23 février 2026 1 23 /02 /février /2026 18:51

Le 23 février 2026

Itinéraire : la Baumelle - Bois de la Laune - Sommet de Valdemars - maison forestière de Valdemars - piste du Bois de la Laune - la Baumelle

Sommet : 2550 m

Dénivelée : 1200 m (1600-1550-2150-2000-2550-1550-1600)

Difficulté : 2.3

Quelques semaines après le Mourre de Simance, parcours d’une autre classique du Val d’Allos, le sommet de Valdemars depuis la Baumelle, où un mélézin puis de grandes pentes peu raides succèdent également à une approche sur piste. Au-delà d’une neige encore parfois médiocre, abîmée par le vent au nord et le soleil ailleurs, on profitera ce jour d’une solitude absolue et de quelques bonnes sections de poudreuse dans le mélézin préservé des affres d’Eole et Helios, et d’un enneigement rarement abondant avec un chalet d’alpage presqu’entièrement enfoui à seulement 2000 m !

descente impromptue dans la poudreuse du mélézin pour retrouver la trace de montée
descente impromptue dans la poudreuse du mélézin pour retrouver la trace de montée

descente impromptue dans la poudreuse du mélézin pour retrouver la trace de montée

dans le versant nord-est de Valdemars
dans le versant nord-est de Valdemars
dans le versant nord-est de Valdemars

dans le versant nord-est de Valdemars

vues du sommet vers la face sud de l'Estrop et le Pelat
vues du sommet vers la face sud de l'Estrop et le Pelat

vues du sommet vers la face sud de l'Estrop et le Pelat

descente en neiges froides soufflées
descente en neiges froides soufflées
descente en neiges froides soufflées
descente en neiges froides soufflées

descente en neiges froides soufflées

les chalets enfouis à la maison forestière de Valdemars

les chalets enfouis à la maison forestière de Valdemars

vue du départ vers la chapelle Notre-Dame de Lumière et la forêt de montée

vue du départ vers la chapelle Notre-Dame de Lumière et la forêt de montée

22 février 2026 7 22 /02 /février /2026 21:29

Le 22 février 2026

Itinéraire : Authon piste de la Bastié à la cote 1250 - Conaples - crête de Conaples à la cote 2000 - cabane des Monges - crête de Conaples - les Monges - couloir ouest - sentier rive droite du Ravin de Coste Belle - Authon piste de la Bastié à la cote 1250

Sommet : 2100 m

Dénivelée : 1250 m (1250-2000-1600-2100-1251)

Difficulté : 4.1 pour le haut du couloir ouest

Retour à skis sur le sommet des Monges, déjà skié par son versant est en 2010. Le versant ouest offre son très beau cirque sommital de falaises, dont le seul point de faiblesse est le couloir ouest, et s’atteint par de longues pistes forestières dont le parcours s’avèrera heureusement possible en voiture jusqu’à 1250 m. On pourra donc chausser les skis après seulement quelques minutes de portage puis atteindra le sommet par la crête de Conaples, panoramique et peu raide (et d’ailleurs roulée à la descente en VTT en 2020). Si la neige soufflée en versant froid et/ou en cours de transformation ailleurs n’offrira pas la même qualité que la veille, on retiendra surtout la superbe ambiance du couloir ouest, raide et encaissé dans son départ sur quelques dizaines de mètres, et encore plâtré sur les tours de calcaire qui le dominent, avant un retour finalement pas si ingrat sur les sentiers puis pistes rive droite du Ravin de Coste Belle…

à la montée par la crête de Conaples (déjà roulée à la descente en 2020)
à la montée par la crête de Conaples (déjà roulée à la descente en 2020)
à la montée par la crête de Conaples (déjà roulée à la descente en 2020)

à la montée par la crête de Conaples (déjà roulée à la descente en 2020)

première descente en neiges froides soufflées versant nord-ouest sous la crête de Conaples
première descente en neiges froides soufflées versant nord-ouest sous la crête de Conaples
première descente en neiges froides soufflées versant nord-ouest sous la crête de Conaples
première descente en neiges froides soufflées versant nord-ouest sous la crête de Conaples
première descente en neiges froides soufflées versant nord-ouest sous la crête de Conaples

première descente en neiges froides soufflées versant nord-ouest sous la crête de Conaples

remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest
remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest
remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest
remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest
remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest
remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest

remontée au sommet sous les avalanches de fonte dans les marnes et le sommet plâtré versant ouest

dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré
dans le couloir ouest encore plâtré

dans le couloir ouest encore plâtré

retour dans les alpages de Prabalayre puis entre les genêts rive droite du Ravin de Coste Belle
retour dans les alpages de Prabalayre puis entre les genêts rive droite du Ravin de Coste Belle
retour dans les alpages de Prabalayre puis entre les genêts rive droite du Ravin de Coste Belle

retour dans les alpages de Prabalayre puis entre les genêts rive droite du Ravin de Coste Belle

21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 23:35

Le 21 février 2026

Itinéraire : Valavoire - le Château de la Mole - Croix Saint-Jean - Ravin de la Fayée à la cote 1450 m -crête à la cote 1750 - Ravin du Champ de la Mort à la cote 1500 - crête à la cote 1750 - le Château de la Mole - Valavoire

Sommet : 1900 m

Dénivelée : 1400 m (1150-1900-1400-1750-1500-1800-1150)

Difficulté : 3.3 pour le passage raide en versant ouest au-dessus du  Château de la Mole

Première journée d’une virée de 4 jours vers les Préalpes dignoises, les montagnes de Provence pour une fois copieusement enneigées dès la basse altitude, ce que l’on vérifiera ce jour avec un chaussage versant sud à 1250 m ! La Montagne de Jouère et son point culminant de la Croix Saint-Jean se skie plus communément versant nord au départ du beau village de Reynier, mais l’altitude basse de ce dernier impose un portage conséquent, moins important ce jour versant sud où la piste déneigée jusqu’à 1150 m permettra de chausser après seulement 15 mn de portage. Ce départ par le versant sud permet surtout de passer près de la belle formation géologique du Château de la Mole et son architecture insolite de tours de calcaire stratifié décollées et coiffées de blocs à l’équilibre précaire. Plus haut on retrouve un grand replat minéral à l’ambiance nordique avant de rejoindre le sommet, puis… d’enchaîner 3 descentes sur une fine couche de poudreuse tassée et dans un immense pan incliné de pentes vierges au-dessus du village perché et face aux marnes rouges locales. Une très belle introduction, tant pour les yeux que pour les spatules, à cette rare virée à skis sur les montagnes de Provence.

montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole
montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole
montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole
montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole
montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole
montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole
montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole

montée au-dessus de la Durance puis du Château de la Mole

sur le replat de l'antécime ouest 1771
sur le replat de l'antécime ouest 1771

sur le replat de l'antécime ouest 1771

au sommet, devant les Monges puis le Cheval Blanc
au sommet, devant les Monges puis le Cheval Blanc
au sommet, devant les Monges puis le Cheval Blanc

au sommet, devant les Monges puis le Cheval Blanc

première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges
première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges
première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges
première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges
première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges
première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges
première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges

première descente en poudreuse, au-dessus de Reynier et face aux marnes rouges

la face ouest des Monges bien plâtrée

la face ouest des Monges bien plâtrée

seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée
seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée

seconde et troisième descentes versant nord, toujours aussi bon en petite couche de poudreuse tassée

à la descente entre les rochers face ouest du Château de la Mole
à la descente entre les rochers face ouest du Château de la Mole
à la descente entre les rochers face ouest du Château de la Mole

à la descente entre les rochers face ouest du Château de la Mole

détails de la formation géologique du Château de la Mole, entre pins et genêts
détails de la formation géologique du Château de la Mole, entre pins et genêts
détails de la formation géologique du Château de la Mole, entre pins et genêts
détails de la formation géologique du Château de la Mole, entre pins et genêts
détails de la formation géologique du Château de la Mole, entre pins et genêts

détails de la formation géologique du Château de la Mole, entre pins et genêts

8 février 2026 7 08 /02 /février /2026 21:54

Ci-dessous le texte (hors topos) de l’article sur le ski en Haute-Ubaye paru dans le numéro 62 de décembre 2025 de Ski Rando Magazine :

https://www.skirandomag.com/haute-ubaye-sur-les-3000-des-basses-alpes/

A vous qui préférez la poudre qu’on fait voler à la trafolée qui fait voler, la compagnie des chamois et autres quadrupèdes à celle des bipèdes en collectives de trente, à vous qui préférez partir de chalets en bois et lauzes plutôt que d’une barre de béton en studios all inclusive, à vous qui aimez le silence feutré du vent et de la neige, à vous qui aimez autant le ski carving dans les alpages que le ski sauting dans les couloirs, mettez le cap sur la Haute Ubaye, ce massif blotti dans un (re)coin des Alpes du Sud, à l’écart des grand flux touristiques et des stations de ski tentaculaires. Ici vous jouirez du (fatigant !) privilège de déflorer les cinquante cm du dernier retour d’est, loin des classiques des Aravis ou de Belledonne zébrées plus vite que ne tombent les flocons.
Ici, aux confins orientaux des Alpes de Haute-Provence, vous vous fondrez dans une montagne par endroits intemporelle, encore en séculaires hameaux de bois et de pierre, parmi patrimoine religieux, sous la forme d’églises classées du onzième siècle (celle de Maurin juste en aval de Maljasset par exemple), ou séculier sous la forme de forts ou batteries militaires du dix-neuvième, éparpillés à quelques kilomètres de la frontière italienne. Dans ces « Basses Alpes », ancienne appellation du département jusqu’en 1970, vous ne cocherez certes pas les ou plutôt LE (son antécime ouest a une prominence plutôt limitée…) 4000 du département voisin des « Hautes Alpes » juste au nord ; les glaciers se limiteront à des reliques (parmi les plus méridionales des Alpes tout de même) en versant nord des Aiguilles de Chambeyron, qui plus est en voie de transformation en glacier rocheux, mais vous profiterez d’une ambiance pré-méditerranéenne autour du culmen de la Haute-Provence : grandes pinèdes sous un ciel immuablement bleu par ces flux de nord-ouest qui enchaînent si souvent les skieurs savoyards sur leur canapé.

Cet article va donc décrire une sélection d’itinéraires à skis de la Haute Ubaye, au départ des trois principales vallées situées en amont de Saint-Paul-sur-Ubaye.
Ma première, celle du Riou Mounal, plus communément identifiable comme le versant sud du Col de Vars entre ce col ouvert et dégagé toute l’année et Saint-Paul-sur-Ubaye, offre des départs élevés associés à des orientations froides gages d’un enneigement tour à tour précoce puis tardif, des pentes modérées et des dénivelées modestes, qui ont d’ailleurs érigé le Vallon du Crachet en grande classique locale, l’une des rares courses de l’Ubaye où tracer est une exception plus que la règle… On y skie donc dans de grandes combes ouvertes de part et d’autre du sommet de… La Grande Combe, celle dite du Crachet concentrant les pratiquant.e.s, la fréquentation se réduisant dans celles situées plus au sud.
La seconde vallée, celle de la Haute Ubaye par elle-même, déroule sa départementale jusqu’au hameau de Maljasset, puis le bitume devient sentier le long de la rivière jusqu’à sa source à la frontière italienne, pour au total trente kilomètres (!) de rare wilderness de part et d’autre du fond de vallée. Des versants raides, rocheux au sud, par endroits glaciaires au nord sous les Aiguilles de Chambeyron, point culminant du massif à 3400 mètres et des brouettes (de cailloux branlants), comportent de nombreux vallons alternant avec les crêtes rocheuses, autant d’itinéraires à skis sinuant entre les parois de calcaire blanc, quartzite rouge ou marbre rose (et oui !).
Enfin, la vallée de Fouillouse, au-dessus du hameau éponyme, dessert le versant sud des Aiguilles de Chambeyron et leur Brec, flanqués du refuge éponyme, l’un des seuls du massif. On peut donc viser ici à la journée l’un des nombreux couloirs s’immisçant dans les grandes parois, ou envisager des raids de deux jours ou plus - pas forcément dans du raide.
Quoi qu’il en soit, profitez de ces morceaux d’Ubaye pour voyager dans le temps intemporel de ce bout d’Alpes du soleil resté à l’écart de l’industrialisation et de la touristification, à vous fabriquer des souvenirs qui résisteront mieux à l’oubli que la routine du temps domestique ou professionnel, votre madeleine de Proust à skis !

[...]

1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 20:55

Le 1er février 2026

Itinéraire : Chasse - les Sagnes - Mourre de Simance par son arête est - combe est à la cote 2150 - crête de Vachière - combe est - Chasse

Sommet : 2500 m

Dénivelée :1400 m (1400-1500-1450-2100-2050-2500-2150-2350-1400)

Difficulté : 3.1

Dernière journée de cette virée dans le Haut-Verdon, cette fois sur un sommet plus élevé et raide, le Mourre de Simance, qui s’atteint par une randonnée assez longue mais variée et panoramique : depuis le joli hameau de montagne de Chasse se succèdent piste forestière, mélézin rarement enneigé, longue arête peu inclinée prémunissant des risques de plaques, puis croupe sommitale. On rejoint ainsi le sommet et sa vue panoramique du Ventoux à l’Argentera en passant par la Méditerranée jaunie par le soleil bien visible au sud sous les entrées maritimes.
La descente se fera sur de la poudreuse assez délectable pour qu’on en réclame une double portion et décide de remonter sur la crête de Vachière, une neige qui s’alourdira un peu sous le soleil et le redoux relatif du jour sous 2000 m au sud et 1500 m au nord.  On en viendra à titiller prudemment des pentes au-delà du seuil fatidique à 30 degrés des avalanches, sans rencontrer le moindre signe d’instabilité, une absence de fissuration et de bruit suspect qui peut laisser penser à un début de stabilisation du manteau, en tout cas en versant est.
Une belle journée de montagne malheureusement rare en ce début 2026 et sa succession presqu’ininterrompue de flux perturbés de sud, vivement le retour durable de l’anticyclone pour profiter d’un enneigement pas vu depuis longtemps sur les Préalpes dignoises.

départ de Chasse

départ de Chasse

dans le mélézin au-dessus des Sagnes

dans le mélézin au-dessus des Sagnes

sur l'arête est
sur l'arête est
sur l'arête est
sur l'arête est
sur l'arête est
sur l'arête est
sur l'arête est

sur l'arête est

du sommet, vues vers la Sainte-Baume

du sommet, vues vers la Sainte-Baume

vers les ravins face ouest de Chanabaja

vers les ravins face ouest de Chanabaja

vers la pyramide de la Frema

vers la pyramide de la Frema

vers la Méditerranée qui brille au sud

vers la Méditerranée qui brille au sud

descente versant sud-est
descente versant sud-est
descente versant sud-est
descente versant sud-est
descente versant sud-est

descente versant sud-est

remontée versant est
remontée versant est

remontée versant est

descente versant est de la crête de Vachière
descente versant est de la crête de Vachière
descente versant est de la crête de Vachière
descente versant est de la crête de Vachière
descente versant est de la crête de Vachière
descente versant est de la crête de Vachière
descente versant est de la crête de Vachière

descente versant est de la crête de Vachière

dans la forêt parfois dense, arrivée au hameau de Chasse
dans la forêt parfois dense, arrivée au hameau de Chasse

dans la forêt parfois dense, arrivée au hameau de Chasse

1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 20:51

Le 31 janvier 2026

Itinéraire : refuge de la Cantonnière - cabanes de Sanguinière - Col de la Roche Trouée (demi-tour à la cote 2550)

Sommet : 2550 m

Dénivelée : 650 m (1900-2550-1900)

Difficulté : 1.3

Découverte du versant sud du Col de la Cayolle, avec une randonnée vers le Col de la Roche Trouée finalement non atteint, demi-tour étant fait une cinquantaine de mètres sous le col, sur suspicion de plaques. Sous une météo ensoleillée inespérée le matin, on profitera plus que du ski d’une ambiance hivernale malheureusement de plus en plus rare : mélézin repeint de blanc jusque sur les troncs verticaux, scintillant sous le soleil filtrant à travers les branches ployant sous la fraîche, micro-reliefs, souches, rochers… métamorphosés en douces rondeurs par les 60 à 80 cm de poudreuse déposée quelques jours avant et préservée par le froid, torrents encore non enfouis déroulant leur sinuosité, un paysage virginal qui fera oublier une descente finalement presqu’aussi longue que la montée où les bâtons serviront plus… à pousser qu’à tourner !

les Aiguilles de Pélens et le Cayras

les Aiguilles de Pélens et le Cayras

montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière
montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière

montée dans la forêt enchantée au-dessus des cabanes de Sanguinière

la crête dolomitique autour du Col de la Roche Trouée
la crête dolomitique autour du Col de la Roche Trouée

la crête dolomitique autour du Col de la Roche Trouée

à la descente (peu skiante, encore moins eu égard à la poudreuse épaisse du jour)
à la descente (peu skiante, encore moins eu égard à la poudreuse épaisse du jour)

à la descente (peu skiante, encore moins eu égard à la poudreuse épaisse du jour)

1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 20:47

Le 31 janvier 2026

Itinéraire : Peyresq - Courradour -descente versant nord jusqu'à 1950 - Courradour - descente versant ouest jusqu'à 1900 - Courradour - Peyresq

Sommet : 2150 m

Dénivelée : 1000 m (1500-2150-1950-2150-1900-2150-1500)

Difficulté : 2.1

Première journée d’une virée en ski de randonnée dans le Val d’Allos, bien servi par les dernières chutes de neige, sauvage et à l’écart des gros flux routiers de retour du week-end, ce qui permet d’échapper aux traditionnels bouchons de la vallée de la Durance du dimanche soir…
On commencera par cette classique du versant ouest du Courradour au départ de Peyresq, une randonnée courte dans une forêt de plus en plus clairsemée, des pentes douces et panoramiques bien adaptées au fort risque d’avalanches du jour. La neige déjà croûtée par le soleil se fera meilleure sur la partie finale du versant ouest, mais le versant nord offrira encore de la neige froide… et épaisse, avec par endroits près de 80 cm de poudreuse en début de tassement, dans l’ambiance féérique de la forêt blanche où les rayons du soleil viennent illuminer les troncs et branches plâtrés de fraîche.
La dernière descente sur la croûte en cours de regel du bas du versant ouest s’avérera moins plaisante sur les skis mais beaucoup plus pour les yeux sous les lumières pré-crépusculaires !
 

en bas du versant ouest
en bas du versant ouest

en bas du versant ouest

première descente versant nord
première descente versant nord
première descente versant nord
première descente versant nord

première descente versant nord

remontée versant nord

remontée versant nord

vues du sommet vers les sommets et mélèzes du massif du Grand Coyer
vues du sommet vers les sommets et mélèzes du massif du Grand Coyer
vues du sommet vers les sommets et mélèzes du massif du Grand Coyer
vues du sommet vers les sommets et mélèzes du massif du Grand Coyer

vues du sommet vers les sommets et mélèzes du massif du Grand Coyer

descente versant ouest
descente versant ouest
descente versant ouest
descente versant ouest
descente versant ouest
descente versant ouest
descente versant ouest

descente versant ouest

14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 21:35

Le 14 décembre 2025

Itinéraire : virage 1517 sous Clot Jarry - forêt de Clot Jarry - chapelle des Séyères - Mont Guillaume par sa face est - combe nord du Mont Guillaume jusqu'au point coté 2224 - col de Trempa-Latz - arête sud de l'Arpion - point coté 2671 - lac de l'Hivernet - l'Aiguille - virage 1517 sous Clot Jarry

Difficulté : 3.1

Dénivelée : 1500 m (1500-2550-2200-2650-1500)

Première sortie de ski de randonnée de la saison 2025-2026, dans les Ecrins, massif le mieux ou plutôt le moins mal enneigé actuellement. Pas beaucoup de neige certes, mais de la bonne poudreuse ce jour en versants froids au-dessus de 1800 m, tant que le soleil et la douceur de moins en moins inhabituelle de cette mi-décembre n’ont pas croûté la dernière couche tombée il y a 10 jours. 
On profitera donc de belles conditions de ski dans la plus grande partie des deux descentes du jour, et même d’un ski pas si mauvais sur les pistes forestières du bas, où l’épaisseur de neige se mesure pourtant en chiffre et non pas en nombre. A noter également la solitude absolue du jour malgré la fin du créneau de beau temps, de quoi admirer en toute quiétude à la pause déjeuner le panorama sommital du Mont Guillaume sur le lac de Serre-Ponçon…

au sommet du Mont Guillaume (atteint 2h15 après le départ), vue panoramique sur le lac de Serre-Ponçon... et les entrées maritimes loin au sud

au sommet du Mont Guillaume (atteint 2h15 après le départ), vue panoramique sur le lac de Serre-Ponçon... et les entrées maritimes loin au sud

dans la combe nord du Mont Guillaume

dans la combe nord du Mont Guillaume

remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver
remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver
remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver
remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver
remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver
remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver

remontée sur l'arête sud de l'Arpion dans les belles lumières d'une fin d'après-midi d'hiver

poudreuse en versant nord-est
poudreuse en versant nord-est
poudreuse en versant nord-est
poudreuse en versant nord-est
poudreuse en versant nord-est

poudreuse en versant nord-est

crépuscule sur le Mont Orel

crépuscule sur le Mont Orel

18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 13:04

Ci-dessous le liminaire de l’article sur le ski en Haute-Ubaye paru dans le numéro 62 de décembre 2025 de Ski Rando Magazine :

https://www.skirandomag.com/numero62/

https://www.skirandomag.com/haute-ubaye-sur-les-3000-des-basses-alpes/

A vous qui préférez la poudre qu’on fait voler à la trafolée qui fait voler, la compagnie des chamois et autres quadrupèdes à celle des bipèdes en collectives de trente, à vous qui préférez partir de chalets en bois et lauzes plutôt que d’une barre de béton en studios all inclusive, à vous qui aimez le silence feutré du vent et de la neige, à vous qui aimez autant le ski carving dans les alpages que le ski sauting dans les couloirs, mettez le cap sur la Haute Ubaye, ce massif blotti dans un (re)coin des Alpes du Sud, à l’écart des grand flux touristiques et des stations de ski tentaculaires. Ici vous jouirez du (fatigant !) privilège de déflorer les cinquante cm du dernier retour d’est, loin des classiques des Aravis ou de Belledonne zébrées plus vite que ne tombent les flocons.
Ici, aux confins orientaux des Alpes de Haute-Provence, vous vous fondrez dans une montagne par endroits intemporelle, encore en séculaires hameaux de bois et de pierre, parmi patrimoine religieux, sous la forme d’églises classées du onzième siècle (celle de Maurin juste en aval de Maljasset par exemple), ou séculier sous la forme de forts ou batteries militaires du dix-neuvième, éparpillés à quelques kilomètres de la frontière italienne. Dans ces « Basses Alpes », ancienne appellation du département jusqu’en 1970, vous ne cocherez certes pas les ou plutôt LE (son antécime ouest a une prominence plutôt limitée…) 4000 du département voisin des « Hautes Alpes » juste au nord ; les glaciers se limiteront à des reliques (parmi les plus méridionales des Alpes tout de même) en versant nord des Aiguilles de Chambeyron, qui plus est en voie de transformation en glacier rocheux, mais vous profiterez d’une ambiance pré-méditerranéenne autour du culmen de la Haute-Provence : grandes pinèdes sous un ciel immuablement bleu par ces flux de nord-ouest qui enchaînent si souvent les skieurs savoyards sur leur canapé.
[…]

la Haute-Ubaye dans Ski Rando Magazine, sur les 3000 des Basses-Alpes
la Haute-Ubaye dans Ski Rando Magazine, sur les 3000 des Basses-Alpes
la Haute-Ubaye dans Ski Rando Magazine, sur les 3000 des Basses-Alpes
2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 09:55

Ci-dessous le texte (sans les topos...) de l'article "croisière dorée dans le Mercantour", ou les raids à ski de randonnée autour des lacs de Rabuons et de Vens en Haute-Tinée, paru dans le numéro 60 de Ski Rando Magazine :

Croisière dorée dans le Mercantour

Près de la Côte d’Azur et de sa faune fortunée et m’as-tu vu, des palais surdimensionnés de bord de mer, des V12 biturbo débridé jantes diamant, se trouvent une montagne restée à l’état sauvage, une faune plus farouche, de modestes abris blottis au bord des lacs d’altitude et le glissement des carres sur la neige en guide de crissements de pneus. Vous ne pouvez pas frimer en Ferrari (que vous n’avez pas encore) les cheveux au vent (que vous n’avez bientôt plus) sur les routes de la French Riviera, mais vous pouvez rejoindre ici en peaux une résidence secondaire au bord de l’eau, vue lac, puis, plus haut, votre Clapier, vue mer ! Plutôt que de dépenser son livret A en croisière sur la Côte, mieux vaut se dépenser à skis sur les côtes du nord du Mercantour, en croisière de lac en lac, en navigation la journée dans les combes et couloirs, en escale le soir dans les ports refuges de bord de lac, le tout sous le granite doré par le lichen caractéristique du massif.
Les cartes donnent à rêver dans ces montagnes de la Haute-Tinée d’innombrables vallons suspendus, cirques glaciaires et lacs d’altitude sertis de refuges, le tout sous des sommets titillant les 3000 mètres, loin des métropoles maralpines et de leurs stations de ski. Mais l’accès depuis la vallée de la Tinée s’avère bien ingrat de par des points de départ bas en fond de vallée et la remontée d’adrets raides et vite déneigés - s’ils daignent même s’enneiger, le tout garantissant un portage long et rendu encore plus pénible par le poids d’un sac de raid. Heureusement, votre salut de skieur et non pas de sherpa skis sur le dos se trouve de l’autre côté de la frontière italienne, là où de longs vallons exposés au nord permettent de profiter d’un enneigement plus conséquent et d’un portage restreint voire absent. Cet accès certes détourné mais commode permet de profiter d’une tranquillité seulement troublée par quelques inconscient.e.s qui ont osé braver la frontière, de vallons plus riches en quadrupèdes qu’en bipèdes, et de refuges … infiniment moins fréquentés qu’en été. Ceux de de Vens et de Rabuons, posés sur les rives des lacs éponymes, constituent autant de camps de base ou d’étapes facilitant la logistique pour des combinaisons à imaginer sur la carte, dont vous trouverez quelques échantillons en fin de cet article.

Dans un monde où l’effort physique devient plus l’exception que la règle, relier ces abris à la seule force de vos mollets permet de renouer avec son corps et de pleinement savourer cet effort choisi, consenti et même librement recherché, qui récompense tant les sens : la splendeur austère et virginale de la montagne hivernale, la glisse sur un substrat soyeux et pulvérulent et la paix fusionnelle ressentie dans cette nature pour une fois non anthropisée. En ville les trottinettes électriques vous épargnent la corvée de marche ;  en montagne les télé-bidules vous propulsent vous et vos skis en une poignée de minutes là où il en fallait auparavant plusieurs centaines ; au volant les boîtes automatiques et caméras de recul vous soulagent le bras droit et le cou ; à la maison les réseaux sociaux vous permettent de socialiser sans vous déplacer, et de vous rallier à un avis sans réfléchir ;  la domotique vous épargnera bientôt la lourde ([sic]) gestion de la maison, et bientôt l’Intelligence Artificielle pourra étendre au cerveau ce qui a déjà été mis en place pour nos muscles : du repos et du remplacement déshumanisant par la machine… Dommage pour le sentiment d’accomplissement qui va avec l’effort productif consenti mais pas le clic sur un clavier, mais il est encore temps de résister à ce nouveau monde déshumanisant façon « Wall-E » et à cette technologie envahissante façon dystopie : direction les chemins de traverse du ski de randonnée sur la rive gauche de la Haute-Tinée, où il vous faudra (encore) faire couler l’acide lactique dans vos jambes, faute de remontée mécanique ou de skis à propulsion électrique.
Vous pourrez ici jouer au ringard réactionnaire et vous retirer quelques jours hors de la civilisation, vous nourrir de soupes en poudre et de pâtes à cuisson rapide, mais surtout d'aubes et de crépuscules, de lacs aux rivages de neige fracturés de crevasses, de couloirs qui fendent les falaises de gneiss dorées de lichen, de bouquetins et chamois qui vous regardent de haut, de sommets qui flamboient au crépuscule pour laisser la scène à la voie lactée, au temps du skieur seulement rythmé par le soleil, la lumière et les températures.

C’est en avril 2017 que j’ai pu (enfin) poser mes skis sur ces sommets retirés de Haute-Tinée, après un guet nivo-météorologique de plusieurs saisons rendu nécessaire par la sécheresse de ce massif en l’absence de retour d’est. Durant cet hiver majoritairement anticyclonique et très sec sur la plupart des massifs alpins, c’est vers la frontière italienne qu’il faut (se re)tourner ses skis, et c’est donc tout naturellement que nous commençons la remontée du vallon de Forneris un samedi matin depuis le village de Primavera, situé à un peu plus de 1500 m une dizaine de kilomètres sous le col de Larche (appelé della Maddalena sitôt la frontière passée) côté italien. C’est une vallée peu inclinée et donc longue comme un jour sans pastas, mais qui permet avec des mollets d’Acier de rejoindre le Col du Fer, porte d’entrée frontalière et septentrionale vers les bassins supérieures des lacs de Vens, mais aussi de Ténibre ou de Rabuons… les citer tous ici vous donnerait la migraine ! Les Aiguilles de Tortisse permettent une belle escale avant la descente vers le refuge de Vens, avec leurs monolithes et arche de cargneule qui décorent l’alpage, des chicots de roche jaune et grise qu’il vaut mieux effleurer à skis que grimper à pieds. On peut ensuite rejoindre le refuge de Vens et, bardé de quelques kilos en moins - si l’envie s’en fait encore ressentir - partir léger mais un peu moins frais vers l’un des sommets ou des couloirs qui dominent le lac de Vens. Le couloir nord-ouest de la Cîme de Fourchas constitue l’un des objectifs envisageables à la demi-journée ou même au quart-de-journée : après seulement une petite heure de montée on se retrouve en haut d’une pente raide de 400 mètres de haut, dont la partie médiane encaissée entre des monolithes de gneiss couvert de lichens dorés offre une très belle ambiance. On retournera donc au refuge la tête pleine de belles images… et les tympans bientôt saturés d’accents chantants avec la surprise d’y trouver un groupe de … 25 ([sic]) skieurs du Club Alpin Italien !
Le lendemain, la foule du refuge sera oubliée sitôt sa porte fermée, et on retrouvera avec plaisir notre bulle solitaire de pensées dans la montée à la brèche Borgonio. Vu l’heure matinale, c’est une neige encore dure qui nous attend dans la descente vers les lacs de Ténibre, autres représentants de la constellation de lacs de haute altitude de la Haute Tinée. Le parcours en montagnes russes made in Italy se poursuivra dans la montée au Pas de la Lauze, toujours sans la moindre trace et la moindre rencontre, si ce n’est celle de la poudreuse vierge du versant nord. Il faut abuser des bonnes choses, et on agrémentera donc le parcours d’un aller-retour opportuniste dans un couloir nord situé sous le rocher de Vallonda, bonne pioche avec là encore de la poudreuse d’hiver presqu’incongrue par les températures pré-estivales. La suite de la descente dans le beau et long vallon supérieur de Ponte Bernardo se fera, sans transition croûtée ou cartonnée, dans une bonne neige de printemps et sur une légère couche de pollenta, doucement cuite en surface par le cuistot qui brille déjà haut dans le ciel. Tellement haut et chaud que la dernière remontée au col de Stau et ses 600 m de dénivelée se feront dans une neige pourrie jusqu’au sol, pas mieux pour la descente versant nord dans la combe du Pilone, passée à creuser des tranchées aussitôt noyées dans un substrat déliquescent et collant !
Au final et malgré cette dernière descente trop tardive, un beau week-end de sauvagitude entre lacs d’altitude et aiguilles de gneiss dorées de lichens, couloirs rocheux et larges cirques ensoleillés, un coin encore confidentiel où la trace reste à faire après une semaine de beau temps, et où l’on croise effectivement plus de quadrupèdes à cornes que de bipèdes à skis !

L’exploration de ces terra presque incognita du ski de randonnée se poursuivra dans le magnifique cirque de Rabuons en février 2020, avec des conditions nivo-météorologiques rappelant plus une fin de printemps qu’un cœur d’hiver. On skiera donc de la moquette à poils plus ou moins longs, parfois en tee-shirt, au-dessus de lacs en début de débâcle, du ski de printemps avant l’heure, mais tant mieux car, sans que nous ne le sachions encore, un virus venu de Chine et des laissez-passer limités à un rayon de 1 km nous empêcheront bientôt de profiter de la fin de saison… Comme trois ans plus tôt, l’accès au refuge se fera depuis le versant italien, loin en voiture, long à skis, mais qui a le mérite de proposer un parcours continûment enneigé, bien plus que le raide adret français sec jusqu’à près de 2500 mètres. 
Le refuge d'hiver de Rabuons s'avèrera bien confortable dans une ambiance sauvage (seulement 2 autres randonneurs le premier soir), mais douce (merci le poêle) voire douillette (duvets superflus pour qui n’est pas trop frileux). C’est un refuge qui date de plus d’un siècle, bien confortable pour autant avec ses panneaux solaires et son éclairage, un port d’escale bucolique au bord du lac éponyme, panoramique et bien positionné entre Corborant et Ténibre.
Malgré un enneigement pauvre et vieux (datant pour la presque totalité de novembre...) et des versants nord où le vent a remplacé la neige par de la pierraille, on fera du bon ski au soleil, loin des crêtes déneigées, entre 10h et 14h d'est en ouest ; la moquette vient à point à qui sait attendre… On skiera notamment de très belles lignes inconnues des topos papier ou digitaux : deux couloirs presque parallèles situés en face sud-est de la Tête de Lusernier, repérés depuis le pas d’Ischiator et qui tiendront toutes leurs promesses : des traits de neige dans les parois de gneiss compact hérissées de gendarmes qui offrent une magnifique ambiance entre rocher coloré d’or, lacs gelés sous les crampons et mer de nuages au-dessus de la Méditerranée visible au loin. Des couloirs assez raides pour être dotés de la belle ambiance rocheuse qui fait leur intérêt, mais pas trop pour ne pas transformer votre belle godille de magazine en un disgracieux dérapage les jambes saturées d’acide lactique et la tête d’adrénaline.

Comme digressé en préambule, il est toujours temps d’utiliser les jambes, bras et muscles dont la nature vous a dotés ,et non pas seulement l’index de clic auquel la modernité nous réduit, mais nul besoin pour autant de grimacer de peur et de douleur dans l’effort physique dévoyé par la course à la performance !

croisière dorée dans le Mercantour, le blabla intégral

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