9 août 2018
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Le 5 août 2018
Voie des trous, 10 longueurs, partiellement équipé
Sommet : 2100 m
Dénivelée : 200 m
Cotation : 300 m d’escalade en 5c, équipement à compléter
Journée d’escalade sur la paroi nord du Petit Bargy, célèbre pour ses grandes dalles de calcaire gris dressées au-dessus du Lac Bénit. Ces dalles couchées sont sculptées par l’érosion au point de présenter des formes anthropomorphes, et un grimpeur qui passe par la basse vallée de l’Arve à leurs pieds ne peut que les remarquer et désirer y poser ses chaussons ! La voie des trous est l’une des premières voies ouvertes dans cette face, et louvoie au plus facile sur les dalles entre les cavités, jusqu’à passer sur le « nez de la sorcière » entre ses 2 « yeux » dans sa partie terminale (en fait sur une arête de calcaire percée de plusieurs trous).
C’est au final un bel itinéraire dans ce relief calcaire atypique et une belle ambiance moyenne montagne au-dessus des alpages du Lac Bénit, même si un petit névé au pied de la face rappelle l’enneigement important de l’hiver. Les pas de dalle les plus délicats, bien protégés par spits ou pitons, ne font pas oublier une approche délicate et très exposée sur des pentes de terres raides et suspendues, et la principale difficulté consiste en fait à bien suivre la voie, en général au plus facile pour cette voie historique. Même si la grimpe ne s’avère ni soutenue ni homogène on trouve de beaux passages en dalle dans le premier tiers et sur l’arête suspendue du « nez » final. La sortie se fait ensuite décordé par des vires qui se couchent, et on bénit le bain… dans le lac Bénit, sans doute à plus de 20°C par 1500 m d’altitude et à 200 mètres des restes de névés, après une descente raide et pénible dans les éboulis du col de l’Encrenaz.
vues sur la face nord-ouest du Petit Bargy, traçé de la voie et vue de détail sur la lame du nez perçée de trous
ambiance pastorale près du Lac Bénit
à la fin de l'approche, délicate et exposée
encore un gros névé à 1500 m...
... avant la baignade dans le lac (chaud) à une centaine de mètres !
9 août 2018
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Le 4 août 2018
Première journée d’une petite semaine en Haute-Savoie, avec une courte randonnée dans les contreforts des rochers de Leschaux vers la glacière de Solaison. Un sentier à travers alpages puis forêt d’épicéas et myrtilles mène rapidement à une profonde cavité à la base des falaises nord du rocher de Leschaux. On sent d’abord le courant d’air froid qui s’échappe du trou puis aperçoit à quelques mètres de profondeur le névé qui l’obstrue, une vision et une température insolites à 1500 mètres d’altitude en pleine canicule estivale. Le gros névé qui encombre le trou entretient en fait un véritable micro-climat, jusqu’à couvrir les parois du trou de glace de regel par les 25°C ambiants ! Une belle découverte que cette oasis de fraîcheur voire de froidure à quelques kilomètres à vol d’oiseau de la plaine genevoise surchauffée en ce mois d’août !
le trou et son névé permanent, surprenant à 1500 m d'altitude !
cueuillette de myrtilles au passage !
Published by Thomas
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dans
balade en Alpes du Nord
3 août 2018
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Le 2 août 2018
Après la virée en kayak, soirée multi-sports au départ de la maison vers le rocher du Moulon, atteint en une grosse demi-heure de trail sur les sentes panoramiques dominant la rive droite du vallon du Pérussier puis le sentier littoral. Avec les 37°C à l’ombre de la fin d’après-midi, température rarement atteinte sur la côte bleue et due au vent d’ouest du jour, on appréciera à juste titre la plongée à la découverte du coralligène et des gorgones, ainsi que… les ploufs lorsque les bras lâcheront dans les dévers de conglomérat ! Une bonne journée de sports nature au final, le trajet du lendemain vers la Haute-Savoie aura des vertus reposantes...
en trail sur les beaux sentiers panoramiques qui dominent le vallon du Pérussier
en escalade sur le Moulon
en snorkeling sous le Moulon
2 août 2018
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Le 2 août 2018
Après la longue journée de la veille au Frioul, virée de proximité en kayak au départ de La Redonne vers les arches de la Madrague de Gignac puis l’îlot de la Grande Mona et la réserve marine du Cap Rousset et leur riche faune, notamment ce jour de nombreux poulpes, de l’intérêt de l’absence de fusils sous-marins dans ces zones…
pause sur l'îlot de la Grande Mona
les nombreux poulpes du cru
les poissons peu farouches de la réserve du Cap Rousset
1 août 2018
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Ler 1er août 2018
Journée de kayak vers les îles du Frioul… au départ de Marseille ! On commence donc par traverser le chenal entre la pointe d’Endoume et l’île d’If, les yeux rivés à l’horizon à la recherche d’éventuels paquebots qui couperaient la route de notre petit esquif, avant de rejoindre une petite crique sur l’île de Ratonneau, dotée d’un joli tunnel naturel face au château d’If. Une traversée vers le sud-ouest donne alors accès à la superbe calanque des Cambrettes située près du Cap Caveaux à l’extrémité sud de Pomègues. C’est véritablement une des plus belles calanques de la région, relativement peu fréquentée de par son éloignement sur l’île du Frioul mais offrant des bassins presque fermés enserrés entre des parois de calcaire blanc, une véritable piscine naturelle garantie sans chlore mais avec une vie marine rare par faible profondeur : murène, nudibranches, petite grotte décorée d’anémones encroûtantes jaunes… On quittera donc à regrets ce petit coin de paradis marin pour revenir sur Marseille, et l’entrée du Vieux Port qui moyennant un petit détour à la force des bras offrira des angles de vue inhabituels sur le MUCEM et le palais du Pharo !
le joli tunnel naturel proche de la calanque de St Estève
dans la splendide calanque des Cambrettes...
... un long serpent au fond de la piscine...
... une murène qui prend la pose...
anémones encroûtantes jaunes dans une petite grotte
au retour, détour par le Vieux Port, le fort Saint-Jean
1 août 2018
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Le 31 juillet 2018
Sommet : 1150 m
Dénivelée : 500 m
En cette n-ième journée de canicule je tente de récupérer un peu de fraîcheur versant nord de la montagne Sainte-Baume, sur la voie Gombault proche de la corniche Marcel Estruch parcourue quelques années plus tôt. Si la forêt du sentier merveilleux qui permet d’atteindre le pied des escarpements de la face nord offre bien l’ombre espérée, la chaleur est bien là avec plus de 30°C à 1000 m, et les pauses à l’ombre entre les bouquets de lavande sauvage s’avéreront bienvenues entre les petits ressauts de la Gombault ! Il s’agit au final plus d’une randonnée avec des passages courts et peu exposés nécessitant les mains que d’une véritable randonnée du vertige, la corniche Marcel Estruch voisine présentant d’ailleurs des passages plus impressionnants. Le Joug de l’Aigle sera atteint dans une solitude absolue, des bons côtés de la canicule, avant qu’évidemment la foule des randonneurs ne soit retrouvée au col du Saint-Pilon…
sur le "sentier merveilleux"
lavandes et jardins suspendus dans la voie
vue du sommet vers l'ouest
vue de l'Hôtellerie de la Sainte-Baume vers les éperons parcourus (à gauche de la photo)
30 juillet 2018
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Le 30 juillet 2018
Première séance d'ap,née avec mon nouveau compact étanche. Au final une belle découverte, les fonds sous-marins sous le sentier des douaniers entre Méjean et l'Erevine s'avérant aussi beaux que les falaises émergées avec de nombreuses grottes à fleur d'eau ou immergées, des îlots, des tombants arborés de gorgones blanches et orange, et une faune riche et variée pour la rade de Marseille, notamment de gros bancs de saupes et de loups. L'appareil offre une qualité de photos correcte pour un compact à petit capteur, mais un mode macro exceptionnel ; gobies et nudibranches risquent désormais de se faire chasser... photographiquement pour se faire tirer le portrait !
... et gobie curieux, les valeurs sûres des premiers mètres de profondeur
Published by Thomas
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dans
Plongée en Provence
30 juillet 2018
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09:03
Les 28 et 29 juillet 2018
Sommet : 3400 m
Dénivelée :
J1 : 1250 (1100-2350)
J2 : 1050 (2350-3300-2600-2700-1100)
Difficulté : 6a+ max pour les 8 longueurs parcourues (5b/5c/2/6a+/6a/5c/5c/5c), approche glaciaire à ne pas négliger
Session d’alpinisme et d’escalade dans le Valgaudemar, sur le sommet de l’Olan déjà atteint en 2012 par sa belle voie normale, la voie Escarra, une course cotée Peu Difficile un peu exigeante pour sa cotation mais aussi particulièrement esthétique. La voie « oiseau de passage » constitue cette fois le but de la longue montée au refuge de l’Olan, une voie équipée de 11 longueurs au-dessus du glacier de l’Olan. On attaque donc la voie dimanche matin sous les premiers rayons du soleil, après une approche de près de 2000 mètres de dénivelée (!), égayée par la cueillette des myrtilles la veille et le spectacle du lever de jour et de couleurs sur le glacier, et la voie tient bien sa promesse de belle escalade et de beau rocher, avec un équipement bien sûr typé montagne (bien espacé dans le 4 et 5, relativement serré dans le 6). Mention spéciale pour les quatrième et cinquième longueurs, superbes sur un gneiss rouge compact et raide aux allures de granite, et dans une belle ambiance haute montagne suspendus 100 mètres au-dessus du glacier face à la forêt d’aiguilles des Ecrins. On fera finalement demi-tour à la fin de L8, face à la perspective des rappels puis des 2000 mètres de descente à enchaîner… Les rappels se dérouleront sans accroc ou coincement de corde, alors que la traversée du glacier en neige bien molle au-dessus d’une roture béante s’avérera plus délicate ! Moyennant une courte remontée, le pas de l’Olan permet de descendre par le vallon du Clot, absolument désert en cette fin d’après-midi, de quoi s’offrir un dernier grand bol d’Oisans sauvage avant le retour à Marseille !
les cascades du torrent du Clot
au départ, lumière lunaire...
... avant le lever de couleurs solaires
en bas du glacier, devant la bête
fin d'approche glaciaire, crampons et piolet indispensables
dans la non-moins belle L6
dans L8, vue sur des cordées sur l'arête Escarra
la délicate traversée du glacier de l'Olan à 3100 m
jeux d'ombres vers l'ouest
26 juillet 2018
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17:57
Le 25 juillet 2018
Retour sur le beau site de psicobloc du rocher du Moulon entre Niolon et Ensuès, juste à l’est de la crique de l’Erevine. Du conglomérat au-dessus des eaux transparentes et des gorgones et sous un dôme rocheux, des gargouilles de rocher illuminées par le soleil rasant, bref un beau cadre pour plonger et grimper en deep water solo. Le style d’escalade y reste athlétique, soit en traversée soit directement dans les dévers, attention au rocher qui devient de plus en plus sablonneux et fragile à mesure que l’on monte. A noter de très bonnes conditions ce jour, avec une mer chaude et relativement calme, et une bonne visibilité pour admirer les gorgones et anémones qui décorent l’envers du dévers.
sur les gargouilles de conglomérat
Published by Thomas
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dans
deep water solo en Provence
25 juillet 2018
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Le 24 juillet 2018
4 longueurs, équipé, 6c max
A mon sens 6a+/6a+ (très soutenu)/6c/5b
Retour dans le cirque des aiguilles au-dessus de Marseille, ses piliers de dalles de calcaire et son ouverture face à la rade au soleil couchant. La voie Pinocchio remonte un pilier de dalles jouxtant celui de la voie « Exocet » parcourue 2 semaines plus tôt, mais s’avère un peu moins homogène et soutenue que cette dernière, avec notamment une première longueur coupée de vires et une ligne qui se couche passée la première moitié de L3. On retiendra tout de même une magnifique L2, un modèle d’homogénéité en 6a+, sans un seul pas sous le 6a durant la quinzaine de mètres de la longueur en dalle sculptée, et de belles lumières vespérales dopées aux entrées maritimes sur la rade.
du sommet, vue vers Marseille et la chaîne de l'Etoile sous les entrées maritimes
Published by Thomas
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dans
Escalade en Provence