1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 18:01

Le 1er mai 2017

Esperanza, équipé, 4 longueurs, 5c+max

5b+/5a/5c+/5b+

En ce jour de mistral on décide de retourner grimper à Rumpe Cuou, et ses belles dalles lisses de calcaire blanc en bord de Grande Bleue, cette fois-ci sur « Esperanza », 4 longueurs situées au sud du secteur en bordure des plissements géologiques de « la malédiction de Carnot » ou du « paradigme perdu ». Encore de jolies longueurs, particulièrement une L3 assez soutenue en 5c+ dalleux, et surtout une belle ambiance avec le ressac qui vient s’échouer au chausson des grimpeurs engagés dans « banana slip » !

fleurs de chèvrefeuille et sabline de Provence (endémique à la Provence occidentale et protégée) dans l'éboulis sous la brèche d'accès versant Sormiou
fleurs de chèvrefeuille et sabline de Provence (endémique à la Provence occidentale et protégée) dans l'éboulis sous la brèche d'accès versant Sormiou

fleurs de chèvrefeuille et sabline de Provence (endémique à la Provence occidentale et protégée) dans l'éboulis sous la brèche d'accès versant Sormiou

les couleurs du lagon de Sormiou

les couleurs du lagon de Sormiou

dans les rappels d'accès

dans les rappels d'accès

vue grand large jusqu'au Riou

vue grand large jusqu'au Riou

dans L2, face à l'île du Riou

dans L2, face à l'île du Riou

dans L3

dans L3

cordées dans "banana slip" au-dessus du ressac
cordées dans "banana slip" au-dessus du ressac

cordées dans "banana slip" au-dessus du ressac

1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 17:58

Le 30 avril 2017

Journée de vélo entre Istres, Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts, à travers étangs petits ou grands, d’eau douce ou salée, le long de canaux ombragés sous les genêts en fleurs, ou sur des chemins monotrace dans la pinède… Entre les étangs de Berre, Lavalduc, Engrenier, Pourra et Citis (!), deux très beaux singles s’avèrent parfaitement adaptés au VTT : celui longeant le canal de Martigues sur le côté est des étangs de Lavalduc et Engrenier, presque plat, très roulant et panoramique sur les eaux rouges de ces étangs saturés en sel, et celui qui descend du plateau de Lèbre sur la plage de Figuerolles au bord de l’étang de Berre, près de 150 mètres de dénivelée d’un sentier spécifiquement aménagé, avec sauts, virages relevés et toute la gestuelle de la descente VTT !

au bord de l'étang de Lavalduc et sur le plateau de Castillon, entre genêts et cystes en fleurs
au bord de l'étang de Lavalduc et sur le plateau de Castillon, entre genêts et cystes en fleurs

au bord de l'étang de Lavalduc et sur le plateau de Castillon, entre genêts et cystes en fleurs

dans le magnifique single de Figuerolles

dans le magnifique single de Figuerolles

30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 08:55

Le 29 avril 2017

Super calanque, 4 longueurs, équipé, 6a max, équipé

A mon sens 5b/5b/5c/6a

La Jacques Balma ou le voyage d’Anouk, 4 longueurs, équipé, 6b max

A mon sens 5b/6b/5a/5b/6a+

Journée de grimpe sur Castelvieil, avec de façon désormais classique montée sur le plateau par une grande voie versant En Vau : super calanque, avant de redescendre en rappel côté large et de remonter par une autre : le voyage d’Anouk ou la Jacques Blama, un moyen d’éviter l’accès ingrat par les cheminées patinées et/ou la renfougne classiques depuis la brèche de Castelvieil. Super calanque est une voie qui vaut mieux que ce à quoi nous nous attendions : une grimpe certes hétérogène, parfois un peu végétale et patinée dans la première longueur, mais une ambiance évidemment magnifique au-dessus des eaux luminescentes d’En Vau, et de belles longueurs en L3 et L4, avec une dernière longueur presque majeure sur un beau rocher compact mais bien sculpté. Après une pause sur le plateau suspendu de Castelvieil on redescend en 4 rappels vers l’altitude 0, avant de repartir dans les 5 longueurs du voyage d’Anouk, une voie plutôt mineure comparé à ses voisines justement réputées des dents de la mer ou de rêve de pierre par exemple : de la grimpe hétérogène ou quelques passages en 6a/b côtoient de longues portions de marche ou d’escalade facile, un rocher encore souvent fragile, particulièrement en L1 et L2, une ambiance qui souffre du manque de verticalité de la paroi, une section un peu buissonnière sous la vire de la Ramond. Attention également au niveau de l’escalade, la poignée de passages en 6a/b s’avère bien coriace dans ce niveau, et l’équipement m’a semblé y laisser des pas bien obligatoires… Cela reste tout de même une jolie balade encordée, agrémentée de quelques pas durs, à l’extrémité nord de la face ouest de Castelvieil, et dans un bout de falaise plutôt confidentiel, et plus globalement une belle journée d’escalanquisme : longue approche à pieds, vire suspendue au-dessus du lagon d’En Vau, rappels, escalade plus ou moins difficile et plus ou moins équipée, passages horizontaux ou verticaux dans la garrigue ou les pins…

approche par la vire du Grand Rappel et ses vues plongeantes sur le lagon d'En Vau aux couleurs psychédéliques
approche par la vire du Grand Rappel et ses vues plongeantes sur le lagon d'En Vau aux couleurs psychédéliques
approche par la vire du Grand Rappel et ses vues plongeantes sur le lagon d'En Vau aux couleurs psychédéliques
approche par la vire du Grand Rappel et ses vues plongeantes sur le lagon d'En Vau aux couleurs psychédéliques

approche par la vire du Grand Rappel et ses vues plongeantes sur le lagon d'En Vau aux couleurs psychédéliques

en bas du rappel

en bas du rappel

sortie de L1 et de son pas bien malcommode à passer en ramonage

sortie de L1 et de son pas bien malcommode à passer en ramonage

dans L2
dans L2

dans L2

dans L3 et la très belle L4
dans L3 et la très belle L4
dans L3 et la très belle L4
dans L3 et la très belle L4

dans L3 et la très belle L4

dans les rappels de "Mistral Blues" puis de la "Jacques Balma", vues vers l'Oule,  des cordées dans "Pepito"
dans les rappels de "Mistral Blues" puis de la "Jacques Balma", vues vers l'Oule,  des cordées dans "Pepito"
dans les rappels de "Mistral Blues" puis de la "Jacques Balma", vues vers l'Oule,  des cordées dans "Pepito"
dans les rappels de "Mistral Blues" puis de la "Jacques Balma", vues vers l'Oule,  des cordées dans "Pepito"

dans les rappels de "Mistral Blues" puis de la "Jacques Balma", vues vers l'Oule, des cordées dans "Pepito"

L1 du "voyage d'Anouk"

L1 du "voyage d'Anouk"

sortie de L2

sortie de L2

dans L3

dans L3

sortie de la voie

sortie de la voie

22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 19:47

Le 22 avril 2017

Sur la route du retour, et après une semaine majoritairement passée sur les pistes du domaine de l’Alpe d’Huez, ou dans une piscine et un sauna, on poursuit cette veine outrageusement paresseuse à…. Glandage ([sic]) dans le Diois, dont les environs recèlent une curiosité géologique relativement méconnue : les sucettes de Borne, des lames de calcaire verticale hautes de plusieurs dizaines de mètres et issues de l’érosion différentielle de couches de marnes tendre et de calcaire dur sur les flancs du Jocou. Un sentier en fond de vallée permet de rejoindre ces étranges monolithes gris flanqués de pins sylvestres, au milieu de nombreux lézards et serpents. A noter également la très belle route d’accès depuis Lus-La-Croix-Haute, à travers les gorges des Gâts et leurs impressionnantes falaises de calcaire ou de conglomérat sculpté.

flore et faune locales
flore et faune locales

flore et faune locales

la série aval de sucettes de Borne, et leur arche
la série aval de sucettes de Borne, et leur arche
la série aval de sucettes de Borne, et leur arche
la série aval de sucettes de Borne, et leur arche

la série aval de sucettes de Borne, et leur arche

l'ensemble amont
l'ensemble amont

l'ensemble amont

le beau rocher des falaises des gorges des Gâts

le beau rocher des falaises des gorges des Gâts

22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 19:44

Le 21 avril 2017

Itinéraire : pic Blanc – pic Bayle – lac des Quirlies – col du Grand Sablat – pic Bayle – col de la Pyramide – Oz-en-Oisans

Sommet : 3450 m.

Dénivelée : 1150 m de montée (3300-3150-3450-2550-3400-1350)

Difficulé : 4.1 exposé à la descente du col de la Pyramide

Après le « repérage » du début de semaine, grand tour à skis de randonnée autour du pic Bayle vers le lac des Quirlies et les glaciérs éponymes versant est des Grandes Rousses. Un bel itinéraire improvisé (le plan initial de monter au pic de l’Etendard a été abandonné au vu de la neige médiocre en forme de pénitents en versant nord-est) sous une météo et sur des neiges parfaites dans les expositions pratiquées : un tapis blanc soyeux à point aux heures de descente, 13h versant est sur le glacier des Quirlies et 17h ([sic]) versant ouest sous le col de la Pyramide, des horaires certes tardifs mais bien adaptés en cette journée encore fraîche suivant un milieu de semaine très froid (avec au plus chaud -16°C en journée à 3300 m la veille !). Le paysage n’a rien à envier à la neige, avec vues panoramiques et belle ambiance glaciaire tout du long ; on skie les yeux sur la Meije et les aiguilles d’Arves, entre séracs et flèches de rocher fauve dans ces bien-nommées Grandes Rousses, sur les glaciers des Quirlies et des Malatres dont le recul a donné naissance au lac des Quirlies désormais débarrassé de ses séracs flottants.

au départ, encore de la fraîcheur au sommet du Pic Blanc

au départ, encore de la fraîcheur au sommet du Pic Blanc

du pic Bayle, vue vers l'Oisans

du pic Bayle, vue vers l'Oisans

sous le pic Bayle, vues panoramiques vers le rocher fauve des bien-nommées Grandes Rousses... et l'ensemble aiguilles d'Arves Meije
sous le pic Bayle, vues panoramiques vers le rocher fauve des bien-nommées Grandes Rousses... et l'ensemble aiguilles d'Arves Meije

sous le pic Bayle, vues panoramiques vers le rocher fauve des bien-nommées Grandes Rousses... et l'ensemble aiguilles d'Arves Meije

sur le haut du glacier des Quirlies, aiguilles de glace et aiguilles d'Arves
sur le haut du glacier des Quirlies, aiguilles de glace et aiguilles d'Arves
sur le haut du glacier des Quirlies, aiguilles de glace et aiguilles d'Arves

sur le haut du glacier des Quirlies, aiguilles de glace et aiguilles d'Arves

sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes
sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes
sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes
sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes
sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes

sur le bas du glacier des Quirlies, moquette et sinusoïdes

au lac des Quirlies, trou d'eau libre et aiguilles d'Arves
au lac des Quirlies, trou d'eau libre et aiguilles d'Arves
au lac des Quirlies, trou d'eau libre et aiguilles d'Arves

au lac des Quirlies, trou d'eau libre et aiguilles d'Arves

sur le glacier des Malatres
sur le glacier des Malatres
sur le glacier des Malatres
sur le glacier des Malatres

sur le glacier des Malatres

sous le col du Grand Sablat, l'itinéraire le plus simple passe par le couloir à droite, défendu par une rimaye déjà bien ouverte
sous le col du Grand Sablat, l'itinéraire le plus simple passe par le couloir à droite, défendu par une rimaye déjà bien ouverte

sous le col du Grand Sablat, l'itinéraire le plus simple passe par le couloir à droite, défendu par une rimaye déjà bien ouverte

dans la descente de 2000 m de dénivelée, vue vers la Meije et Belledonne
dans la descente de 2000 m de dénivelée, vue vers la Meije et Belledonne

dans la descente de 2000 m de dénivelée, vue vers la Meije et Belledonne

à a fin de la descente à 1500 m, cascade en mode encore semi-hivernal après 3 jours de grand froid

à a fin de la descente à 1500 m, cascade en mode encore semi-hivernal après 3 jours de grand froid

22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 19:39

Le 17 avril 2017

Pic Bayle depuis le Pic Blanc, AR par le versant sud-est, descente par le col de la Pyramide

Sommet : 3450 m

Dénivelée : 450 m de montée en peaux, beaucoup plus en remontées mécaniques, plus de 2000 mètres de dénivelée pour la descente (3300-3150-3450-2750-2900-1350)

Difficulté : 4.1 pour la face sud-est du pic Bayle et la face ouest du col de la Pyramide, délicate et exposée au-dessus de rochers vu l’enneigement faible cette année, y compris en haute montagne

Première randonnée à skis d’une semaine de piste à l’Alpe d’Huez, dont l’altitude élevée avec un sommet à 3300 mètres ne sera pas de trop après cet hiver historiquement sec et doux. Un domaine skiable de qualité mais extrêmement artificialisé, sur un versant sud des Grandes Rousses de grande ampleur (de 1300 à 3300 m), mais coupé de barres rocheuses et exposé souvent à l’adret, d’où des pistes creusées dans la falaise… ou même à travers pour la célèbre et bien-nommée piste du tunnel, des myriades de canon à neige… automatique (et non pas artificielle pour utiliser l’appellation consacrée ici), et donc de nombreux lacs… artificiels pour alimenter ces canons !

On en profitera bien en tout cas durant cette semaine de grand bô parfois froid, avec donc un point de départ des randonnées à skis à 3300 m au sommet du pic Blanc, d’où l’on gagne rapidement et facilement le pic Bayle, sommet du massif des Grandes Rousses à 3460 m. Le retour sur le départ versant ouest des Grandes Rousses se fera alors obligatoirement par le col de la Pyramide, seul passage aisé, ou plutôt moins malaisé, des kilomètres de falaises versant ouest sous la crête sommitale des Grandes Rousses, une cinquantaine de mètres à un peu plus de 40° mais surtout en neige dure et exposée au-dessus de rochers qui émergent du maigre manteau neigeux. Passé ces quelques mètres délicats on retrouve de la bonne neige de printemps pour les… 2000 mètres de dénivelée de la descente vers Oz-en-Oisans, nonobstant 150 mètres de remontée après fourvoyage dans un système de barres rocheuses. Merci d’ailleurs aux restes de neige… automatique sous les canons, qui permettent encore de rejoindre la station d’Oz sur piste fermée… mais en grande partie enneigée !

dans le tunnel de la piste éponyme

dans le tunnel de la piste éponyme

vue vers les aiguilles d'Arves

vue vers les aiguilles d'Arves

vues panoramiques du sommet vers le plateau supérieur du glacier du Grand Sablat
vues panoramiques du sommet vers le plateau supérieur du glacier du Grand Sablat
vues panoramiques du sommet vers le plateau supérieur du glacier du Grand Sablat
vues panoramiques du sommet vers le plateau supérieur du glacier du Grand Sablat

vues panoramiques du sommet vers le plateau supérieur du glacier du Grand Sablat

le versant ouest du col de la Pyramide

le versant ouest du col de la Pyramide

sous le dôme des Petites Rousses

sous le dôme des Petites Rousses

le soir, crépuscule sur le versant oriental du Grand Pic de Belledonne

le soir, crépuscule sur le versant oriental du Grand Pic de Belledonne

14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 20:27

Le 14 avril 2017

Combinaison « les 3 œufs de la mouette inquiète » et « le pilier de l’erreur »

6 longueurs, équipé, 6a+ max

6a+/5c+/5c+/5b/6a+/6a

Retour sur la falaise de Castelvieil, sans doute ma préférée dans les calanques avec son accès délicat et long, et donc son caractère sauvage (à l’échelle des calanques…), son kilomètre de falaises maritimes de la calanque de l’Oule à celle d’En Vau, et son rocher blanc sculpté et varié en mode panoramique face à l’enfilade des calanques occidentales. On combinera aujourd’hui le départ des « 3 œufs de la mouette inquiète » avec le « pilier de l’erreur » au-dessus, pour au final 6 longueurs homogènes dans le 6a/6a+, mais variées en dalle, cheminée et fissure. Après 2 coincements de corde lors du premier rappel d’accès (!), la suite s’avèrera moins compliquée sur ces 150 mètres d’escalade bien équipée, et même équipée serré sur le rocher parfois fragile des « 3 œufs de la mouette inquiète ».

vues durant l'accès (en VTT jusqu'à la brèche de Castelvieil, enfin presque...)
vues durant l'accès (en VTT jusqu'à la brèche de Castelvieil, enfin presque...)

vues durant l'accès (en VTT jusqu'à la brèche de Castelvieil, enfin presque...)

dans les rappels
dans les rappels
dans les rappels

dans les rappels

la cheminée de L2 des "3 oeufs de la mouette inquiète"

la cheminée de L2 des "3 oeufs de la mouette inquiète"

dans L3 des "3 oeufs de la mouette inquiète"
dans L3 des "3 oeufs de la mouette inquiète"

dans L3 des "3 oeufs de la mouette inquiète"

dans la belle fissure renfougne en L2 du "pilier de l'erreur"

dans la belle fissure renfougne en L2 du "pilier de l'erreur"

dernière longueur du "pilier de l'erreur"
dernière longueur du "pilier de l'erreur"
dernière longueur du "pilier de l'erreur"

dernière longueur du "pilier de l'erreur"

du plateau de Castelvieil, vues panoramiques sur les calanques et la falaise de l'Oule
du plateau de Castelvieil, vues panoramiques sur les calanques et la falaise de l'Oule

du plateau de Castelvieil, vues panoramiques sur les calanques et la falaise de l'Oule

dernier raidillon pour le retour en VTT

dernier raidillon pour le retour en VTT

13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:38

Le 12 avril 2017

arête intégrale du rat, 5 longueurs, équipé, 6b max

5c/6b/rappel/6a/6b/6a (dernière longueur non parcourue ce jour)

Soirée d’escalade sur le versant nord des calanques vers le cirque des aiguilles, avec vue non pas sur la mer profonde et bleue mais… la mer de béton de la métropole ! Quoi qu’il en soit, on y trouve de belles grandes voies d’accès rapide et dans un cadre typé montagne. On s’orientera ce jour vers l’arête intégrale du rat, une ligne qui suit une échine rocheuse située dans les contreforts est du Béouveyre.

L’escalade s’avère inégale, alternant sections de marche ou de rocher délité avec de beaux passages de grimpe comme L3 longue et variée en cheminée, dévers et traversée, ou le départ de L4 en dalle fine. La ligne comporte par contre des sections très esthétiques comme les monolithes de L2 ou L3-L4, des aiguilles de calcaire posées dans la pinède qui font frétiller les chaussons et crépiter les appareils photo.

Dommage que le rocher typique d’un versant nord des calanques, gris, fracturé et parfois moussu, ne rivalise pas avec son homologue blanc, compact et ciselé en gouttes d’eau des versants sud, et n'inspire guère confiance pour les passages les plus grimpants malgré l'équipement de bonne qualité...

au départ

au départ

sur l'aiguille de L2
sur l'aiguille de L2

sur l'aiguille de L2

l'aiguille de L3 et L4

l'aiguille de L3 et L4

vue depuis le relais sommital de L4
vue depuis le relais sommital de L4

vue depuis le relais sommital de L4

9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 19:52

Les 8 et 9 avril 2017

Sommet : 2900 m à la brèche Borgonio et au pas de la Lauze

Dénivelée :

J1 : 1600 (1550-2650-2350-2800-2300-2350)

J2 : 1700 (2350-2900-2600-2900-2650-2800-1900-2550-1550)

Difficulté : 4.2 pour la descente du couloir nord de la cîme de Fourchas

Itinéraire : rio de Ferrière - col du Fer - aiguilles de Tortisse - refuge de Vens - cîme de Fourchas - refuge de Vens - pas de Vens - brèche Borgonio - lac de Ténibre - pas de la Lauze - couloir du rocher de Vallonda - vallon supérieur de Ponte Bernardo - col de Stau - rio de Ferrière

Voilà de nombreuses années que je voulais découvrir cette portion nord du Mercantour, là où les cartes donnent à rêver vallons suspendus, refuges blottis au bord de lacs d’altitude et sommets de près de 3000 mètres sur la crête frontière, en été ou en saison froide, même si l’approche à skis versant français s’avère particulièrement ingrate avec un départ bas sur l’adret et donc souvent un long portage. La solution a été trouvée en partant versant nord côté italien, un peu en aval du village d’Argentera, ce qui permet de chausser les skis presqu’à la voiture, à guère plus de 1500 m. A noter d’ailleurs un enneigement bien meilleur côté italien que côté français à exposition et altitude égales, à seulement quelques kilomètres d’intervalle, on peut sans doute y voir l’effet des retours d’est de cet hiver...

La remontée du long vallon de Forneris donne accès au col du Fer puis aux aiguilles de Tortisse, une curiosité géologique à base de monolithes de cargneule, des pitons de roche délitée jaune et grise qui parsèment les moutonnements du relief au nord des lacs de Vens. On longe d’ailleurs une belle arche de cargneule dans la descente du col de Tortisse au refuge de Vens, qu’on atteint vide en début d’après-midi une belle ambiance montagne au bord du lac oriental gelé et face au cirque du Trou de l’Ane à l’ouest . On décide alors de compléter cette approche par l’un des couloirs de la cîme de Fourchas repérés à midi depuis les aiguilles de Tortisse ; après une petite heure de montée on se retrouve en haut d’une pente raide de 400 mètres de haut, dont la partie médiane encaissée entre des monolithes de gneiss couvert de lichens aux couleurs vives offre une très belle ambiance. On retournera donc au refuge la tête pleine de belles images… mais avec la mauvaise surprise d’y trouver un groupe de … 25 ([sic]) skieurs du club alpin italien !

Le lendemain on quittera rapidement la foule du refuge vers la brèche Borgonio avant de basculer sur une neige encore dure vers les lacs de Ténibre puis de remonter au Pas de la Lauze. La descente de la pente nord du pas en neige froide nous motivera pour une remontée expresse dans un couloir nord situé sous le rocher de Vallonda, bonne pioche avec là encore de la poudreuse d’hiver presqu’incongrue par ces températures pré-estivales. On poursuivra la boucle par la descente principalement en bonne neige de printemps du beau et long vallon supérieur de Ponte Bernardo, là où nous rencontrerons nos premiers skieurs de la journée, une magnifique combe encaissée entre des parois de gneiss serties de nombreux couloirs, un petit paradis du ski de pente raide !

La dernière remontée au col de Stau et ses 600 m de dénivelée dans une neige parfois pourrie jusqu’au sol par la chaleur de ce versant sud-est s’avérera bien physique, et la descente versant nord dans la combe du Pilone achèvera de nous fatiguer dans une soupe à peine meilleure, ou plutôt moins pire !

Au final et malgré cette dernière descente trop tardive, un beau week-end de sauvagitude entre lacs d’altitude et aiguilles de gneiss dorées de lichens, couloirs rocheux et larges cirques ensoleillés, un coin encore (relativement) confidentiel où la trace reste à faire après une semaine de beau temps, et où l’on croise plus de quadrupèdes à cornes que de bipèdes à skis ! Il faudra revenir pour rallonger le périple jusqu’au Corborant et au refuge de Rabuons, un autre bout du monde en terra incognita des skieurs de rando !

 

érosion en demoiselles coiffées près de Ferrière

érosion en demoiselles coiffées près de Ferrière

à la montée dans le vallon de Forneris
à la montée dans le vallon de Forneris
à la montée dans le vallon de Forneris
à la montée dans le vallon de Forneris
à la montée dans le vallon de Forneris

à la montée dans le vallon de Forneris

dans les aiguilles de Tortisse
dans les aiguilles de Tortisse
dans les aiguilles de Tortisse

dans les aiguilles de Tortisse

des aiguilles vue vers le cirque du lac de Vens et son refuge

des aiguilles vue vers le cirque du lac de Vens et son refuge

dans la descente du collet de Tortisse sur le refuge éponyme
dans la descente du collet de Tortisse sur le refuge éponyme
dans la descente du collet de Tortisse sur le refuge éponyme

dans la descente du collet de Tortisse sur le refuge éponyme

arrivée au refuge, un cadre idyllique...

arrivée au refuge, un cadre idyllique...

en haut du couloir nord de la cîme de Fourchas

en haut du couloir nord de la cîme de Fourchas

dans le couloir, sous les gendarmes de gneiss doré par les lichens
dans le couloir, sous les gendarmes de gneiss doré par les lichens

dans le couloir, sous les gendarmes de gneiss doré par les lichens

lever de soleil au refuge de Vens
lever de soleil au refuge de Vens
lever de soleil au refuge de Vens

lever de soleil au refuge de Vens

départ versant sud de la brèche Borgonio sur neige encore non décaillée

départ versant sud de la brèche Borgonio sur neige encore non décaillée

repeautage au lac supérieur de Ténibre

repeautage au lac supérieur de Ténibre

dans le cirque sous le pas de la Lauze
dans le cirque sous le pas de la Lauze

dans le cirque sous le pas de la Lauze

sous le pas de la Lauze et dans le couloir nord du rocher de Vallonda
sous le pas de la Lauze et dans le couloir nord du rocher de Vallonda
sous le pas de la Lauze et dans le couloir nord du rocher de Vallonda

sous le pas de la Lauze et dans le couloir nord du rocher de Vallonda

les traces (et signatures de chacun !)

les traces (et signatures de chacun !)

moquette dans le très beau et long vallon supérieur de Ponte Bernardo
moquette dans le très beau et long vallon supérieur de Ponte Bernardo

moquette dans le très beau et long vallon supérieur de Ponte Bernardo

remontée versant sud-est du col de Stau
remontée versant sud-est du col de Stau

remontée versant sud-est du col de Stau

le skieur et les bouquetins
le skieur et les bouquetins

le skieur et les bouquetins

1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 10:34

Le 31 mars 2017

le dièdre du renard, 3 longueurs, équipé, 6a+ max

5b/5b+/6a+

Soiré d'escalade au-dessus de Morgiou sur le dièdre du renard, un livre ouvert à la géométrie presque parfaite, parcourue d'une voie classique et donc un peu patinée. Ses 3 longueurs offrent un crescendo de difficultés, les 2 premières en... dièdre avec quelques coincements (sans doute) bien utiles, et la dernière particulièrement belle et variée en traversées, dalle et dévers !

le beau livre ouvert du dièdre vu depuis la fin de l'approche

le beau livre ouvert du dièdre vu depuis la fin de l'approche

dans L2
dans L2

dans L2

la très belle L3
la très belle L3
la très belle L3

la très belle L3

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