12 mai 2020
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21:50
Le 12 mai 2020
Grimpe au Pilon du Roi, voie "normale "par la voie du pas, officiellement 4b, plutôt 5b pour le bien-nommé pas en opposition du départ (moins pour les grand.e.s et/ou souples) puis effectivement 4b
Couennes ensuite sur "Rémi lent" 5c, "le rat Mona" 5c+ et "la femme à la tronche plate" 6a
Première séance d’escalade « post-professionnelle » en 2020, tardivement vu les contraintes bien connues en vigueur depuis la mi-mars… Faute d’accès possible aux calanques, on s’oriente vers le massif de l’Etoile et le sommet du Pilon du Roi, encore jamais foulé mais souvent côtoyé à pieds et en VTT pour profiter de son beau cadre de chaos dolomitique perché au-dessus de la rade marseillaise et de l’étang de Berre. Le bloc sommital, visible et reconnaissable aisément depuis une grande partie du département, s’apparente à un Pain de Sucre marseillais, non pas de granite mais de calcaire, plus raide et compact en faces nord et ouest que sud.
Cette dernière offre justement la voie d’accès la plus facile au sommet - une grosse vingtaine de mètres d’escalade en IV avec en pas en opposition un peu plus difficile au départ – et sa vue à 360° sur l’ensemble du département. On ira ensuite faire chauffer des biceps refroidis par 2 mois d’hibernation dans les couennes de la face sud-est, mention spéciale pour les cannelures de « Rémi lent », avant de se laisser descendre en 3 coups de pédales par les pistes DFCI jusqu’au parking du col Sainte-Anne…
l'approche en vélo sur les DFCI
dans la voie du "pas", au-dessus des chicots de dolomie de l'Etoile
panorama et flore sur le plateau sommital du Pilon du Roi, des calanques à l'étang de Berre en passant par la rade marseillaise
rappel dans la faille et vuer sur une cordée dans "eye in the sky"
dans la voie "Rémi lent" face sud-est, au-dessus des buissons de coronille
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11 mars 2020
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20:54
En mars 2020
Voie « bienvenue chez Damoclès », à partir de L4 uniquement, 5 longueurs, équipé, 6c max
6a+/6a+/6c/6a+/6a
Retour sur cette belle voie du Cap Canaille, déjà parcourue en 2013 et devenue classique entre autres pour la géologie délirante de sa cinquième longueur en tablettes de calcaire blanc suspendues devant pilier en nid d’abeille. On ne parcourra que la seconde partie – la plus belle - de la voie au-dessus de la vire médiane vu les contraintes horaires du jour, ce qui permettra d’agrémenter ces 5 longueurs de la randonnée du vertige sur la vire Philémon en guise d’approche. En 7 ans le rocher s’est un peu patiné, mais le cadre reste toujours aussi beau sur cet itinéraire aérien qui louvoie entre les toits sur calcaire, grès et conglomérat, pour au final une ligne esthétique et homogène dans le 6a - parfois +- nonobstant 5 mètres athlétiques dans L6 en traversée plein gaz. Le récent rééquipement de la voie s’avère rassurant lors des repos pendus sur la corde de cette longueur !
approche par la vire supérieure
avant et dans la renfougne de L4
au départ de L6, dièdre puis traversée déversant.e.s
asphodèle aux derniers rayons
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8 mars 2020
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22:20
Le 8 mars 2020
Voie "grande tour de la Lecque", 6 longueurs, équipé mais à compléter dans L1 et L2, 6a+ max
6a(soutenu)/6a+(soutenu et athlétique)/5c/5b+/6a/3b
Voie "El Cap" , 4 longueurs, équipé, 6b max
6a/6b+(soutenu)/6a-A0/A0
Journée de grimpe sous la Grande Candelle, avec la voie de la grande tour de la Lecque pour le socle puis « El Cap » pour sa face sud. Les nuages du début de matinée se dissiperont vite pour laisser la place au soleil et à la chaleur, loin des températures fraîches de la veille dans les Préalpes dignoises, de quoi ponctuer la marche d’approche de la dégustation en tee-shirt de nombreuses asperges !
La première voie parcourue remonte un pilier face sud du socle de la Candelle, pile au-dessus des dalles de la Lèque découvertes et longuement arpentées à mon arrivée dans la région.C’est une voie de 6 longueurs, de difficulté et de qualité de rocher variable entre les deux premières longueurs soutenues dans le 6a++ en fissures-dièdres compactes voire déversantes, une troisième longueur plus couchée mais en caillou très fragile, et les deux dernières un peu anecdotiques en rocher brisé et végétatif. Au final l’itinéraire vaut surtout pour ses 2 belles premières longueurs, une ambiance presque oulesque sur ces fissures rondes et athlétiques suspendues au-dessus de la Grande Bleue ! Les 4 longueurs suivantes permettent de rejoindre de manière logique l’étage supérieur de la Grande Candelle, la face sud et son pan de dalles blanches dont la voie « El Cap » parcourt le bord occidental.
En ce début mars le pied de la face sud est couvert de buissons de lavatère maritime et de coronille, et surtout d’asphodèles, le tout en fleurs, une belle récompense avant de remettre les chaussons dans « El Cap ». Une seconde longueur très soutenue en 6b++ y précède 2 longueurs d’artif qui franchissent un toit puis la dalle lisse sommitale. Après une heure de combat entre les 20 plaquettes de la troisième longueur, pendus dans des baudriers entre « sec » et « du mou », décision est prise de réchapper en rappels, ce qui ne fera que confirmer mon peu d’appétence pour l’artif, exercice long et ingrat à mon sens !
ciste et coronille sur la marche d'approche
au premier relais du pilier, asperge et aiguille tordue
grande tour de la Lecque : L1
grande tour de la Lecque : L2
grande tour de la Lecque : L3
grande tour de la Lecque : L4
grande tour de la Lecque : L6
au pied de la face sud de la Candelle, asphodèles et lavatère maritime
crépuscule en bas de la voie
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1 mars 2020
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22:23
Le 1er mars 2020
VAT 68, 3 longueurs, équipé, 6c max
6b/6c/5c
le pilier de l'enclume, 4 longueurs, équipé, 6c max
6a+ (soutenu)/6b+/6a/6c
Journée de grimpe sur le socle de la Candelle et 2 voies voisines, « VAT 68 » et « le pilier de l’enclume », deux itinéraires finalement assez dissemblables, principalement en dalles grises pour mon premier et en pilier raide voire déversant sur rocher blanc pour mon second.
« VAT 68 » vaut surtout pour sa première longueur en calcaire compact longue et soutenue, une dalle bien délicate et raide qui entame autant la pulpe des doigts de mains et de pieds que les avants-bras, avant une seconde longueur jolie en traversée aérienne après une section trop dure en 6c.
Après un rappel coincé, on retrouvera (difficilement donc) le plancher des… asperges (nombreuses et savoureuses ce jour), le soleil et donc les couleurs des calanques pour lepilier de l’enclume.
Oh la jolie voie méconnue ! 4 longueurs homogènes dans le gros 6a avec quelques passages courts de 6c dans les seconde et quatrième longueurs, sur le fil d’un pilier aérien et raide (au point que le second rappel proche de la ligne d’ascension se fait presqu’intégralement en fil d’araignée…) et un rocher coloré, rond et marron sous les dévers, blanc et plus franc ailleurs. On grimpe en dalle, dièdres, dévers et traversées, d’abord sur un rocher un peu rond et oulesque où il convient de bien travailler ses coincements et oppositions, puis sur du blanc plus adhérent où il convient de valoriser les crougnes et réglettes, le tout plein gaz.
C’est au final sans doute ma voie préférée du socle de la Candelle, un peu au-dessus de mon niveau pour ne pas artifer certains passages (tout ce qui est en 6b/c est équipé très serré), même si le véritable crux se situe à mon sens plutôt dans… la première longueur en 6a, très soutenue et athlétique et à l’équipement bon mais obligatoire. Après trois week-ends parfois prolongés de ski de randonnée, le retour à l’escalade et au blanc des calanques ne se sera pas fait en douceur !
le pilier de l'enclume : L1
le pilier de l'enclume : L2
le pilier de l'enclume : L3
le pilier de l'enclume : L4
dans les rappels du pilier de l'enclume
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2 février 2020
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20:54
Le 2 février 2020
Voie "le vieil homme et la mer", 3 longueurs, non équipé (quelques pitons), 6b max
6a/6b/6a+
Retour sur les falaises sud dominant l’Eissadon, dans la voie récemment ouverte du «vieil homme et la mer », une voie en terrain d’aventure voisine de la voie récemment équipée « le sourire de Pénélope ». Pas le moindre clou (au sens spit) dans cette voie, uniquement une poignée de lunules et de pitons à demeure, mais un clou du spectacle qui vaut le voyage avec une seconde longueur exceptionnelle dans une cheminée spéléo de plus de 40 mètres, avant une sortie à droite en traversée athlétique et technique plein gaz jusqu’au relais sommital. C’est superbe, raide, homogène et soutenu dans le 5c puis 6a, rappelant les plus belles longueurs de l’Oule avec ce rocher rond et chipseux qui s’apprivoise en oppositions et renfougne, avant cette traversée aérienne un peu psycho, heureusement protégée sur sa fin par une cordelette sur lunule (il est également possible de poser un friend en début de traversée). Les 2 longueurs inaugurale et conclusive, même si moins exceptionnelles, ne sont pas en reste avec notamment une fissure délicate puis une dalle ciselée (engagée) en première longueur, et un mur suspendu de calcaire mêlé d’aragonite en dernière longueur.
La voie au final s’avère tout de même sérieuse, soutenue dans le 6a (avec un pas de 6b à la fin de L2), en terrain d’aventures presque complet et en rocher parfois fragile dans L2 et surtout L3, mieux vaut avoir une bonne marge par rapport à ce niveau et de l’expérience en pose de protections… ou grimper en second ! Encore une belle et longue journée dans les calanques avec cette centaine de mètres d’escalade typée montagne… et ces centaines de mètres de dénivelée d’approche à pieds et en VTT !
dans les rappels, équipements d'époque
au départ de la voie, lestés de friends, pitons, excentrics, câblés...
L1, fissure raide, dièdre puis traversée
la splendide cheminée de L2 et la sortie en traversée aérienne
crépuscule flamboyant au départ de la route de la Gardiole
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31 janvier 2020
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20:32
En janvier 2020
Petites grandes voies au secteur des deux aiguilles à la montagne Sainte-Victoire
Voie "les quatre quarts", 3 longueurs, équipé (parfois distant), 5c max
A mon sens 5c/5c/5c+
Voie "le boulon de milieu", L1 uniquement, L2 non trouvée (!), puis couenne dans «huit et demie»
Retour dans le secteur des 2 aiguilles (re)découvert en décembre, et ses immenses dalles de calcaire gris compact au pied du versant sud de la Sainte-Victoire. On parcourra l’une des (petites) grandes voies du secteur, « les quatre quarts », 3 longueurs majoritairement en dalle, avec quelques pas de mur raide et de dièdre dans L2. C’est une belle escalade sur un beau rocher compact mais sculpté, avec notamment de belles cannelures dans L2. Comme souvent dans le secteur, l’équipement, partout espacé, en scellements récents dans L1, se dégrade plus haut, sur spits de 8 toujours aussi distants, mais en plus rouillés. Il est ainsi préférable d’avoir un peu de marge pour le bon pas de 5c du départ de L3, mal protégé sur spit de 8 rouillé… Après les 3 rappels de descente puis une tentative infructueuse dans la seconde longueur du « boulon du milieu », on terminera l’après-midi en couennes, avant un crépuscule spectaculaire sur les crêtes de l’Etoile en face.
Dommage donc que la falaise n’ait pas été rééquipée au-delà de la première longueur, le calcaire au-dessus restant aussi beau (mais moins patiné…) que dans les couennes classiques - à juste titre - du bas.
dans L1 des quatre quarts
dans L2 des quatre quarts
crépuscule dans "huit et demie" sur le massif de l'Etoile
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26 janvier 2020
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11:12
Le 25 janvier 2020
Voie des « drailles », dans le secteur « cathédrale » de Cap Canaille.
Rappel "classique" de la cathédrale - vire Elianac - remontée par les 2 passages de 5c - vire inférieure du sud vers le nord - remontée par les 2 5c - vire supérieure du nord vers le sud
Un bien bel itinéraire de randonnée du vertige, agrémenté de quelques passages d’escalade. Merci donc à l'ouvreur pour ce gros travail de purge et d'équipement sur cette falaise un peu oubliée des soubeyrannes, ce que l'on peut comprendre au vu de la qualité ou plutôt non-qualité du rocher par endroits. Un caillou certifié Cap Canaille, dans une zone qui plus est encore peu parcourue : la vire inférieure, située sous de gros surplombs, présente les sections les plus déliquescentes, on a d'ailleurs fait tomber un bon morceau de corniche près du 5c/A0 le plus au sud.
C'est certes fragile mais aussi très beau : à condition de ne pas trop appuyer son regard sur ce rocher qui pourrait s'en effondrer, on profite tout du long d'un rocher décoré de gargouilles, dévers, arches, fours à cristaux et de la vue panoramique sur les calanques.
L’équipement heureusement béton - enfin acier- reste excellent du début à la fin, avec jusqu'à 1 point/mètre dans les sections les plus fragiles/gazeuses/"techniques" (rayer la mention inutile). Quelques lunules par endroits, les anneaux de corde nous ont toujours semblé en bon état. Ces nombreux spits font (un peu oublier) le château de cartes (de grès) sur lequel on marche, et on trouve même quelques jolis passages de grimpe dans la cheminée spéléo en 5c de liaison entre la vire Elianac et la vire inférieure, ou les traversées gazeuses faciles de la vire supérieure.
Au final un peu de tension dans le 5c/A0 au départ sud de la vire inférieure, impressionnant et ultra gazeux, mais sinon beaucoup de plaisir dans ce parcours de rando du vertige un peu plus grimpant que ses voisins des traversée supérieure, vire des immortelles ou autre tour du Bec de l'Aigle. C'est peut-être un peu moins beau en termes de géologie que mon premier, mais tout de même magnifique !
rocher Canaille au-dessus de la vire Elianac
au départ de la cheminée spéléo en 5c
au nord de la vire inférieure, LE pas technique et gazeux de l'itinéraire
juste après sur la vire inférieure
remontée sur la vire supérieure
18 janvier 2020
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18:14
Le 18 janvier 2020
7 longueurs, équipé, 6b max
5b+/6b/5c/5c+/5c/6a/6b (soutenu)
Retour sur les falaises du Cap Canaille, sur la voie « grès stoke » récemment équipée au sud du secteur « ouvreur de bouse ». C’est un itinéraire astucieux sur du calcaire puis du grès, tous deux ruiniformes, qui se faufile entre les grands dévers, sans excéder le 6b, et sur une hauteur de plus de 100 mètres, importante pour le secteur. Pour autant l’escalade s’y révèle très athlétique, notamment dans la cheminée à fossiles de L2 et sa succession de petits dévers, le départ de L4 en toit horizontal – bien pourvu en bacs, ou L6 et L7 soutenues et bien raides. Dur pour une reprise de l’escalade en tête après près d’un mois sans la moindre séance d’escalade en extérieur, et pour mes petits-bras-pas-musclés, d’autant plus que la météo du jour ne permettra pas de s’échauffer ! Du grand vent en fin de matinée qui fera remonter les cordes jetées dans les rappels d’ouvreur de bouse et nous amènera à préférer une approche pédestre par le pied des falaises, et un début de voie, souvent exposé nord-ouest et non pas ouest, intégralement à l’ombre. L’arrivée au soleil au sommet de L5, avec un mistral enfin assagi, réchauffera nos cœurs… et le bout de nos doigts, avant les 2 belles longueurs finales, soutenues en 6a puis 6b.
Au final une jolie voie dans la veine… et le rocher de ses voisines « bon grès mal grès » ou « le bonheur est dans le grès », par contre en caillou parfois encore plus déliquescent, méfiance entre autres dans L4 et L5 particulièrement détritiques.
dans L1 sur dalle de calcaire
L2 en chemineé- goulotte de calcaire à fossiles, sortie en grès sur la vire Elianac
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22 décembre 2019
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/2019
20:16
Le 22 décembre 2019
Voie "la douloureuse", 3 longueurs, terrain d'aventures (complet jusqu'à la fin de L2), 6a+ max
A mon sens 5c/6a+/5c+
Voie "les cacochymes pervers", 3 longueurs, équipé, 6c max
6b (soutenu et athlétique)/6a+/6c
Longue journée sur les 2 faces de l'Oule, non pas pour une séance SM mais pour la combinaison de "la douloureuse" en version coinceurs et des "cacochymes pervers" en version spits. On passera du versant est de la douloureuse le matin au versant sud des cacohymes l'après-midi afin de profiter au maximum d'un soleil pas si généreux cet automne en Provence, et au minimum... du mistral de la journée !
La voie de "la douloureuse" est une voie peu parcourue, et donc parfois encombrée de végétation et en rocher fragile, mais qui offre de belles sections d'escalade comme dans la cheminée spéléo de L1 ou la fissure à Dülfer de au départ de L2. La grimpe s'y avère soutenue dans le 5c/6a, parfois délicate à protéger comme dans L1 vierge d'équipements à demeure, mieux vaut donc un leader ayant de la marge dans le 6a et expérimenté dans la pose de protections.
Après ces 3 longueurs majoritairement à protéger et parfois éprouvantes nerveusement, les 3 des "cacochymes pervers" ne seront qu'une formalité malgré leur cotation plus élevée. Comme toutes ses voisines de la falaise de l'Oule, c'est une très belle voie athlétique et gazeuse, qui se distingue particulièrement par la fissure oblique de L1 ou la dalle suspendue à gouttes d'eau de la fin de L3. A noter que le crux de la voie se trouve presque plus à la fin de L2 en traversée délicate en 6a sur rocher "oulesque" (rond et peu adhérent), loin au-dessus du point, que dans le dévers de L3 en 6c bien protégé.
ouille à l'Oule, les 3 longueurs de la "douloureuse " vues depuis l'approche
le bleu, le blanc et le vert durant l'approche
dans L1 de "la douloureuse" et sa cheminée spéléo
départ délicat en traversée de L2
au sommet, la pose devant Canaille
houle à l'Oule, dans les 2 rappels qui déposent au pied des cacochymes pervers
dans L1 des "cacochymes pervers", la cordée poursuivante
L2 à gauche de la dalle suspendue du Linceul
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15 décembre 2019
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20:29
Le 15 décembre 2019
Montagne Sainte-Victoire, combinaison de 3 voies en terrain d’aventures plus ou moins vierge :
Les rognures d’ongles d’Allah, 2 longueurs, peu équipé, 5b max
5a/5b
La cave, 2 longueurs, non équipé (mis à part quelques pitons dans la dalle de L2), 5c+ max
5b/5c+
Le couchant, 3 longueurs, non équipé (quelques pitons dans L1), 5c max
5b/5b+/5b (rocher fragile et difficilement protégeable dans L3)
Journée d’escalade sur la montagne Sainte-Victoire, remontée du secteur des 2 aiguilles jusqu’à la Croix de Provence, par les 3 ressauts classiques d’une centaine de mètres chacun. La voie des rognures offre comme souvent dans ce secteur une pure escalade en dalles sur un calcaire gris et compact comme rarement dans la région ; c’est décidément un très beau secteur que les deux aiguilles, presque découvert ce jour et qui n’est pas réservé qu’aux couennes !
On range alors les chaussons à l’oppidum pour rejoindre à pieds par une traversée ascendante, longue mais panoramique et esthétique entre des chicots de calcaire, la falaise du jardin des moines et sa voie dite de la cave. Ses 2 longueurs en terrain d’aventures (surtout la première qui ne comporte pas la moindre protection à demeure, la seconde étant pitonnée dans la dalle) s’avèrent variées en dalle, dièdre et traversée, sur un rocher solide mais aisément protégeable, passent par une belle cheminée d’aragonite en fin de première longueur, et figurent parmi les plus belles dans ce niveau de difficultés, homogène dans le V (nonobstant un pas d’adhérence délicat au milieu de L2).
Place alors au dessert du jour, la voie du couchant sous la Croix de Provence, 3 longueurs là encore homogènes dans le V, en bon rocher facilement protégeable en L1 et L2, mais à la troisième longueur bien délicate. Sous le crépuscule, un ciel qui s’ennuage et un vent qui forcît à l’approche de la crête sommitale, l’ambiance sera beaucoup plus austère que plus tôt dans la journée, et après avoir remplacé les tee-shirts par la polaire on grimpera précautionneusement ces 50 mètres en calcaire fissuré fragile plutôt avare en becquets à sangles et fissures à coinceurs.
L’arrivée au sommet sera donc vécue comme un soulagement, avant une descente par le sentier noir encore délicate à la frontale et sur un rocher sommital trempé par la condensation du marin sous le vent ! Au final une longue et belle journée, de quoi me réconcilier avec une montagne Sainte-Victoire riche en itinéraires d’ampleur typés montagne, juste au-dessus de la plaine de l’Arc !
à l'approche sous les 2 aiguilles
L1 des "rognures d'ongles d'Allah"
L2 des "rognures d'ongles d'Allah"
entre l'oppidum et le jardin des moines
tracé de la voie suivante sous la Croix de Provence : "le couchant"
L2 du couchant et chenille en tenue de camouflage
lumières du couchant à la fin de la voie du couchant
rencontre en bas du sentier noir
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