AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs







Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Le 18 juin 2024
Retour à la pause méridienne sur ce superbe spot de deep water solo et de plongée apnée, là où les dévers de conglomérat du Rocher du Moulon abritent un tombant exceptionnel de richesse à faible profondeur : juste sous la surface s’épanouissent forêts de gorgones oranges, murs tapissés de zoanthaires jaunes, éponges grises, coralligène multicolore… donnant un final un spectacle qui peut rappeler la magnificence des récifs coralliens tropicaux. Cerise sur le gâteau ou plutôt gastéropode sur le tableau, de nombreux nudibranches à demeure sur ce site, ce jour hervias et flabellines mauves par exemple !
Le 16 juin 2024
Retour sur un itinéraire déjà parcouru en 2017 le long de la côte la plus sauvage de l’étang de Berre entre les plages de Massane à Saint-Mitre les Remparts et celle de Figuerolles à Martigues, environ 5 km d’un littoral préservé de l’urbanisation et de l’industrialisation par les escarpements du versant est de la colline de Caderaou. La pinède y a d’ailleurs parfois cédé la place à des badlands là où l’érosion a mis à nu les pentes les plus raides, donnant aux lieux des airs de terres noires… ou plutôt violettes du plus bel effet.
Sous la surface de l’étang l’amélioration de la qualité des eaux se confirme avec une vie marine plus riche et diversifiée que 7 ans plus tôt, particulièrement au sud vers Figuerolles où des poches en extension de zostères abritent nombre d’espèces, alevins par centaines mais aussi crustacés, gastéropodes et syngnathes bien camouflés entre les tiges, sans compter les anémones, rapanes, gobies et blennies qui évoluent à côté.
A noter des températures bien fraîches ce jour, pas plus de 25°C au-dessus de l’eau et 22°C dans l’eau, des conditions de début mai de plus en plus rares pour une mi-juin.
Le 15 juin 2024
Virée plongée apnée à la découverte des zostères proches du petit port du Jaï à l’extrémité est de la plage éponyme, puis plus à l’ouest à la pêche aux palourdes enfouies dans le sable, toujours aussi nombreuses malgré l’extension de la période d’ouverture de leur pêche et le braconnage intensif dont je suis souvent témoin à la pause méridienne…
Le 6 juin 2024
Première plongée de l’année dans l’étang de Berre, où vu la faible profondeur et inertie thermique l’eau frôle déjà les 25°C, bien au-dessus des 18°C de la Méditerranée voisine impactée par de nombreux épisodes de mistral. La plage des Marettes sur le rivage est de l’étang de Vaïné a vu les zostères se développer, et ses herbiers abritent une faune de plus en plus riche. Pas d’hippocampe ce jour, mais son cousin le syngnathe, et surtout de nombreuses blennies et de nombreux gobies, dans une eau déjà un peu verte et une visibilité malheureusement médiocre.
Le 14 octobre 2023
L’été provençal semble se terminer ce dimanche, donc une dernière plongée nocturne s’impose, toujours en maillot de bain dans une eau 23°C, et ce pendant plus d’une heure sans ressentir de sensation de froid ! La crique de la Redonne au départ de la plage de la Dugue offre une baie bien protégée et de la houle et des vagues sensibles ce soir, et surtout en écosystème de sable et d’herbier bien différent des côtes rocheuses fréquentées jusqu’alors en apnée de nuit. Effectivement ce soir pas de cigale de mer ou de congre, mais des seiches, rombous ou étoiles de mer plus communes sur un substrat meuble, et, plus généralement comme toujours à la lueur de la lampe des observations riches et variées, voire attachantes au sens propre comme figuré pour un poulpe curieux qui me touchera avec ses bras et ventouses à chacun de mes descentes ! Un grand plaisir (de proximité) que de découvrir tous ces animaux parfois insolites, simplement muni d’un masque et d’un tuba, la vie nocturne s’avérant plus animée et diverse que la diurne sous l’eau …
poulpe curieux qui me tendra plusieurs fois ses bras pour me palper. Un céphalopode attachant qui finira par renoncer à me serrer la main à ma quatrième descente, un bon bain d'altérité
étoile-peigne (de l'ordre de 30 cm d'envergure) en déplacement (assez rapide) et chasse sur le fond sableux , première observation pour moi !
Le 9 octobre 2023
L’été de 5 mois qui ne touche toujours pas à sa fin autorise encore des virées de proximité pluri-hebdomadaires à l’Erevine en mobilité douce – VTT puis marche, le plaisir venant de la grande variété de la vie marine qui s’y révèle différente à chaque incursion, malgré les poulpes et murènes inféodés que je pourrais presque commencer à appeler par leur prénom. Impossible de se lasser de ces fonds riches et de ces poissons, cnidaires, mollusques, crustacés, vers marins, échinodermes… autant d’espèces qu’il s’agit de repérer, puis que l’on peut découvrir, observer et approcher, comme rarement au-dessus de la surface de l’eau… Et la chasse naturaliste et photographique est encore plus fructueuse la nuit !
bouquet de vers (megalommas), pas faciles à approcher car rétractés dans leur tube à la moindre vibration !
Le 6 octobre 2023
C’est parti pour la séance de plongée libre nocturne hebdomadaire, cette fois-ci à Petit Méjean face aux fonds de Grand Méjean souvent explorés récemment.
Après l’apéritif sur la terrasse face au soleil couchant, on profitera encore et toujours d’une mer chaude et lisse, vide de méduses mais riche en rascasses, toujours aussi imperturbables devant les photographes qui les chassent, se sachant protégées par leurs nageoires dorsales venimeuses. Poulpes et murènes seront malheureusement plus timides, profitant de l’herbier pour disparaître devant l’objectif. Quelle conjonction parfaite de conditions actuellement, avec de plus un crépuscule désormais peu tardif, plus commode de plonger de nuit à 20h en octobre qu’à 23h en juin…
Les 2 et 6 octobre 2023
Pour ces xxxième sorties de proximité à la pause méridienne, je vous ferai grâce de ma prose ampoulée !
Le 1er octobre 2023
Itinéraire : port de la Madrague - pointe de l'Ermitage - Ile Longue - Ile de la Ratonnière - Ile Longue - Pointe des Chevaliers - grottes de la calanque du Blé - Pointe des Chevaliers - Pain de Sucre - Pointe de l'Ermitage - port de la Madrague
Poursuite du cabotage en Provence cristalline, ce jour la côte ouest de la presqu’île de Giens, déjà parcourue plusieurs fois pour la beauté de ses îlots aux schistes colorés et sculptés, et pour ses 2 grottes marines dont l’une est sans doute la plus profonde de la Méditerranée française.
On profitera encore et toujours de conditions idéales, mer calme et chaude pour la saison (21-22°C), pas de méduse, visibilité excellente, de quoi observer sans gêne de nombreux poulpes autour des îlots Longue et Ratonnière, et dans la grotte de la Calanque du Blé chapon, murène, langouste et doris dalmatien (pour la première fois !) à quelques mètres les uns des autres, sous les beaux spéléothèmes qui rendent cette cavité marine unique. Dommage que les nombreux visiteurs de cette grotte en paddle ou kayak, voire à la nage avec l’accès terrestre à la Calanque du Blé, ne mettent pas la tête ou plutôt le masque sous l’eau !
les 3 poulpes rencontrés près de l'île, dont 2 proches de quelques mètres, le plus craintif prendra ses jamb... bras à son cou devant celui qui reste impavide face aux plongeurs
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