Le 6 décembre 2025
Couennes dans le cirque de l'arche perdue, au départ de la calanque de Sormiou
Voies "arête de la grande arche", 5c+
"on a retrouvé l'arche", 6a+
"sculpture minérale", 5c
"le diable au coeur", 6a
"ici mieux qu'en farce", 6a+
AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs







Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Le 6 décembre 2025
Couennes dans le cirque de l'arche perdue, au départ de la calanque de Sormiou
Voies "arête de la grande arche", 5c+
"on a retrouvé l'arche", 6a+
"sculpture minérale", 5c
"le diable au coeur", 6a
"ici mieux qu'en farce", 6a+
Le 29 novembre 2025
Voie "le pin" face ouest du Rocher Saint-Michel, sortie par "le pin de droite", 4 longueurs, équipé, 5c+ max
5a/5b/5c/5c+
Retour sur cette face sud-ouest du Rocher Saint-Michel, ensoleillée l’après-midi et d’accès rapide, et donc toute indiquée pour une fin de journée hivernale. On y trouve des lignes de seulement 3 à 4 longueurs, mais bien raides et même ponctuellement déversantes, sur un calcaire parfois usé mais esthétique en gouttes d’eau et filons d’aragonite, dans le beau cadre du cirque des Goudes et son amphithéâtre de falaises s’ouvrant sur la mer. La voie du jour « le pin » ne déroge pas à cette règle et offre 4 belles longueurs variées en dalle mais aussi fissure, (petits) surplombs… et une jolie traversée facile mais aérienne à la fin de L3. La descente par les rappels de la Grotte de l’Ermite au crépuscule fourniront comme à l’habitude la cerise colorée sur ce gâteau de calcaire !
Le 29 novembre 2025
Couennes dans le secteur Tchernobyl du Vallon du Grand Guargo
"parlez-moi d'amour", 6a, ressenti 6a+/b pour un pas au milieu
"bossa nova", 6a+
Retour sur ce beau secteur de couennes du Vallon du Grand Guargo, pour profiter de la chaleur des lieux au soleil dans le demi-cirque de falaises en adret, où l’on pourra même grimper en tee-shirt après avoir remonté un vallon givré au fond de son thalweg. La voie « parlez-moi d’amour » comporte une section médiane bien raide sur crougnes, la rendant à mon sens plus difficile que sa voisine déjà parcourue « bossa nova », mais toujours dans le style « vieille école » des lieux en dalle raide, imposant placements de pieds… et tirage sur les doigts !
Le 23 novembre 2025
Itinéraire : Cassis - les Rompides - Pierre Tombée - Pas de Bellefille - Bau Redon - Pas de Julien - Bau de la Saoupe - Pas de la Colle - Vallon de la Bécasse - l'Homme Mort - le Pin de Garlaban - route des crêtes - sentier de la Baume Noire au Pas de la Colle - Cassis pour un total d'environ 25 km et 700 m de dénivelée
Retour en VTT à Cap Canaille, par une journée froide et nuageuse qui fera parfois préférer les montées aux descentes. Si le secteur des Rompides offre de jolis monotraces dans la pinède, Cap Canaille s’avère plus avare en singles, et la progression se fera donc le plus souvent sur de larges pistes DFCI, dommage pour les descentes même si l’on profitera malgré tout des points de vue sur les calanques et de la route des crêtes désormais fermée tous les dimanches.
Le 22 novembre 2025
Couennes dans la face sud du Rocher des Goudes
"dièdre rouge", 5b, ressenti plutô 5c+
"le toit", 5c (patiné)
"congloué" puis "le tube", 5c+ puis 5a(++)
"plus tu ruses, moins tu t'uses", 6b
"sortie droite de la fenêtre", 4a, plutôt 5b (patiné)
En ce jour de froid intense pour une fin d’automne et de mistral modéré, découverte du site de couennes de la face sud du Rocher des Goudes, peut-être parmi les plus classiques des calanques mais encore jamais grimpé, si ce n’est du haut vers le bas en descendant en rappel des voies du versant nord. C’est effectivement très beau, en position dominante et panoramique face à l’archipel du Riou, bien protégé des vents de nord et en rocher superbe, certes patiné dans les voies les plus faciles mais en calcaire blanc décoré de nombreux filons d’aragonite : on grimpe souvent sur des coulées de calcite rouge cristallisée où les prises côtoient les concrétions, comme dans la voie du bien-nommé dièdre rouge, particulièrement belle dans son niveau. A noter également ce jour le joli mur de « congloué » suivi du tube à grimper en opposition, ou l’escalade technique en dalle de « plus tu ruses moins tu t’uses » sur rocher pour une fois presque neuf ! Une session bien agréable qui en appellera d’autres, avec qui plus est ce jour seulement une poignée de cordées sur ce site parfois surfréquenté par mistral…
dans le superbe "dièdre rouge", usé mais toujours magnifique sur sa coulée d'aragonite, une voie de 1937 dont on comprend qu'elle ait attiré l'oeil des grimpeurs
dans "plus tu ruses, moins tu t'uses", merci aux frères M. pour la corde dans la voie ouverte par leur père, enchaînée pour moi et passée sans A0 pour C en moulinette
Le 18 novembre 2025
Virée pédestre au couchant sur la pointe rocheuse située entre les calanques de Figuières et des Anthénors, là où le sentier de bord de mer (désormais effondé au sud de la calanque de Figuières) vient s'échouer sur un promontoire rocheux remarquable pour ses bandes de marnes multicolores, comportant autant de fossiles que de zones cristallisées, le tout sublimé par les couleurs du crépuscule.
Un article sur le ski dans les Abruzzes paru dans le numéro 62 de décembre 2025 de Ski Rando Magazine, au menu canali sertis dans le calcaire blanc sous les skis la journée et cannellonni dans l’assiette dans les villages médiévaux le soir. En exclusivité à ma connaissance les topos des exceptionnelles courses dans les chaos dolomitiques des faces est du Prena et sud de l'Infornace, et en bonus la photo d’un éphèbe ([sic]) à moitié nu et dans une pose langoureuse en dernière page !
https://www.skirandomag.com/numero62/
Ci-dessous le liminaire de l’article sur le ski en Haute-Ubaye paru dans le numéro 62 de décembre 2025 de Ski Rando Magazine :
https://www.skirandomag.com/numero62/
https://www.skirandomag.com/haute-ubaye-sur-les-3000-des-basses-alpes/
A vous qui préférez la poudre qu’on fait voler à la trafolée qui fait voler, la compagnie des chamois et autres quadrupèdes à celle des bipèdes en collectives de trente, à vous qui préférez partir de chalets en bois et lauzes plutôt que d’une barre de béton en studios all inclusive, à vous qui aimez le silence feutré du vent et de la neige, à vous qui aimez autant le ski carving dans les alpages que le ski sauting dans les couloirs, mettez le cap sur la Haute Ubaye, ce massif blotti dans un (re)coin des Alpes du Sud, à l’écart des grand flux touristiques et des stations de ski tentaculaires. Ici vous jouirez du (fatigant !) privilège de déflorer les cinquante cm du dernier retour d’est, loin des classiques des Aravis ou de Belledonne zébrées plus vite que ne tombent les flocons.
Ici, aux confins orientaux des Alpes de Haute-Provence, vous vous fondrez dans une montagne par endroits intemporelle, encore en séculaires hameaux de bois et de pierre, parmi patrimoine religieux, sous la forme d’églises classées du onzième siècle (celle de Maurin juste en aval de Maljasset par exemple), ou séculier sous la forme de forts ou batteries militaires du dix-neuvième, éparpillés à quelques kilomètres de la frontière italienne. Dans ces « Basses Alpes », ancienne appellation du département jusqu’en 1970, vous ne cocherez certes pas les ou plutôt LE (son antécime ouest a une prominence plutôt limitée…) 4000 du département voisin des « Hautes Alpes » juste au nord ; les glaciers se limiteront à des reliques (parmi les plus méridionales des Alpes tout de même) en versant nord des Aiguilles de Chambeyron, qui plus est en voie de transformation en glacier rocheux, mais vous profiterez d’une ambiance pré-méditerranéenne autour du culmen de la Haute-Provence : grandes pinèdes sous un ciel immuablement bleu par ces flux de nord-ouest qui enchaînent si souvent les skieurs savoyards sur leur canapé.
[…]
Parution aux Editions du Chemin des Crêtes de la troisième édition du guide des "plus belles falaises de France", avec une petite contribution photographique pour le Queyras et la voie "danse avec les loups", belle et atypique avec ses 300 mètres de dalle lisse et sa sortie sur une arête aérienne à plus de 3000 mètres.
https://www.chemindescretes.fr/escalade/89-escalade-en-france.html
Ci-dessous le liminaire de l’article paru dans le numéro 61 de Ski Rando Magazine (donc sans les topos), un peu de prose ampoulée et pas drôle !
https://www.skirandomag.com/vercors-la-barriere-est-de-pas-en-pas/
Du Vercors on connaît son plateau, son relief karstique, ses grottes, aménagées pour le tourisme ou non, bref tous les attributs d’un massif calcaire de moyenne montagne qu’on imagine parcouru surtout de skieurs nordiques et de spéléologues. Et pourtant l’extrémité orientale de ce massif présente une barrière de falaises exposée vers le levant longue d’une… trentaine de kilomètres, et fendue d’innombrables couloirs qui débouchent sur des Pas au toponyme typiquement… vertacomicorien (vous voilà enrichi d’un nouveau mot en mesure de vous faire briller en société alpine !). Une ceinture de parois qui peut rappeler - dans une version XXL - celle de Chartreuse un peu plus au nord, mais ici sans les problématiques de terrain privé et d’interdictions d’accès promulguées par un marquis plus porté sur la chasse que sur le ski de randonnée…
On trouve donc à travers cette barrière est une concentration de couloirs skiables parmi la plus importante des Alpes, et ce à quelques dizaines de kilomètres tout au plus au sud de la métropole grenobloise. Entre les grands piliers de calcaire, qui se gravissent par des grandes voies d’escalade justement classiques, se nichent donc de nombreuses « couennes » en ski de rando, des couloirs généralement courts qui peuvent se parcourir à la demi-journée, tous différents par leur ampleur et leur inclinaison, mais semblables par leur orientation générale à l’est et leur faible altitude, qui réserve leur parcours à l’hiver. On ne sera donc pas surpris d’y croiser des ingénieurs de la tech grenobloise en goguette en after ou plutôt before work.
Plutôt le matin, car seuls les lève-tôt partis avant l’aurore profiteront dans ces versants est des couleurs de l’aube, des grandes parois sommitales qui rosissent, puis de l’éclairage qui descend peu à peu lécher les sapinières, s’immiscer entre les branches jusqu’à atteindre vos lunettes de soleil. Ces délicats jeux de lumière vous feront sans doute sacrifier vos velléités de battre votre record de vitesse verticale, mieux vaut garder de belles images sur le capteur et dans le cervelet que de l’acide lactique dans les mollets…
Toutes ces courses gardent la même typologie : départ sur des pistes à travers champs puis forêts ; dès la tree line franchie on profite de terrains plus ouverts sous la forme de grandes pentes puis de couloirs, la difficulté consistant donc à s’orienter sans visibilité dans la forêt, votre salut pouvant se trouver dans votre application de géolocalisation, les traces de vos prédécesseurs… ou votre bonne vieille boussole. Vous trouverez dans la partie supérieure des itinéraires un terrain de jeux plus alpin que l’altitude généralement inférieure à 2000 mètres pourrait le laisser penser, des couloirs souvent tortueux et étroits entre de hautes parois de rocher gris. Dans ce crescendo de pentes aux allures dolomitiques, de difficulté et de beauté, des champs et pistes forestières du bas aux étroits couloirs enserrés entre les parois calcaires du haut, « qui va piano va sano » : n’oubliez pas de garder du souffle en haut de la montée pour mieux l’avoir coupé par la beauté des couloirs !
Je vais donc décrire ici une sélection de couloirs fichés dans cette barrière est, parmi ceux que j’ai déjà eu la chance de parcourir, du sud vers le nord, des Rochers du Parquet aux Arêtes du Gerbier, une sélection très loin de l’exhaustivité vu la générosité est-vertacomicorienne en matière de couloirs. Cet échantillon se limite à des courses de niveau 4.X, des couloirs donc low cost, pas trop raides (jamais plus de 45°, et encore sur de courtes portions), pas trop longs, d’approche rapide, sans excès d’adrénaline et d’acide lactique, mais pas low quality, des couloirs tous « faciles » mais éminemment esthétiques. A savoir que certains des couloirs de la barrière est n’ont été skiés pour la première fois que fort récemment, que peut-être d’autres attendent encore de l’être, comme quoi la proximité de la capitale des Alpes n’interdit pas de laisser planer en ces lieux un petit parfum d’aventure.
Tout le contenu de ce blog est évidemment soumis au droit d'auteur !
la carte interactive d'ailleurs
la carte interactive de Provence


grimpe dans le cirque de l'arche perdue
dans le four solaire de Tchernobyl
les Abruzzes dans Ski Rando Magazine, canali et cannelloni
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la Haute-Ubaye dans Ski Rando Magazine, sur les 3000 des Basses-Alpes
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la barrière est du Vercors à skis, le bla-bla
grimpe dans les gorges de la Touloubre
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planche à pagaie autour de Blue Grotto
les calanques du Frioul en planche à pagaie
balades naturalistes et colorées dans les Abruzzes
dans les sablières de Roquefort-la-Bédoule
traversée de l'aiguille à Canaille