AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs







Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Le 18 août 2026
Après une première incursion à 2017 à pieds côté Gignac-la-Nerthe, vite avortée sur des trottoirs effondrés, retour cette fois sur l'eau pour une traversée intégrale de l'Estaque à Gignac-la-Nerthe (officiellement interdite), avec navette de voitures pour ne pas devoir réaliser ce trajet en aller-retour. On trouvera bien sûr une ambiance insolite dans ce tunnel ouvert à la navigation en 1926 et fermé depuis 1963, effondré à 2 km de son entrée nord, où les lumières de l'entrée et de la sortie restent visibles tout au long des 7,3 km (indcateurs kilométriques régulièrement visibles sur les côtés) de cette tranchée creusée sous le massif de la Nerthe, parfois 250 mètres sous la garrigue !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunnel_du_Rove
Rien d'oppressant toutefois, pas même dans le petit tunnel creusé à hauteur d'homme dans l'éboulement de 1963, qui passe bien avec les planches à pagaie à la main (compter environ 400 mètres de marche avec la partie comblée mais boueuse du canal juste en amont côté l'Estaque de cet éboulement), avec une bonne circulation d'air (et même un très fort vent thermique par ce jour de mistral dans le tunnel de l'éboulement) assurée périodiquement par des puits d'aération (surface visible via un puits équipé d'échelles au niveau de l'éboulement côté Estaque), une température agréable et une bonne visibilité ce jour, de l'eau transparente côté Estaque mais opaque côté Gignac, si bien que le trajet se fera intégralement debout sur la planche, sur un eau évidemment parfaitement plate et sans le moindre courant. Pas beaucoup de vie animale toutefois, quelques éponges côté Estaque, chauve-souris côté Gignac et à notre surprise beaucoup de poissons dans la courte section à l'air libre du canal du Rove côté Gignac, pourtant en eaux mortes et noires non renouvelées depuis les éboulements des dernières années. Mais le plus beau réside peut-être dans le concrétionnement important et coloré qui décore périodiquement les trottoirs, parois et voûte, concrétionnement actif évidemment comme en témoignent les cascatelles qui tombent régulièrement dans le tunnel - y compris par la sécheresse actuelle : mini-gours, stalactites sous la forme de fistuleuses, larges stalagmites, et même simili-draperies sous les trottoirs !
les 60 ans de concrétionnement sur la voûte et les trottoirs : mini-gours et calcifications colorées, des fistuleuses (extrêmement fragiles) jusqu'à 4 mètres de long
Le 16 août 2026
Nouvelle plongée de nuit avant le mistral, sur la plage de la Dugue malheureusement de plus en plus fréquentée, y compris de nuit. Toujours une baignoire calme à 28°C, claire et sans méduses, et ce soir -comme souvent ici - beaucoup de poissons et cépahalopodes, généralement en tenue de camouflage et timides, mais se laissant parfois tirer gracieusement le portrait. Encore 90 minutes sur et sous l'eau, sans la moindre sensation de froid !
poulpes lève-tard, nombreux en fin de séance, intimidés sur le seuil de leur maison ou intimidants sur le sable
Le 16 août 2026
Après les couennes dalleuses du matin au Col des Chèvres, place à de l'escalade plus à bras dans la grotte bleue de Méjean (absoluement bondée en cette fin d'après-midi, un flux ininterrompu de nageurs), sur les dévers de calcaire marneux orange aux prises franches... mais glissantes. Chutes donc fréquentes mais agréables dans la mer à 28°C !
Le 16 août 2026
Couennes au secteur "oreilles de lapin" du Cirque des Aiguilles
Voies "fissure de la chèvre", 5c
"t'excite pas, j'm'applique", 6a (soutenu au départ), peut-être 6a+ pour un pas
"les îles du désert", 6a, hétérogène et moins intéressante que les 2 ci-dessus, plutôt 5c
"chaud lapin", non fait, départ exposé
Au retour d'une courte virée vertacomicorienne puis chartrousine à l'abri des orages, on vient se mettre à l'ombre ou en tout cas au frais en haut du Vallon des Aiguilles, pour une séance de couennes, en dalle sur le rocher face nord peu adhérent des calanques. A noter la très belle "fissure de la chèvre", 40 mètres et pas un de moings de fissure et dalle "soutenus" en 5c, et les 15 premiers mètres de "t'excite pas, j'm'applique"... et comme chaque année l'abondance des mûres de ronciers sucrées au fond du vallon !
Le 15 août 2026
Chamechaude par la Faille du Jardin et la Voie des Trous, AD, 1 longueur d'escalade en 5b sous le Tunnel du Jardin, friends et coinceutrs superflus si l'on est à l'aise dans le niveau
Dernière journée de cette virée dans les Alpes du Nord, pour une montée au sommet-phare de la Chartreuse et des Grenoblois, Chamechaude, atteint par une combinaison à la Sombardier d'escalade facile et de randonnées du vertige. Se succèderont la jolie sangle du Jardin, l'impressionnante et atypique faille éponyme, une grotte traversante atteinte en escalade puis descendue en rappel, enfin la voie des Trous au milieu d'un calcaire particulièrement travaillé, avant le culmen de la Chartreuse effectivement bondé de randonneurs. Un joli itinéraire qui vaut surtout pour le sangle, sa vire naturelle taillée dans la falaise, et la faille du Jardin insolite qui se parcourt à mi-hauteur.
Le 14 août 2026
Voie "côte ouest" au Ranc des Agnelons, 5 longueurs, équipé, 6a+ max
Cotations topo 6a+/6a+/6a/6a/5c, à mon sens 6a+ (soutenu)/6a (2 pas)/5c/6a+ (6a soutenu et athlétique et 1 pas à la sortie)/5c (pas bloc au départ)
Seconde journée de cette escapade vertacomicorienne versant ouest du Ranc des Agnelons, pour la voie "côte ouest" récemment ouverte et équipée. Comme la veille la météo nous donnera des sueurs froides, pas à cause de la canicule mais des risques d'orages, la première longueur ayant été réalisée sous le tonnerre et quelques gouttes de pluie. L'orage crèvera finalement sur la partie occidentale du Vercors, laissant la place à une belle journée ensoleillée... et à de la belle escalade sur cette voie soutenue dans le 5c/6a, offrant notamment une jolie L3 en traversée et magnifique L4 en fissure à la gestuelle particulièrement élégante. Dommage que les vires coupent un peu l'ambiance de cette paroi au rocher sinon compact, mais sans doute la plus belle voie de ce séjour !
mammatus en approche, rappel tiré pour la retraite...mais les orages s'éloigneront et le beau temps reviendra vite
Le 13 août 2026
Voie "communauté de crétins" aux Rochers de Gonson, 5 longueurs, équipé, 6a max
A mon sens 5c+/5b+/6a/6a/5b
Première demi-journée de cete virée vertacomicorienne, vers les Rochers de Gonson bien adaptés à un départ tardif (15h !) de par leur approche courte (20 mn de marche et 3 rappels !) et l'ampleur modéré des voies. On choisira la voie "communauté de crétins", qui offre 5 longueurs d'une escalade très bien (excessivement ?) équipée, majoritairement en dalle avec quelques pas blocs coquins pour la cotation, rien de majeur mais quelques beaux passsages d'escalade notamment dans L4. La chaleur crainte et effectivement écrasante au départ de la voie sera vite rendue supportable par les thermiques et cumulus masquant le soleil, merci les évolutions convectives !
Le 12 août 2026
Pique-nique devant l'éclipse de soleil à l'Anse de Bonnieu, toute cette extrémité occidentale de la côte bleue peuplée ce soir de lunettes carrées insolites (merci Laurent !)... Plus de 20 ans après l'éclipse d'août 1999 admirée à Paris et celle de janvier 2011 vue... par hasard ([sic]] à Palmyre en Syrie https://deprovenceetdailleurs.net/article-palmyre-64672830.html, place à un point d'observation en bord de mer, pour cette éclipse solaire, dont je retiendrai surtout l'ambiance crépusculaire... sans les lumières du crépuscule lors de sa phase presque totale.
Le 12 août 2026
Séance de planche à pagaie et de plongée apnée au départ de Figuières, en aller-retour jusqu'à la calanque du Riflard. La mer un peu agitée au retour par les thermiques sensibles du milieu d'après-midi rendra le retour en position debout un peu délicat, mais l'après-midi vaudra surtout pour la plongée sur le tombant nord de l'île de l'Erevine, absolument superbe dans sa profusion de limaces de mer (énormes hervia), d'éponges et d'anémones encroûtantes colorées, un poulpe prenant même la peine de venir prendre la pose au milieu de ces couleurs dignes des récifs coralliens !
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