7 septembre 2019 6 07 /09 /septembre /2019 09:09

Le 6 septembre 2019

Voie de la colonne, 4 longueurs, équipé, 6a max
6a/5c(2 pas)/4c/5c


Soirée d’escalade dans le vallon des aiguilles, sur la dernière arête encore non parcourue de sa rive gauche, celle où se trouve le monolithe remarquable de la colonne. C’est une courte grande voie un peu décousue et hétérogène, mais qui offre une petite ambiance montagne sur le bitard de calcaire puis l’arête qui le domine, ainsi qu’une jolie escalade sur la dalle soutenue de la première longueur. L’ombre de ce versant est et le mistral sensible nous frigorifient, et on tentera de se réchauffer dans les couennes plus athlétiques du secteur Immadras pour profiter des dernières lueurs du jour, mention spéciale pour la très belle voie "Alacaligne" en fissure-dièdre d’aragonite !

sous la voie

sous la voie

dans L1
dans L1

dans L1

L2
L2

L2

L3

L3

L4 sur le fil devant le bitard
L4 sur le fil devant le bitard
L4 sur le fil devant le bitard

L4 sur le fil devant le bitard

"Alcaligne" au secteur Immadras

"Alcaligne" au secteur Immadras

crépuscule sur la rade
crépuscule sur la rade

crépuscule sur la rade

4 septembre 2019 3 04 /09 /septembre /2019 21:33

Le 4 septembre 2019
L’arête du duo, 2 longueurs, équipé, 6a max
5c/6a
L’arête du Trio Laid, 2 longueurs, équipé, 5c max
5c/5b


Un très beau secteur qui m'était encore inconnu malgré 12 ans de calanquisme aigu, sans doute (in?)consciemment rebuté par la faible hauteur des voies et le grand nombre de couennes. Et bien on y profite en fait de l'un des plus beaux cadres des calanques, du rocher blanc modelé en arêtes, dans un cirque presque fermé, face aux îles derrière la côte échancrée et aux forêts d'aiguilles vers l'ouest, le tout sublimé par le soleil couchant (le secteur est exposé au sud-ouest). Cerise sur le gâteau, une belle et longue (à l'échelle des calanques) marche d'approche qui panoramise sur la rade de Marseille au nord et les calanques au sud.
Malgré l'âge vénérable de ces voies, le rocher reste neuf et adhérent, généralement bon sur l'arête du duo (même si un peu chipseux sur la fin), et portant les stigmates de grosses purges sur l'arête du trio laid, mais finalement pas si pire. L’équipement est bon sur scellements, les pas délicats du duo sont très bien protégés. Par contre, à noter un mono (point de sortie) dans le duo, mais pas dans le trio !
Côté chaussons, c'est joli sans être majeur pour les 2 voies parcourues (arête du duo et arête du trio laid), avec par contre 1 pas de 6a bien délicat (mais bien protégé) dans la fin du duo, peut-être que je paie seulement un été passé à profiter plus du bleu que du blanc, plus souvent en palmes qu'en chaussons.
Quoi qu'il en soit, un très beau secteur qui me semble parfaitement indiqué pour initier des grimpeurs de 5 à la grande voie...

vue du plateau de l'Homme Mort vers les calanques

vue du plateau de l'Homme Mort vers les calanques

dans L1 de l'arête du duo
dans L1 de l'arête du duo
dans L1 de l'arête du duo

dans L1 de l'arête du duo

L2 de l'arête du duo et vue sur Riou
L2 de l'arête du duo et vue sur Riou

L2 de l'arête du duo et vue sur Riou

L1 de l'arête du trio laid

L1 de l'arête du trio laid

L2 de l'arête du trio laid
L2 de l'arête du trio laid
L2 de l'arête du trio laid

L2 de l'arête du trio laid

crépuscule
crépuscule

crépuscule

1 septembre 2019 7 01 /09 /septembre /2019 19:33

Le 29 août 2019

L’arête blanche, 3 longueurs, équipé, 4c max
4c/4c/4c officiellement, en cotations modernes plutôt du 5b


Soirée d’escalade dans le vallon des aiguilles, sur l’arête blanche, qui porte bien son nom au-dessus de la très belle dalle de calcaire blanc sculpté récemment découverte avec la voie « Exocet ». C’est un itinéraire facile, court et esthétique sur une crête de rocher blanc dominant le vallon des aiguilles et la rade de Marseille, et partiellement protégé de spits. Quelques sangles et friends (de taille petite à moyenne) peuvent permettre de réduire l’exposition de certains passages, faciles mais en rocher parfois fragile, particulièrement dans L1. On ne trouvera pas de spits sur le monolithe rocheux de la voie… du bitard, et descendra donc par les 2 rappels classiques du secteur, mais se consolera en dégustant les nombreuses mûres de l’approche, goûteuses (et piquantes) à souhait !

mûres dans l'approche, les myrtilles des calanques !

mûres dans l'approche, les myrtilles des calanques !

sur l'arête blanche, L2 et L3
sur l'arête blanche, L2 et L3
sur l'arête blanche, L2 et L3
sur l'arête blanche, L2 et L3

sur l'arête blanche, L2 et L3

le bitard et la rade au crépuscule
le bitard et la rade au crépuscule

le bitard et la rade au crépuscule

22 août 2019 4 22 /08 /août /2019 16:01

Le 21 août 2019

5 longueurs, équipé, 6a+ max
Cotations topo 6a+/6a/6a+/6a/6a
Cotations ressenties 6a++/6a/6a+/5c+/L5 non parcourue faute de temps
Retour en escalade d'after work dans les calanques et le vallon des Aiguilles. 1 an après l’arête du Rat, celle de Béouveyre nous offrira ses monolithes de calcaire plantés dans la pinède, et au final une jolie escalade soutenue dans le 6a/6a+. Les (aiguillettes de l’)Evêque puis la Nonne se gravissent en dalle avant de se descendre en rappels, alors que la troisième longueur se compose d’une raide fissure à l’escalade souvent athlétique puis d’une traversée fine en rocher encore un peu fragile. Arrivés au sommet de L4 après une jolie dalle moins fine que dans les 2 premières longueurs, on profitera d’un crépuscule flamboyant sur le Frioul sur fond de côte bleue, mais devra donc renoncer à la dernière longueur. Au final une jolie voie à l’escalade et au rocher bien plus plaisants qu’escompté, et dans une mini-ambiance montagne sur une arête au-dessus des lumières de la ville !

une autre amatrice de bondage, aux cordes de soie

une autre amatrice de bondage, aux cordes de soie

sur l'Evêque

sur l'Evêque

sur la Nonne
sur la Nonne

sur la Nonne

dans la fissure de L3

dans la fissure de L3

couleurs dans L4
couleurs dans L4
couleurs dans L4

couleurs dans L4

couleurs sur la ville
couleurs sur la ville
couleurs sur la ville

couleurs sur la ville

la récolte de figues sauvages du jour

la récolte de figues sauvages du jour

12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 13:04

Le 11 août 2019

Voie "tueur de boucs", 10 longueurs, équipé, 6b max

5c/6a/5c/5c/5c/6a/6b/6a/5b/4b

Après le calcaire gris des tenailles, retour dans une grande voie sur le granite noir d’Ailefroide, dans le secteur ombragé de Clapouse. On ne débouche pas sur un sommet, les approches restent trop courtes à mon goût, la proximité du camping génère d’ailleurs une certaine affluence, bref l’ambiance montagne et la solitude ne sont pas garanties, mais on profite tout de même de jolies vues et surtout d’une belle escalade bien équipée plus en placements et adhérence qu’en forçages d’avant-bras sur prises abrasives, de quoi passer du 6b sans violenter les fibres musculaires et la pulpe des doigts et des orteils.
La voie « tueur de boucs » ne déroge pas à cette règle avec une escalade presqu’exclusivement en dalles, à l’exception de L6 et surtout L7 en magnifique fissure fine à placements. Il est préférable par contre d’avoir un peu de marge dans le niveau 5c dalle (ou de la confiance dans la gomme de ses chaussons) vu l’équipement un peu aéré des dalles du bas, tous les pas dépassant le 6a étant par contre bien protégés comme souvent à Ailefroide !

dans L1

dans L1

le Petit Pelvoux dans les cumulus

le Petit Pelvoux dans les cumulus

dans L4 et ses dalles de gneiss (comme presque partout ailleurs dans la voie...)
dans L4 et ses dalles de gneiss (comme presque partout ailleurs dans la voie...)
dans L4 et ses dalles de gneiss (comme presque partout ailleurs dans la voie...)

dans L4 et ses dalles de gneiss (comme presque partout ailleurs dans la voie...)

sortie de L5

sortie de L5

dans la très belle fissure en 6b de L7

dans la très belle fissure en 6b de L7

vues vers le vallon du Sélé et un autre grimpeur soloiste lourdement chargé
vues vers le vallon du Sélé et un autre grimpeur soloiste lourdement chargé

vues vers le vallon du Sélé et un autre grimpeur soloiste lourdement chargé

sortie de L9 devant la pointe du Sélé
sortie de L9 devant la pointe du Sélé

sortie de L9 devant la pointe du Sélé

myrtilles sur le chemin de descente

myrtilles sur le chemin de descente

12 août 2019 1 12 /08 /août /2019 13:01

Le 10 août 2019

Voie "la fiesta del sud", 9 longueurs, équipé, 6b max

5c/5c/6a/6a+/3c/6a/6b/6a+/6a+

Première grande voie d’un week-end d’escalade dans le massif des Ecrins, sur ces sommets aux allures dolomitiques des Tenailles de Montbrison découverts et gravis à 2 reprises en 2014. Dur de se lasser de ces grandes parois de calcaire compact en belvédère face aux sommets du Briançonnais… et du bivouac désormais habituel sur la piste d’accès, panoramique dans la verdure et près du bruissement d’un ru ! La voie de la « fiesta del sud » ne déroge pas à la règle et offre 9 longueurs d’une belle escalade homogène dans le 5c/6a, avec quelques pas dans le 6a+/b dans la belle fissure de L7 ou le mur final de L9, sur un beau calcaire gris très adhérent malgré une légère patine qui commence à s’installer. La grimpe reste variée tout du long, dièdre, traversée, dalle, fissure… et l’équipement Cambon permet de grimper en toute décontraction nerveuse (mais pas musculaire), hormis peut-être dans la fissure de L7 aux points un peu plus éloignés. Le retour par le sentier et ses myrtilles à point permettront de reposer (et de tâcher) un peu les doigts avant la grande voie du lendemain !

au bivouac panoramique

au bivouac panoramique

dans l'approche, en bas de la Combe Brune

dans l'approche, en bas de la Combe Brune

dans la traversée de L2
dans la traversée de L2

dans la traversée de L2

dans L3

dans L3

dans L4

dans L4

dans L6, les cordées voisines dans "vol et volupté", sur l'arête et devant le gendarme de la première aiguille
dans L6, les cordées voisines dans "vol et volupté", sur l'arête et devant le gendarme de la première aiguille
dans L6, les cordées voisines dans "vol et volupté", sur l'arête et devant le gendarme de la première aiguille

dans L6, les cordées voisines dans "vol et volupté", sur l'arête et devant le gendarme de la première aiguille

dans L7

dans L7

dans L8

dans L8

dans les rappels de descente, vue plongeante sur le sentier dans l'éboulis

dans les rappels de descente, vue plongeante sur le sentier dans l'éboulis

3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:12

Le 2 août 2019

Pilier nord-ouest du Petit Cayre de la Madone, 6 longueurs, partiellement équipé (prendre petit jeu de friens et sangles), 6a max

A mon sens 5b/6a/5a/6a/6a/5a

Après les arêtes du Saint-Robert la veille, et un nouveau bivouac vers le Gias Cabret, retour sur le beau gneiss des lieux sur le pilier nord-ouest du Petit Caïre de la Madone. C’est une voie de 6 longueurs partiellement équipée et qui nécessite donc des sangles et un petit jeu de friends, et à mon sens plus délicate que les cotations ne le laisseraient supposer. La fissure officiellement cotée 5b de L2 (plutôt 6a/6a+ dans mon ressenti de grimpeur peu entraîné) puis le dièdre de L4, et dans une moindre mesure de L5, comportent des pas délicats et/ou athlétiques à protéger sur friends. En tout cas le rocher reste beau et bon du bas en haut, avec une mention spéciale pour le lichen doré qui le recouvre au départ de L5, et qui donne l’impression de grimper entre des filons d’or !

à l'approche, devant l'objectif du jour

à l'approche, devant l'objectif du jour

dans L2, soutenue en fissure à protéger...
dans L2, soutenue en fissure à protéger...

dans L2, soutenue en fissure à protéger...

sortie du dièdre de L4

sortie du dièdre de L4

sur le gneiss doré de lichen de L5
sur le gneiss doré de lichen de L5
sur le gneiss doré de lichen de L5

sur le gneiss doré de lichen de L5

dans L6

dans L6

au départ du rappel de descente de 50 m

au départ du rappel de descente de 50 m

27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 18:39

Le 27 juillet 2019

Voie "éloge des diablesses", 6 longueurs, équipé, 6c max

6a/6b/6c/6b/6a+/6b+

Retour en grimpe dans les gorges du Destel, sur une voie un peu tarabiscotée à la recherche des passages d’escalade les plus grimpants. Malgré de jolis passages dans L3 et L6, ce n’est pas cette voie qui me fera apprécier ce secteur du Destel, dont la falaise manque décidément de continuité et de hauteur pour rivaliser avec les voies majeures voisines de Canaille ou des calanques. Trop de ressauts, de marche, de végétation dans la voie nuisent à l’ambiance, et je ne suis pas suffisamment friand d’escalade pour apprécier dès lors la simple gestuelle de la grimpe !

L1

L1

dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"
dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"
dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"

dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"

dans L4

dans L4

dans L5, avant l'orage !

dans L5, avant l'orage !

22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 09:32

Le 20 juin 2019

Voie « la méchoui», 4 longueurs, équipé, 6c max (6a obligé)
A mon sens 6b (1 pas)/5c+/6a/6c (court passage)

Soirée d’escalade sur le Bec de Sormiou, dans son ombre vu les températures qui atteignent enfin des niveaux pleinement estivaux. La voie « la méchoui » remonte le monolithe détaché de la Momie puis rejoint la falaise principale au sommet de la Momie par un pas impressionnant mais bien protégé. La grimpe comporte de jolies sections, particulièrement la fin de L1 et L2, homogènes en 5c/6a en traversées, mur à gouttes d’eau et cheminées, mais aussi des parties plus bloc et difficiles au départ de L1 et L4. Mentions spéciales tout de même pour la seconde longueur en cheminée sculptée façon Castelvieil puis noire et chipseuse façon Oule, de la belle escalade sur du beau caillou avec vue sur toutes les calanques jusqu’au Cap Canaille.

grimpe sur la Momie
L1
L1

L1

au départ de la cheminée de L2

au départ de la cheminée de L2

sur le bitard de L3
sur le bitard de L3

sur le bitard de L3

L4 et son fameux pas en écart au départ de la Momie
L4 et son fameux pas en écart au départ de la Momie

L4 et son fameux pas en écart au départ de la Momie

au retour sur l'arête sommitale du Bec
au retour sur l'arête sommitale du Bec

au retour sur l'arête sommitale du Bec

13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 18:27

Le 12 juin 2019

Voie « les quillards», 3 longueurs, équipé, 7a max (6b+ obligé)
A mon sens 6a+/6c/7a(non parcourue de mon côté)

Après être descendu à de nombreuses reprises par le rappel en araignée de la grotte de l’ermite, au-dessus des scellements des 2 dernières longueurs de la voie des quillards, on se décide à parcourir cette voie en mode escalade ascendante ! Comme l’on pouvait s’y attendre, c’est une voie difficile et impressionnante, comportant des pas obligatoires proches du 6c en L2 et aérienne au-dessus de la grotte, mais aussi et surtout esthétique tant par la gestuelle de la grimpe (traversée en L1, dièdre, fissure et dalle en L2) que par le cadre, sur le rocher concrétionné de L1 puis les dalles blanches ciselées en gouttes d’eau à partir de la fin de L2. 
 

L1, l'ambiance grotte de l'ermite à moindres cotes (6a+ !)...
L1, l'ambiance grotte de l'ermite à moindres cotes (6a+ !)...
L1, l'ambiance grotte de l'ermite à moindres cotes (6a+ !)...
L1, l'ambiance grotte de l'ermite à moindres cotes (6a+ !)...
L1, l'ambiance grotte de l'ermite à moindres cotes (6a+ !)...

L1, l'ambiance grotte de l'ermite à moindres cotes (6a+ !)...

... mais en échange d'un relais sommital de L1 spécialement inconfortable (pas de photos du bas pour cette longueur)
... mais en échange d'un relais sommital de L1 spécialement inconfortable (pas de photos du bas pour cette longueur)

... mais en échange d'un relais sommital de L1 spécialement inconfortable (pas de photos du bas pour cette longueur)

sur la dalle puis le dévers de L3
sur la dalle puis le dévers de L3

sur la dalle puis le dévers de L3

crépuscule dans le rappel de descente
crépuscule dans le rappel de descente
crépuscule dans le rappel de descente

crépuscule dans le rappel de descente

Rechercher