26 février 2019
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21:45
grande traversée de l'Escu
5 longueurs, équipé, 6c max
rappel/marche/6c/6b/5c/6b/5a
Séance d’escalade à l’Escu, ou plutôt au-dessus de la calanque de l’Escu devrais-je dire, puisque la grande traversée de l’Escu déroule ses longueurs au-dessus de la baume caractéristique de la calanque de l’Escu. Grosse ambiance donc dans cette voie d’escalade atypique (moins pour les calanques) qui suit une vire presque horizontale perchée une trentaine de mètres en surplomb au-dessus de la mer puis de la calanque, plus ou moins large, sur un rocher chipseux et fragile. On grimpe les fesses dans le vide et les bras contractés sur des aplats chipseux, des tablettes à la solidité aléatoire… ou donc des scellements heureusement rapprochés, la combinaison de la difficulté intrinsèque de la voie, du dévers et du gaz assez prenants malgré la faible hauteur et du rocher sale n’incitant guère à grimper… proprement ! Quoi qu’il en soit, et même donc si la grimpe s’est avérée artificielle dans les passages les plus durs (surtout L1 en 6c), ce parcours offre une ambiance réellement exceptionnelle, une vire à ramping ou plein gaz façon traversée sans retour infiniment plus longue ! A réserver par contre pour ceux qui veulent enchaîner aux gros bras et au grosses c… euh au gros mental !
au départ la vire est large et facile...
... puis elle se réduit nettement dans L1 en 6c !
dans L2, ramping dans le pas difficile
crépuscule sur l'île Plane et la péninsule de Sormiou
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Escalade en Provence
3 février 2019
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21:07
Le 3 février 2019
Voie « le toboggan de la corniche», L2 et L3, 2 longueurs, équipé, 5c+ max
5c/5c+
Puis traversée des écureuils jusqu’à la voie suivante :
Voie « le pilier du Styx », 4 longueurs, équipé, 6b+ max
5c+/AO ou 6c (?)/6a+/6a à mon sens
Retour par les « petites escalades »… en désescalade
Journée variée vers les falaises de l’Oule, entre grandes voies et randonnées du vertige, avec en dénominateur commun du calcaire blanc ciselé au-dessus de l’eau. Avec la fermeture de la route du col de la Gardiole l’approche se fera depuis la presqu’île de Cassis puis le Trou du Serpent, de quoi échapper en partie dans l’abri des pinèdes au fort mistral qui balaie les calanques. Ce sera mon troisième parcours du bas de la voie du toboggan de la corniche, mais sans doute pas le dernier car on ne se lasse pas facilement de ces grandes dalles de calcaire blanc ciselé perchées au-dessus du golfe de l’Oule, avec par mer agitée comme ce jour, de superbes points de vue sur les tourbillons qui colorent la Méditerranée sous les chaussons.
On rejoindra ensuite sous un ciel voilé et donc des températures bien froides (qui nous feront renoncer au projet initial plus technique) le bas de la voie du « pilier du Styx », 4 longueurs récemment (bien) équipées qui remontent un pilier au rocher de qualité… croissant avec l’altitude. On commence par marcher sur des oeu… euh grimper sur un rocher beau et coloré, décoré de filons de quartz et d’aragonite, mais aussi fracturé et fragile, avec un crux en L2 qui passera d’ailleurs grâce aux prises les plus solides, les dégaines accrochées aux spits ! La suite par contre se fera sur une excellent calcaire compact, découpé comme rarement en L3, au point qu’y serrer les prises s’avère douloureux. On a donc guère envie de tomber sur cette râpe à grimpeurs couverte de mini-rasoirs de calcaire, et on profite donc avec plaisir mais vigilance de cette très belle longueur dalleuse sur un éperon suspendu, avant une dernière longueur encore belle et intéressante en fissure malcommode. Le retour en corde tendue par les arêtes situées sous l’abri Azemas puis les petites escalades près du Trou du Canon complèteront cette longue journée, finalement passée autant en baskets qu’en chaussons !
dans les rappels, vue vers une cordée dans le piton masqué
dans L2 du toboggan de la corniche, vues en plongée vers le Grand Bleu… et Blanc !
dans L3 du toboggan de la corniche
la cordée dans le toit du piton masqué
dans L1 du pilier du Styx
dans L2 du pilier du Styx, vues vers l'architecture à la Gaudi de la falaise de l’Oule
sur le rocher abrasif de L3 du pilier du Styx
dans le dièdre de départ puis sur l'arête sommitale de L4 du pilier du Styx
au retour, vue vers Castelvieil, un de mes coings préférés des calanques, en escalade, kayak de mer et plongée apnée !
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Escalade en Provence
27 janvier 2019
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19:28
Le 27 janvier 2019
Voie « Tora Bora», 3 longueurs, équipé, 6b+ max
6b/6b (1 pas bloc)/6b+, puis
Voie « la vie au grand air », 4 longueurs, équipé, 6c max
A mon sens 5c/6b+/6c/6a
Au menu du jour deux grandes voies, petites mais costaudes, avec un crescendo de difficultés jusqu'à un niveau bien ambitieux pour un grimpeur des dimanches... sans poudreuse !
Tora Bora offre 2 belles longueurs, la première pour ses 40 mètres de 6b soutenu avec un registre presque complet de styles : dalle, fissure à Dülfer, dièdre, petit dévers... de quoi s'échauffer pour la splendide troisième longueur, sur un rocher qui confine à l'exceptionnel dans le mur blanc et lisse final, suspendu sur son éperon au-dessus des bandes de Forbes du glacier de Marseilleveyre devant le Riou.
Après une descente en 2 rappels on s’oriente vers « la vie au grand air », qui vaut surtout pour sa troisième longueur sur un gendarme de calcaire plein gaz, de la grimpe aussi fine qu'athlétique... "au grand air", et même plein vent pour la suite ! C’est sans doute la plus belle des 3 voies déjà parcourues dans le secteur nouvellement équipé du cirque de la Galinette, même si très imparfaitement protégée du mistral…
au départ, lumières et trains d'ondes devant le Riou
dans L1 de "Tora Bora", variée et soutenue
après le pas de bloc de L2
sur l'éperon de L3, à la grimpe aussi belle que le rocher
descente en 2 rappels dans la voie
la voie suivante : "la vie au grand air"
vue depuis le relais sommital de L4
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20 janvier 2019
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11:40
Le 19 janvier 2019
Voie « le droit de rêver », 6 longueurs, équipé, 6b max
A mon sens 5c/6a+/5b/marche/6a+/6b/5c pour la dernière longueur de sortie par l’arête de 10 heures
Retour sur la falaise des Walkyries, voisine de la jolie voie déjà parcourue 2 fois « six à nous trois ». La voie du « droit de rêver » remonte sur 2 grandes longueurs un pilier situé à l’extrémité ouest de la vire du nid d’aigle, puis rejoint par une sente de quelques centaines de mètres le versant sud-ouest de la falaise qui soutient l’arête de 10 heures, par laquelle on peut d’ailleurs sortir. Si le départ s’avère particulièrement ingrat avec une traversée exposée non protégée et non protégeable sur rocher délité pour rejoindre un premier point rouillé… la suite récompense largement les sueurs froides initiales avec de très beaux passages d’escalade. Ainsi la seconde longueur remonte un pilier compact de calcaire blanc par une escalade variée et soutenue dans le 6a, où l’on louvoie autour du fil à la recherche des passages les plus faciles… et des spits, et comporte un dernier pas de rétablissement pas anodin !
La seconde partie au-dessus du GR98 s’avère un peu plus difficile dans ces 2 premières longueurs, avec quelques pas de 6a+ dans la première puis une seconde variée et soutenue dans le 6a+/b, avec dans l’ordre dièdre, traversée et dalle. La fin sur le haut de l’arête de 10 heures, moins délicate, n’en est pas moins la plus chouette, une mini course d’arêtes sur des gendarmes typés montagne quelques centaines de mètres au-dessus de la mer face aux péninsules du Bec de Sormiou, du Cap Morgiou et de Cap Canaille.
au départ sur la vire du nid d'aigle, vues sur le Riou
sortie de L2, soutenue dans le 6a/6a+
dans L4 (première longueur au-dessus du GR98)
sortie aérienne et esthétique par l'arête de 10 heures
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13 janvier 2019
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14:45
Le 12 janvier 2019
Voie « le festin de Satan » pour son premier ressaut uniquement
3 longueurs, équipé, 6a+ max
A mon sens 5b/5c/6a+
Reprise de l’escalade au retour du Martinique, sur la première partie de la voie « le festin de Satan » située sous la vire du sentier des corniches Paretti. Les 3 grandes longueurs de difficulté croissante partent d’une terrasse blottie quelques mètres au-dessus de l’eau avant de remonter de grandes dalles peu inclinées puis un dernier mur final un peu plus athlétique, pour globalement de la grimpe facile et peu soutenue. Plus que l’escalade c’est l’ambiance calanques qu’on vient chercher dans ces falaises parmi les plus isolées et sauvages des calanques : la mer qui mugit sous les chaussons, parfois couverte par les cris des gabians, et le rocher blanc vertical tacheté de vert autour.
dans l'approche, devant la Grande Candelle
dans les 3 rappels d'accès
au retour, vue vers les dalles de la Lèque
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22 décembre 2018
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18:32
Le 22 décembre 2018
Voie de la face sud, 7 longueurs, 6a+ max
A mon sens 6a+ (A0 possible)/4b/marche/5b/5c+/5b/5c
Demi-journée d’escalade sur la face sud de la Grande Candelle, dans la voie éponyme nouvellement ré-équipée. Celle-ci reprend un itinéraire historique et donc les vires et cheminées qui parcourent la face sud ; l’escalade y reste donc dans un niveau 5 à l’exception d’un pas bien délicat à la fin de L1. Attention toutefois, un peu de marge dans le niveau peut être utile vu l’espacement des points et la patine du rocher. Même si la grimpe s’avère souvent discontinue et peu homogène, limitée à de courtes sections techniques et/ou malcommodes, c’est un bel itinéraire pour parvenir au sommet de la Candelle et qui offre tout du long de superbes vues panoramiques sur la partie orientale des calanques et le cap Canaille, notamment sur la Concave et son impressionnant dévers.
belle ambiance dans la traversée de L2
vues vers le pic de Bertagne et l'enchaînement calanques-cap Canaille
retour sur les 13 contours
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20 décembre 2018
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20:47
Le 20 décembre 2018
Voie « La Droye Moi La Toi », 4 longueurs, équipé, 6c max
6c/6b+/6a+/6b
Au départ du port de Morgiou retour sur les falaises du Cancéou, dans la voie récemment équipée de « la Droye moi La Toi », 4 longueurs au-dessus de l’aven de la Porte de Rome. Après un accès en 3 rappels depuis la grotte de Jean-Lol, on passe immédiatement de l’ambiance fraîche et ventée des crêtes de Morgiou à la chaleur des murs blancs baignés de soleil, et on profite donc en tee-shirt des 2 belles longueurs inaugurales, soutenues dans le 6b avec quelques pas plus durs. L’équipement en scellements s’avère bien pensé mais laisse de nombreux pas obligatoires, autant dire qu’il vaut mieux grimper dans un niveau proche de celui de la voie. Les 2 dernières longueurs s’avèrent plus anecdotiques sur un rocher parfois fragile, mais nous offriront un calcaire coloré par le crépuscule sur l’île du Riou, ambiance de grimpe magnifique pour la troisième longueur !
le jardin au départ des rappels
dans les rappels, au-dessus de l'aven
vestiges au relais sommital de L2
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16 décembre 2018
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11:14
Le 15 décembre 2018
Voie aux tréfonds du passé, 6 longueurs, équipé, 6b+ max
A mon sens 6b+/6a/6a+/5c/6a/5c
Journée de grimpe dans les calanques, comme rarement depuis plusieurs mois plutôt consacrés aux voyages. On retrouve donc avec plaisir l'Eissadon, son aiguille coiffée d'un pin face aux grandes dalles de calcaire ciselé, et après avoir renoncé aux traces de Gaston vu la lenteur des cordées déjà engagées puis avoir changé de cordée à la faveur d'une rencontre impromptue, on retourne dans "aux tréfonds du passé", gravi 6 ans plus tôt presque jour pour jour.
Une seconde visite n'est effectivement pas usurpée vu la beauté du cadre, du rocher et de l'escalade. Aux 2 courtes longueurs inaugurales athlétiques en patates de conglomérat succèdent 4 longueurs principalement en dalle sur un rocher certifié calanques : du calcaire blanc compact, ciselé jusqu'à être abrasif, et en tout cas ultra-adhérent. C'est l'occasion de faire refroidir les biceps mis à mal et de réapprendre à bien poser les pieds, même si de toute façon les chaussons tiennent partout sur ces rasoirs de calcaire !
les cordées (lentes) en face sur les traces de Gaston à l'Eissadon
sur la belle dalle suspendue de L3
sur les gouttes d'eau de L4
dans la magnifique L5 sur dalle abrasive suspendue
sixième et dernière longueur
vue vers les soubeyrannes derrière Castelvieil et la brèche éponyme
pause vitaminée sur le chemin du retour
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29 novembre 2018
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19:43
Le 29 novembre 2018
Voie « Banana split» faite en 2 grandes longueurs, équipé, 5c max, puis nouvelle voie à droite de « les oursins font la loi » en 3 longueurs,, équipé, 6b max
5b/5c pour « Banana split/slip », puis à mon sens pour la nouvelle voie, 6a+ soutenu / 6a (3 pas) / 6a/b sur 2 pas
Retour sur la falaise de Rumpe Cuou et son rocher incroyable fait de gros plissements parallèles à gauche (vu de la mer) et de dalles lisses comme un électro-encéphalogramme de Trump à droite. On y savoure le soleil à l’abri du vent d’est de l’après-midi, au-dessus de la mer et face aux îles du Riou, une ambiance très calanquesque accessible rapidement depuis la calanque de Sormiou, mais pas si facilement avec un peu de désescalade exposée (facilitée par des cordes fixes), puis un rappel de 15 mètres et une traversée au-dessus des embruns.
On ne se rompra pas le cou dans Rumpe Cuou, qui s’apparentera plus aujourd’hui à Lèche Cuou avec les vagues qui viendront lécher nos chaussons au départ de la première longueur de « Banana spit/slip » ! Mais nos plans ne prendront pas l’eau malgré la mer agitée, et s’ensuivent 2 grandes longueurs en 5 sur un calcaire beau et varié, dalle lisse, fissure, mur raide, dalle ciselée, une parfaite façon de se mettre dans le bain (!) avant la seconde voie du jour, 3 longueurs nouvellement équipées en haut à droite du secteur.
Là la grimpe s’y avère beaucoup plus technique et athlétique, sur un rocher un peu terreux dans la fissure déversante au départ de la première longueur, puis un calcaire neuf et abrasif aux gouttes d’eau qui crissent sous les chaussons. Au final une belle voie bien équipée, variée en fissures, dalles, traversées et dévers final bien athlétique !
dans l'approche, sur le calcaire mêlé d'aragonite face aux plissements
dans la très belle L1 de "banana split/slip"
dans L1 de la nouvelle voie
sur les gouttes d'eau de L2 de la nouvelle voie
dernière longueur sous les crêtes de Sormiou
crépuscule vers Jarre et Jarron
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22 novembre 2018
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20:29
Le 22 novembre 2018
Voie « Ecuador», 4 longueurs, équipé, 6c max
5b/6a/6c/5a (arrêt à L3 et descente en rappel)
Retour sur la falaise de la Voile au Cancéou, la bien-nommée falaise maritime où l’on grimpe face au large sur gouttes d’eau au-dessus du Grand Bleu ! Après la voisine « les excursionnistes ont 100 ans » parcourue quelques années plus tôt, on s’oriente vers « Ecuador », qui remonte également 80 mètres d’un beau rocher blanc sculpté en gouttes d’eau abrasives, de l’escalade à doigts et à orteils parfois douloureuse. C’est court mais c’est beau, et après une approche par la vire à VTT il faut lâcher le guidon pour la seconde longueur, qui met dans le bain directement (heureusement pas littéralement) avec son escalade soutenue en 6a. La troisième longueur s’avère aussi jolie, mais en fait pas plus difficile en acceptant de tirer sur les dégaines pour le court passage en 6c. Un des beaux secteurs des calanques décidément, avec ses gouttes d’eau de calcaire perchées au-dessus de l’écume, un mini-Castelvieil, mini en regard de la faible hauteur de la falaise (et de l’approche courte pour les paresseux !) mais pas de l'ambiance.
ambiance humide sous le col du Renard
ambiance maritime au départ
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