13 janvier 2019
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Le 12 janvier 2019
Voie « le festin de Satan » pour son premier ressaut uniquement
3 longueurs, équipé, 6a+ max
A mon sens 5b/5c/6a+
Reprise de l’escalade au retour du Martinique, sur la première partie de la voie « le festin de Satan » située sous la vire du sentier des corniches Paretti. Les 3 grandes longueurs de difficulté croissante partent d’une terrasse blottie quelques mètres au-dessus de l’eau avant de remonter de grandes dalles peu inclinées puis un dernier mur final un peu plus athlétique, pour globalement de la grimpe facile et peu soutenue. Plus que l’escalade c’est l’ambiance calanques qu’on vient chercher dans ces falaises parmi les plus isolées et sauvages des calanques : la mer qui mugit sous les chaussons, parfois couverte par les cris des gabians, et le rocher blanc vertical tacheté de vert autour.
dans l'approche, devant la Grande Candelle
dans les 3 rappels d'accès
au retour, vue vers les dalles de la Lèque
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Escalade en Provence
22 décembre 2018
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18:32
Le 22 décembre 2018
Voie de la face sud, 7 longueurs, 6a+ max
A mon sens 6a+ (A0 possible)/4b/marche/5b/5c+/5b/5c
Demi-journée d’escalade sur la face sud de la Grande Candelle, dans la voie éponyme nouvellement ré-équipée. Celle-ci reprend un itinéraire historique et donc les vires et cheminées qui parcourent la face sud ; l’escalade y reste donc dans un niveau 5 à l’exception d’un pas bien délicat à la fin de L1. Attention toutefois, un peu de marge dans le niveau peut être utile vu l’espacement des points et la patine du rocher. Même si la grimpe s’avère souvent discontinue et peu homogène, limitée à de courtes sections techniques et/ou malcommodes, c’est un bel itinéraire pour parvenir au sommet de la Candelle et qui offre tout du long de superbes vues panoramiques sur la partie orientale des calanques et le cap Canaille, notamment sur la Concave et son impressionnant dévers.
belle ambiance dans la traversée de L2
vues vers le pic de Bertagne et l'enchaînement calanques-cap Canaille
retour sur les 13 contours
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20 décembre 2018
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Le 20 décembre 2018
Voie « La Droye Moi La Toi », 4 longueurs, équipé, 6c max
6c/6b+/6a+/6b
Au départ du port de Morgiou retour sur les falaises du Cancéou, dans la voie récemment équipée de « la Droye moi La Toi », 4 longueurs au-dessus de l’aven de la Porte de Rome. Après un accès en 3 rappels depuis la grotte de Jean-Lol, on passe immédiatement de l’ambiance fraîche et ventée des crêtes de Morgiou à la chaleur des murs blancs baignés de soleil, et on profite donc en tee-shirt des 2 belles longueurs inaugurales, soutenues dans le 6b avec quelques pas plus durs. L’équipement en scellements s’avère bien pensé mais laisse de nombreux pas obligatoires, autant dire qu’il vaut mieux grimper dans un niveau proche de celui de la voie. Les 2 dernières longueurs s’avèrent plus anecdotiques sur un rocher parfois fragile, mais nous offriront un calcaire coloré par le crépuscule sur l’île du Riou, ambiance de grimpe magnifique pour la troisième longueur !
le jardin au départ des rappels
dans les rappels, au-dessus de l'aven
vestiges au relais sommital de L2
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16 décembre 2018
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11:14
Le 15 décembre 2018
Voie aux tréfonds du passé, 6 longueurs, équipé, 6b+ max
A mon sens 6b+/6a/6a+/5c/6a/5c
Journée de grimpe dans les calanques, comme rarement depuis plusieurs mois plutôt consacrés aux voyages. On retrouve donc avec plaisir l'Eissadon, son aiguille coiffée d'un pin face aux grandes dalles de calcaire ciselé, et après avoir renoncé aux traces de Gaston vu la lenteur des cordées déjà engagées puis avoir changé de cordée à la faveur d'une rencontre impromptue, on retourne dans "aux tréfonds du passé", gravi 6 ans plus tôt presque jour pour jour.
Une seconde visite n'est effectivement pas usurpée vu la beauté du cadre, du rocher et de l'escalade. Aux 2 courtes longueurs inaugurales athlétiques en patates de conglomérat succèdent 4 longueurs principalement en dalle sur un rocher certifié calanques : du calcaire blanc compact, ciselé jusqu'à être abrasif, et en tout cas ultra-adhérent. C'est l'occasion de faire refroidir les biceps mis à mal et de réapprendre à bien poser les pieds, même si de toute façon les chaussons tiennent partout sur ces rasoirs de calcaire !
les cordées (lentes) en face sur les traces de Gaston à l'Eissadon
sur la belle dalle suspendue de L3
sur les gouttes d'eau de L4
dans la magnifique L5 sur dalle abrasive suspendue
sixième et dernière longueur
vue vers les soubeyrannes derrière Castelvieil et la brèche éponyme
pause vitaminée sur le chemin du retour
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29 novembre 2018
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19:43
Le 29 novembre 2018
Voie « Banana split» faite en 2 grandes longueurs, équipé, 5c max, puis nouvelle voie à droite de « les oursins font la loi » en 3 longueurs,, équipé, 6b max
5b/5c pour « Banana split/slip », puis à mon sens pour la nouvelle voie, 6a+ soutenu / 6a (3 pas) / 6a/b sur 2 pas
Retour sur la falaise de Rumpe Cuou et son rocher incroyable fait de gros plissements parallèles à gauche (vu de la mer) et de dalles lisses comme un électro-encéphalogramme de Trump à droite. On y savoure le soleil à l’abri du vent d’est de l’après-midi, au-dessus de la mer et face aux îles du Riou, une ambiance très calanquesque accessible rapidement depuis la calanque de Sormiou, mais pas si facilement avec un peu de désescalade exposée (facilitée par des cordes fixes), puis un rappel de 15 mètres et une traversée au-dessus des embruns.
On ne se rompra pas le cou dans Rumpe Cuou, qui s’apparentera plus aujourd’hui à Lèche Cuou avec les vagues qui viendront lécher nos chaussons au départ de la première longueur de « Banana spit/slip » ! Mais nos plans ne prendront pas l’eau malgré la mer agitée, et s’ensuivent 2 grandes longueurs en 5 sur un calcaire beau et varié, dalle lisse, fissure, mur raide, dalle ciselée, une parfaite façon de se mettre dans le bain (!) avant la seconde voie du jour, 3 longueurs nouvellement équipées en haut à droite du secteur.
Là la grimpe s’y avère beaucoup plus technique et athlétique, sur un rocher un peu terreux dans la fissure déversante au départ de la première longueur, puis un calcaire neuf et abrasif aux gouttes d’eau qui crissent sous les chaussons. Au final une belle voie bien équipée, variée en fissures, dalles, traversées et dévers final bien athlétique !
dans l'approche, sur le calcaire mêlé d'aragonite face aux plissements
dans la très belle L1 de "banana split/slip"
dans L1 de la nouvelle voie
sur les gouttes d'eau de L2 de la nouvelle voie
dernière longueur sous les crêtes de Sormiou
crépuscule vers Jarre et Jarron
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22 novembre 2018
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20:29
Le 22 novembre 2018
Voie « Ecuador», 4 longueurs, équipé, 6c max
5b/6a/6c/5a (arrêt à L3 et descente en rappel)
Retour sur la falaise de la Voile au Cancéou, la bien-nommée falaise maritime où l’on grimpe face au large sur gouttes d’eau au-dessus du Grand Bleu ! Après la voisine « les excursionnistes ont 100 ans » parcourue quelques années plus tôt, on s’oriente vers « Ecuador », qui remonte également 80 mètres d’un beau rocher blanc sculpté en gouttes d’eau abrasives, de l’escalade à doigts et à orteils parfois douloureuse. C’est court mais c’est beau, et après une approche par la vire à VTT il faut lâcher le guidon pour la seconde longueur, qui met dans le bain directement (heureusement pas littéralement) avec son escalade soutenue en 6a. La troisième longueur s’avère aussi jolie, mais en fait pas plus difficile en acceptant de tirer sur les dégaines pour le court passage en 6c. Un des beaux secteurs des calanques décidément, avec ses gouttes d’eau de calcaire perchées au-dessus de l’écume, un mini-Castelvieil, mini en regard de la faible hauteur de la falaise (et de l’approche courte pour les paresseux !) mais pas de l'ambiance.
ambiance humide sous le col du Renard
ambiance maritime au départ
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18 novembre 2018
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20:47
Le 18 novembre 2018
Voie « afin que nul ne meure », 5 longueurs, équipé, 6a+ max
5c+/5c+/6a (1pas)/6a (soutenu)/6a+(soutenu)
Retour dans le Verdon, pour y profiter d’une des rares journées de soleil de la période et des dernières couleurs automnales des feuillages en bord de rivière sous les chaussons. Dans le secteur classique de l’Escalès, on choisit la non moins classique voie « afin que nul ne meure », au nom révélateur d’un équipement inhabituellement sécurisant lors de son ouverture en 1985 (pourtant plutôt espacé par rapport aux standards actuels). La patine n’y gêne pas trop malgré les milliers de chaussons endurés, et on peut donc y profiter d’une belle escalade sans trop d’adrénaline ou de glissades sur rocher parfois lustré, soutenue et variée dans le niveau 5c/6a, avec des traversées en L1 et L2 puis plutôt de la dalle et fissure par la suite. Mention spéciales pour les 2 dernières longueurs, où l’on grimpe sur un rocher compact sculpté en cannelures verticales et obliques, au-dessus du ruban vert du Verdon loin sous les chaussons et sous des vautours au-dessus des casques !
dans les rappels, après mes fourvoyages
une cordée dans du dur à droite
cinquième et dernière longueur
dans la dernière longueur
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11 novembre 2018
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21:00
Le 11 novembre 2018
Combinaison des voies reservoir dog’s puis armata calanca, 8 longueurs, équipé, 6c max
Cotations ressenties 6a+/6a+ pour les 2 premières longueurs de « reservoir dog’s »
6a+/6b/6b+/6b/6c/4c pour les 6 dernières longueurs de "armata calanca"
Retour dans les calanques sur la face sud de la Candelle, vers « armata calanca » déjà parcourue en 2013 pour ses 2 premiers ressauts, cette fois-ci avec au programme « reservoir dog’s » en guise de second ressaut et le final jusqu’au sommet de la Candelle. On ne grimpera pas sous le soleil, comme souvent en cet automne qui bat des records de pluviométrie en région méditerranéenne, mais sur le calcaire à gouttes d’eau du coing, d’autant plus compact que l’on grimpe, d’où le crescendo dans les cotations. Le dernier ressaut de « armata calanca » offre d’ailleurs de beaux passages d’escalade soutenus dans le 6, fins ou athlétiques, voire les 2 en même temps, notamment dans le Dülfer plein gaz de l’écaille de L8 ou la fissure déversante de L10. Autant avouer que les bras poussent un soupir de soulagement en arrivant au sommet de la Candelle, d’autant plus quand la nuit commence à diffuser depuis l’est !
durant l'approche, vue sur les dalles de la Lèque
dans L1 de "reservoir dog's"
dans L2 de "reservoir dog's"
dans L6 de "armata calanca"
dans L7 de "armata calanca"
dans L8 de "armata calanca"
dans L9 de "armata calanca"
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4 novembre 2018
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19:30
Le 4 novembre 2018
Voie le pilier des fourmis, 5 longueurs, partiellement équipé (pitons et quelques goujons), 6b+ max
Friends nécessaires voire indispensables à partir de L2
Cotations ressenties 6b+/5b/5b+/4c/5b
Retour en escalade sur la montagne Sainte-Victoire, dans le secteur de Subéroque, le lendemain du retour du Maroc. En cette météo de flux d’est on espérait échapper aux nuages loin de la côte, mais on ne profitera finalement que de brèves éclaircies sous un vent d’est modéré et bien sensible sur cette arête. Après une approche un peu improvisée et en mode sanglier sur la fin, dans la garrigue d’un couloir raide, on reprend enfin apparence de grimpeurs dans la première longueur, bien équipée mais soutenue et un peu obligatoire dans un pas de rétablissement(où je n’aurai pas vu et tiré sur le piton salvateur !). La suite offre de jolis passages d’escalade, surtout dans L3 où l’arête prend la forme d’une dalle grise compacte sculptée de mini-cannelures verticales, de la grimpe fine et parfois un peu engagée avec un équipement succinct pas facile à compléter. Ce n’est certes pas l’ambiance ou l’ampleur des voies des calanques ou du Cap Canaille, mais cela reste plaisant de parcourir ces arêtes de la Sainte-Victoire, avec leur recherche d’itinéraire (également durant l’approche…) dans une ambiance déjà typée montagne.
vue du pilier à gravir durant l'approche
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21 octobre 2018
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Le 21 octobre 2018
Voie « l’échine du dragon », 13 longueurs, partiellement équipé, 6a+ max
Cotations officielles 5c/6a/4b/6a/marche/6a/4c/rappel de 40 mètres/6a/5c/6a/5b/5c/rappel de 20 mètres/6a/rappel de 40 mètres/6a
Cotations ressenties 5c+/5c/4b/5c/marche/6a+/5b/rappel de 40 mètres/6a/5c+/5c+/5b/5c/rappel de 20 mètres/6a/rappel de 40 mètres/5c+
Parcours de la grande voie récemment ouverte et équipée, « l’échine du dragon », qui parcourt la longue échine rocheuse découpée en dents et en brèches profondes et étroites au sud-est pic du Cap Roux. Au départ du parking de la pointe de l’Observatoire une marche d’environ 45 minutes sur la route fermée à la circulation puis un sentier taillé dans le maquis permet de rejoindre le premier ressaut et ses 4 longueurs dans le 5sup, où dans les deux premières les friends s’avéreront indispensables sous peine de grimper plus de 10 mètres sur un rocher non aseptisé. On profite déjà de la belle ambiance des lieux sur ce rocher rouge perché au-dessus de la Grande Bleue, au toucher aussi chaud que les couleurs en ce dimanche encore et toujours estival, mais la suite s’avérera encore plus belle, notamment de la cinquième à la neuvième longueur. On grimpe alors deux tours de rhyolite accolées et séparées par une profonde brèche, de très belles longueurs dans ce cadre insolite et sur un rocher aux teintes rouge à pourpre. La rhyolite alterne portions compactes en dalle et murs raides sculptés en simili-tafonis, de la grimpe en poussant sur les pieds ou en tirant sur les bras qui soulage les doigts et les pieds mis à mal par les gouttes d’eau abrasives du calcaire des calanques quelques jours plus tôt. La suite poursuite sur la même veine… de rhyolite et de succession de brèches et d’aiguilles, où les écailles du dragon se franchissent une par une avec succession de longueurs verticales et de rappels, avec vues sur les dômes rocheux rouges environnants et lignes de crêtes noyées dans la brume automnale vers l’ouest.
Au final une très belle grande voie à points de vue d’œil et de chaussons. L’équipement souvent en lunules et pitons, à compléter impérativement dans les 2 premières longueurs (mais suffisant dans tous les pas au-delà du 5c), et la succession des 13 longueurs d’escalade et des 4 rappels (un de 15 mètres pour descendre de la sortie de la voie), donnent une course et une ambiance typées montagne à moins de 400 mètres d’altitude, une véritable course d’arêtes avec vue sur la plage où l’on avait observé soles et seiches la veille ! Merci aux ouvreurs et équipeurs Muriel et Thibault pour ce beau travail en accord avec l’éthique des lieux, une grande voie incontournable de l'Esterel!
avant le dragon... la couleuvre !
à 2 dans L3, panorama vers le rocher Saint-Barthélémy et le cap Dramont
dans la belle dalle compacte et colorée de L5
dans L6, beau dièdre facile à protéger et ombre chinoise sur la rhyolite
dans la faille entre L6 et L7
remontée de l'autre côte de la brèche, L7 et L8
brèches, rappels et remontée en face, L12 et L13
à la descente, l'échine du dragon en ombre chinoise et au crépuscule
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