AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs







Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Le 2 août 2026
Itinéraire : Spiazzi - sanctuaire Madonna della Corona - pont tibétain du départ du canyon du Rio Bissole - canyon d'Orsa - Brentino Belluno - Sentiero della Speranza (650 m de chemin de croix, intégralement en escaliers, en 45 mn) - Spiazzi
approche par le sanctuaire Madonna della Corona, sous les homélies et chants religieux de la messe du dimanche
dans l'exceptionnel encaissement médian, dans le bruit et la fureur, la plupart des cascades passent en toboggans...
Le 30 décembre 2025
Tour de l’île de Lipari en voiture de location (Fiat Panda !), le temps que la météo se remette au beau pour la virée sur l’île de Stromboli. Bien nous en aura pris, puisqu’on aura l’occasion de découvrir les filons de kaolin multicolore de la partie ouest, les plages parsemées de pierre ponce et d’obsidiennes, les petites routes panoramiques sur les chapelets d’îles en forme de cônes volcaniques, mais surtout le canyon de kaolin blanc (dit canyon de pierre ponce) creusé dans les dépôts de la mine de Ponticello, un encaissement insolite par son origine donc indirectement anthropique (ce dont témoignent encore quelques outils de chantier coincés au fond), sa blancheur bien différente de celle du calcaire, et sa largeur qui se chiffre plus souvent en décimètres qu’en mètres.
la plage de Porticello, son site d'extraction minière désaffecté et sa couverture de pierre ponce et d'obsidienne
le canyon di pomice (de pierre ponce), creusé dans le kaolin blanc et d'origine indirectement anthropique
depuis la côte ouest, les chapelets d'îles volcaniques au nord et les vestiges de mines de kaolin multicolore
Le 12 septembre 2025
Après un renoncement trois ans plus tôt à cause d’une route fermée, tentative dans cet itinéraire de la Grotta Donini où il s’agit de descendre un rivière souterraine entourées de parois concrétionnées, une ambiance unique plus proche de la spéléologie que du canyonisme, même si l’on évolue en combinaison néoprène dans une eau froide (pas tant ce jour – 13 à 14°C), et si la descente comporte quelques rappels en sus des sauts ou toboggans toujours optionnels.
La seule difficulté consiste à trouver l’entrée du premier puits (qui figure sur OpenTopoMap…) puis la bonne galerie de gours qui mène à la rivière depuis le fond du second puits. La suite de l’itinéraire se fait exclusivement dans la rivière, ce jour sans débit apparent mais pas croupie pour autant, avec de l’eau verte translucide sous les frontales, dans une longue galerie riche en spéléothèmes : stalactites, draperies, méduses, chandelles avec par endroits de très esthétiques placages de grès ocre sur le calcaire blanc. C’est superbe et insolite dans ces longues sections de nage sous l’exposition permanente spéléologique, avant que le plafond ne s’ouvre peu après le simili chaos (qui ne présente aucun problème d’orientation) vers la superbe piscine finale qui précède le rappel de sortie de 50 mètres, avec arrivée dans la seule vasque croupie du canyon en cette mi-septembre ! Le retour à pieds à la voiture lesté de cordes de 50 mètres et de néoprènes trempées joint à la longue approche routière sur pistes délicates généreront un retour relativement tardif, mais amplement justifié par ce parcours exceptionnel à la frontière du grottisme et du canyonisme !
Le 31 août 2025
Après l’échec de mai 2024 et l’échappatoire (malaisée dans les ronces et la rue en fleurs…) à mi-canyon, on avait une revanche à prendre dans le canyon de Barbaira, sans doute le plus beau et ludique de Ligurie, d’ailleurs déjà parcouru intégralement en 2011 et 2012 (avec la partie amont). On profitera ce jour d’un petit débit de fin d’été incomparable avec celui rencontré en mai 2024, d’une météo ensoleillée, d’une eau douce et d’une solitude inattendue dans presque tout l’itinéraire, vu la foule de pratiquants s’affairant au départ sur le parking de Rochetta Nervina ! Un très beau canyon qui n’usurpe pas son caractère classique, ludique avec de nombreux sauts et toboggans, d’une ampleur significative (compter environ 3 heures de descente) et surtout très esthétique dans un encaissement médian magnifique sous les cascatelles et parois de tuf couvertes de mousse et de fougères donnant un caractère quasi tropical aux vasques d’eau translucide…
Le 30 août 2025
Le torrent… ou plutôt fleuve Argentina coule au fond de la vallée sous le village de Triora, et s’encaisse juste avant sa confluence avec le Grognardo. On trouve dans cet encaissement un itinéraire de canyonisme court mais joli sous le débit relativement important du fond d’un gros bassin-versant, et le jeu pour des canyonistes peu friand d’eaux trop vives consiste alors à éviter l’actif, ce que l’équipement permet aisément moyennant une traversée, avant que le cours ne s’élargisse et qu’on trouve de beaux bassins creusés dans du rocher stratifié et à inclusions cristallines.
Un enchaînement de deux canyons courts… qui laissera du temps pour profiter des villages perchés médiévaux, notamment Pigna et Castel-Vittorio, leurs pâtisseries-gelateria et restaurants !
Le 30 août 2025
Première descente d’un week-end en Ligurie dans les belles vallées dominant Vintimille, aussi riches en villages médiévaux qu’en canyons arrosés tout l’été. Grognardo est un canyon court (guère plus d’une heure de descente) mais esthétique dans une succession de vasques creusées dans du calcaire gris compact puis un encaissement final marqué et superbe. Une jolie mise en jambes avant d’enchaîner en amont sur le canyon voisin d’Argentina (Grognardo en est un affluent), dont le débit s’avèrera beaucoup plus important.
Le 17 juillet 2025
A l’occasion d’un déplacement professionnel à Milan, parcours du canyon de Palvico situé tout près du lac d’Idro et guère plus loin de celui de Garde, dans un groupe encadré par un BE, une fois n’est pas coutume vu le solo et les contraintes logistiques.
Après une courte marche en rivière au départ, on rejoint un encaissement très prononcé voire sombre dont un bon débit renforce l’austérité. Dans l’ombre et le vacarme des cascades on passe de vasque en vasque par des corridors presque spéléologiques, avant de trouver à mi-parcours une centrale électrique qui capte une partie de l’écoulement. La suite se déroule donc dans un moindre débit mais une ambiance non moins prenante avec la succession de grands bassins suspendus aux eaux vertes entourés de parois de calcaire blanc gris compact décoré de zébrures colorées. Le canyon ne s’ouvre qu’au rappel final de 50 mètres de la cascade touristique au bas de laquelle les touristes assistent au spectacle des nombreux groupes qui la descendent sans interruption.
Un très beau canyon au final, dont le seul défaut est… sa brièveté, compter environ 2 heures de descente dans cet encaissement intense aux eaux fraîches où une néoprène épaisse et en bon état ne sera pas superflue.
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