4 septembre 2020
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Le 4 septembre 2020
Face sud de la pointe Callot : première longueur dans la sud-est, puis tentative d’abord dans la voie sud-ouest, puis dans la sud-est directe, finalement sortie par la sud-est normale ! Ensuite sommet de la Pointe Callot par l’arête est en aller-retour.
2 longueurs, partiellement équipé, à mon sens 5b/5b+
Soirée d’escalade vers la Pointe Callot. L’idée était d’agrémenter le parcours de l’arête est par une voie en face sud-ouest, mais, sur place, l’exposition de la vire permettant de rejoindre la seconde longueur de la voie sud-ouest, puis la difficulté à protéger la dalle de la seconde longueur de la sud-est directe, nous rabattront vers la sud-est normale et sa jolie traversée ascendante bien spitée. L’arête est de la Pointe Callot n’opposera elle aucune difficulté, une centaine de mètres de marche entrecoupée de rares et courts pas d’escalade facile, sur une arête qui plus est généralement large de plusieurs mètres.
Bref, les calanques ont mieux à offrir pour l’escalade que cette falaise de faible ampleur, coupée de vires et au rocher parfois fragile, avec un équipement vieillissant à compléter. Il existe également d’autres arêtes bien plus intéressantes que celles de la pointe Callot, certes plus grimpantes mais beaucoup plus esthétiques (notamment celle de 10 heures, l’arête de l’aiguille de Sugiton…). Malgré tout c’est un joli secteur dans ces vallons sauvages du versant sud de Marseilleveyre, offrant de belles vues sur le Riou au sud, sans doute à découvrir plutôt en chaussures de marche qu’en chaussons.
dans L1 de la voie sud-est
au sommet de la pointe Callot
à la descente de l'arête est de la pointe Callot
crépuscule au-dessus de Pastré
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27 août 2020
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Le 27 août 2020
Voie "le salcoquet" au cirque du 14 juillet de Cap Canaille, 4 longueurs, équipé, 6a+ max
A mon sens 6a (long et soutenu)/6a+(plus section de A0 dans la traversée ?)/6a+/6a (soutenu)
Retour sur les falaises du Cap Canaille, dans la voie « le salcoquet » qui vient d’être rééquipée au cirque du 14 juillet. Les magnifiques fissures/dièdres inaugurales et terminales en 6a soutenus à oppositions et parfois ramonage justifient à elles seules ces plaquettes neuves. Mais les seconde et troisième longueurs de liaison en traversée à gauche puis à droite offrent elles aussi une belle escalade et un beau rocher, avec même une cascade fossile à mini gours traversée en L3. La grimpe reste homogène et soutenue du début à la fin, avec des pas de traversée bien délicats à la fin de L1/début de L2 (un peu d’artif’ pour nous), un 6a+ très fin à lecture et placements dans le petit mur de L3 et un peu de grimpe à l’ancienne en ramonage au début des fissures de L1 et L4.
Une très belle voie au final, tant pour le rocher, des nids d’abeille dans les niches aux gours des cascades fossiles, que pour l’escalade, homogène et soutenue dans le 6a/6a+ du début à la fin (mis à part au début de L2 plus dur).
la longue et belle fissure de L1
L3 sur gours de cascade fossile
la belle fissure terminale aux derniers rayons
après la piqûre de scorpion la semaine dernière, le scolopendre à la sortie (sans morsure)
crépuscule sur les calanques
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20 août 2020
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Le 19 août 2020
Voie «pas d’arrangement », 3 longueurs, équipé, 6b max (à mon sens 6a+/6a/6b) suivie de l’arête nord de Marseilleveyre, équipé, 5b max (4b/5b/4b)
Soirée d’escalade dans le vallon des Aiguilles, vers la voie « pas d’arrangement » qui débouche sur l’arête nord de Marseilleveyre, ou plutôt Marseillevert vu la belle étendue de la pinède au pied des voies, loin de celles de la côte bleue réduites à peau de chagrin à forces d'incendies. C’est une belle découverte que cette voie et ce secteur, de l’ombre au-dessus de la rade de Marseille et du rocher typé face nord mais compact et varié, de la dalle presque lisse aux gouttes d’eau abrasives, et de la très belle escalade variée et soutenue, notamment à la fin de L1 (avec son pas de gros 6a obligatoire et finaud) et dans L3, superbe en dièdre puis dalle soutenu.e.s. La suite sur l’arête nord de Marseilleveyre, sur un calcaire fracturé et une arête malheureusement peu prononcée, offre, à défaut de jolie grimpe, de très belles perspectives sur la rade de Marseille, dans un cadre sublimé par le rocher rosi du couchant.
L1 de "pas d'arrangement"
L2 de "pas d'arrangement"
L3 de "pas d'arrangement"
sur l'arête nord de Marseilleveyre
crépuscule sur Marseille et le Riou
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30 juillet 2020
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Le 29 juillet 2020
3 longueurs, équipé (prendre sangles pour relier les relais et construire celui de L2), 5c max
5b/5a/5c
Poursuite de l’exploration des voies « pirates » équipées entre Méjean et l’Erevine, cette fois quelques centaines de mètres à l’est des itinéraires déjà parcourus. Une ligne de plaquettes rouillées permet de rejoindre en traversée par une ou deux longueurs en 5 une terrasse sous une belle dalle équipée cette fois de plusieurs lignes de scellements non rouillés. On choisira la voie du milieu et profitera d’une vingtaine de mètres d’escalade soutenue en dalle sur prises rondes, et rejoindra le sentier littoral au-dessus du relais chaîné sommital par une trentaine de mètres malcommodes et exposés sur rocher brisé, non protégés et non protégeables jusqu'à un pin providentiel, solution de sortie peu recommandable !
On peut donc enchaîner ici plusieurs longueurs et tricoter de courtes grandes voies à travers ces spits posés au-dessus de la mer, chose inespérée sur ces falaises à la belle géologie mais de faible hauteur de la côte bleue, et qui offrent de la grimpe bord de mer face à Marseille dans une tranquillité absolue…
le rocher des lieux, du calcaire à fossiles
la belle dalle soutenue en 5c de L3
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14 juillet 2020
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Le 13 juillet 2020
Retour sur les nouvelles couennes "pirates" de bord de mer entre Grand Méjean et l'Erevine, sous le sentier des douaniers. On apprécie toujours ces lignes bien équipées en rocher (un peu trop) neuf, parfois poussiéreux et chipseux, littéralement au-dessus des castagnoles à travers l'eau translucide, et face au Frioul rosi par les derniers rayons.
dans le dièdre en 6a puis l'éperon en 6c
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25 juin 2020
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Le 25 juin 2020
Retour sur le secteur « pirate » de couennes équipées en bord de mer entre Méjean et l’Erevine, avec approche en VTT puis à pieds, l’occasion de grimper au départ de la maison sans aucun moyen motorisé ! On confirmera encore le caractère bien difficile de ces couennes, la ligne la plus accessible dans le dièdre en 5c/6a athlétique étant de loin la plus facile, sa voisine de droite titillant sans doute au moins le 6c. C’est dur, mais également beau et sauvage juste au-dessus des poissons et face à la rade de Marseille, reste maintenant à explorer les lignes situées quelques centaines de mètres plus à l’est.
l'approche rive droite du vallon du Pérussier
l'éperon de gauche en 6c ou plus
deep water solo sous les voies
au retour, vue sur la côte bleue et l'île de l'Erevine
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24 juin 2020
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Le 23 juin 2020
Voie "Choukakawa", 5 longueurs, équipé, 6a+ max
5b/6a/6a+/5b/5a
Retour vespéral sur le secteur « Rumpe Cuou » sur l’adret de la crête de Sormiou, pour profiter encore de la dalle inclinée exceptionnellement plane et lisse sur laquelle se déroulent les premières longueurs, dont les 3 premières de la voie « Choukakawa ». La seconde longueur suit une fine fissure rectiligne qui disparaît au début de la troisième, plus coriace donc avec pour seuls appuis de l’aragonite plaquée sur le miroir de calcaire avant la sortie de dalle raide. De la belle escalade en dalle rendue un poil moins adhérente et plus difficile par la chaleur de la soirée et les mains moites, l’air frais espéré au-dessus de la mer à 17°C n’étant pas au rendez-vous. L’équipement très rapproché permettra heureusement aux cuous chauffés par le soleil du solstice d’été de ne pas trop se serrer…, et les 2 longueurs restantes ne seront plus qu’une formalité dans du petit 5 bien équipé.
vue du collet de l'approche
dans L2 (couplée avec L1), sur le miroir de calcaire
et au milieu coule une mer
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22 juin 2020
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Le 20 juin 2020
Voie "ballet rosse en 5c++», 8 longueurs, équipé, 6a max
5c/5c/5c/6a/5c+/5c+/6a/5c+
Après la mise en biceps de la veille et un beau bivouac au pied de la paroi, tentative sur le sommet de la Tête d’Aval par les voies « ballet rosse en, 5c++ » puis le troisième bastion du pilier Kelle. C’est une montagne massive à la topographie complexe, hérissée de gendarmes et d’aiguilles, coupée de larges vires, aux allures presque dolomitiques, et dont l’impressionnante falaise sud de plus de 500 mètres de haut qui domine la basse vallée de la Vallouise est bien visible depuis la route nationale qui suit la Durance, de quoi faire des projets de grimpe en allant skier dans le Briançonnais !
La voie du ballet rosse est un peu la Tête d’Aval « pour les nuls », a contrario des voisines plus longues et soutenues telles que la célèbre « Ranxerox », et permet donc d’accéder au dernier bastion de la Tête à moindre dépense. On visait en effet une voie peu exigeante pour les bras et les nerfs en prélude à l’ascension du troisième bastion, objectif atteint pour les nerfs, avec une voie protégée comme rarement, mais un peu moins pour les bras, avec des longueurs toutes raides et souvent soutenues dans le niveau 5c/6a. Parvenus au sommet de la voie à 13h30, avec de l’acide lactique dans les bras et devant nous la perspective du massif troisième bastion et de la route retour à une heure indûe… on privilégiera le confort sur le carnet de courses, et 4 rappels de descente nous déposeront donc vite sur la vire d’accès et ses cordes fixes en lieu et place des 7 longueurs restantes !
Au final une belle voie homogène et soutenue dans le niveau 5c/6a, assez aérienne et panoramique face à la vallée de la Durance, dotée d’un équipement irréprochable mais à dominante athlétique, de quoi arriver moins frais que prévu au bout des 8 longueurs !
le bivouac sous le monstre
L7, le crux physique de la journée
au pied du troisième bastion, la cordée d'italiens dans "Ranxerox", autour du beau caillou
au retour, vues sur la face depuis le sentier d'accès
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22 juin 2020
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Le 20 juin 2020
Voie "apparatchik’s tripes", 7 longueurs, équipé, 6a+ max
5b/6a/6a+/5b+/4b/6a/5c
Après une arrivée tardive à Ailefroide, parcours d’une grande voie du secteur de la Draye, pas trop longue et exposée à l’ouest pour profiter du soleil enfin revenu dans l’après-midi. Une fois… les 5 minutes d’approche faites, dur de laisser les fraises des bois et la contemplation de la montagne en explosion de couleurs – blanc de la neige fraiche sur les sommets et vert de la végétation en pleine explosion printanière – mais les belles dalles de granite noir sont autant d’invites pour les chaussons.
La voie "apparatchik’s tripes" offre une escalade variée et très bien équipée, avec notamment 2 belles longueurs finales sur un éperon de granite qui se couche peu à peu, qui valent les 5 longueurs d’approche un peu mois intéressantes. A noter 2 pas un peu retors et au-dessus des cotations du reste de la voie dans L2 et surtout L3, tous 2 évidemment bien protégés, de l’escalade plaisir comme c’est toujours le cas à Ailefroide.
la flore au départ : du rouge, comestible ou non
la faune au départ : une corde très fleu bleue
L3 et son pas de dalle en 6a++
sur le pas de dalle à la sortie de L6
à la descente, des rappels -pas toujours commodes-...
... pour retrouver le plancher des fleurs
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13 juin 2020
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14:39
Le 13 juin 2020
Voie "la Maëva', 4 longueurs, équipé, 6a+ max
5c+/6a/6a+/5c
Vu le temps nuageux et les risques d’orages, le vallon des Aiguilles avec sa voie encore non parcourue Maëva remplit bien le cahier des charges du jour, un itinéraire d’approche rapide, court, et qui peut se descendre en rappels pour réduire l’engagement. Ses quatre longueurs
valent plus par leur escalade, variée en dalle, dièdre et mur raide, soutenue dans le 5c/6a, à l’équipement bon mais obligatoire, que par la qualité du rocher, fracturé jusqu’au sommet de L3. Mention spéciale d’ailleurs pour la quatrième longueur, un bon 5c à la gestuelle élégante sur un beau rocher.
Le brouillard envahira le cirque au départ des deux rappels de descente, conférant une ambiance montagne dans ces pitons de calcaire noyés dans les nuages, le tout… à quelques centaines de mètres des immeubles des quartiers sud !
fin de la traversée de L2
à la sortie de L3, soutenue en 6a(+)
sur le rocher au départ de L4, des couleurs et de la rouille
ambiance à l'approche de l'orage
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