11 juillet 2020
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Le 9 juillet 2020
Grand Clocher des Planereuses en aller-retour depuis le parking de Praz-de-Fort, par la voie dite du spigolo ouest
Sommet : 2800 m
Dénivelée : 1450 m
Voie du spigolo ouest, équipé, 5b max
4b/marche/4c/marche/4c/5a/5b/5b/rappel/5b/marche/4c
Après la foule de la veille sur les aiguilles d'Entrèves c'est un réel plaisir que de découvrir cette portion suisse du massif du Mont-Blanc qui m'était encore inconnue. Pas de téléphérique, pas de ville érigée en capitale de l'alpinisme, du ski ou du tourisme de montagne, de "longues" marches d'accès ont donc permis de préserver cette extrémité nord du massif pourtant également bien pourvue en bassins glaciaires grandioses et parois de granite. On ne croisera de toute la journée qu'une dizaine de personnes, la plupart sur le sentier d'accès à la cabane de Saleinaz et seulement une cordée sur le spigolo, partie sans doute une heure en avance par rapport à nous.
La voie du spigolo ouest offre pourtant une très belle ambiance "Mont-Blanc" - vues panoramiques sur les aiguilles au-dessus des glaciers, et grimpe sur un granite beau quoiqu'un peu licheneux, à moindre frais d'acide lactique et de cortisol, vu la difficulté dans le 4 avec de courts passages de 5a/b et l'équipement excellent. On y profite globalement d’un bon rocher, malgré quelques blocs posés ou branlants à toucher avec précautions. L’équipement est excellent, discret dans le facile mais suffisant pour ne pas perdre l'itinéraire, serré dans le plus "difficile", c'est à dire dans le 5a/b ; tous les relais sont équipés pour descendre en rappel. La descente ne comporte réellement qu'un seul passage exposé mais facile, qui plus est protégeable en utilisant un becquet.
sur les longueurs en 5, beau granite et belle ambiance montagne
dans la cheminéée après le rappel
ramasse à la descente devant l'arête parcourue ce jour au centre-droite
11 juillet 2020
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Le 8 juillet 2020
Traversée des aiguilles d'Entrèves dans le sens sud-nord
Sommet : 3600 m
Dénivelée : 400 m ([sic])
Difficulté : AD-, arête courte et facile présentant 2 courts passages d'escalade en IV
(Petite) course d'alpinisme au coeur du Massif à la journée, au départ de la Pointe Helbronner et de son téléphérique. La montée à plus de 3400 mètres en quelques dizaines de minutes, l'approche courte, l'esthétisme de la course sur une arête parfois effilée face à l'himalayen versant Brenva du Mont-Blanc et la relative facilité de la course - avec seulement 2 courts pas de IV bien protégés, en font une grande classique, ce que l'on vérifiera ce jour avec des dizaines d'alpinistes souvent en procession sur l'arête. On aura donc de longues attentes à chaque passage technique; de quoi profiter à loisir de l'exceptionnel cadre environnant, mais aussi de méditer sur la fréquentation rapportée à la longueur des marches d'approche !
approche sur le glacier du Géant, devant le Maudit et la Combe Maudite
dans la montée au sommet de l'aiguille d'Entrèves, arête effilée et lames de granite pour la procession d'alpinistes
à la descente, face à la Verte et à la Dent du Géant
vues de la pointe Helbronner vers le versant Brenva du Mont-Blanc et la Mer de Glace
11 juillet 2020
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Le 7 juillet 2020
Voie "l'été indien" sur le Mont Oreb versant sud-est du vallon de Bérard, 7 longueurs, équipé, 6a+ max
5b/6a/6a/5b+/6a/6a+/6a
Une jolie voie à l'escalade finalement assez variée, avec de la dalle mais pas que, puisque les trois premières longueurs comportent également du dièdre et du mur raide avant le magnifique bouclier de gneiss des trois longueurs terminales. Tout cela manque un peu d'ambiance à proximité du vallon de Bérard et sur une falaise de bric et de broc coupée de vires, mais on profite de l'ambiance apaisante des lieux, au milieu des bouquetins peu farouches qui se livreront sous nos yeux à une séance de solo intégral, en désescalade s'il vous plaît, dans la dalle en 6a de L5...
pose mâle au départ, devant le versant nord des Aiguilles Rouges
fin de L4 sur la dalle de gneiss
cordée dans la dalle en 6a+ de la voie voisine "into the wild" puis notre cordée !
dans la traversée en 6a+ de L6
à la descente, pose femelle et démonstration de solo intégral -en désescalade- dans la dalle en 6a de L5
11 juillet 2020
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Le 6 juillet 2020
Voie "cocher cochon" au clocher de Planpraz, 8 longueurs, équipé, 6a max
4a (non fait)/5c/5b/5c+/5a/rappel/5c/5b/6a (long et soutenu, athlétique puis en dalle)
Après les deux belles courses du week-end et vu la météo mitigée du jour, journée de "repos" dans les Aiguilles Rouges, sur une voie équipée d'accès rapide, pas trop longue et pas trop dure. « Cocher cochon » sur le clocher de Planpraz, à l’approche grandement raccourcie par la télécabine éponyme, remplit bien ce cahier des charges. C’est finalement bien plus qu’un plan B, avec de belles longueurs d’escalade sur un beau rocher, particulièrement dans les 3 longueurs terminales sur le « clocher », le dernier 6a -soutenu à bras puis à pieds - s’avérant même majeur sur une écaille puis l’arête sommitale du bitard de gneiss.
l'approche, face au Mont-Blanc et à la Verte sur parterre de rhododendrons
sous la traversée clocher-clochetons, dans les 3 dernières longueurs
11 juillet 2020
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Le 5 juillet 2020
Traversée est-ouest des Perrons de Vallorcine au départ du col de la Gueulaz
Sommet : 2650 m
Dénivelée : 900 m
Difficulté : AD, de courtes sections ascendantes à grimper et protégé dans le 5a max sous la pointe de l'Ifala, d'autres sections parfois aériennes mais faciles sur le fil, particulièrement avant le sommet du Grand Perron
Une très belle course, aérienne sur des arêtes effilées et rarement panoramique avec d'un côté les lacs d'Emosson et de l'autre le massif du Mont-Blanc. L'approche est rapide mais raide (guère plus d'une heure depuis le barrage d’Emosson), le rocher de qualité, la progression logique sur le fil presque tout du long, et la descente ludique sur les névés qui ramènent dans les gorges de la Veudale. On progresse sur un gneiss de qualité purgé par les passages, sans beaucoup d'équipement, hormis pour les rappels, mais les quelques passages grimpants se protègent bien sur ce gneiss à becquets et fissures, notamment dans le "4a" sous la pointe de l’Ifala (avec un court passage plutôt proche du petit 5). C’est donc comme la veille dans les Aravis une classique méritée pour la beauté du cadre et l’ambiance aérienne, attention donc à la foule des week-ends d’été qui nous aura conduit à patienter une heure dans les longueurs tirées par des cordées particulièrement lentes sous l’Ifala…
à l'approche, parmi les rhododendrons en fleurs au-dessus du lac et barrage d'Emosson
la crête aérienne sous le Grand Perron
rappel de descente vers la brèche Grand Perron - pointe Vouilloz
sur la crête de la pointe Vouilloz
sortie sur la pointe de l'Ifala devant les crêtes parcourues
spectacles d'eau à la descente vers la gorge de la Veudale
dans la gorge de la Veudale sous les crêtes traversées
11 juillet 2020
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Le 4 juillet 2020
Pointe Percée par l'arête du Doigt depuis le col des Annes, descente par la voie normale
Sommet : 2750 m
Dénivelée : 1100 m
11 longueurs, équipé, 5c max
3b/3b/3b/4b/marche/5b/4b/4b/3c/5c+/5b/5c
Après les 5 heures de route depuis Marseille puis un bivouac improvisé vers le col des Annes, première journée de cette semaine de montagne dans les Alpes du Nord sur le sommet des Aravis. Son arête nord-est, dite du Doigt pour le monolithe qui s'en détache, et dont la fenêtre naturelle a donné son nom à la Pointe... Percée, offre un escalade bien équipée, une classique justifiée accessible à tout grimpeur de petit 5. La beauté du cadre face au massif du Mont-Blanc sur une arête panoramique et aérienne aura été sublimée ce jour par la mer de nuages à 2500 m en début de matinée versant est, s'effilochant ensuite en volutes de ouate sur l'arête, donnant des éclairages subliminaux au point de pouvoir observer des spectres de Broken sous le sommet... On paiera ces ambiances à la Samivel dans le brouillard du sommet et au début de la descente, mais voilà une belle entrée en matière pour cette semaine d'alpinordisme avant de fixer le camp de base à Vallorcine !
vue sur l'objectif depuis le col de l'Oulettaz
sous le Doigt au début de l'arête, au-dessus de la mer de nuages avec sa houle d'est
une cordée sous le sommet de la Pointe Percée à la sortie de la cheminée en 5c+
sur l'arête du Doigt plein gaz au-dessus de la mer de nuages, mal de mer possible
ambiances à la Samivel et spectre de Broken sous le sommet
l'arête du jour à gaucge du sommet, avec son Doigt aisément reconnaissable
quelques heures plus tard, crépuscule sur les aiguilles de Chamonix
11 juillet 2020
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Le 30 juin 2020
Séance vespérale de grimpe non assurée au-dessus de la mer, deep water solo pour verser dans l'anglicisme. Les falaises situées sous le terrain de boules à Niolon offrent un beau terrain de jeu : une longue traversée bas-perchée en 5c/6a max d'une centaine de mètres sur crougnes ou un dévers à bacs de près d'une dizaine de mètres de haut, de belles lignes non exposées et d'accès rapide qui en font l'un de hauts-lieux de la pratique sur la côte bleue !
au début de la traversée puis dans le mur déversant
Published by Thomas
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dans
deep water solo en Provence
28 juin 2020
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Le 28 juin 2020
Demi-journée de kayak au départ du port de Morgiou, vers – évidemment – la grotte bleue, puis le tombant du cap Morgiou, avant que le vent d’ouest et la mer agitée nous rabattent vers le Devenson et sa réserve intégrale marine. Comme la veille, encore une journée de conditions idéales pour le kayak et la plongée, mer calme, à près de 25°C et sans méduses, bonne visibilité, ce dont on profitera pour longuement observer dans la grotte bleue puis le tombant du cap Morgiou rascasses rouges et gorgones jaunes et bleues, presqu’aussi statiques les unes que les autres…
Avec le vent et la mer qui se lèvent avant la calanque de la Triperie on fera demi-tour pour se réfugier vers l’(îlot du) Dromadaire du Devenson, où là encore la faune marine se fera nombreuse et variée, dont un gros labre merle, merci les réserves intégrales ! Un grand plaisir que d’alterner les week-ends mer et montagne une semaine après la virée escalade en Vallouise, des forêts de mélèzes à celles de gorgones !
dans la bien-nommée grotte bleue
anémones encroûtantes et chapon dans la grotte bleue
gorgones jaunes et bleues sous la Marie-Jacqueline au cap Morgiou
castagnoles, labre merle et saupes au Devenson
27 juin 2020
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Le 27 juin 2020
Une traversée pas mal parcourue autour de 2010, un peu snobée depuis 2014, bien mal m'en a pris puisque c'est sans doute le plus beau tour de rando du vertige-escalade facile de toute la région, avec un ratio beauté et sauvagerie des lieux / difficulté avec peu d'équivalents.
Les passages un peu délicats du début du tour dans le sens Mugel-Figuerolles, rappels et escalade en traversée jusque dans du niveau 5a, peuvent s’éviter… en traversant l’anse du Sec à la nage, une centaine de mètres en eaux chaudes et calmes ce jour. Ensuite la traversée côté large sur des vires au-dessus de l'eau sous les immenses falaises de conglomérat sculptées en pétales vaut son pesant de magnésie ! La dernière remontée demande par contre tout de même un peu de sens de l'itinéraire... et une poignée de sangles sur un terrain facile mais péteux et exposé.
Une ambiance magnifique et sauvage (pas la moindre cordée croisée ce jour) avec escalade facile, randonnée, deep water solo et plongée en alternance, voilà de quoi marier rocher et mer comme rarement !
vue sur le rapace côté non bec
vers l'anse du Sec, lost in poudingue... ou gruyère
côté large, couleurs de la mer sous les pétales de conglomérat
sur les trottoirs suspendus
dans la remontée au-dessus de l'anse du Gaméou
25 juin 2020
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21:40
Le 25 juin 2020
Retour sur le secteur « pirate » de couennes équipées en bord de mer entre Méjean et l’Erevine, avec approche en VTT puis à pieds, l’occasion de grimper au départ de la maison sans aucun moyen motorisé ! On confirmera encore le caractère bien difficile de ces couennes, la ligne la plus accessible dans le dièdre en 5c/6a athlétique étant de loin la plus facile, sa voisine de droite titillant sans doute au moins le 6c. C’est dur, mais également beau et sauvage juste au-dessus des poissons et face à la rade de Marseille, reste maintenant à explorer les lignes situées quelques centaines de mètres plus à l’est.
l'approche rive droite du vallon du Pérussier
l'éperon de gauche en 6c ou plus
deep water solo sous les voies
au retour, vue sur la côte bleue et l'île de l'Erevine
Published by Thomas
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dans
Escalade en Provence