24 septembre 2017
7
24
/09
/septembre
/2017
17:47
Le 23 septembre 2017
« le projet du Pierrot », 4 longueurs, équipé, 6a+ max, sortie par l’arête du diable
A mon sens 5c+/6a+/6a+ (1 pas)/6a+, 4c aérien et parfois peu protégeable pour la sortie par l’arête du diable en terrain d’aventure
Journée de grimpe au Val Vierge, sur une ligne voisine de celle du « Docteur Gecko » parcourue quelques semaines plus tôt, 4 jolies longueurs principalement en dalle homogènes et soutenues dans le 6a/6a+ comme peu de voies des calanques le sont. On peut d’ailleurs comparer pour son homogénéité cette voie à la Gutemberg ou à la nouvelle voie de la Chandeleur, qui offrent également une centaine de mètres d’escalade majoritairement dans le 6a/6a+, dans des styles certes plus athlétiques et variés.
De la belle grimpe en dalle donc, sur du rocher plus gris que blanc, qui par sa couleur et sa compacité rappelle un peu le Verdon, avec notamment de superbes passages en adhérence et friction à la fin de L2 et au début de L3, avant que l’équipement, bon jusque-là, ne devienne inexistant dans la sortie par la dernière longueur de l’arête du diable. On profite alors d’une très belle ambiance aérienne en regard des gros dévers de la Concave et au-dessus du golfe de l’Oeil de Verre, sur un rocher compact (dur de poser quoi que ce soit sur une petite dizaine de mètres) mais bon et dans des difficultés modestes. Il conviendra donc de pas oublier quelques friends petits et moyens à poser dans les belles fissures avant cette section finale raide et improtégéable…
vue vers les dalles de la Lèque
sous les chaussons la plage
dans la dernière longueur de l'arête du diable
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
17 septembre 2017
7
17
/09
/septembre
/2017
09:14
Le 16 septembre 2017
« le fil du rasoir », 3 longueurs, équipé, 6a max
A mon sens 5c/6a (1 pas)/4c
« rendez-vous sur la lune », 3 longueurs, équipé, 6b max
A mon sens 6b (1 pas)/5c+/6b
Journée d’escalade sur l’envers de la Candelle, au Cap Gros, qu’on devrait appeler plutôt « Caps Minces » vu les promontoires rocheux bordés de falaises que présente le sommet sur son adret ! Après une approche par le col de la Gineste pour changer de Luminy et des treize contours qui en paraissent parfois mille, on commence par « le fil du rasoir », une jolie voie pour ses première et surtout seconde longueurs sur un éperon de dalles, sur du rocher blanc panoramique au-dessus de la calanque de l’œil de verre et face au Cap Canaille. La seconde voie de la journée, « rendez-vous sur la lune », présente un profil très proche, une longueur médiane sur une arête dalleuse plein sud, mais dans un registre technique plus difficile avec notamment un pas bien délicat au départ de L1 et une troisième longueur à la fois soutenue, athlétique et technique. Au final un secteur certes un peu isolé et manquant d’ampleur, mais qui malgré sa position en retrait offre de belles vues dominantes sur du calcaire intensément blanc .
fin de L1 du fil du rasoir
dans le belle L2 du fil du rasoir
vue du relais sommital de L2 du fil du rasoir
dans L1 de "rendez-vous sur la lune"
sur le fil de L2 de "rendez-vous sur la lune"
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
6 septembre 2017
3
06
/09
/septembre
/2017
18:39
Le 5 septembre 2017
« canaille 16 », 7 longueurs, équipé, 6c max
3/6c/6c/6c/4c/6b/5c
Première soirée d’escalade au Cap Canaille de la saison 2017 en ce début septembre ; il était temps avant que la nuit ne tombe trop tôt ! C’est pourtant je crois mon secteur préféré pour la grimpe vespérale avec son exposition ouest : un rocher multicolore sublimé par le soleil ras, une vue grand large sur le golfe de Cassis et les calanques en face, avant le crépuscule aux dernières longueurs…
La voie « canaille 16 » parcourt 2 ressauts de grès, calcaire et conglomérat dans le secteur Albert des falaises soubeyrannes, près de ses voisines «anaconda» et «effet papillon» déjà parcourues. C’est une voie un peu hétérogène avec des longueurs de marche sur vire alternant avec des sections beaucoup plus dures comme le toit de L2 ou la longue dalle soutenue de L4, mais comportant de beaux passages de grimpe et surtout une très belle ambiance soubeyranne dans un rocher parfois aussi mauvais que beau, du grès sculpté en gargouilles de L1 et du début de L2 aux piles de tablettes de L7, longueur en 5c magnifique dans ce niveau. Par contre les deux sections en 6c de L2 et surtout L4 restent bien délicates pour un grimpeur de 6a et des poussières, heureusement que l’équipeur a placé son relais sommital hors de vue des passages les plus difficiles (et parfois obligatoires jusque dans le 6b), de quoi sauver (en partie) l’honneur d’un grimpeur azéroteur dans ces passages !...
le départ de la voie et le toit au début de L2
vue du relais sous le toit de L2
sur la dalle soutenue de L4
rocher en pleine déliquescence sur la vire inclinée de L5
crépuscule sur les calanques
le 3 septembre, mante religieuse à Ensuès
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
23 août 2017
3
23
/08
/août
/2017
17:32
Le 22 août 2017
4 longueurs, équipée, 6a+ max
Cotations « officielles » 5c/6a+/6b+/5c, cotations ressenties 6a+/6a+/6a+/5c+
Comme souvent en cette saison 2017, soirée d’escalade dans le cirque des aiguilles sur la voie « Mameluck wall », 4 longueurs où la première constitue à mon sens le crux sur une vingtaine de mètres à l’escalade bien fine et athlétique à froid, qui plus est avec un équipement ben espacé. La seconde longueur s’avère également fine et atypique dans une longue traversée en arc-de-cercle descendante sur la fin, alors que la troisième longueur, prétendument la plus difficile, ne comporte en fait qu’un pas. Au final sans doute une des belles voies du vallon des Aiguilles, originale, variée et soutenue dans le 6a /6a+ tout au long de ses 4 longueurs !
dans la première longueur, dure pour du 5c ([sic]) !
dans L4, vues vers les grimpeurs
la baie de Marseille au crépuscule, vue du départ de la voie
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
20 août 2017
7
20
/08
/août
/2017
17:54
Les 19 et 20 août 2017
La traversée des cavaliers, 9 longueurs, équipé, 6b max
6a/5a/6b(ou A0)/5b/4b/4a/marche/5c+/4a/6a+
Monier, 4 longueurs, équipé, 6a+ max
4c/6a/5c/6a+
Week-end d’escalade estivale dans les gorges du Verdon, avec donc la contrainte d’éviter le four des voies ensoleillées. On décide donc de grimper en face nord l’après-midi du premier jour, la traversée des cavaliers déroule pour cela ses 9 longueurs presqu’exclusivement en traversée sous l’auberge éponyme, en face du chalet de la Maline. C’est une voie finalement un peu décevante, hétérogène, sur un rocher parfois peu compact, bien loin donc des standards du Verdon, et sans rivière plein gaz sous les chaussons comme d’autres voies savent l’offrir aux alentours ! Pour nuancer ce propos, les première et quatrième longueurs offrent de beaux passages d’escalade en traversée bien protégée, et la sortie de la faille près de l’aiguille décollée finale s’est faite par une longueur en 6a aussi belle par son cadre que par l’escalade.
Après une nuit près de Trigance à l’écart des foules touristiques de la rive droite, on part dans le secteur Moyen Eycharmé grimper la voie Monier. A l’inverse de la veille, c’est une belle escalade relativement homogène dans le 5c/6a dès sa seconde longueur, avec notamment une magnifique dernière longueur en cheminée large à renfougne et oppositions.
la traversée des cavaliers, L1
arrivée à l'aiguille détachée, L8
fourvoyage sur sur l'aiguille détachée
la très belle L9 dans la faille
Monier, dans le second des 3 rappels d'accès
sortie de la cheminée-dièdre de L3
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
18 août 2017
5
18
/08
/août
/2017
17:12
Le 16 août 2017
Après la longue grande voie de la veille sur l’Obiou, on s’oriente vers une course d’arête esthétique et facile, les arêtes du Gerbier dans le Vercors. Du parking des Bordeaux au-dessus de Prélenfrey, la double brèche atteinte en 1h15 mn marque le début d’une arête peu raide dotée de courts ressauts verticaux, mais effilée et par endroits un peu aérienne. Les passages du peigne et du rasoir resteront d’ailleurs les plus beaux de cette traversée, vertigineux sur un fil étroit qu’il peut être commode de gravir à cheval, à l’instar du dernier passage grimpant avant le sommet. Notre tentative sur l’arête intégrale stoppée dans des pentes d’herbes exposées et improtégeables nous ramènera sur le sentier du Pas de l’Oeille, avant la belle section retour sous les grandes falaises calcaires de la barrière est du Vercors. Au final, un joli itinéraire, mais moins grimpant et aérien que ce à quoi je m’attendais : on reste un cran en-dessous, tant en matière d’intérêt de l’escalade que d’esthétisme du parcours, d’une autre classique telle que les arêtes de la Bruyère dans les Cerces.
au départ, au parking forestier des Bordeaux au-dessus de Prélenfrey
arrivée à la double brèche, devant le Trièves
les arêtes et leur belle ambiance avec les passages du Peigne, du Rasoir...
désescalade sous le sommet
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
18 août 2017
5
18
/08
/août
/2017
16:52
Le 15 août 2017
« vendanges tardives », 10 longueurs, équipé, 6b max
6b/6a/6a/5c/5c/5b/marche/5b/marche/5b
Après les randonnées du vertige de la veille, parcours de la voie « vendanges tardives » en face est du Grand Obiou. Une belle et longue grande voie à l’ambiance montagne garantie par son ampleur, une approche longue et délicate et un gaz important dès la première longueur. Après une randonnée bucolique jusqu’à la combe du Petit Obiou le cadre se fait d’un coup plus oppressant dès l’entrée dans le bas du couloir Arthaud, dans un véritable canyon enserré entre des falaises dolomitiques de plusieurs centaines de mètres et qui canalise de nombreuses chutes de pierre. On évite ce dépotoir naturel par son éperon rive droite, à la remontée finalement délicate sur des dalles peu raides mais difficilement protégeables, et où remontent les bruits de chutes des nombreuses pierrailles posées que nous balançons sans le vouloir dans le couloir au-dessous. Une ambiance donc bien austère à l’ombre de l’Obiou, et qui se prolonge au pied de la voie, au fond d’un couloir sous une haute falaise aussi verticale que compacte. Les 3 premières longueurs, spécialement la première, s’avèrent d’ailleurs bien aériennes loin au-dessus du couloir Arthaud, relativement soutenues dans le 6a/6a+, mais bien équipées et sur le magnifique rocher stratifié gris caractéristique du Dévoluy. Une très belle escalade donc, qui se couche un peu dans les 7 longueurs suivantes tout en restant relativement athlétique dans du 5 moins équipé que les 3 longueurs du bas. Parvenus en haut des 300 mètres de paroi on renonce à enchaîner par la voie « Marie-Thérèse » qui permettrait de sortir au sommet de l’Obiou ; après ces 3 jours en Dévoluy place maintenant au Vercors !
le lac du Sautet devant la roche de la Muzelle
à l'approche, devant les crêtes de l'Oisans
en bas de la combe du Petit Obiou
à l'approche, dans le bas du couloir Arthaud
tracé de la voie, vue depuis le Pré Perdu
dans la magnifique première longueur, raide et déjà gazeuse
dans L3, dernière longueur en 6
dans la fin de la voie et au retour, toujours une belle ambiance dévoluarde
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
18 août 2017
5
18
/08
/août
/2017
15:10
Le 13 août 2017
« la barule des barulots », 11 longueurs, équipé, 6a max
Cotations « officielles » : 5a/4/5a/5c/5c/6a/6a/6a/5c/5b/5b
Cotations ressenties : 5a/4/5b/5a/5a/5b/5b/5b/5c/5a/5a (!)
Après le retour de Madère l’avant-veille, début d’une semaine dans les Préalpes du Sud, dans le Gapençais, le Dévoluy puis le Vercors.
La voie « la barule des barulots » déroule ses 11 longueurs majoritairement sur une dalle couchée suspendue au-dessus des alpages du col Bayard, en position ouverte et panoramique face aux doux sommets du Champsaur. On grimpe donc sur un miroir de calcaire impressionnant par sa taille (sur près de 200 mètres de dénivelée) et sa perfection, pas une aspérité, hormis les cannelures sommitales, pour détonner sur sa platitude. Toutefois la dalle est bien couchée et la grimpe en adhérence pure, quoique souvent en mode quadrupède, facile ; on reste à mon sens bien loin des cotations annoncées en 5c/6a, plutôt dans le petit 5, même si l’équipement reste un peu parcimonieux, rien d’inquiétant dans ce niveau de difficultés. Au final un itinéraire intéressant malgré tout, qui vaut surtout pour son caractère insolite et sa belle géologie de dalle parfaite bordée de stratifications calcaires.
à l'approche, sous la belle dalle couchée de la voie
dans les premières longueurs en dalle
la dalle se redresse un petit peu
... avant les belles cannelures finales
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
28 juillet 2017
5
28
/07
/juillet
/2017
16:00
Le 27 juillet 2017
Voie « la parallèle », secteur « aïe aïe aïe », 5c+
Puis « les Michel », secteur « crépuscule », 5c+/5c, descente l’arête du vallon puis son rappel
Soirée d’escalade sur l’aiguille de Sugiton au départ de Luminy, d’abord en couenne (!), à la suite d’une grossière erreur d’orientation, sur une dalle du secteur « aïe aïe aïe », puis dans les 2 longueurs des Michel au secteur « crépuscule ». Une seconde longueur courte, mal équipée et inintéressante succède à une très belle première longueur en fissure oblique à doigts, avant une courte traversée d’arêtes au crépuscule toujours aussi esthétique.
dans la première longueur des Michel
au crépuscule sur la crête de l'aiguille de Sugiton
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence
12 juillet 2017
3
12
/07
/juillet
/2017
13:23
Le 11 juillet 2017
La Fred, 3 longueurs, équipé, 6b+ max
A mon sens 6b+/6b/6a+
Soirée d’escalade sur la face nord-ouest du rocher Saint-Michel, une falaise de « seulement » une centaine de mètres de hauteur, mais au beau rocher et à la belle vue panoramique sur l’île Maïre et le village des Goudes. La voie « la Fred » se compose de 3 longueurs de difficulté soutenue dans le 6b, avec notamment deux premières longueurs en dalle, petits dévers et fissure à Dülfer aux pas bien obligatoires. L’escalade y est donc sérieuse sur des crougnes affûtées, mais la beauté du rocher blanc ciselé face aux lames des Goudes et aux îles rosies par le soleil couchant vaut bien des doigts et orteils endoloris…
dans L2, sous la fissure en Dülfer
à l'approche et dans le magnifique rappel de la grotte de l'ermite
Published by Thomas
-
dans
Escalade en Provence