AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs
Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Itinéraire : Guillaumes - Sauzes - Champ Garcin - Roche Trouée - Sauze Vieux - Vallon de Conte - la Colla - pont de Berthéou - sentier de découverte rive droite - Cante - Pont de la Mariée - sentier de découverte rive gauche - Pont des Roberts - Guillaumes pour environ 1150 m de montée et 26 km
Seconde journée de cette virée VTT aux gorges de Daluis, cette fois rive droite du Var. Une première moitié entre forêts et arche de calcaire, parfois raide et technique à la descente sur sentiers étroits, raides, tortueux et caillouteux, mène au Pont de Berthéou, d’où débute sur le sentier de découverte un parcours en pélites plus facile et ouvert . En point d’orgue de la descente une jolie section sur un éperon au-dessus du Pont de la Mariée, qu’on atteint par un escalier fixé sur la falaise, malcommode mais insolite avec le VTT.
Une conclusion un peu plus facile techniquement et physiquement à ce week-end de roulage sur les pélites rouges, aussi belles que techniques sur deux roues !
de Champ Garcin à la Roche Trouée
descente de Sauze Vieux au Vallon de Conte, champignons sur bois mort
pause gourmande à l'oratoire de la Colla, près de "Roulant" (!)
les pélites rive droite du Var sur le sentier de découverte
Tour du Dôme de Barrot au départ de Guillaumes
Itinéraire : Guillaumes - Barzés - col du Raton - point coté 1977 - col de Sui - haute Mihubi - basse Mihubi - col de Roua - belvédère d'Amen - pont de la clue d'Amen - belvédère des Terres Rouges - pont des Roberts - Guillaumes
pour environ 1650 m de montée et 37 km
Retour sur les terres rouges des gorges de Daluis, creusées dans de la pélite, un environnement rare dans les Alpes et qui peut évoquer le Colorado… près de Nice ! Depuis le camp de base à Guillaumes, cette première journée se passera rive gauche des gorges, autour du Dôme de Barrot et à travers ses 4 bassins versant - déjà tous parcourus en canyonisme : Raton, Cianavelle, Roudoule et Amen.
Une montée rapide sur routes, bitumée mais belle sous des forêts d’aiguilles de calcaire et à travers des passages creusés dans la roche, puis sur pistes, amène au Col de Raton, où les premières prairies alpines en fleurs donnent un peu de couleurs sous les cumulus, avant que la pélite n’apparaisse dans la descente du point coté 1977. Le cadre est alors insolite et superbe, mais la descente bien technique à flanc sur un sentier caillouteux, parfois raide et sur le substrat fuyant de la pélite, loin du grip parfait des terres noires dignoises. Passé le Col de Roua, le parcours devient heureusement plus roulant même si continûment technique sur marches et lacets serrés, panoramique sur la fin au-dessus des gorges de Daluis, une très belle ambiance pour conclure un tour éminemment esthétique, mais éprouvant à la descente !
le château de la Reine Jeanne vu depuis le départ
prairies alpines entre le Col de Raton et le point coté 1977
descente versant sud-est du Dôme de Barrot, entre le point coté 1977 et le Col de Roua, beau mais souvent peu roulant
entre le Col de Roua et le fond de la Clue d'Amen, enfin du T3 (sup) homogène
sur le sentier rive droite de la Clue d'Amen, lis turban
Découverte des terres noires de Sisteron, un ensemble de collines de marnes noires situées versant sud de la montagne du Molard, où ont été tracés voire aménagés des singles ludiques et esthétiques sur les crêtes étroites mais roulantes de ces robines. Si les autres monotraces descendus ce jour ne déméritent pas avec leurs longs sentiers en lacets ou à flancs dans les sous-bois, roulants du premier au dernier kilomètre, c’est bien évidemment la portion d’itinéraire dans ces terres noires qui marquera le plus les esprits (et les dérailleurs) : des portions sur crêtes suspendues mais aussi pleine pente sur ce substrat offrant un grip exceptionnel, du plaisir de pilotage et de regardage dans ce cadre géologique rare, avec notamment des lames de calcaire multicolores disséminées sur les terres noires et ravinées, sublimé par la floraison des genêts. Dommage seulement que la météo humide de ce début mai ait par endroits tellement détrempé les fonds de vallon que l’argile à la consistance de gomme à mâcher aura adhéré aux roues au point de les bloquer totalement, le bain des vélos dans le Jabron s’étant avéré pour cela salutaire !
l'itinéraire du jour, pour environ 950 m de montée et 15 km
sur la crête du Molard, entre aubépines et genêts, sous les lignes de grains de la matinée
le beau monotrace facile en traversée sous le Rocher du Turc
arrivée aux marnes
la superbe section en crêtes ("la crête du chamois") dans la géologie unique des lieux
l'épisode argileux, qui contraindra à écourter la sortie
le monotrace final versant nord sous le Refuge du Molard, au-dessus de la Citadelle et du Rocher de la Baume
Itinéraire : Saint-Pierre - piste du Suy jusqu'au point coté 1283 - Beynes - le Haut Vériscle - les 4 chemins - les Combes - point coté 1310 - route forestière de la Font d'Isnard du point coté 1238 à l'Etang aux Serpents - sentier muletier du Poil via le Poil - point coté 1342 - sentier des Rouvières - le Haut Villard - sentier du Creisset - passerelle de l'Asse - Chabrières - Saint-Pierre
Dénivelée : 1850 m (600-1300-750-800-750-1100-1050-1300-1250-1300-1050-1250-1200-1350-950-1050-600) sur 36 km
Difficulté : monotraces principalement en T3, quelques courts passages T4 au-dessus du Ravin de l'Adrech d'Embourdel
Une journée de VTT au Poil (et non pas à Poil[sic]), sur les sentiers muletiers de ce hameau abandonné (mais en cours de rénovation), peuplé de plus de 300 habitants il y a 2 siècles, et les sentiers de la montagne de Beynes qui le domine au nord. On parcourra dans cette longue boucle des pistes - à la montée évidemment (dont la très roulante piste de Saint-Pierre), de beaux monotraces à la descente (mention spéciale pour les 700 mètres de descente par les sentiers des Rouvières puis du Creisset, presqu’exclusivement en petits chemins de terre en petits virages ou à flanc), des villages habités comme Beynes, abandonnés en cours de rénovation comme le Poil (à la fontaine salvatrice !) ou en cours de disparition comme Creisset, d’antiques sentiers muletiers ou des portions de GR, le tout sur les parterres de fleurs des sous-bois de moyenne montagne, et avec quelques points de vue sur les lames de calcaire des clues locales ou le plateau suspendu de Majastres. Dommage seulement que le soleil n’ait pas daigné illuminer ces paysages, même si le confort thermique et les réserves d’eau limitées s’en seront félicités…
sur la longue et très roulante route forestière de Saint-Pierre
premier monotrace versant ouest au-dessus de Beynes, beau et long T3 hormis une portion raide et ravinée au-dessus du village de Beynes
en longue traversée ascendante pas toujours roulante entre Beynes et les Combes, entre genêts jaunes et aphyllanthes bleues
du point coté 1310, vue vers le plateau suspendu de Majastres, les derniers névés sur le Chiran au fond
la belle remontée sur sentier muletier du village abandonné - en cours de rénovation - du Poil (sa fontaine bienvenue et ses fleurs de pavot)
le beau et long monotrace des Rouvières
petite remontée sous le Haut Villard, face à la longue Barre de Chaudon
le très beau et long monotrace de Creisset (et ses ruines)
Itinéraire : Cucuron - piste de Cucuron - col coté 953 - monotrace rive droite du Vallon de la Femme Morte - Vallon de Petarelle - les Fondons - piste d'Auribeau - col coté 953 - Mourre Nègre - monotrace des Sangliers versant sud - point coté 761 - la Reynaude - point coté 574 - Bellevue - Cucuron
Dénivelée : environ 1400 m (350-950-500-650-600-700-650-1100-700-750-500-550-350) sur environ 35 km
Difficulté : monotraces principalement en T3, un long passage T4 au début de la descente du monotrace des Sangliers versant sud - raide à environ 30°
Retour sur le Mourre Nègre en VTT au départ de Cucuron, pour une boucle voisine de celle roulée en 2017, avec là encore des montées par de larges et faciles pistes forestières, et des descentes par de longs et beaux monotraces. Mention spéciale ce jour pour le premier rive droite du Vallon de la Femme Morte, un superbe itinéraire en balcon sur gravillons et terre, panoramique et toujours roulant, qui se poursuit plus bas dans des fonds de vallons fleuris. Le second s’avèrera plus raide et technique sur ses 100 premiers mètres de dénivelée, puis plus aisé jusqu’aux vignobles du bas, mais sans le caractère que je qualifierais d’exceptionnel du premier ! Une bonne à défaut de belle journée à rouler sur les deux versants du Mourre Nègre, entre nature printanière fleurie et vestiges de l’activité pastorale passée, bories, constructions troglodytes, ruines de châteaux et villages perchés qui font tout le charme du Lubéron !
détail des monotraces du jour autour du Mourre Nègre (montées indiquées par les flèches rouges sur pistes en trait noir continu, descentes en trait rouge continu)
fin de la première montée sèche de 600 mètres
la descente en ubac, superbe dans sa première moitié en monotrace varié et panoramique en balcon, construction troglodyte dans le vallon de Petarelle
début de la seconde grande montée, entre murs de genêts en fleurs, bories, château d'Auribeau et orchidées
sur la pelouse alpine du sommet du Mourre Nègre, devant l'étang de Berre
le monotrace des sangliers, raide sur ses 200 premiers mètres de dénivelée, orchidées céphalanthères rouges sur la fin
Itinéraire : Cassis - les Rompides - Pierre Tombée - Pas de Bellefille - Bau Redon - Pas de Julien - Bau de la Saoupe - Pas de la Colle - Vallon de la Bécasse - l'Homme Mort - le Pin de Garlaban - route des crêtes - sentier de la Baume Noire au Pas de la Colle - Cassis pour un total d'environ 25 km et 700 m de dénivelée
Retour en VTT à Cap Canaille, par une journée froide et nuageuse qui fera parfois préférer les montées aux descentes. Si le secteur des Rompides offre de jolis monotraces dans la pinède, Cap Canaille s’avère plus avare en singles, et la progression se fera donc le plus souvent sur de larges pistes DFCI, dommage pour les descentes même si l’on profitera malgré tout des points de vue sur les calanques et de la route des crêtes désormais fermée tous les dimanches.
au Bau Redon
les lumières du jour, du ciel à la mer en passant par les calanques
En cette journée nuageuse et venteuse de sud-est, retour en Camargue pour y rouler entre Port-Saint-Louis et la plage Napoléon, des marais aux plages de sable. Le vent nous protègera effectivement des moustiques et laissera même place à de belles éclaircies en milieu d’après-midi, de quoi égayer la balade sur la bande de sable et de mini-dunes longue de plusieurs kilomètres de la plage Napoléon, sauvage dès qu’on s’écarte du parking, si tant est qu’on fait abstraction des nombreux déchets plastiques déposés par la houle de sud…
Entre temps on aura pu admirer flamants roses, aigrettes et héron cendré sur les belles passerelles suspendues en bois du sentier de découverte, près des cabanes de Carteau puis sur la piste cyclable de l’extrémité méridionale de la ViaRhôna, avec au final dans la journée guère plus d’une dizaine de mètres de dénivelée parcourue.
sur le sentier de découverte et sa longue passerelle en bois
Itinéraire : Bac de Barcarin - Domaine de la Palissade - grand tour de la Sableuse - Domaine de la Palissade - plage de Piémanson - Bac de Barcarin
Après une première virée en VTT en Camargue il y a 2 semaines, retour vers le delta du Rhône, cette fois à l’ouest du Grand Rhône, et donc en prenant le Bac de Barcarin (gratuit pour les piétons et cyclistes), toujours par vent sensible afin de limiter le harcèlement des moustiques. Une succession de chemins de bord de fleuve et de pistes cyclables permet ensuite de rejoindre le Domaine de la Palissade… interdit aux vélos, mais dont les longues pistes - un peu monotones à pieds - permettent de rejoindre trois observatoires positionnés face aux étangs. Spatules, flamants roses (par centaines), aigrettes s’y laissent observer plus commodément que sans cachette, mention spéciale pour l’observatoire situé rive est de l’Etang de la Gacholle, ce jour plus riche en biodiversité ornithologique que les autres.
La suite du parcours en vélo mènera à une pause baignade sur la plage de Piémanson dans une mer agitée par le vent de sud, mais sans piste cyclable sur la digue de la D36d trop étroite pour cela, heureusement que par cette route bitumée plate le parcours retour ne dure qu’une demi-heure de la plage au Bac !
flamants et spatules dans le Trou de l'Oie et la Baisse de la Sableuse
spatule et aigrette depuis l'observatoire de l'étang de la Gacholle
baignade à Piémanson, pas grand monde dès qu'on roule un peu vers l'ouest
Itinéraire : route de la Glacière à Châteauneuf-les-Martigues - point coté 143 - point coté 202 - Plaine de Boutier - vallon de Maximin - point coté 196 - la Valampe - route de la Glacière à Châteauneuf-les-Martigues
Virée méridienne en VTT sur un recoin encore inconnu du massif de la Nerthe, au-dessus de Châteauneuf-les-Martigues vers les beaux reliefs calcaire émergeant de la pinède vers le point coté 120. On y trouve effectivement de belles falaises hautes pour le secteur, de jolis sentiers dans la forêt entre les points cotés 120 et 202, mais aussi l’environnement dégradé fréquent dans cette zone sacrifiée à l’industrie : grande raffinerie de la Mède mais aussi carrières qui interdisent le passage sur le plateau sommital aussi bien vers l’ouest que vers l’est. Il faut donc contourner les zones excavées en descendant vers le sud et le vallon de Valtrède pour boucler le parcours par le beau monotrace de Valampe !
la falaise au nord-ouest du point coté 120
vues de la Plaine de Boutier vers le cordon dunaite du Jaï et la colline de Caderaou
Demi-journée de VTT en Camargue, au départ du carrefour du Tonkin, sur une piste le long du canal d’Arles à Bouc puis un long et étroit sentier dans les marais du Grand Clos, qui constitue de fait un beau monotrace absolument désert si ce ne sont les nuages de libellules multicolores, les dizaines d’aigrettes et toute la biodiversité avicole de cette extrémité orientale de la Camargue humide, à quelques kilomètres des plaines steppiques de la Crau. Je m’arrêterai devant un troupeau de taureaux sur ce terrain privé appartement au port autonome de Marseille, mais au vu de l’intérêt à vélo d’un parcours pourtant évidemment plat et de la richesse de la faune locale (vu entre autres faucons, flamants roses, martin-pêcheur…) cette rare virée en Camargue pourtant proche en appellera bientôt d’autres !
au Grand Clos, un monotrace de plusieurs kilomètres sur un cordon de terre herbeux (et sans trop de moustiques vu le petit mistral du jour)
pas mal de pauses gourmandes ce jour sous les figuiers et devant les ronciers