11 juillet 2020
6
11
/07
/juillet
/2020
09:48
Le 7 juillet 2020
Voie "l'été indien" sur le Mont Oreb versant sud-est du vallon de Bérard, 7 longueurs, équipé, 6a+ max
5b/6a/6a/5b+/6a/6a+/6a
Une jolie voie à l'escalade finalement assez variée, avec de la dalle mais pas que, puisque les trois premières longueurs comportent également du dièdre et du mur raide avant le magnifique bouclier de gneiss des trois longueurs terminales. Tout cela manque un peu d'ambiance à proximité du vallon de Bérard et sur une falaise de bric et de broc coupée de vires, mais on profite de l'ambiance apaisante des lieux, au milieu des bouquetins peu farouches qui se livreront sous nos yeux à une séance de solo intégral, en désescalade s'il vous plaît, dans la dalle en 6a de L5...
pose mâle au départ, devant le versant nord des Aiguilles Rouges
fin de L4 sur la dalle de gneiss
cordée dans la dalle en 6a+ de la voie voisine "into the wild" puis notre cordée !
dans la traversée en 6a+ de L6
à la descente, pose femelle et démonstration de solo intégral -en désescalade- dans la dalle en 6a de L5
11 juillet 2020
6
11
/07
/juillet
/2020
09:47
Le 6 juillet 2020
Voie "cocher cochon" au clocher de Planpraz, 8 longueurs, équipé, 6a max
4a (non fait)/5c/5b/5c+/5a/rappel/5c/5b/6a (long et soutenu, athlétique puis en dalle)
Après les deux belles courses du week-end et vu la météo mitigée du jour, journée de "repos" dans les Aiguilles Rouges, sur une voie équipée d'accès rapide, pas trop longue et pas trop dure. « Cocher cochon » sur le clocher de Planpraz, à l’approche grandement raccourcie par la télécabine éponyme, remplit bien ce cahier des charges. C’est finalement bien plus qu’un plan B, avec de belles longueurs d’escalade sur un beau rocher, particulièrement dans les 3 longueurs terminales sur le « clocher », le dernier 6a -soutenu à bras puis à pieds - s’avérant même majeur sur une écaille puis l’arête sommitale du bitard de gneiss.
l'approche, face au Mont-Blanc et à la Verte sur parterre de rhododendrons
sous la traversée clocher-clochetons, dans les 3 dernières longueurs
11 juillet 2020
6
11
/07
/juillet
/2020
09:17
Le 4 juillet 2020
Pointe Percée par l'arête du Doigt depuis le col des Annes, descente par la voie normale
Sommet : 2750 m
Dénivelée : 1100 m
11 longueurs, équipé, 5c max
3b/3b/3b/4b/marche/5b/4b/4b/3c/5c+/5b/5c
Après les 5 heures de route depuis Marseille puis un bivouac improvisé vers le col des Annes, première journée de cette semaine de montagne dans les Alpes du Nord sur le sommet des Aravis. Son arête nord-est, dite du Doigt pour le monolithe qui s'en détache, et dont la fenêtre naturelle a donné son nom à la Pointe... Percée, offre un escalade bien équipée, une classique justifiée accessible à tout grimpeur de petit 5. La beauté du cadre face au massif du Mont-Blanc sur une arête panoramique et aérienne aura été sublimée ce jour par la mer de nuages à 2500 m en début de matinée versant est, s'effilochant ensuite en volutes de ouate sur l'arête, donnant des éclairages subliminaux au point de pouvoir observer des spectres de Broken sous le sommet... On paiera ces ambiances à la Samivel dans le brouillard du sommet et au début de la descente, mais voilà une belle entrée en matière pour cette semaine d'alpinordisme avant de fixer le camp de base à Vallorcine !
vue sur l'objectif depuis le col de l'Oulettaz
sous le Doigt au début de l'arête, au-dessus de la mer de nuages avec sa houle d'est
une cordée sous le sommet de la Pointe Percée à la sortie de la cheminée en 5c+
sur l'arête du Doigt plein gaz au-dessus de la mer de nuages, mal de mer possible
ambiances à la Samivel et spectre de Broken sous le sommet
l'arête du jour à gaucge du sommet, avec son Doigt aisément reconnaissable
quelques heures plus tard, crépuscule sur les aiguilles de Chamonix
9 août 2018
4
09
/08
/août
/2018
21:31
Le 8 août 2018
Voie « les noces d’étain », 11 longueurs, équipé, 6a max
5b/5c/5a/5a/5c/5c/5b/6a/6a/5b/5c+
Journée d’escalade sur le Doigt de l’Aiguille de Mesure au-dessus du col des Montets, une ligne équipée où la descente se fait en rappels dans la voie, de quoi motiver le choix de cet itinéraire en cette journée annoncée orageuse ! Les 1000 mètres de l’approche se remontent finalement bien, et même vite pour la première moitié parcourue à plus de 900 m/h avec un groupe de trailers, avant que les photos de bouquetins, les pauses myrtilles et les portions hors sentier ne fassent fléchir sérieusement ce rythme ! On perdra ensuite plus de 2 heures en cherchant le départ de la voie trop à l’ouest, puis en se fourvoyant dans une voie où passés les 3 premiers spits l’équipement disparaît complètement (!), avant enfin de repérer la bonne dalle de départ à près de 14h ! On grimpera donc l’œil rivé sur le radar météo pour guetter le développement d’éventuels orages, mais finalement la météo n’ira qu’en s’améliorant jusqu’au grand beau temps de la soirée. La voie offre un équipement très espacé dans les sections en 5a/5b, particulièrement dans L1, mais protège bien tous les pas de 5c et plus, de quoi grimper sans stress sur une voie variée en dalle, dièdre ou traversées, mention spéciale pour la magnifique dalle de gneiss compact de L5, suspendue au-dessus des gendarmes rocheux et des névés du fond de la combe de l’Encrenaz. On s’arrêtera finalement au sommet de L8, pressés par l’horaire, les risques météo… mais aussi la gourmandise, le vallon de l’Eau Noire offrant un tapis presque continu d’airelles et de myrtilles de 2200 m jusqu’au col des Montets. Un créneau météo donc bienvenu et bien optimisé, avec un retour en voiture qui se fera d’ailleurs sous les orages dans toute la basse vallée de l’Arve !
les névés effondrés sous la paroi est de Mesure
lumières vers l'Aiguille du Tour
9 août 2018
4
09
/08
/août
/2018
21:27
Le 5 août 2018
Voie des trous, 10 longueurs, partiellement équipé
Sommet : 2100 m
Dénivelée : 200 m
Cotation : 300 m d’escalade en 5c, équipement à compléter
Journée d’escalade sur la paroi nord du Petit Bargy, célèbre pour ses grandes dalles de calcaire gris dressées au-dessus du Lac Bénit. Ces dalles couchées sont sculptées par l’érosion au point de présenter des formes anthropomorphes, et un grimpeur qui passe par la basse vallée de l’Arve à leurs pieds ne peut que les remarquer et désirer y poser ses chaussons ! La voie des trous est l’une des premières voies ouvertes dans cette face, et louvoie au plus facile sur les dalles entre les cavités, jusqu’à passer sur le « nez de la sorcière » entre ses 2 « yeux » dans sa partie terminale (en fait sur une arête de calcaire percée de plusieurs trous).
C’est au final un bel itinéraire dans ce relief calcaire atypique et une belle ambiance moyenne montagne au-dessus des alpages du Lac Bénit, même si un petit névé au pied de la face rappelle l’enneigement important de l’hiver. Les pas de dalle les plus délicats, bien protégés par spits ou pitons, ne font pas oublier une approche délicate et très exposée sur des pentes de terres raides et suspendues, et la principale difficulté consiste en fait à bien suivre la voie, en général au plus facile pour cette voie historique. Même si la grimpe ne s’avère ni soutenue ni homogène on trouve de beaux passages en dalle dans le premier tiers et sur l’arête suspendue du « nez » final. La sortie se fait ensuite décordé par des vires qui se couchent, et on bénit le bain… dans le lac Bénit, sans doute à plus de 20°C par 1500 m d’altitude et à 200 mètres des restes de névés, après une descente raide et pénible dans les éboulis du col de l’Encrenaz.
vues sur la face nord-ouest du Petit Bargy, traçé de la voie et vue de détail sur la lame du nez perçée de trous
ambiance pastorale près du Lac Bénit
à la fin de l'approche, délicate et exposée
encore un gros névé à 1500 m...
... avant la baignade dans le lac (chaud) à une centaine de mètres !
13 août 2016
6
13
/08
/août
/2016
08:39
Le 12 août 2016
Les gants rouges du cardinal, départ par « arche à gauche », 7 longueurs, équipé, 6a max
5c/4a/5a/5c/5c/4c/5c
Retour sur les chaussons dans cette semaine haut-savoyarde avec une grande voie dans les Bornes sur la face sud-est de la Pointe du Midi : « les gants rouges du cardinal », avec une attaque par « arche à gauche » afin d’éviter le 6b inaugural. Même si, de par la configuration du terrain, la voie, entrecoupée de vires et de dalles (très) couchées, manque d’homogénéité et de continuité, elle offre de beaux passages voire des superbes comme à la fin de L2 ou de L3 sur des dalles à cannelures d’anthologie, où la grimpe, facile, se fait en coincements de pieds et pincements de mains sur des rigoles de calcaire gris parfaitement parallèles, des beautés de l’érosion du karst en moyenne montagne !
dans L1 de "arche à gauche"
fins de L3 et de L4 des "gants rouges du cardinal"
dans la dernière longueur
lys sauvage devant les crêtes des Bornes
17 juillet 2016
7
17
/07
/juillet
/2016
20:51
Le 16 juillet 2016
Désert de samba, 4 longueurs, équipé, 6a max, puis Dune
5b/5c/6a/5b/6a+
Journée d’escalade sur la dalle des Chéserys dans les Aiguilles Rouges au-dessus d’Argentière. Une approche rapide mais bucolique à travers la prairie alpine en pleine explosion florale, des bouquetins presque domestiques qui prennent la pose devant le massif du Mont-Blanc, de grandes dalles couchées de gneiss bien équipées avec descente en rappels dans les voies, voilà de quoi ravir le grimpeur à la recherche d’escalade aussi facile que peu engagée. On trouvera évidemment beaucoup de monde dans ce petit Ailefroide chamoniard relevé du fond de la vallée à 2000 mètres d’altitude, en belvédère sur le Mont-Blanc, mais le nombre de lignes équipées et le panorama qui va des cornes des bouquetins aux dents du géant font vite oublier la fréquentation d’une des rares falaises d’initiation de la vallée, aux cotations d’ailleurs bien sympathiques pour les lieux…
... et faune à la fin de l'approche
vue vers la dent du Géant
29 décembre 2015
2
29
/12
/décembre
/2015
18:21
Le 27 décembre 2015
Voie « solstice d’été », 5 longueurs, équipé, 5c max
5c/4c/5b/5b/4b
En ce mois de décembre historiquement sec et doux, on renonce au ski pour de l’escalade en Haute-Savoie. Après avoir découvert la paroi du Sapey en août on s’oriente vers la dalle voisine de la Rosière et sa grande voie la plus facile, avec les 5 longueurs en 5c max de « solstice d’été ». En ce solstice d’hiver, après une approche pédestre aux allures printanières, les primevères s’avérant plus nombreuses que les rares plaques de neige subsistant en fonds de vallon, on s’attaque d’ailleurs à L1 en tee-shirt thermique. Après cette mise en chaussons raide et délicate à froid, la dalle se couche et offre dans ces 2 dernières longueurs de superbes cannelures taillés au cordeau dans le calcaire gris, de quoi profiter d’un beau lapiaz vertical sans les douloureux coincements parfois associés à ce type d’escalade !
primevères durant l'approche par le refuge de la Têtaz
vue de la falaise est de la Tête Ronde
fin de L2 : du beau caillou
dans L4 et ses griffures de Godzilla
dans la géologie atypique de L5, des cannelures en forme de rails parfaitement rectilignes...
dans le premier des 4 rappels de descente
13 août 2015
4
13
/08
/août
/2015
15:48
Le 11 août 2015
"Sapeyrlipopette", 6 longueurs, équipé, 6a max
5c/5c/5a/6a/5b/5c
Journée d'escalade dans les Bornes sur les dalles du Sapey, dans la voie "Sapeyrlipopette" située sous la pointe de Dran, 6 longueurs en 6a max traçées sur un bon calcaire gris compact souvent sculpté en cannelures.
au départ, vue vers les dalles sous les arêtes du Sapey
durant l'approche, sous le sommet du Mont Lachat
dans L3, sur le fil de l'arête
au départ de la belle dalle à cannelures de L4
au retour, au-dessus du col de la Buffaz
devant les dents de Lanfon traversées le lendemain
15 juillet 2015
3
15
/07
/juillet
/2015
18:42
Le 14 juillet 2015
l'été indien,5 longueurs, équipé, 5c max
5c/5c/5c/5c/5b
Parcours d’une grande voie classique des Aravis, les 5 longueurs de l’«été indien» sur la face sud de la pointe de Chombas, effectivement une bien belle escalade avec des longueurs variées, soutenues dans le 5c et sur un calcaire gris compact et vertical équipé par Michel Piola. Pour ne rien gâcher, l’approche depuis le col des Annes constitue une jolie randonnée pédestre variée entre crêtes verdoyantes de l’Oulettaz, désert blanc de lapiaz au-dessus du refuge de Gramusset, retour aux alpages sur le pré au chèvres face ouest de la pointe de Chombas avant de lancer la corde pour les rappels… Attention d’ailleurs à ces derniers qui offrent de nombreuses occasions… de coincements, particulièrement pour les troisième et quatrième !
dans l'approche, de la luxuriance de l'Oulettaz aux ponts de calcaire du désert de lapiaz
premier des 4 rappels (L1 non parcourue vu la limite horaire de la journée)
dans la voie, sur la belle dalle de L4 sous les parapentes
vue panoramique du sommet de la pointe de Chombas sur la pointe Percée et le massif du Mont-Blanc
sur le retour vues sur les crêtes vers la Tournette et les couleurs de la Pointe Percée