1 février 2025 6 01 /02 /février /2025 18:35

Le 1er février 2025

Itinéraire : les Richards - route forestière des Bayles - arête est de la Pointe Sud de la Vénasque en aller-retour

Sommet : 2450 m

Dénivelée : 900 m (1550-2450)

Difficulté : 2.2

Première (demi) journée d’une virée dans les Alpes du Sud, après les dernières chutes de neige qui ont (enfin) amélioré l’enneigement, tant quantitativement que qualitativement. On se dirige donc vers les pentes sud de la Vénasque au-dessus des Richards, une classique pour son accessibilité : dénivelée modérée, pentes peu raides et donc risque d’avalanches limité, altitude relativement élevée limitant voire supprimant le portage… On profitera de ces trois caractéristiques en cette après-midi, mais avec en (gros) bémol une neige déjà gâtée par le soleil dans ce cirque ouvert vers le sud, avec hormis dans les pentes nord de la croûte à tous les étages, bien loin de la poudreuse espérée… On se consolera avec les points de vue panoramiques sur la mer de nuages étirée sur le bassin gapençais, et se rattrapera bien les 3 jours suivants – passés eux exclusivement dans la poudreuse !

à la montée à 2100 m

à la montée à 2100 m

belle ambiance sous le sommet
belle ambiance sous le sommet
belle ambiance sous le sommet
belle ambiance sous le sommet

belle ambiance sous le sommet

les rares sections de poudreuse en zone protégée du vent, entre la croûte et la neige glacée
les rares sections de poudreuse en zone protégée du vent, entre la croûte et la neige glacée
les rares sections de poudreuse en zone protégée du vent, entre la croûte et la neige glacée
les rares sections de poudreuse en zone protégée du vent, entre la croûte et la neige glacée

les rares sections de poudreuse en zone protégée du vent, entre la croûte et la neige glacée

la mer du nuages du jour, dont la limite a oscillé toute l'après-midi vers 1500 m

la mer du nuages du jour, dont la limite a oscillé toute l'après-midi vers 1500 m

31 janvier 2025 5 31 /01 /janvier /2025 17:54

Ci-dessous le texte de l'article paru dans le numéro 57 d'octobre 2024 de Ski Rando Magazine sur le ski de rando autour du Col de l'Izoard :

Vous cherchez désespérément les meilleures conditions de ski pour vos deux jours de liberté hebdomadaire ? La pluie s’est invitée jusqu’à 2200 mètres et le manteau neigeux – plus un maillot de corps qu’un pullover - commence à plus de 1800 mètres. La combe sud est interdite d’accès pour nidification du dahut, la combe nord a été déclarée zone de protection du condor ; avec la fonte du pergélisol le Rocher du Mikado commence à s’effondrer sur son couloir est, alors que les éleveurs d’alpagas en colère bloquent l’unique route d’accès au point de départ de la croupe ouest de Millevaches. Vous avez bien songé à la station élevée de Super Chamois-les-Alpes comme point de départ, mais la perspective de partir de l’usine à ski en barres de studios all inclusive a vite douché vos velléités.
L’équation paraît insoluble, mais ne vous torturez plus les méninges dans cette gymnastique intellectuelle rendue de plus en plus difficile par le réchauffement climatique, ne risquez plus un claquage de neurones avant la déchirure musculaire : visez l’ouest-Queyras autour du mythique col de l’Izoard ! Des combes et couloirs facilement accessibles depuis des points de départ à près de 2000 mètres, encore (partiellement) préservés des affres du réchauffement climatique, pas d’urbanisation façon Sarcelles-sur-Neige, et des altitudes suffisamment élevées pour éviter les redoux noirs et faire des globules rouges, sur du blanc garanti sans taches de vert ou de marron de décembre à début avril. 
L’ouest-Queyras s’enneige un peu par tous les flux, généreusement par ceux de sud/sud-ouest, moins par flux de nord-ouest avec la barrière des Ecrins, et très variablement par retour d’est suivant sa profondeur de pénétration depuis la frontière italienne à l’est, mais cette ouverture aux  influences climatiques tant méditerranéennes qu’atlantiques garantit généralement un enneigement correct quelles que soient la direction des vents dominants et l’origine des perturbations qu’ils apportent. Ici point d’enneigement famélique comme cela peut être le cas dans l’est-Queyras en l’absence de retour d’est, et rarement de neige ravagée par les redoux pluvieux comme cela est de plus en plus souvent le cas même en plein hiver dans les massifs préalpins à l’ouest. Vous ne serez pas à l’ouest en choisissant l’ouest-Queyras comme prochaine destination de ski de rando !

Même avec un ISO à haute altitude, on y profite du ski à la norme ISO 4807 : on part ici de villages pittoresques faits de maisons anciennes en bois et lauzes et d’églises classées, au-dessus mélézin et alpages façon carte postale, le tout sous un ciel bleu 400 jours par an comme le clament les brochures de l’office du tourisme. 

Dans l’imaginaire du montagnard, le Queyras est fait de sommets arrondis, dont les alpages accueillent vaches l’été et skieurs de randonnée l’hiver, les uns goûtant sa poudreuse, les autres broutant son herbe. Et pourtant ici, la carte ne montre que Pics, Ravins et Casses, bien loin des Monts escomptés, et de fait sur le terrain les sommets altiers ceinturés de falaises et les crêtes dentelées confirment une topographie bien alpine. Un terrain varié donc, de la balade du dimanche avec votre belle-mère à la course entre allumettes-collants-pipettes (du bas en haut), de la peau de phoque pour tous les goûts et les niveaux, skieurs de randonnée ou skieurs-alpinistes, skieurs de 5.x et skieurs de 2.y, pour des dénivelées plébéiennes ou élitistes. Comme la toponymie l’évoque, on évolue dans une grande diversité paysagère, des mélézins à écureuils aux alpages à vaches, des casses à marmottes aux falaises à aigles royaux, des pitons de cargneule aux crêtes calcaires, des longs vallons au pas alternatif aux couloirs à virages sautés, de quoi changer radicalement d’environnement en quelques fléchissements des genoux, la magie de l’étagement altitudinal. Et même si l’on sera rarement seul.e.s sur ces randonnées bien connues des locaux ou estrangers, leur fréquentation restera toujours incomparable à celles des classiques de Belledonne ou des Aravis : il n’est pas déraisonnable de croiser ici plus de quadrupèdes que de bipèdes !

Cet article va décrire une petite sélection de courses autour du Col de l’Izoard, autour de 3 points de départ différents. Versant sud, Arvieux et un peu en amont Brunissard, directement sous le col, et Souliers, dans la vallée située immédiatement à l’est, trois beaux villages authentiques en musée à ciel ouvert d’architecture queyrassine, ont été préservés par leur isolement au-dessus de la vallée du Guil longtemps enclavée, dont le seul accès en saison de ski passe par une route en corniche taillée dans la falaise rive gauche de la rivière. Versant nord, une route moins exposée amène depuis Briançon au hameau du Laus, lui aussi riche en chalets, cadrans solaires et fontaines. Les villages de Brunissard et du Laus ne sont distants que de 20 km par le col de l’Izoard - compter guère plus de 2 heures à skis – mais la fermeture de ce dernier en hiver impose le détour routier par la haute vallée de la Durance loin à l’ouest – compter 6 fois plus de kilomètres et presque autant de temps en voiture qu’à skis. Les nombreux hébergements disponibles au Laus (station de ski nordique) et à Brunissard et Arvieux (stations de ski nordique et alpin) autorisent toutefois de nombreuses combinaisons à skis entre ces deux points de départ éloignés sur 4 roues mais proches sur 2 peaux.

Au départ du Laus, les courses les plus courues ou à tout le moins skiées ont pour objectif la belle pyramide neigeuse de l’Arpelin et le col de Chaude Maison, dont une variante, à peine plus longue mais beaucoup moins fréquentée et plus esthétique, mérite une description dans cet article : c’est mieux de jouer au cabri du Queyras qu’au mouton de Panurge ! La pyramide de l’Arpelin s’atteint préférentiellement à la montée par la route du col de l’Izoard, qui devient une piste de ski de fond avec la neige, puis le bien mal-nommé Col Perdu - vite trouvé juste au-dessus du Refuge Napoléon - donne accès à la jolie arête sud de l’Arpelin. La descente se fera plutôt sur le versant est plus skiant : soit sous le sommet versant nord puis est, soit directement dans le versant est si la nivologie l’autorise, soit par des pentes moins raides sous le Col Perdu. La suite se passera dans tous les cas dans le Bois des Oules puis sur la piste de ski de fond, juste assez inclinée pour qu’elle reste plaisante à skier.

Les autres classiques se trouvent en face versant ouest : le col de Chaude Maison peut être rejoint par ce même itinéraire de ski nordique, qu’on quitte à gauche vers 2000 m pour le versant ouest de Turge de la Suffie. Une fois le col atteint, je conseillerais de prendre son courage à 2 gants et de poursuivre par la crête vers le sud : vos cuisses pourront toujours maudire l’auteur de cet article, mais la beauté et la sauvagerie de la descente par la Combe Obscure valent bien cette trentaine de mètres de dénivelée supplémentaire. Vous me bénirez peut-être entre les pénitents de cargneule en y traçant la poudreuse soyeuse dans les lumières douces d’une fin d’après-midi hivernale, plutôt que de skier en trafolée - en serrant les dents mais pas les skis - par la voie de montée au col de Chaude Maison.

Le sommet emblématique du coing – la pyramide rocheuse du Pic de Rochebrune, au profil aisément reconnaissable depuis une bonne partie des Alpes du Sud – dresse ses 3320 mètres loin au-dessus de tous ses voisins. Il peut s’atteindre à skis au départ du Laus par un itinéraire ni trop long ni trop raide, mais invisible du bas dans sa partie finale : un court couloir ouest, pas toujours suffisamment enneigé, qui mène à une brèche. De cette brèche une dernière pente exposée permet de gagner le sommet nord, le plus élevé de la pyramide ; en neige dure, où une chute pourrait avoir des conséquences bénéfiques pour les comptes de votre caisse de retraite, je recommanderais d’ailleurs l’emploi de crampons plus que de skis. C’est la voie normale de ce culmen du Briançonnais, autant à pieds qu’à skis, mais vu la qualité ou plutôt non-qualité du rocher local, rappelée périodiquement par de gros éboulements, il est normal de planifier la virée en hiver ou au printemps dans la poudreuse ou sur la moquette, et anormal de le faire en saison chaude dans les éboulis et casses où flotte une odeur de poudre. La fréquentation de cet itinéraire varié et esthétique, qui constitue désormais à skis le seul accès sûr à ce sommet majeur du Briançonnais, dont le couloir sommital blotti entre les falaises stratifiées offre une superbe ambiance dolomitique, n’est pas en rapport avec sa classe, tant mieux pour les skieur.s.e.s (?) qui choisiront de s’y lancer !

Un autre itinéraire recommandable au départ du Laus, rapide d’accès, court et peu fréquenté dans sa partie finale : le Petit Peygu par son couloir sud-est, une pente raide cachée sur l’adret qui succède à une approche en mélézin bien skiable, un condensé de Queyras juste au-dessus du parking, pour les feignant.e.s et/ou pressé.e.s.

De l’autre côté du col, on trouvera également des classiques souvent tracées au départ d’Arvieux et Brunissard, par exemple dans le vallon de Clapeyto. C’est une immense combe à vocation pastorale, ponctuée de nombreux chalets d’alpage dans sa partie basse, mais aussi un vallon suspendu protégé par un verrou rocheux se contournant par des pentes sud raides. Je recommande de viser les cols et sommets les plus orientaux afin de réduire les parties de ski de fond inhérentes à ces vallons peu inclinés, par exemple vers les Pics du Cros ou de la Rousse où l’on peut imaginer de belles combinaisons à la découverte entre autres de la combe sud du Col de la Rousse et ses superbes aiguilles de calcaire.

En parlant de flèches de caillou, je ne peux que recommander d’aller explorer la Casse Déserte et ses aiguilles de cargneule aussi esthétiques que ludiques, topo déjà paru dans le numéro 43 de SkiRando Magazine. L’hiver est la meilleure saison pour excursionner dans ce décor presque fantasmagorique de falaises compactes de cargneule jaunâtre et d’aiguilles de conglomérat dressées telles des pénitents, dont le gel atténue pour quelques mois la fragilité. Cerise sur le gâteau glacé, des couloirs dessinés pour le ski, invisibles du bas, s’insinuent entre ces aiguilles, en sortant sur d’étroites crêtes neigeuses, au milieu des forêts d’aiguilles coiffées de chapeaux de neige. On pense à du land art revisité par Gaudi, une Sagrada Familia de l’ouest-Queyras, une armée de pénitents gelés pour les hauts-alpins, ou à des hoodoos made in France pour les amateurs de l’Ouest américain. Ces couloirs jamais très raides peuvent s’enchaîner à loisir tant que la montre et les jambes le permettent, et il vous sera aussi difficile de vous résoudre à la dernière descente que de renoncer à votre doudou quelques décennies plus tôt.

Dernière vallée à explorer, celle de Souliers, hameau dépourvu de station de ski alpin ou de pistes de ski nordique, et donc encore plus authentique que les autres villages sus-nommés, et le meilleur point de départ pour la crête dentelée des Pics de Côte Belle, leurs vastes pentes à carving et leurs petits couloirs à sauting ([sic]), un magnifique terrain de jeux alpin sur et à travers la dolomie locale !

Même si cet article a vocation à vous suggérer certains itinéraires testés et approuvés par l’auteur, je vous invite également à explorer les cartes pour imaginer vos futures courses, indépendamment des topos papier ou digitaux accessibles par un simple coup d’oeil ou clic. Dessiner mentalement un itinéraire à skis sur une carte et imaginer un cheminement entre les courbes de niveaux sont des préliminaires importants pour votre rapport personnalisé avec la montagne… Concevoir votre propre course plutôt que suivre un topo est comme cuisiner suivant votre inspiration et vos préférences culinaires, plus exigeant mais aussi gratifiant que de choisir un plat prédéfini sur la carte d’un restaurant !
 

31 janvier 2025 5 31 /01 /janvier /2025 17:48

Dans le numéro 59 de Ski Rando Magazine de février 2025, une sélection d'itinéraires autour du lac de Serre-Ponçon, dissemblables mais offrant tous une vue fjord depuis leur sommet.

https://www.skirandomag.com/numero59/

Beaucoup ne connaissent du sport que les manifestations, compétitions, fédération, émulation, ostentation, fanions, chronos et dossards. A l’école, à la télévision, à la radio, dans la presse, au café du commerce, à la machine à café, il n’y a de place que pour ce sport institutionnalisé, marketé, une déclinaison transpirante du capitalisme et de la course autant contre les autres que pour soi. La montagne, tant hivernale qu’estivale, semble alors se transformer en un gigantesque terrain de sports plus ou moins aseptisé où cet hubris vient s’exprimer. Il est pourtant des sports, plus ludiques qu’olympiques, où la recherche de la beauté prime sur la course à la performance, et où l’activité physique constitue plus un moyen qu’une fin. Comment mieux définir le ski de randonnée, littéralement la pratique de la balade (avec 2 planches aux pieds) sur neige, une activité qui consiste plus à parcourir un milieu exigeant mais éminemment esthétique qu’à lutter contre le chronomètre ? La montagne enneigée n’est alors plus un stade où l’on vient explorer les limites de son corps, mais un lieu d’exploration et la destination par elle-même où notre corps va nous emmener.
Dur à faire aval(is)er cette conception à votre beau-frère, pour qui sport signifie forcément compétition : vous n’avez pas de Rolex au poignet à 50 ans, pas de Mercedes au garage, pas de Berluti aux pieds, et pas même un classement dans la dernière course de ski, un loser archétypique décidément ! 

[...]

19 janvier 2025 7 19 /01 /janvier /2025 19:01

Le 19 janvier 2025

Itinéraire : Coutières - Raboutou - Clot de Bachas - épaule est de la Rama - collu à l'ouest du Touret - face sud-est de la Rama à la cote 2150 sous les falaises - Cabane de la Rama - Coutières
Sommet : 2300 m
Dénivelée : 1250 m (1400-2300-1800-2150-1400)
Difficulté : 3.1

Comme la veille on vise les massifs situés à l’ouest pour éviter les nuages du petit retour d’est ; direction donc le Dévoluy au départ du Col du Festre pour viser le versant est/sud-est de la Rama et de l’Aiglière, une orientation ensoleillée présumée transformer la neige dure du matin en une bonne moquette l’après-midi. Calcul (enfin) gagnant ce jour sous une douceur agréable inconnue la veille, même si nos velléités d’atteindre le sommet de la Rama depuis son épaule est feront long feu sur une neige vitrifiée où les crampons alu ne mordent que superficiellement. Demi-tour donc pour éviter une (trop) longue glissade, mais on retrouvera vite et avec plaisir de la bonne neige de printemps veloutée mais pas collante sur les contrepentes sud, une descente plaisante qui nous contraindra ([sic]) à remettre les peaux au collu ouest du Touret pour basculer sur les pentes sud-est directement sous le sommet de la Rama. Là encore arrêt un peu avant le sommet apparemment gelé, dans une jolie grotte aux stalactites, stalagmites et colonnes de glace, avant une seconde descente aussi bonne que la première, magnifiée sur la fin par la vue sur la cascade de Saute Auré.
Au final deux échecs successifs avec des projets initiaux non concrétisés, mais un peu d’adaptabilité aura permis de sauver le week-end avec du ski correct à bon, même si les prochaines chutes de neige - si possible pas uniquement au-dessus de 2500 m - feront le plus grand bien !

montée dans la combe est du point coté 2379
montée dans la combe est du point coté 2379

montée dans la combe est du point coté 2379

descente en moquette
descente en moquette
descente en moquette
descente en moquette
descente en moquette

descente en moquette

remontée vers les grottes blotties sous les falaises du versant sud-est de la Rama
remontée vers les grottes blotties sous les falaises du versant sud-est de la Rama
remontée vers les grottes blotties sous les falaises du versant sud-est de la Rama
remontée vers les grottes blotties sous les falaises du versant sud-est de la Rama

remontée vers les grottes blotties sous les falaises du versant sud-est de la Rama

seconde descente, toujours en bonne neige de printemps
seconde descente, toujours en bonne neige de printemps
seconde descente, toujours en bonne neige de printemps
seconde descente, toujours en bonne neige de printemps
seconde descente, toujours en bonne neige de printemps

seconde descente, toujours en bonne neige de printemps

la cascade de Saute Auré

la cascade de Saute Auré

givre de surface en bas du vallon
givre de surface en bas du vallon

givre de surface en bas du vallon

19 janvier 2025 7 19 /01 /janvier /2025 18:58

Le 18 janvier 2025

Itinéraire : Serre Michèle - Col de la Gardette - crête de la Gardette - point coté 2303 - les Rougnous - point coté 2303 - cabane de Corbières - Col de la Gardette - Serre Michèle

Sommet : 2303 m

Dénivelée : 1150 m (1600-2300-2150-2300-1850-2150-1600)

Difficulté : 2.3

Pour cette seconde virée ski de montagne de l’année, on se dirige vers le nord des Alpes du Sud, avec un cahier des charges complexe : une localisation suffisamment à l’ouest pour éviter la couverture nuageuse du petit retour d’est, une protection du vent d’est et des descentes en versants chauds pour espérer de la neige de printemps décaillée vu la médiocrité présumée de la neige en versants froids, un départ assez élevé pour éviter le portage… Sur le papier le couloir sud de la Fourche à l’est du Col de la Gardette tient ces spécifications, mais comme souvent les plans devront s’adapter à la réalité d’un dégel retardé ou même empêché par les nuages en goguette jusqu’en début d’après-midi. On renoncera donc au couloir, plus raide et surtout plus dur qu’escompté comme le prouvera un début de descente sur les pointes avant des crampons. Les descentes en versant nord constitueront malgré tout un bon lot de consolation en neiges froides, parfois soufflées et/ou croûtées près des crêtes mais souvent encore poudreuses. Même le col de la Gardette, classique et ultra tracé, offrira de beaux virages en poudreuse puis neige de printemps sans cassage de croûte intermédiaire, avant que nous ne profitions des cynorhodons mûris par le gel à la voiture par cette journée fraîche voire froide.

sur la Crête de la Gardette
sur la Crête de la Gardette
sur la Crête de la Gardette

sur la Crête de la Gardette

le couloir pas décaillé au sud, première descente en neige dure sur les Rougnous
le couloir pas décaillé au sud, première descente en neige dure sur les Rougnous

le couloir pas décaillé au sud, première descente en neige dure sur les Rougnous

seconde descente majoritairement en poudreuse sur la Cabane de Corbières
seconde descente majoritairement en poudreuse sur la Cabane de Corbières

seconde descente majoritairement en poudreuse sur la Cabane de Corbières

dernière descente en alternance de poudreuse et transformée versant ouest du Col de la Gardette
dernière descente en alternance de poudreuse et transformée versant ouest du Col de la Gardette
dernière descente en alternance de poudreuse et transformée versant ouest du Col de la Gardette

dernière descente en alternance de poudreuse et transformée versant ouest du Col de la Gardette

cynorhodon mûr à la voiture

cynorhodon mûr à la voiture

25 septembre 2024 3 25 /09 /septembre /2024 13:38

Parution dans le numéro 57 (octobre – novembre 2024) de Ski Rando Magazine de mon article sur le ski autour du col de l’Izoard, mythique pour les cyclistes, mais à ne pas négliger non plus par les skieurs de randonnée !

https://www.skirandomag.com/

https://www.facebook.com/@skirandomag?locale=fr_FR

Izoard, dans les traces des casses du Queyras, l'article
21 avril 2024 7 21 /04 /avril /2024 19:58

Le 20 avril 2024

Sommet des Trois Evêchés depuis la Foux d'Allos par la combe est, montée par l'arête nord, descente par la rampe nord-est
Sommet : 2800 m
Dénivelée : 1050 m
Difficulté : 4.1 pour l’écharpe nord-est, un peu exposée sur sa partie supérieure

Petite course vers le sommet des Trois Evêchés, au départ de la station de la Foux d’Allos aux allures de ville fantôme depuis la fermeture des remontées mécaniques. Après le Pic Sud des Trois Evêchés en 2011, retour cette fois vers le sommet du chaînon, qui a d’ailleurs belle allure vu depuis le point de départ. Avec les températures hivernales et le vent de la journée –des cascades de glace formées en face sud de la Dent des Trois Evêchés en plein après-midi d'une fin avril ! - le départ tardif à skis n’empêchera pas de profiter d’une neige transformée encore bien portante à la descente, en alternance avec des veines de neige poudreuse rapportée par le vent, ponctuellement épaisses dans l’écharpe nord-est.
Mention spéciale d’ailleurs pour le joli mais court couloir blotti contre la paroi veinée de rouge de cette écharpe, des couleurs peu habituelles en ski de randonnée…

dans la combe est, sous les cascades de glace d'avril !
dans la combe est, sous les cascades de glace d'avril !

dans la combe est, sous les cascades de glace d'avril !

sortie raide au collet entre la Dent des Trois Evêchés et le sommet éponyme
sortie raide au collet entre la Dent des Trois Evêchés et le sommet éponyme
sortie raide au collet entre la Dent des Trois Evêchés et le sommet éponyme

sortie raide au collet entre la Dent des Trois Evêchés et le sommet éponyme

l'arête nord des Trois Evêchés, en neige glacée ce jour

l'arête nord des Trois Evêchés, en neige glacée ce jour

vue du sommet vers l'Estrop

vue du sommet vers l'Estrop

dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge
dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge
dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge
dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge
dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge
dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge
dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge

dans la rampe nord-est et son rocher aux nuances de rouge

moquette dans la combe est

moquette dans la combe est

la cité médiévale fortifiée de Colmars-les-Alpes
la cité médiévale fortifiée de Colmars-les-Alpes

la cité médiévale fortifiée de Colmars-les-Alpes

14 avril 2024 7 14 /04 /avril /2024 19:28

Du 12 au 14 avril 2024

Itinéraire :

J1 : Pont du Countet - mur des italiens - refuge d'hiver de Nice

Dénivelée : 650 m (1600-2250)

Sommet : 2250 m au refuge de Nice

J2 : refuge d'hiver de Nice - Lac Long - terrasses du Gélas - couloir est du Gélas - cîme du Gélas - couloir est du Gélas - combe sud-ouest du Gélas - Lac Cabret - Vallon Cabret - Pas du Mont Colomb - combe est du Pas du Mont Colomb - refuge d'été de Nice

Dénivelée : 1350 m (2250-2200-3150-2250-2550-2150-2250)

Sommet : 3150m au Gélas

Difficulté : 4.2 pour le couloir est (bien rempli actuellement)

J3 : refuge d'été de Nice - lac Niré - Baisse du Basto - point coté 2400 sous la Baisse de Valmasque - combe est sous le point coté 2840 - Mont du Grand Capelet par son arête nord - face sud-est du Mont du Grand Capelet - Pas des Conques - les Conques jusqu'à la cote 2200 m - remontée vers le point coté 2285 ([sic]) - éperon au sud du Vallon Lapassé - Pont du Countet

Dénivelée : 1100 m (2250-2700-2400-2950-2200-2300-1700)

Sommet : 2950 m au Mont du Grand Capelet

Difficulté : 3.2, mais arête nord du Mont du Grand Capelet un peu alpine à la montée

Retour dans le Mercantour et sa vallée de la Gordolasque, déjà abordée à skis en décembre 2014. Les nombreux épisodes méditerranéens de fin février à début avril ont copieusement enneigé ce massif, bien sec depuis l‘hiver 2017-2018, autorisant enfin un retour en ski de randonnée aux alentours du refuge de Nice. On y profite d’un cadre très alpin à quelques dizaines de kilomètres de la Méditerranée à vol de chocard, des vallons suspendus agrémentés de lacs de haute altitude entre les parois de gneiss et de granite parfois dorés de lichens, des sommets de plus de 3000 mètres offrant des vues mer et même Corse lorsque la visibilité le permet, bref un cadre enchanteur… et sauvage pour s’y promener en skis… et crampons. Malgré la proximité de la Côte d’Azur et de sa métropole, durant ces 3 jours avec camp de base au refuge de Nice, on ne verra en tout et pour tout qu’une petite poignée de bipèdes, 2 le vendredi croisés au-dessus du mur des italiens, 2 aperçus loin derrière dans la montée au Gélas le samedi, un petit groupe en raquettes au refuge le samedi soir et … strictement personne le dimanche dans la traversée par le Mont du Grand Capelet. On croisera par contre de nombreux chamois, parfois (plus) surpris (que nous), désolé pour les sprints que vous avez cru bon de vous infliger en rencontrant sans préavis ces curieux bipèdes à très longs pieds glissants…

Contre toute attente vu les chaleurs estivales du week-end (jusqu’à 30°C dans les Bouches-du-Rhône, 22°C à Valberg à 1800 mètres…), on profitera le samedi et le dimanche d’un excellent regel nocturne au-dessus de 2200m, avec pourtant un isotherme 0°C perché à environ 4000 mètres. Malgré les températures nocturnes ne descendant sans doute guère en-dessous de 10°C à l’altitude du refuge, on pourra vérifier que par ciel dégagé la neige gèle par rayonnement nocturne, indépendamment de l'isotherme 0°C. On skiera donc de la neige en cours de dégel en surface, soyeuse sous les skis de 9h en est à 12h en nord-ouest, pourrie à toutes altitudes et orientations en après-midis, l’occasion de gravir en boucle deux des sommets majeurs de la haute vallée de la Gordolasque, le Gélas le samedi et le Grand Capelet le dimanche.

Le meilleur ski sera à la descente du Gélas le samedi versant Madone de Fenestre, 900 mètres de moquette depuis le bas du couloir est au pied de la remontée au Pas du Mont Colomb, des virages face au Cap d’Antibes noyé dans la brume loin devant les spatules, sans croiser le moindre skieur ! La remontée au Pas du Mont Colomb versant ouest se fera sur une neige encore portante, ce qui ne sera pas le cas de la descente en est, au cadre plus plaisant que le ski en neige trempée par les 15°C ensoleillés ambiants… La plus belle ambiance sera autour du Grand Capelet, sur une arête nord à l’ambiance alpine puis une face sud-est suspendue et panoramique face à la Méditerranée, dommage qu’au printemps et qui plus est avec les brumes de chaleur actuelles la grande bleue ne soit pas dorée par le soleil rasant du solstice d’hiver, et ne brille donc pas devant les spatules !

Quoi qu’il en soit une belle virée de 3 jours à skis qui pouvait presque sembler incongrue dans les températures actuelles !

J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage
J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage
J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage
J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage
J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage
J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage
J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage

J1 : montée vers le refuge de Nice, chaussage au mur des italiens à 2000 m après environ 1 heure de portage

J2 : le refuge au départ

J2 : le refuge au départ

J2 : montée par les Terrasses du Gélas
J2 : montée par les Terrasses du Gélas
J2 : montée par les Terrasses du Gélas
J2 : montée par les Terrasses du Gélas
J2 : montée par les Terrasses du Gélas

J2 : montée par les Terrasses du Gélas

J2 : dans le couloir est puis les pentes mixtes du Gélas
J2 : dans le couloir est puis les pentes mixtes du Gélas

J2 : dans le couloir est puis les pentes mixtes du Gélas

J2 : descente du couloir est du Gélas

J2 : descente du couloir est du Gélas

J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas
J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas

J2 : 800 mètres de moquette à point face à la mer et au Cap d'Antibes versant sud-ouest du Gélas

J2 : remontée au Pas du Mont Colomb
J2 : remontée au Pas du Mont Colomb

J2 : remontée au Pas du Mont Colomb

J2 : descente du versant est du Pas du Mont Colomb (ce n'est plus de la moquette à 13 h plein est !)
J2 : descente du versant est du Pas du Mont Colomb (ce n'est plus de la moquette à 13 h plein est !)
J2 : descente du versant est du Pas du Mont Colomb (ce n'est plus de la moquette à 13 h plein est !)
J2 : descente du versant est du Pas du Mont Colomb (ce n'est plus de la moquette à 13 h plein est !)

J2 : descente du versant est du Pas du Mont Colomb (ce n'est plus de la moquette à 13 h plein est !)

J2 : début de dégel du Lac de la Fous sous les refuges de Nice
J2 : début de dégel du Lac de la Fous sous les refuges de Nice

J2 : début de dégel du Lac de la Fous sous les refuges de Nice

J2 : ciel étoilé depuis la terrasse du refuge (mais de la lune...)

J2 : ciel étoilé depuis la terrasse du refuge (mais de la lune...)

J3 : en bas du Vallon de la Fous
J3 : en bas du Vallon de la Fous

J3 : en bas du Vallon de la Fous

J3 : vue sur l'itinéraire de montée au Gelas la veille

J3 : vue sur l'itinéraire de montée au Gelas la veille

J3 : dans les combes suspendues versant sud-est de la Baisse du Basto
J3 : dans les combes suspendues versant sud-est de la Baisse du Basto
J3 : dans les combes suspendues versant sud-est de la Baisse du Basto
J3 : dans les combes suspendues versant sud-est de la Baisse du Basto

J3 : dans les combes suspendues versant sud-est de la Baisse du Basto

J3 : remontée versant est sous le point coté 2840

J3 : remontée versant est sous le point coté 2840

J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet
J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet
J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet
J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet
J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet
J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet

J3 : dans l'arête nord du Mont du Grand Capelet

J3 : descente versant sud-est du Mont du Grand Capelet, face à la Méditerranée sous la brume
J3 : descente versant sud-est du Mont du Grand Capelet, face à la Méditerranée sous la brume
J3 : descente versant sud-est du Mont du Grand Capelet, face à la Méditerranée sous la brume
J3 : descente versant sud-est du Mont du Grand Capelet, face à la Méditerranée sous la brume

J3 : descente versant sud-est du Mont du Grand Capelet, face à la Méditerranée sous la brume

J3 : sous le Pas des Conques
J3 : sous le Pas des Conques

J3 : sous le Pas des Conques

J3 : remontée pour éviter les canyons scabreux vers le Vallon Lapassé puis ski de combat dans la forêt jusqu'au déchaussage à 1850 m
J3 : remontée pour éviter les canyons scabreux vers le Vallon Lapassé puis ski de combat dans la forêt jusqu'au déchaussage à 1850 m

J3 : remontée pour éviter les canyons scabreux vers le Vallon Lapassé puis ski de combat dans la forêt jusqu'au déchaussage à 1850 m

24 mars 2024 7 24 /03 /mars /2024 20:56

Le dimanche 24 mars 2024

Itinéraire : Souliers - bergerie de Souliers - lac de Souliers - Pic Ouest de Côte Belle - lac de Souliers - cote 2400 sous le lac - couloir sud du  Pic Est de Côte Belle - bergerie de Souliers - Souliers

Sommet : 2850 m au Pic Ouest de Côte Belle et à la sortie du couloir sud du  Pic Est de Côte Belle

Dénivelée : 1500 m (1800-2850-2400-2850-1800)

Difficulté : 4.2 pour le couloir sud du  Pic Est de Côte Belle

Après le couloir sud en S de l'Arpion la veille, découverte d’un couloir également esthétique entre les monolithes de rocher gris ou brun des pics de Côte Belle. Après les couloirs sud-ouest et est quelques années plus tôt, place au couloir sud du Pic Est, peu avantageux vu du bas mais de plus en plus esthétique à mesure que l’on y monte. Le détour préliminaire par le Pic Ouest et ses pentes sud-est en début de dégel permettra d’y profiter d’une neige cuite à point à 13h, malgré les températures basses et le vent fort du jour, un décaillage inespéré grâce à l’orientation sud de ce couloir et surtout à son abri du vent de nord-ouest. On parviendra à la descente à éviter totalement boules et coulées (qui ont ravagé la plupart des pentes sud raides suite aux chaleurs de la fin de semaine précédente), en jouant entre les différentes lignes communicantes de ce réseau de couloirs. Du bon à très bon ski au menu donc ce jour, avec un excellent regel nocturne puis un décaillage meilleur qu'attendu, en pente sud raide au-dessus de 2200 m à partir de 13h, puis en tous versants sauf nord en-dessous. Côte Belle mérite décidément bien son nom, avec 3 couloirs déjà parcourus sur ses versants sud-ouest à est, tous d’ambiance dolomitique, sans parler de ceux situés plus bas sur son versant ouest dans la Casse Déserte et qui ne déméritent pas en termes de cadre géologique !

la chapelle au départ

la chapelle au départ

arrivée sur la crête est du Pic Ouest de Côte Belle

arrivée sur la crête est du Pic Ouest de Côte Belle

descente en moquette glabre
descente en moquette glabre

descente en moquette glabre

montée dans le couloir sud du Pic Est de Côte Belle
montée dans le couloir sud du Pic Est de Côte Belle
montée dans le couloir sud du Pic Est de Côte Belle
montée dans le couloir sud du Pic Est de Côte Belle
montée dans le couloir sud du Pic Est de Côte Belle

montée dans le couloir sud du Pic Est de Côte Belle

descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants
descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants

descente du couloir sud du Pic Est de Côte Belle, un vrai petit réseau de couloirs communiquants

grandes pentes en moquette sous le couloir
grandes pentes en moquette sous le couloir
grandes pentes en moquette sous le couloir
grandes pentes en moquette sous le couloir

grandes pentes en moquette sous le couloir

24 mars 2024 7 24 /03 /mars /2024 20:51

Le 23 mars 2024

Itinéraire : parking de la Forêt - piste à l'ouest du point coté 1762 - les Séyères - couloir sud en S de l'Arpion jusqu'à 2 m sous la sortie (corniche verticale...) en aller-retour

Sommet : 2600 m

Dénivelée : 1000 m

Difficulté : 4.3, environ 300 m de couloir dont 100 m étroits à 45°, sortie à 50° sur 20 m

Retour sur le versant est des Ecrins au-dessus d’Embrun, cette fois dans un couloir sud de la crête de l’Arpion skiée par sa voie normale en janvier. Après une approche bucolique entre les crocus dans le mélézin déjà sec jusqu’à plus de 2000 mètre en adret, on rejoindra la neige dans le ravin situé sous la chapelle des Seyères, ravagé par les boules et les avalanches de fonte, trop mou à la montée vers midi et heureusement bien regelé à la descente vers 16h. Plus haut on visera un très beau couloir choisi à l'improviste à la montée, étroit, tournant, encaissé entre des parois de calcaire stratifié, et raide sur la fin, sans même être sûrs qu'il sortait.
Ce sera au final un pari gagnant (nonobstant une marche rocheuse franchissable à skis à la descente et la corniche de sortie verticale non franchie ce jour), et une très belle découverte malgré les conditions de neige médiocres. On skiera en effet le couloir dans une neige lourde en cours de regel - même au soleil vu le froid, puis une croûte presque portante plus aisée du bas du couloir à la chapelle des Seyères. A noter une grosse avalanche de plaque - ancienne - partie sous la crête ouest du Mont Guillaume qui remplit sur plusieurs mètres le fond du vallon, et des avalanches de fonte - sans doute du vendredi - jusqu'au sol dans la forêt sous les Seyères, ayant même emporté quelques mélèzes…

le couloir vu d'en face au Mont Guillaume, à sa gauche le couloir sud-est "classique"

le couloir vu d'en face au Mont Guillaume, à sa gauche le couloir sud-est "classique"

crocus au départ dans le mélézin
crocus au départ dans le mélézin
crocus au départ dans le mélézin

crocus au départ dans le mélézin

au Séyères puis dans la combe au-dessus
au Séyères puis dans la combe au-dessus

au Séyères puis dans la combe au-dessus

montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée
montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée
montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée
montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée
montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée
montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée

montée dans le couloir sud en S de l'Arpion, june belle géologie fracturée

à la descente
à la descente
à la descente
à la descente
à la descente
à la descente
à la descente
à la descente

à la descente

la "meilleure" neige de la journée
la "meilleure" neige de la journée

la "meilleure" neige de la journée

la grosse avalanche du fond de combe

la grosse avalanche du fond de combe

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