AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs







Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Le 1er janvier 2025
Itinéraire : parking 645 - Tour de Cauvin - Col de Bertagne - Pic de Bertagne - Col de Bertagne - Grande Baume - point coté 672 sur la route sous le Col de l'Espigoulier
Courte balade d’après-midi à la recherche du soleil contrarié par les entrées maritimes, sur les crêtes de la Sainte-Baume, l’occasion d’admirer les déferlantes de stratus par-dessus la crête sommitale, l’impressionnant monolithe rocheux de la Tour de Cauvin, et… une biche sous … le Plan des Vaches ! Une ambiance froide, brumeuse et givrée bien différente de la douceur de l’hiver égyptien 2 jours plus tôt…
Le 17 novembre 2024
Retour en VTT et randonnée pédestre dans le massif de l’Etoile, vers le Pilon du Roi et le lieu-dit des Santons. On passé évidemment de la froidure de l’automne à la douceur de l’été indien dès qu’on passe au soleil au Col Sainte-Anne, puis profite des vues panoramique sur la rade de Marseille qui brille derrière le profil de la Bonne Mère et le chaos dolomitique du versant sud de l’Etoile, malheureusement enlaidi par la ligne très haute tension qui le traverse. Le discret sentier de crête qui mène au petit sommet de Notre-Dame-du-Rot s’avère superbe par son cheminement entre affleurements de dolomie, vues plongeantes sur le versant sud et vestiges archéologiques proches du sommet, tout comme celui beaucoup plus parcouru qui évolue entre les Santons de calcaire vers le sommet de Luminier, un coing globalement bien peu connu hormis des riverains, souvent sous-estimé et qui figure pourtant à mon sens parmi les plus esthétiques à proximité de Marseille.
Le 13 novembre 2024
Balades de proximité sur les rives de l’étang de Berre, d’abord dans la réserve ornithologique des Salins du Roi, enclavée entre routes, lotissements et aéroport, mais riche en espèces en dépit de cette anthropisation envahissante, puis sur le cordon dunaire du Jaï côté Bolmon, une zone moins protégée (lieu de chasse d’ailleurs…) mais riche en… flamants roses, nombreux dans les petits étangs limitrophes à Bolmon. Belles observations de ces oiseaux très souvent postés là, l’anthropisation se limitant ici aux cheminées de la raffinerie de La Mède visibles à l’ouest...
côté réserve des Salins du Lion, une belle richesse ornithologique, et des cygnes beaucoup moins farouches que les flamants roses
sur le Jaï côté Bolmon des flamants roses qui se laissent un peu plus approcher (pas moins de 20 mètres tout de même !)
Le 10 novembre 2024
Itinéraire : Chaillol 1600 – les Cougnets – Col du Viallet – vires de la face sud – arête sud-ouest du Pic Queyrel – Pic Queyrel - Col du Viallet - les Cougnets – Chaillol 1600
Après la mise en bouche la veille sur la rive opposée du Drac, retour sur ce Queyrel gréseux déjà randonné et skié sur plusieurs de ces versants, cette fois par l’itinéraire le plus alpin et esthétique à travers les vires de la face sud. Le sentier du Col Viallet, très fréquenté en ce dimanche de week-end prolongé et de beau temps, offre en effet de superbes vues sur le Gapençais brouillé dans les brumes automnales derrière le mélézin orangé, et sur les aiguilles de grès aux allures de demoiselles coiffées. On s’engage après le col à flanc sur des pentes herbeuses puis sur des vires qui se font de plus en plus étroites et aériennes, avant de remonter un canyon sec entre les falaises de grès stratifié aux inclusions de silex, puis de poursuivre par une dernière vire permettant de rejoindre la facile arête sud-ouest. Un bel itinéraire, désormais classique malgré son caractère un peu vertigineux comme en témoigne les autres randonneurs rencontrés, et qui vaut par son cheminement au milieu des curiosités géologiques de ce grès du Champsaur très sculpté : arches doubles, falaises érodées en courbes, arrondis, strates et inclusions, fenêtres naturelles…
Le 9 novembre 2024
Itinéraire : Notre-Dame de Bois Vert – sentier du Pas Neuf jusqu’au point coté 1790 en aller-retour
Première (demi)journée d’une virée dans le Champsaur, à la recherche des feuillages et couleurs d’automne qui font défaut sur le littoral bucco rhodanien. On choisira de découvrir le versant est de Coste Folle au-dessus de Saint-Bonnet-en-Champsaur, à l’ombre donc l’après-midi, mais rien de grave en cette journée nuageuse. Le sentier remonte d’abord le mélézin jaune et orange avant de forcer le verrou rive gauche du ravin du Torrent des Farelles par une section en corniche taillée dans le rocher, protégée par une vieille rambarde et un câble métallique. On parvient ensuite aux alpages suspendus qui ont sans doute justifié ce tracé de sentier alpin, avant de devoir faire demi-tour au niveau du ravin du Torrent de la Fontaine Saint-Clair, le chemin visible en pointillés sur la carte IGN n’étant plus viable ou entretenu dans un ravin marneux. Une jolie balade malgré ce renoncement à la boucle et le ciel gris, et surtout la découverte d’un beau sentier pastoral impressionnant par son tracé et les vues qu’il offre sur les ravins marneux caractéristiques de ce chaînon.
Les 13 et 14 juillet 2024
Itinéraire : parking des cascades sous Dormillouse - Pré Moulin - Peyrourasses - lac Faravel (bivouac) - sous l'ancien glacier de Faravel à 2700 m - lac Faravel - lac Palluel - cabanes de Palluel - Pré Moulin - parking des cascades sous Dormillouse
Dénivelée :
J1 : 1000 m (1400-2400)
J2 : 500 m (2400-2700-2400-2500-1600-1700-1400)
Après des mois de météo instable dans les Alpes du Sud, c’est le premier week-end de soleil franc annoncé en montagne …depuis la mi-avril et une belle virée à skis dans le Mercantour !
On profitera effectivement d’un ciel presqu’exclusivement bleu, et surtout d’une montagne rarement blanche ou verte à cette période de l’année : névés en abondance au-dessus de 2500 m, y compris en adrets, et au-dessous torrents souvent en crue, ruisseaux et cascades dans les moindres thalwegs, innombrables cascades et replats transformés en marécages ou lacs (avec par exemple un lac formé juste à l’est du lac Faravel). A noter également de gros dégâts sur la route d’accès dans le fond de la vallée de Freissinières : route emportée par des crues et remplacée par une piste, énorme bloc éboulé bloquant le passage, ruisseau coulant encore à fleur de chaussée. Les grosses dépressions pluvieuses de l’automne ainsi que l’épisode majeur de pluie associée à la fonte nivale de fin juin ont laissé des stigmates dans la plupart des fonds de vallon et de ravins ; les Ecrins paient un lourd tribut au réchauffement climatique, qu’il s’agisse de sécheresse et de fonte du pergélisol et des glaciers, ou d’avalanches et de crues… C’est donc une montagne atypique métamorphosée par un automne et un printemps très arrosés et ponctués d‘épisodes de températures hors normes, pour le plus grand plaisir des nombreux randonneurs qui arpentaient les sentiers des Ecrins ce week-end, loin des pelouses alpines prématurément jaunies et des sommets secs et gris qui constituaient les paysages de moyenne et haute montagne par exemple 2 ans plus tôt.
Le bivouac au lac Faravel, très confortable sur un tapis d’herbes, sera ainsi sublimé par l’enneigement encore très conséquent, pentes nord uniformément blanches au-dessus du lac, cascatelles qui décorent les barres rocheuses en-dessous, prairie et tourbière d’un vert vif autour du lac encore partiellement glacé sur sa marge sud-ouest. On gagnera le lendemain par un beau sentier en balcon le lac Palluel, toujours aussi beau dans son écrin d’Ecrins encore blancs, puis redescendra à l’étage forestier pour abuser (encore) des lys martagon et des fraises des bois. La faune aura également été riche de rencontres, de la biche paniquée sur la route à la sortie de Tallard aux nombreuses marmottes du lac Faravel, en passant par un aigle près du lac Palluel ou un bouquetin sur l’ancien glacier de Faravel.
Un beau et bon week-end de retrouvailles avec la montagne, manquaient seulement au festin myrtilles et framboises encore loin d'être mûres !
J1 : au-dessus du bien nommé parking des cascades, le canyon de Chichin en conditions... sportives (!)
J2 : montée sur le névé qui débute au lac, demi-tour à 2700 m en baskets sans piolet sur une pente à 35°...
Le 6 juillet 2024
Retour dans les vallons obscurs niçois, cette fois dans ceux de Saint-Blaise et du Rieu pour lesquels la carte semble promettre des encaissements ténébreux et concrétionnés comme seuls ces canyons « secs » savent en offrir dans le registre de difficultés de la simple randonnée. Il n’en sera malheureusement rien malgré quelques sections esthétiques de falaises couvertes de mousses et de fougères, mais rien de majeur surtout comparé aux magnifiques voire splendides vallons de Donaréo et surtout Magnan !
Le 8 juin 2024
Itinéraire : plage de Monteau - domaine la Côte Plage - la vire supérieure de Cap Monteau en aller-retour - Saint-Chamas le Pesquier - plage de Monteau
Balade en kayak au départ de la plage de Monteau vers les criques blotties sous la longue barre de molasse qui domine la côte de l’étang de Berre sur plusieurs centaines de mètres au nord, pour constituer la seule côte rocheuse de cette lagune. On peut donc y profiter de jolies plages de coquillages à la tranquillité assurée par un accès exclusivement maritime, et d’une longue vire sablonneuse au pied et sous les dévers de cette falaise de molasse haute au plus d’une quinzaine de mètres mais rarement colorée et sculptée, l’occasion d’une jolie balade géologique et panoramique sur l’étang de Berre 20 mètres en-dessous.
Par contre la vie marine ne brillera pas par sa richesse faute d’abri rocheux ou de zostère, et c’est encore pire en face côté Saint-Chamas, dans des fonds de très faible profondeur où seuls se laissent observer derrière le masque laitue de mer et algues rouges.
C’est dans le sable de la plage de Monteau que se cachent de nombreux mollusques, notamment des palourdes qui décidément depuis la crise anoxique de l’été 2018 et leur disparition quasi-totale ont bien essaimé dans l’étang !
vie marine très pauvre dans le coin sous le tapis d'ulves et et les crinières flottantes : de rares anémones ou blennies, et des sardines mal en point... mais toujours beaucoup de palourdes !
Tout le contenu de ce blog est évidemment soumis au droit d'auteur !
la carte interactive d'ailleurs
la carte interactive de Provence


MONTAGNES : LES PLUS BELLES PHOTOS
Alpinisme dans les Alpes du Nord
Escalade dans les Alpes du Nord
Escalade dans le Massif Central
Ski de rando en Amérique du Nord
Speleologie dans le Massif Central
Canyonisme dans le Massif Central
Canyonisme dans les Alpes du Nord
Ski de rando dans les Alpes du Nord