20 février 2018
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Le 15 février 2018
Voie "yes we canaille", 6 longueurs, 7b max, équipé
6a/6c+/6a+/7b (6b obligé)/6b (5b obligé)/6a
Retour dans la voie « yes we canaille » située dans le secteur Albert des falaises soubeyrannes, déjà parcourue en 2015 mais un matin d’été et donc à l’ombre dans ces falaises ouest, un crime de lèse-esthétisme dans la géologie folle et colorée des lieux. Les nuages présents à notre arrivée se disloqueront d’ailleurs vite pour laisser le ciel à un soleil d’hiver froid, de quoi mettre en valeur les gargouilles de grès et de calcaire autour des spits. La voie elle comporte de très belles longueurs à l’instar de L2 et L6, mention spéciale pour L2 soutenue et variée en 6a dévers, dièdre et cheminée spéléo, mais comporte quelques vires et sections d’artif (le toit de L2 et le mur de L4) qui nuisent à l’homogénéité de la voie et l’empêchent de figurer dans les plus belles de Canaille.
au départ, jeux de lumière sur mer et nuages
dans la première longueur, sur les tablettes de grès
sous le toit de la seconde longueur
rocher et grimpe magnifiques dans la troisième longueur
vue du relais sommital de L5
dans la très belle L6, en traversée sur mur de grès prisu
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Escalade en Provence
11 février 2018
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17:47
Le 11 février 2018
Balade en boucle vers la calanque de l’Erevine au départ de la maison, avec descente par le vallon de Pérussier et remontée par la ligne de crêtes le dominant à l’ouest, dans une ambiance pré-printanière au soleil près des arbousiers et amandiers en fleurs, de quoi repérer les lieux de cueillette de l’automne !
en bas du vallon de Pérussier
la flore du jour : arbousier, ajonc, globulaire, romarin
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Balade en Provence
10 février 2018
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Le 10 février 2018
Voie « dream team », 3 longueurs, 6b+ max, terrain d’aventure pour les 2 premières longueurs, équipé pour la troisième
A mon sens 6a+/6b+/5c
Voie « les délinquants de l’inutile », 3 longueurs, équipé, 6a+ max (première longueur non parcourue)
6a/6a+/6a+
Enchaînement de 2 voies d’escalade à l’Eissadon, dans sa face sud bien protégée du mistral en ce jour froid d’hiver. Les voies « dream team » et es « délinquants de l’inutile » s’avèrent finalement plus différentes par l’équipement (quelques lunules et spits uniquement pour la première, équipement « clé en main » de scellements pour la seconde) que par style, avec dans les 2 cas de belles fissures raides à remonter en seconde longueur. Celle-ci est d’ailleurs particulièrement belle dans « dream team » sur des cannelures au format XXL, aussi esthtiques que délicates à grimper en coincements et oppositions, le pas de sortie valant sans doute (bien) plus que 6a+. Les 2 dernières longueurs des « délinquants de l’inutile » valent également la marche d’approche, en fissure puis en dalle avec un pas obligatoire un peu retors où j’ai bien failli me prendre pour un (non) conquérant de l’impossible, mais avec en récompense à la sortie un splendide crépuscule sur les paysages d’estampes des pins accrochés à la brèche de Castelvieil sur fond de soubeyrannes.
dans les rappels du collet
en bas de la première longueur de "dreamteam", un peu d"équipement au baudrier...
dans la magnifique seconde longueur de "dream team"
dans la seconde longueur des "délinquants de l'inutile", vue sur la cordée voisine
dans la troisième et dernière longueur des "délinquants de l'inutile"
impressions soleil couchant sur Castelvieil et Cap Canaille
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Escalade en Provence
4 février 2018
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Le 4 février 2018
Itinéraire : le Peintre – l’Aiguille en aller-retour par la combe nord-est
Sommet : 2350 m
Dénivelée : 950 m
Difficulté : 3.2
Après la longue randonnée de la veille finie aux dernières lueurs du jour place à une randonnée classique et courte, mais une fois de plus en très bonne neige ce jour. C’est une course rapide sans les faux-plats qui caractérisent le départ de beaucoup de courses de la vallée de la Rouanne, et où succède à la belle combe sommitale un mélézin large et bien skiant, le tout en poudreuse. Le sommet offre quant à lui une belle ambiance alpine avec son ourlet de crêtes vers l’est et ses corniches surplombant le raide couloir nord skié en 2009 ainsi qu’une vue panoramique sur le lac de Serre-Ponçon. Une valeur sûre donc que cet itinéraire dans le registre des courses rapides, esthétiques et skiantes !
arrivée au sommet près des corniches
début de descente sur l'arête est
à la descente, des combes au mélézin
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4 février 2018
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17:15
Le 4 février 2018
Itinéraire : les Baumes - couloir sud de l'épaule ouest du Puy des Baumes - Puy des Baumes (arrêt à 2750 m) - couloir nord-est au-dessus du Cros de la Casse - les Vallons - le Gourette - les Baumes
Sommet : 2750 m
Dénivelée : 1400 m
Difficulté : 4.2, couloir de 500 mètres à près de 40° à la montée dans le couloir sud-est (passant intégralement en peaux), couloir nord-ouest de 300 mètres à un peu plus de 40° à la descente, passage à 45° au départ
Longue, quoiqu’entamée tardivement, journée de ski de randonnée au-dessus de la vallée de Champoléon dans le Val Estrèche, avec une boucle originale improvisée au fil des conditions et de l’horaire. Après une longue montée dans le couloir sud-est du Puy des Baumes, évidemment intégralement tracée dans ce bout du monde du sud des Ecrins, on atteint à près de 16 heures sa sortie sur les pentes sommitales du Puy des Baumes.
Entamés par une ascension éprouvante dans la neige fraîche épaisse en cours d’alourdissement dans ces pentes ensoleillées, et pressés par le peu de temps restant avant le crépuscule, on renoncera finalement à sortir par le sommet. Avec le couloir de montée qui passe à l’ombre et donc en neige regelée, on choisit de descendre par les pentes ouest, en y dénichant un couloir raide au départ puis en belle pente régulière au-dessus du Cros de la Casse. On y skiera une poudreuse épaisse, jusqu’à hauteur de genou par endroits, mais aussi un peu compactée et/ou cartonnée par le vent, si bien qu’on n’y retrouvera pas la neige de cinéma de la semaine écoulée. On profitera malgré tout de bonnes sections au-dessus et en-dessous du défilé de la Gourette qui lui est en neige croûtée, malgré les nombreuses traversées d’avalanches rive droite du Val Estrèche. Au final une belle sortie sauvage où l’on aura encore croisé plus de bouquetins (une bonne dizaine) que d’humains (… zéro !)…
au départ dans le Val Estrèche
dans le couloir sud-est du Puy des Baumes
surveillés par les bouquetins
fin de montée versant sud-ouest du Puy des Baumes
premiers virages dans une neige fraîche épaisse au soleil...
... puis à l'ombre, mais la fraîche est toujours aussi épaisse !
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31 janvier 2018
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Le 31 janvier 2018
Itinéraire : la Cluse - col du Grand Vallon - point 1978 - point 1802 - tête des Ormans – tête de Garnesier – vallon de Garnesier - brèche de la Tour Carrée - les Archers - col de Lauteret - la Plane du Pin - la Cluse
Sommet : 2350 m
Dénivelée : 1750 m (1200-2000-1850-2150-2050-2350-1550-1800-1700-1800-1200)
Difficulté : 3.3, 800 mètres de pente régulière à 35° dans la face sud de la tête de Garnesier
Retour au ski de randonnée en ce milieu de semaine, pour profiter des excellentes conditions de ce début d’hiver 2018 et (tenter d’) assouvir la fringale de poudreuse et de paysages ! Avec une virée à la journée on choisit une randonnée proche du col du Festre dans l’extrémité méridionale du massif du Dévoluy qui permet l’une des approches routières les plus rapides pour les Alpes du Sud au départ des Bouches-du-Rhône. Le tour de Plate Contier au départ de la Cluse vers la tête de Garnesier, avec (long) retour par la brèche de la Tour Carrée , les Archers, le col de Lauteret et la Plane du Pin, constitue une boucle complète, variée et esthétique entre doux alpages et arêtes ourlées de corniches, avec des descentes magnifiques comme celle de 800 mètres sur la face sud de la tête de Garnesier, soutenue, régulière et lisse, un billard en neige de printemps parfaite ce jour à 13h. Cette descente se fait sur une pente ouverte vers le sud et les stratus qui baigneront les vallées des Alpes du Sud jusqu’en milieu d’après-midi, une ambiance donc grand large sur cette pente dominante au-dessus de la mer de nuages. On aura également le plaisir de tomber nez à truffe sur une grosse harde de chamois à la fin de la descente, plusieurs dizaines d’ongulés qui ne se laisseront évidemment pas observer longtemps dès qu’ils nous auront repérés.
La suite s’avèrera plus bucolique entre pinèdes et mélézin sur une succession de dômes arborés au-dessus de l’enfilade de vallées embrumées au sud, une ambiance un peu atypique en ski de randonnée dans les Alpes du Sud, avant une dernière descente faite en poudreuse au soleil rasant de la fin d’après-midi.
Au final près de 1800 mètres de dénivelée, 4 descentes presque exclusivement en moquette et en poudreuse et beaucoup plus de kilomètres, plus de 7 heures de ski sans pause importante, de quoi rentabiliser les 4 heures de route de la journée…
à la montée devant les monolithes des Archers
depuis le point coté 1978, vue vers les Garnesier, tête et roc, et la crête de montée
le stratus déborde par le col du Pendu
ambiance dévoluarde sur l'arête de montée, perchée au-dessus de la mer de nuages
les vallées drômoises embrumées au sud-ouest
dans la magnifique descente de la pente sud de la tête de Garnesier
hardes (hordes ?) de chamois dans le vallon de Garnesier
rainures et sinusoïdes dans la descente vers le col du Grand Vallon
de la Plane du Pin, vue vers l'ouest
descente finale en poudreuse versant nord-est de la Plane du Pin
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28 janvier 2018
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Le 28 janvier 2018
Sommet : 2050 m
Dénivelée : 1300 m (1450-2000-1900-2050-1450-2050-1450)
Difficulté : 3.2, longue pente à 35° dans la face nord-est
Après l’ombre du couloir nord de Chabrières la veille des velléités héliotropes nous amènent dans les espaces ouverts et ensoleillés du sud du Dévoluy autour du col du Festre. La grande classique du Chauvet par le col de Darne offre des pentes peu raides, réputées sûres et ensoleillées jusqu’en milieu d’après-midi, de quoi faire une première montée avec un petit sur le dos… qui fera ensuite la descente en luge !
La descente depuis le sommet du Chauvet, directe en face nord-est et non pas par la voie de montée sur-traçée, offre près de 500 mètres d’une pente lisse, soutenue et régulière en excellente poudre légère (même si, là comme la veille, le fond dur est parfois sensible), le tout en neige vierge à côté des 2 traces déjà présentes ! Dur de résister à une descente aussi exceptionnelle, et après 45 minutes de remontée de ces 600 mètres je poserai à nouveau mes courbes (trop ?) serrées près de la première série ! Quel début de saison, où la neige de cinéma fait office de règle et non pas d’exception…
l'invite des 2 traces du matin
à la montée, la sherpa et le skieur à 2 têtes
première descente à 2 têtes, puis séparation des équipes de luge et de ski !
vues du sommet du Chauvet vers le Roc de Garnesier et le nord du Dévoluy
la première signature du jour...
... et la seconde 45 minutes plus tard !
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28 janvier 2018
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21:29
Le 27 janvier 2018
Sommet : 2300 m
Dénivelée : 800 m
Difficulté : 4.2, 150 mètres à 45° avec un court passage à 50°
Encore un week-end à la montagne en cette saison 2018 bénie des skieurs, cette fois-ci dans un mode familial. Après quelques cours de chasse-neige près du tapis roulant de la station de Réallon place aux conversions dans la montée au couloir nord-est des aiguilles de Chabrières, pour un aller-retour en solo de moins de 2 heures. Après une tentative en 2009 avortée sous la sortie pour cause d’enneigement insuffisant le bon remplissage de cette année 2018 très bien enneigée permettra de déboucher au sommet du couloir, sans pour autant atteindre le sommet des aiguilles de Chabrières qui exigerait un parcours alpin exposé sans corde, ou même la crête, défendue sur son dernier mètre par du rocher troué et des corniches déversantes.
C’est en tout cas le très beau cadre dolomitique des aiguilles de Chabrières que permet de découvrir ce couloir, entre brèches et monolithe de calcaire lisse ou crénelé où s’accrochent quelques mélèzes. Une ambiance alpine magnifiée par la neige fraîche et la trace à faire, à skis puis en crampons, dans ce couloir qui domine le haut de la station de Réallon, mais la chute de neige de la nuit l’a rendu à sa virginité, de quoi également profiter d’une excellente poudreuse à la descente (avec un fond dur parfois sensible), comme toujours en cet hiver 2018 !
à la montée... ambiance alpine à skis
à la montée... ambiance alpine en crampons skis sur le sac
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21 janvier 2018
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Le 21 janvier 2018
Combinaison des voies "Ave Maria", L1 et L2, puis "cathédrales de pierre"
5 longueurs, équipé, 6a+ max
6a/5b/6a+/6a/6a/5c+
Retour près de la voie "Ava Maria" parcourue 2 ans plus tôt, le même jour que l'ouverture de la voie "cathédrales de pierre", et donc en voisins de cordée ! C'est un beau secteur encore un peu méconnu entre l'Oule et Castelvieil, inintéressant de loin avec ses pans de falaises coupées de terrasses et de pins, mais intéressant de près avec de très belles sections d'escalade certes peu continue mais dans l'un des cadres et l'un des rochers les plus calanqu'est-ceque qui soient : du calcaire blanc abrasif suspendu au-dessus des embruns, puis des cheminées chipseuses à rondeurs ouvertes vers le golfe de l'Oule, et enfin des nefs de calcaire mêlé d'aragonite, le tout face au rocher tridimensionnel de la brèche de Castelvieil puis aux strates multicolores des derniers étages de Canaille.
On a donc plaisir à retourner dans ce secteur redécouvert et équipé récemment, au départ de "Ave Maria" pour les 2 premières longueurs, dont la première belle sur dalles à gouttes d'eau suspendue 10 mètres au-dessus de la mer, puis dans "cathédrales de pierre" dont nous avions donc assisté à l'ouverture (merci à qui de droit !), et donc les 2 premières longueurs un peu végétales et en rocher fragile ne m'inspiraient guère. Et bien les cathédrales s'avèrent largement dignes d'"Ava Maria", avec 3 longueurs certes coupées de quelques vires mais magnifiques individuellement : une goulotte... de calcaire insolite et esthétique puis une fissure en S succèdent à une superbe longueur en cheminée spéléo, où oppositions et sortie (un peu) gazeuse rappellent la promesse des profondeurs.
L'équipement en place se suffit en fait à lui-même, nonobstant la sortie de la cheminée spéléo et surtout la fissure de L5 où des friends respectivement moyen et petit peuvent rassurer. La grimpe reste belle et variée tout du long, plus souvent fine qu'athlétique et ne dépassant jamais le (gros) 6a, les pas les plus délicats se situant à mon sens dans la renfougne du bas de L3, la goulotte à oppositions de L4 et le bas de la fissure de L5 (surtout lorsqu'on ne trouve pas la bonne taille de friend pendu sur 1 bras !). La sortie par la dernière longueur commune à "Ave Maria" donne la cerise sur la cathédrale dans cette fissure-dièdre sur aragonite concrétionnée, où stalactites et colonnes font office de prises, le tout sur une aiguille de calcaire suspendue entre ciel et mer face aux édifices baroques de la brèche de Castelvieil !
une cordée dans "le toboggan de la corniche"
ambiance maritime dans le dernier rappel
dans la première longueur au-dessus des embruns
dans la nef de la cathédrale, la magnifique L3 en cheminée spéléo
L4 de "cathédrales-de-pierre", non moins belle en goulotte puis sur arête
dans la fissure de L5 puis sur l'arête de sortie
sur la "flèche" de la cathédrale, la splendide longueur finale en fissure-dièdre d'aragonite concrétionnée (!)
ambiances à la sortie de la voie
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14 janvier 2018
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17:55
Le 14 janvier 2018
Itinéraire : Ceillac - crête de l'Aup - redescente versant ouest - crête de l'Aup - descente par le Cristillan - Ceillac
Sommet : 2550 m
Dénivelée : 1100 m (1650-2550-2350-2550-1650)
Difficulté : 2.3
Seconde journée de ce week-end de ski de randonnée, cette fois-ci dans le Queyras. Le retour d’est s’y est évidemment montré beaucoup plus généreux que la veille dans le Champsaur, avec non pas 20 cm de neige fraîche mais plutôt… 60 cm au-dessus de 2000 m ! La montée au sommet de la crête de l’Aup depuis Ceillac se fera donc dans une belle forêt plâtrée et sous un soleil voilé plus présent que dans les prévisions. On atteindra même le sommet de la crête de l’Aup sous de timides rayons de soleil avant de ne pouvoir résister aux 200 m de descente dans la poudreuse vierge du haut du versant ouest. Une petite remontée au sommet permet alors de basculer sur le versant nord-est sous le col coté 2425 vallée du Cristillan, lui aussi en excellente poudreuse à peine alourdie dans la portion basse, à la différence des contrepentes sud du versant de montée déjà croûtées. On suit alors les pistes de fond qui longent le Cristillan, du ski facile et damé mais dans le beau cadre du torrent partiellement englacé dans son défilé de falaises et de mélèzes enneigés. Au final encore du grand ski d’hiver un peu inespéré dans une bonne visibilité !
au départ, vue sur Ceillac
à la montée dans le bois de Jalavez
première descente versant ouest en aller-retour
près du torrent du Cristillan et dans sa gorge
arrivée dans le ravissant vieux village de Ceillac
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