28 avril 2018
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18:34
Le 28 avril 2018
13 longueurs, équipé, 6b max
6a/5a/6b/6a/5c/5c/6a pour la section parcourue ce jour (à partir de la septième longueur)
Après un premier parcours partiel en 2012, interrompu au sommet du second ressaut, retour sur cette belle grande voie qui remonte l’intégralité de la montagne Sainte-Victoire sur ses 3 ressauts jusqu’à la brèche du Prieuré. On ne grimpera cette fois que les second et troisième ressauts, avec de belles longueurs en dalles dont les crux se trouvent aux milieux de L9 et L10, friction des chaussons obligatoire ! Le dernier ressaut près de la brèche du Prieuré, découvert ce jour, offre 3 longueurs d’escalade de difficulté croissante jusqu’à une belle troisième longueur variée en traversée à droite, dalle, traversée à gauche (attention au tirage !) et petit mur terminal, le tout face à la Croix de Provence et au-dessus de la brèche du Prieuré. Une belle ambiance donc pour les yeux, et une bonne pause pour les papilles sous ce dernier ressaut avec de nombreuses asperges encore bien vertes !
dans L13 en dalle et traversée(s)
vue sur la Sainte-Victoire sur le chemin du retour
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26 avril 2018
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Le 26 avril 2018
Vieille canaille, 6 longueurs, équipé, 6b max
A mon sens 5c+/6a/6b/6b/6a+/6b
Après plus d’un mois d’infidélité(s), retour sur les falaises soubeyrannes, dans une nouvelle voie voisine de « Ciao Bella » déjà parcourue plusieurs fois pour sa beauté et sa rapidité d’accès en un seul rappel en contrebas du parking. La voie « vieille canaille » remonte les murs et dévers de grès juste au nord de « Ciao Bella » en 6 longueurs dont aucune n’est à oublier. Du rocher (déjà) bon et beau de bas en haut, un équipement de qualité et de la grimpe finalement assez variée entre dalle, dièdre, dévers et mur raide concourent à en faire une très belle voie, parmi les plus belles du secteur. Mention spéciale pour la magnifique L3 en dalle de grès compacte sur une trentaine de mètres, L4 en toits (trop) athlétiques mais prisus et L6 à nouveau en dévers ludique puis traversée fine au-dessus d’un magnifique relais perché dans une grotte. Une voie qui devrait donc rapidement figurer dans les classiques de Canaille, pour une obligation qui ne dépasse sans doute pas le 6a+ (en L3 et L6).
dans le magnifique mur compact de L3
à la sortie du toit de L4
vues du relais à la base de L6
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25 mars 2018
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20:23
Le 25 mars 2018
Courte virée sur les couennes aménagées en bord de mer entre Méjean et l’Erevine. La falaise d’une vingtaine de mètres de hauteur est maintenant équipée d’une poignée de voies dont j’avais repéré les scellements voilà plusieurs mois, et la fin d’après-midi sera donc passée à explorer de belles longueurs au-dessus de la mer, sur des dalles de calcaire verticales ou déversantes encadrées de cheminées chipseuses, faites de calcaire blanc avec incrustations oranges. Du beau rocher, un beau cadre et de la belle escalade donc, mais dure, en dehors de la cheminée de droite en 6a avec un pas de 6b, les voies dans la dalle sont sans doute au moins dans le 7, beaucoup de tirage de clou voire de corde pour nous !
dans la première voie parcourue, un 6a/b en traversée, cheminée-dièdre déversant(e) puis dalle
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18 mars 2018
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22:09
Le 18 mars 2018
Voie Abert-Devantay, 6 longueurs, équipé, 6c max
A mon sens 6b (pour la continuité)/6c/6a+/6a+/6a/6a
Retour sur le secteur-phare (mais pas sémaphore) des falaises soubeyrannes, j’ai nommé le Draïoun et son trois-feuilles géologique de grès, calcaire et conglomérat rongé par la grotte éponyme. Au menu du jour la voie Abert-Devantay déjà parcourue (en second) 4 ans plus tôt pour ses 4 premières longueurs. Le ressenti sera le même qu’en 2014, avec de la grimpe homogène dans un niveau 6a avec quelques pas de 6a+, hormis la section dalleuse à la fin de L2 en 6b+/c qui peut (pas si facilement) se passer en A0. Par contre l’ambiance et le gaz restent présents et prenants dès le gros dévers de la fin de la première longueur puis son relais suspendu, encore plus sous les nuages, la fraîcheur et le léger mistral. La voie offre de très belles longueurs d’escalade, L1 évidemment pour son gros dévers sur tablettes de grès qu’on n’ose pas solliciter au vu de leur petite surface d’accroche, L4 variée et à la belle gestuelle en cheminée, dièdre puis murs de grès et de conglomérat et L5 exclusivement en poudingue. Celle-ci, non parcourue en 2014, constitue à mon goût l’une des plus belles longueurs en conglomérat de Canaille : ambiance gazeuse, escalade variée en dalle, dièdre et traversée soutenue dans le 6a, avec à chaque pas le choix cornélien entre le gros-galet-qui-ferait-une-très-bonne-prise-mais-qui-dépasse-un-peu-trop-pour-ne-pas-se-décrocher-dès-qu’on-appuie-dessus et le petit-galet-qui-dépasse-à-peine-mais-semble-bien-enchâssé… Au final une très belle voie plus exigeante que les cotations pourraient le laisser penser, et dans cette succession de journées grises, le ciel daignera même nous accorder en deus ex machina un superbe crépuscule à la sortie !
vue d'ensemble et de détail de la falaise avec ses cordées
dans L1 et son gros dévers sur tablettes de grès
dans L2, en traversée puis dalle suspendue
vue vers le Riou, un rideae de pluie vers l'ouest
dans le réta délicat de L3
très belle ambiance sur le conglomérat de L5
couleurs à la sortie de la voie
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18 mars 2018
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22:06
Le 17 mars 2018
« des phantasmes », 6 longueurs, équipé, 6a+ max
6a/5b/6a+/6a+/6a/5b
Après-midi d’escalade sur une nouvelle voie équipée sur la falaise du Défens, dans le vallon de Saint-Pons versant ouest de la Sainte-Baume. Terrain de jeu de la grimpe en terrain d’aventure, la montagne Sainte-Baume vient de se doter d’une voie équipée sur l’éperon du Défens, une falaise d’environ 150 mètres de hauteur située au-dessus du ruisseau du Fauge face aux 3 pointes de la Galère. L’exposition nord-ouest et l’altitude alpine (pour les Bouches-du-Rhône…) incitent à une fréquentation en fin d’après-midi, et c’est vers 15h30 que nous commencerons la première longueur après une petite heure d’approche sur le sentier bien marqué des Clapes, puis une sente traçée dans la forêt de chênes verts jusqu’à l’attaque. C’est au final de la jolie escalade bien équipée, principalement en dalle sur un beau calcaire gris compact, mais sur une falaise entrecoupée de vires qui manque un peu de verticalité et d’ambiance, qui plus est avec les vrombissements des motos sur la route du col de l’Espigoulier de l’autre côté du vallon. Un petit air des gorges du Destel donc, même si la voie vaut par un cadre montagnard atypique dans la région et la vue sur la rade de Marseille à l’ouest et le pic de Bertagne à l’est. La decente peut se faire en rappel, mais on optera pour un retour pédestre qui s’avèrera un peu plus long que prévu par le GR98 puis le pas de Cugens, et la Glacière, avec une arrivée à la voiture nocturne à près de 20h. Une voie à refaire donc par meilleure météo pour profiter au mieux du soleil couchant sur la rade, mais avec la frontale vu l’ampleur des marches d’approche et retour !
le beau caillou autour : face ouest de Bertagne et pointes de la Galère
durant l'approche, eaux et couleurs vives
vue vers la rade de Marseille
dans la dernière longueur, un très beau 5b
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10 mars 2018
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22:03
Le 10 mars 2018
Voie "le poids du papillon", 5 longueurs, partiellement équipé de lunules et pitons, 6b max
6a+/6a/6b/6a/5b
Après-midi de grimpe au Jas de la Penna, sur l’extrémité nord du cap Canaille, juste au-dessus de Cassis et de la plage de l’arène ou les surfeurs tenteront de profiter des (maigres) vagues levées par le vent d’est. Même si les falaises soubeyrannes n’ont ici pas l’ampleur des secteurs situés à l’aplomb du sémaphore, et si les 3 couches de grès/calcaire/poudingue se limitent à celle de grès, on y trouve également une belle ambiance dans ces 100 mètres de grès déversant et fragile sculpté en gargouilles, grottes et murs suspendus.
La voie du « poids du papillon » (gloups), proche de la « porcelaine dans un magasin d’éléphants » (re-gloups) ou de « canaille hystérique » n’offre pas le meilleur rocher des Bouches du Rhône ; le grimpeur devra ici se faire aussi léger qu’un lépidoptère… C’est au final une voie que j’ai trouvé assez sérieuse, avec 4 longueurs soutenues dans le 6a/b, sur du rocher déliquescent et un équipement partiel vétuste sur lunules fatiguées et pitons plus vaillants. La seconde longueur succède à une première bien athlétique, et nous donnera du chausson à retordre avec ses prises-tiroirs dans les dévers puis son dièdre suspendu trempé. Pendant que mon leader tente d’enrayer ses glissades sur le grès lubrifié j’en profiterais pour jouer aux lego aux relais avec les morceaux de grès démontable et remontable… Les 3 dernières longueurs offriront moins d’ambiance mais un rocher de moins pire qualité ; le soleil revenu et l’escalade plus couchée en dalle et fissures nous reposeront les avant-bras… et les nerfs. Au final, une belle voie, avec de la grimpe variée et soutenue en 6a/b partiellement protégé, et beaucoup d’ambiance, mais à ne pas prendre à la légère, tout en grimpant léger !
dans L2, du rocher tridimensionnel aux inclusions de fossiles et aragonite
vue depuis le relais sommital de L2 sur le dièdre suspendu qui vient d'être gravi
dans L4, avant ma chute (en second) sur rupture de prise
paysages et flore au relais sommital de L4
dans la courte dernière longueur
bruyère aux derniers rayons au sommet
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7 mars 2018
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21:07
En mars 2018
Toit de garrigou de droite
3 longueurs, équipé, 5b max
5b/5b/5b
Que ma joie demeure, 3 longueurs, équipé, 6b max
6a+/6b/3b
Après-midi de grimpe au-dessus des Goudes, face sud du rocher Saint-Michel à l’abri du mistral… mais aussi du soleil dès le milieu d’après-midi. On s’échauffera d’abord dans la voie historique du « toit de garrigou de droite », qui vaut surtout par sa très belle seconde longueur en traversée ascendante sur rocher à gouttes d’eau sous un gros toit, une jolie ambiance pour une escalade qui ne dépasse pas le 5b. L’ampleur modérée de la voie, la beauté du cadre face aux îles, la qualité de l’équipement et le confort des relais en font d’ailleurs une voie toute indiquée pour de l’initiation dans un niveau maximum 5b ! On se dirigera ensuite vers la voie « que ma joie demeure », située juste à l’est de « la rectiligne » près du pas de la Demi-Lune. On profitera alors d’une belle escalade soutenue dans le 6a/b, particulièrement dans une seconde longueur majeure : 40 mètres de grimpe très soutenue et variée majoritairement en dalle, mais aussi en petit dévers, fissure ou dièdre, avec un équipement aéré sauf dans les pas les plus durs, qui à mon sens n’excèdent pas le 6a+.
dans la belle L2 du toit de garrigou de droite
dans la très belle L2 de "que ma joie demeure"
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3 mars 2018
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21:55
Le 3 mars 2018
Claudia ou l’héréside dénudée puis traversée Ramond
4 longueurs, équipée, 6b max
6c/5b/6a/6b (première longueur non parcourue) puis 2 longueurs de 5c en sortie de la traversée Ramond
Retour sur la falaise de Castelvieil en profitant des rares créneaux secs et peu ventés de cette fin d’hiver, cette fois sur « Claudia ou l’héréside dénudée», une courte mais très belle grande voie située au départ de la traversée Ramond. On évite la première longueur en dalle au-dessus de mon niveau et rejoint la seconde longueur par une dizaine de mètres en terrain d’aventure à travers une arche naturelle. Le reste de la voie vaut bien cette approche tronquée avec de la belle escalade sur un rocher magnifique : une fois l’arche de la Ramond passée sur le pont naturel qui la domine, on rejoint par une traversée facile mais aérienne la splendide longueur finale en fissures raides voire déversantes, de l’escalade athlétique mais pas si difficile, plutôt du 6a soutenu avec quelques pas de 6a+ que du 6b.
On se reposera ensuite les avant-bras dans la traversée Ramond, facile mais variée et esthétique à travers arches, vires suspendues, et en pas d’escalade facile et petits rappels, avant les 2 longueurs finales patinées et d’équipement relativement espacé dans du Vsup parfois raide, de quoi à mon avis effrayer les cordées de simili-débutants qui se lancent dans la traversée… Une valeur sûre de la grimpe calanquaise que Castelvieil évidemment, encore plus en cette journée où nous n’aurons pas croisé ou vu la moindre cordée dans la presqu’île, et ce alors que le soleil a brillé en maître après les pluies nocturnes.
la calanque d'En Vau entre ombres et lumière
dans l'approche de "Claudia"
sur le pont rocheux et la traversée de L3 en 6a
dans la très belle longueur finale de "Claudia"
au départ du (second) rappel dans le Trou du Canon
dans la traversée Ramond : du beau rocher, des pas de traversées et un petit rappel
dans les 2 longueurs de sortie de la Ramond
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20 février 2018
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21:04
Le 15 février 2018
Voie "yes we canaille", 6 longueurs, 7b max, équipé
6a/6c+/6a+/7b (6b obligé)/6b (5b obligé)/6a
Retour dans la voie « yes we canaille » située dans le secteur Albert des falaises soubeyrannes, déjà parcourue en 2015 mais un matin d’été et donc à l’ombre dans ces falaises ouest, un crime de lèse-esthétisme dans la géologie folle et colorée des lieux. Les nuages présents à notre arrivée se disloqueront d’ailleurs vite pour laisser le ciel à un soleil d’hiver froid, de quoi mettre en valeur les gargouilles de grès et de calcaire autour des spits. La voie elle comporte de très belles longueurs à l’instar de L2 et L6, mention spéciale pour L2 soutenue et variée en 6a dévers, dièdre et cheminée spéléo, mais comporte quelques vires et sections d’artif (le toit de L2 et le mur de L4) qui nuisent à l’homogénéité de la voie et l’empêchent de figurer dans les plus belles de Canaille.
au départ, jeux de lumière sur mer et nuages
dans la première longueur, sur les tablettes de grès
sous le toit de la seconde longueur
rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur
vue du relais sommital de L5
dans la très belle L6, en traversée sur mur de grès prisu
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10 février 2018
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21:35
Le 10 février 2018
Voie « dream team », 3 longueurs, 6b+ max, terrain d’aventure pour les 2 premières longueurs, équipé pour la troisième
A mon sens 6a+/6b+/5c
Voie « les délinquants de l’inutile », 3 longueurs, équipé, 6a+ max (première longueur non parcourue)
6a/6a+/6a+
Enchaînement de 2 voies d’escalade à l’Eissadon, dans sa face sud bien protégée du mistral en ce jour froid d’hiver. Les voies « dream team » et es « délinquants de l’inutile » s’avèrent finalement plus différentes par l’équipement (quelques lunules et spits uniquement pour la première, équipement « clé en main » de scellements pour la seconde) que par style, avec dans les 2 cas de belles fissures raides à remonter en seconde longueur. Celle-ci est d’ailleurs particulièrement belle dans « dream team » sur des cannelures au format XXL, aussi esthtiques que délicates à grimper en coincements et oppositions, le pas de sortie valant sans doute (bien) plus que 6a+. Les 2 dernières longueurs des « délinquants de l’inutile » valent également la marche d’approche, en fissure puis en dalle avec un pas obligatoire un peu retors où j’ai bien failli me prendre pour un (non) conquérant de l’impossible, mais avec en récompense à la sortie un splendide crépuscule sur les paysages d’estampes des pins accrochés à la brèche de Castelvieil sur fond de soubeyrannes.
dans les rappels du collet
en bas de la première longueur de "dreamteam", un peu d"équipement au baudrier...
dans la magnifique seconde longueur de "dream team"
dans la seconde longueur des "délinquants de l'inutile", vue sur la cordée voisine
dans la troisième et dernière longueur des "délinquants de l'inutile"
impressions soleil couchant sur Castelvieil et Cap Canaille
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