre du canal du Rove côté Gignac, pourtant en eaux mortes et noires non renouvelées depuis les éboulements des dernières années. Mais le plus beau réside peut-être dans le concrétionnement important et coloré qui décore périodiquement les trottoirs, parois et voûte, concrétionnement actif évidemment comme en témoignent les cascatelles qui tombent régulièrement dans le tunnel - y compris par la sécheresse actuelle : mini-gours, stalactites sous la forme de fistuleuses, larges stalagmites, et même simili-draperies sous les trottoirs !
les 60 ans de concrétionnement sur la voûte et les trottoirs : mini-gours et calcifications colorées, des fistuleuses (extrêmement fragiles) jusqu'à 4 mètres de long











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