22 août 2018
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Le 19 août 2018
Voie « les jardins d’Amandine », équipé, 11 longueurs, 6a max
5b/6a/6a/6a/6a/5c/4/5b/5c/5c/4
Début d’une petite semaine, ou week-end prolongé (!), sur les falaises de l’Ubaye, loin des foules qui envahissent par exemple les falaises de la Vallouise ! Ici pas de cordées qui patientent au pied des dalles de gneiss mais de grands piliers de calcaire ignorés des grimpeurs (mais heureusement pas vierges d’équipement…) ; on ne verra pas la moindre cordée durant les 4 jours passés sur le caillou local !
Vu la météo instable annoncée et la reprise de la grimpe pour certains, on s’oriente vers une voie pas trop difficile qui peut se descendre en rappel, les « jardins d’Amandine » remplissant bien ce cahier des charges. Au final une jolie voie qui déroule ses 11 longueurs sur 2 ressauts, et qui vaut surtout par son beau et bon rocher, de la quartzite comme à l’aiguille Pierre André voisine. Si ici la quartzite reste plus grise que rouge, elle reste compacte et le rocher s’avère donc excellent sur le premier ressaut, et encore bon sur le second. L’escalade peu raide n’excède pas le 6a mais demande tout de même un peu de technicité sur ce rocher compact tout en prises peu franches, arêtes obliques ou verticales, et l’ambiance est bien là, particulièrement à la fin du premier ressaut où le vide se creuse.
Le retour pédestre par le sommet de la Tête du Sanglier et ses vues panoramique sur le massif du Chambeyron, puis la descente par le vallon des Houerts, avec la ravissante bergerie en pierres récemment rénovée blottie sous la grande paroi est du Sommet Rouge (déjà gravie 2 fois) près d’un tapis de verdure dans le méandre du torrent. On peut y admirer les belles formations rocheuses versant sud du Panestrel, une forêt de piliers et d’aiguilles de calcaire qui laisse deviner de magnifiques couloirs skiables…
la paroi du jour à droite
à la descente dans le vallon des Houerts, vues vers la magnifique face sud du Panestrel et la face est du Sommet Rouge au-dessus de la bergerie
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Escalade en Provence
17 août 2018
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Le 16 août 2018
Voie les cheminées tubulaires, équipé, 6b max
6a+/6b/6b
Parcours de la voie des « cheminées tubulaires » dans la face nord de la Candelle, un itinéraire encore confidentiel et qui pourtant aurait à mon sens vocation à devenir rapidement classique : une belle ligne à travers cheminées… tubulaires, ludique avec la traversée de plusieurs châtières puis une sortie sur des dalles raides et sculptées.
On y trouve des passages exceptionnels comme les cheminées spéléo à renfougne de L1, où l’on grimpe de niche en niche dans les entrailles de la Candelle, et la fin de L2 – début de L3 en murs fissurés plein gaz une centaine de mètres au-dessus du couloir du Candélon. Le rocher typé face nord, particulièrement dans la première moitié, mérite bien sûr encore quelques précautions, mais un peu de passage devrait rapidement y remédier, et l’équipement bien pensé sur goujons et lunules reste de toute façon bien sécurisant (quelques friends petits et moyens peuvent tout de même rassurer dans L1). On ne se lasse pas de la sortie sur l’arête de Marseille puis le sommet de la Candelle avec leurs vues panoramiques sur le littoral de Fos au Cap Sicié, encore plus ce jour dans une lumière d’hiver et un ciel lavé par le mistral. Une voie à recommander donc sans réserve pour les après-midis et soirées d’été, pour qui voudra bien effectuer l’heure d’approche sous le soleil !
tracé de la voie face nord de la Candelle
dans la magnifique L1 en cheminée... tubulaire
dans la châtière au départ de L2
fin de L2 plein gaz au-dessus du couloir du Candélon
la courte L3 en pilier dalleux
sur l'arête sommitale de la Candelle
variante de descente par l'aiguille Guillemin
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15 août 2018
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Le 14 août 2018
Voie l’AJ, 4 longueurs, équipé, 6b max
5c/5c+/5b/6b
Petite grande voie de fin d’après-midi sur la face est de l’aiguille de Sugiton, à l’ombre au-dessus des eaux turquoise de la calanque éponyme. La voie « l’AJ » remonte un système de fissures en 5b/c jusqu’à contourner par la gauche le toit sommital dans un court pas de 6b, et offre 2 belles longueurs initiales en dalle, fissure et traversée sur un rocher encore neuf. La descente se fait par une arête en facile en désescalade puis un seul rappel de 50 mètres (et pas un de moins !) dans la voie de l’ANPE. Une voie à recommander donc pour une initiation à un grimpeur de 5sup, on y trouve en une petite poignée d’heures un véritable condensé d’escalade dans le cadre magnifique de Sugiton !
de belles vues sur les calanques...
... et de la belle escalade dans L1 et L2...
... avant la section d'arête qui mène au rappel
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Escalade en Provence
30 juillet 2018
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09:03
Les 28 et 29 juillet 2018
Sommet : 3400 m
Dénivelée :
J1 : 1250 (1100-2350)
J2 : 1050 (2350-3300-2600-2700-1100)
Difficulté : 6a+ max pour les 8 longueurs parcourues (5b/5c/2/6a+/6a/5c/5c/5c), approche glaciaire à ne pas négliger
Session d’alpinisme et d’escalade dans le Valgaudemar, sur le sommet de l’Olan déjà atteint en 2012 par sa belle voie normale, la voie Escarra, une course cotée Peu Difficile un peu exigeante pour sa cotation mais aussi particulièrement esthétique. La voie « oiseau de passage » constitue cette fois le but de la longue montée au refuge de l’Olan, une voie équipée de 11 longueurs au-dessus du glacier de l’Olan. On attaque donc la voie dimanche matin sous les premiers rayons du soleil, après une approche de près de 2000 mètres de dénivelée (!), égayée par la cueillette des myrtilles la veille et le spectacle du lever de jour et de couleurs sur le glacier, et la voie tient bien sa promesse de belle escalade et de beau rocher, avec un équipement bien sûr typé montagne (bien espacé dans le 4 et 5, relativement serré dans le 6). Mention spéciale pour les quatrième et cinquième longueurs, superbes sur un gneiss rouge compact et raide aux allures de granite, et dans une belle ambiance haute montagne suspendus 100 mètres au-dessus du glacier face à la forêt d’aiguilles des Ecrins. On fera finalement demi-tour à la fin de L8, face à la perspective des rappels puis des 2000 mètres de descente à enchaîner… Les rappels se dérouleront sans accroc ou coincement de corde, alors que la traversée du glacier en neige bien molle au-dessus d’une roture béante s’avérera plus délicate ! Moyennant une courte remontée, le pas de l’Olan permet de descendre par le vallon du Clot, absolument désert en cette fin d’après-midi, de quoi s’offrir un dernier grand bol d’Oisans sauvage avant le retour à Marseille !
les cascades du torrent du Clot
au départ, lumière lunaire...
... avant le lever de couleurs solaires
en bas du glacier, devant la bête
fin d'approche glaciaire, crampons et piolet indispensables
dans la non-moins belle L6
dans L8, vue sur des cordées sur l'arête Escarra
la délicate traversée du glacier de l'Olan à 3100 m
jeux d'ombres vers l'ouest
25 juillet 2018
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Le 24 juillet 2018
4 longueurs, équipé, 6c max
A mon sens 6a+/6a+ (très soutenu)/6c/5b
Retour dans le cirque des aiguilles au-dessus de Marseille, ses piliers de dalles de calcaire et son ouverture face à la rade au soleil couchant. La voie Pinocchio remonte un pilier de dalles jouxtant celui de la voie « Exocet » parcourue 2 semaines plus tôt, mais s’avère un peu moins homogène et soutenue que cette dernière, avec notamment une première longueur coupée de vires et une ligne qui se couche passée la première moitié de L3. On retiendra tout de même une magnifique L2, un modèle d’homogénéité en 6a+, sans un seul pas sous le 6a durant la quinzaine de mètres de la longueur en dalle sculptée, et de belles lumières vespérales dopées aux entrées maritimes sur la rade.
du sommet, vue vers Marseille et la chaîne de l'Etoile sous les entrées maritimes
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19 juillet 2018
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Le 18 juillet 2018
Combinaison de L1 de "flirt en dalle" et L2 L3 de "la relève" au rocher de Saint-Michel d'eau douce
3 longueurs, équipé, 6a+ max
A mon sens 6a+/6a+ (1 pas)/5c
Comme souvent en cette saison de grimpe after work, soirée d’escalade sur le rocher Saint-Michel, dans la voie de « la relève » située à l’aplomb de la grotte de l’ours. Avec la variante en L1 de « flirt en dalle » on y trouve une voie de 3 longueurs en 6a+ max, offrant une belle date soutenue dans sa première longueur, puis de la grimpe dans le 5 hormis un pas de 6a+ en traversée sur inversées dans L2. Ce n’est pas la voie la plus homogène du secteur, elle manque de continuité par rapport à la plupart de ses voisines, mais il est en tout cas difficile de se lasser du panorama qui s’ouvre vers les Goudes et l’île Maïre à mesure que l’on monte, et du rappel en fil d’araignée dans la grotte de l’ermite !
à la fin de L1 de "flirt en dalle"
le second rappel de la grotte de l'ermite
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15 juillet 2018
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Le 14 juillet 2018
Voie "une pincée de Ketchup"
10 longueurs, équipé, 6c max
6b+/6b/6b/6b+/5c+/6a+/6b/6b+/6c/6b
Journée d’escalade dans le Verdon, sur la falaise du Vernis qui offre le double avantage d’être exposée au nord-est (et donc à l’ombre l’après-midi) et située à l’entrée des gorges du Verdon (et donc d’accès routier relativement rapide pour une virée à la journée depuis Marseille). L’approche pédestre depuis le pont du Galetas se fait sous la forêt de chênes puis à travers les buis qui n’offrent malheureusement moins d’ombre sous le cagnard de cette fin juillet ! On emprunte ensuite une vire descendante panoramique avant les 2 rappels principalement en fil d’araignée, le tout au-dessus du Verdon et de sa « rue d’eau », bien embouteillée d’embarcations en tout genre en ce week-end de juillet.
Les 10 longueurs d’escalade suivantes gardent cette belle ambiance Verdon tout au long d’une escalade homogène dans le 6a/b (à l’exception de quelques mètres en 6c ou plus dans L9, bien équipés pour passer en A0) et très bien équipée : le nombre de spits fait plus penser par contre au cap Canaille qu’au Verdon ! La grimpe s’avère généralement athlétique, tout particulièrement dans les 3 premières longueurs, la première crispant bien à froid les avant-bras ! Après une première partie manquant un peu de continuité, l’ambiance se fait, à partir de L7, plus prenante au-dessus de la grande vire médiane : du gaz, du rocher plus compact sans vires et terrasses, bref, une très belle ambiance Verdon au-dessus du ruban d’eau bleu-vert. Les septième, huitième et dernière longueurs sont d’ailleurs toutes magnifiques dans leur style : dièdre (LE dièdre « Ketchup ») puis traversée fine en L7, fissure puis traversée fine encore en L8, et mur raide à trous, soutenu et homogène, en L9. Une belle grande voie donc au final, douloureuse pour les doigts et les pieds sur les gouttes d’eau et trous abrasifs du rocher local ; on en appréciera d’autant plus la baignade vespérale dans les eaux chaudes du lac de Sainte-Croix au retour !
sur la vire d'approche, vues plongeantes sur la rue d'eau du Verdon et la falaise de tuf de Saint-Maurin
dans les 2 rappels, pendulaires
sortie de L3, belle longueur en traversées puis mur raide
dans L7 et son superbe dièdre à Dülfer
vue sur la route des gorges rive droite
au départ de L10, cerise sur le calcaire de cette belle voie
vues vers le Galetas et les aiguilles de calcaire des crêtes de l'Ourbès
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12 juillet 2018
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12:47
Le 11 juillet 2018
3 longueurs, équipé, 6b+ max
A mon sens 6a/6b+/6b+
Soirée d’escalade au cirque des aiguilles versant nord des calanques, l’un des sites les plus adaptés à la grimpe vespérale de par ses approches routières et pédestre rapides et l’exposition globalement nord des voies. Pour autant, nonobstant l’ampleur réduite des itinéraires (pas plus de 100 mètres de hauteur), le grimpeur y trouve de très belles lignes en beau rocher compact, principalement en dalles raides, dans un beau cadre face au îles du Frioul et au-dessus de la ville. La voie « Exocet » ne déroge pas à cette règle tout au long de ses 3 longueurs, avec notamment 2 très belles longueurs finales en dalle sculptée, homogènes et soutenues dans le 6b/6b+. De la grimpe fine tout en lecture et placements, mais un peu de douleur pour les doigts et orteils, alors que les yeux profitent du crépuscule sur la rade de Marseille.
dans l'approche, un joli cirque au-dessus de la rade, décoré d'aiguilles de calcaire
L2 et son magnifique rocher blanc à réglettes
vue sur les pyramides de calcaire au-dessus
crépuscule sur le cirque des aiguilles
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5 juillet 2018
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15:05
Le 4 juillet 2018
Voie "l'occidentale" au rocher des Goudes
4 longueurs, équipé, 6b+ max
A mon sens 6a (1 pas, sinon 5c)/5c/5c+/6b+ (1 court passage, sinon 6a/6a+)
Soirée d’escalade sur la face nord du rocher des Goudes et la voie « l’occidentale » déjà parcourue en 2014, une valeur sûre de la grimpe estivale, à l’ombre dans le beau cadre du cirque des Goudes. La petite centaine de mètres de la face nord se remonte en 4 longueurs qui louvoient entre surplombs, cheminées presque fermées, vires et dalles suspendues, et on profite d’une belle escalade du début à la fin, variée et relativement soutenue et homogène dans le niveau 5c/6a à l’exception de quelques mètres en 6b+ au début de L4. Toutes les longueurs offrent de beaux passages : dièdre d’aragonite en L1, chaussons et doigts sur les cristaux, cheminée-puits en L2, traversée gazeuse sur vire suspendue en L3, et dalle suspendue en L4 après le pas bloc en 6b+ sur rocher gras et. Bref, une belle voie, pas plus difficile que sa voisine de « la voie Barrin » mis à part les quelques mètres de L4 qui peuvent se faire en A0 (avec pédale), et donc une alternative intéressante voire plus intéressante que cette autre classique méritée.
le rocher Saint-Michel et à sa gauche le toit gravi la semaine précédente dans les "murmures du silence"
le pas de traversée de L3
belle ambiance pour la star des lieux : les lames entre soleil et entrées maritimes
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26 juin 2018
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Le 25 juin 2018
Voie "les murmures du silence"
4 longueurs, équipé, 6c max
6b+/6b/6a+/6c
Retour dans le cirque des Goudes sur la face ouest du rocher Saint-Michel, sur 4 longueurs qui louvoient au-dessus de la grotte de l’ermite. La voie des « murmures du silence » offre une escalade parmi les plus belles des calanques, certes courte mais se déroulant sur un rocher magnifique en L3, et dans un cadre qui le reste du début à la fin. La grimpe s’avère variée et homogène dans le 6a/b, mais l’équipement hétérogène, tant en qualité (avec des scellements sauf dans une courte section en spits de 8 rouillés) qu’en quantité (de 1 point tous les mètres dans la traversée aérienne de L4 à plus de 5 mètres dans le mur soutenu en 6a+ de L3), peut rendre l’escalade un peu anxiogène pour le leader. De quoi, quand le grimpeur de tête se concentre sur l’adhérence de ses chaussons, mieux entendre les murmures du silence, le bruissement du vent et la rumeur qui sourd des paquebots croisant en contrebas ! Mention spéciale donc pour les troisième et quatrième longueurs, majeures pour L3 en traversée puis mur à doigts sur une sorte de calcaire crépi d’adhérence exceptionnelle, et L4 en dévers puis traversée facile gazeuse sous un toit, un petit air de « futurs croulants » ou de « galet-jade » transportés dans le cirque des Goudes ! Des murs raides (voire déversants) et durs, mais c'est Byzance pour un grimpeur féru de belles ambiances...
dans L1, bien dure à froid (et dans le chaud)
la superbe L3 sous le toit et sur calcaire crépi
belle ambiance dans le toit de L4
dans le rappel de la grotte de l'Ermite
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