AGORAMANIA : des grands espaces de Provence à la wilderness d'ailleurs







Des +6400 m de Bolivie aux -400 m de Jordanie, des monastères perchés des Météores aux églises troglodytes d'Abyssinie, des mosquées d'Ispahan aux dômes nervurés de Samarcande, du sable blanc du Nouveau-Mexique aux pitons gréseux du Hoggar...
Le 10 juillet 2024
A l’occasion d’un n-ième déplacement professionnel, cette fois-ci en Irlande du Nord, visite en fin d’après-midi de la bien connue Chaussée des Géants située au nord de l’Irlande à un peu plus d’une heure de route de Belfast. Ces trottoirs de bord de mer faits d’un damier d’orgues basaltiques parfaitement formées et assemblées constitue sans doute la première destination touristique de cette enclave britannique, et à juste titre pour cette formation volcanique exceptionnelle. Par contre et bien sûr, ne pas espérer pouvoir en profiter sans une forte pression touristique, bien loin donc des magnifiques falaises d’orgues basaltiques de Palmarola en Mer Tyrrhénienne ou de Glaronissia en Mer Egée.
Quelques semaines après une virée en Ecosse, encore un voyage plaisant au final, malgré la météo… irlandaise en cette mi-juillet, sous le plus souvent le crachin ou le plafond nuageux bas, et dans des températures n’excédant pas 18°C. Loin des images maintenant éculées du conflit, Belfast est une ville dynamique et animée qui constitue un bon camp de base pour aller visiter les montagnes voisines, la campagne verte de bocages et blanche de moutons, ou une côte volcanique et calcaire variée.
Le 7 juillet 2024
Itinéraire : port du Poussaï - pointe de l'Esquine de l'Ay - pointe du Dramont - cap du Dramont - pointes de Camp Long en aller-retour
Retour en bâteaux (gonflables) vers le Dramont, sa péninsule préservée de l’urbanisation, des routes et des voies de chemin de fer comme jamais dans l’Esterel. Pinède et falaises de rhyolite rouge y alternent au-dessus de la Grande Bleue, et après une mini-grande voie sur la cathédrale en novembre on revient caboter en ce début juillet sous les spits. C’est d’ailleurs au moins aussi plaisant en chaussures de plage qu’en chaussons, avec de quoi satisfaire tous les appétits : des sections esthétiques et ludiques en paddle ou kayak dans des corridors marins entre les falaises rouges, un beau spot de psicobloc vers le Cap Dramont, des fonds riches dans du coralligène en gruyère vers la Mare Règue, de quoi écarquiller les yeux tant sur l’eau que sous l’eau, et bien serrer les prises si l’on veut grimper après avoir pagayé !
Le 6 juillet 2024
Retour dans les vallons obscurs niçois, cette fois dans ceux de Saint-Blaise et du Rieu pour lesquels la carte semble promettre des encaissements ténébreux et concrétionnés comme seuls ces canyons « secs » savent en offrir dans le registre de difficultés de la simple randonnée. Il n’en sera malheureusement rien malgré quelques sections esthétiques de falaises couvertes de mousses et de fougères, mais rien de majeur surtout comparé aux magnifiques voire splendides vallons de Donaréo et surtout Magnan !
Le 4 juillet 2024
A l’occasion d’un déplacement professionnel à Brest, courte balade en soirée vers le Phare du Petit Minou, quelques kilomètres seulement à l’ouest de la ville, mais déjà dans une belle ambiance bretonne entre lande fleurie et granit austère du pont et du phare.
Le 1er juillet 2024
Voies "jeux de maux", "obsolète" et "entre deux eaux"
Retour dans le vallon du saut sur le secteur le plus classique de la grande face, secteur « obsolète », où de nombreuses voies récentes non référencées dans le topo rendant le choix des lignes difficile ! A noter un beau caillou cristallisé dans les voies de 35 mètres parcourues ce jour, et un équipement souvent inhabituellement rapproché, qui en font de parfaites voies d’initiation.
Le 30 juin 2024
Itinéraire : parking de Figuerolles - plage de Figuerolles à pieds
plage de Figuerolles - Martigues en planche à rame
Retour dans les zostères naines de Figuerolles, cette fois à pieds depuis le parking éponyme, planche à rame sur le dos, pour profiter de la limpidité de ses eaux et de la riche faune afférente cachée entre les herbes : nombreux crustacés, crevettes, syngnathes mimétiques (mais toujours pas d’hippocampe vu ce jour !), anémones, cténophores et méduses non urticantes, une nurserie à poissons et un refuge de biodiversité qui abrite un nombre croissant d’espèces… Les zostères qui se développent en tâches concentriques à faible profondeur semblent s’étendre rapidement et commencer par endroits à former de véritables herbiers comme ceux de posidonie quelques kilomètres plus au sud dans la Méditerranée. Là où l’herbier n’est pas encore arrivé les eaux vertes et chargées d’algues rappellent par défaut sa fonction d’oxygénation, une bénédiction décidément pour les plongeurs tant pour la transparence de l’eau que pour la variée de l’écosystème.
On longera ensuite la côte vers le sud pour rejoindre la « Venise provençale » - trajet un peu épicé par les vents et courants contraires - les canaux martégaux et plus particulièrement le lieu-dit « miroir aux oiseaux » avec ses façades et « pointus » coloré.e.s (barque de pêche traditionnelle de Provence) qui se mirent dans les eaux calmes, à l’instar de la façade baroque du dix-septième siècle de l’église Sainte-Marie Madeleine, du paddle panoramique et patrimonial !
les tâches sombres vues depuis la plage et le paddle, pas de récifs coralliens mais des herbiers de zostères naines, refuges de biodiversité également
sous l'eau dans les zostères, méduses (non urticantes) et cténophores comme partout dans la lagune, mais aussi crabes, anémones, crevettes, escargots, syngnathes...
Le 29 juin 2024
voie "l'esprit des vagues", 6 longueurs, équipé, 7b max
à mon sens 6c+/6a/7b (1 pas)/7a (1 pas)/5c/6b
En cette journée venteuse et au ciel chargé de poussières sahariennes – comme très souvent en cette année et comme jamais vu aussi fréquemment – les températures permettent encore de grimper au Cap Canaille, et ce même au soleil ! On s’oriente donc vers une voie non parcourue du secteur Albert, « l’esprit des vagues ». C’est une ligne inhabituellement obligatoire pour le secteur dans L3 avec un pas bien fin et non artifable à mi-longueur, et qui comporte une section de marche à la fin de L4. Nonobstant ces petits bémols, on profite comme toujours aux soubeyrannes de très beaux passages géologiques et grimpistiques : dévers de grès et passage sous écaille dans L1, dièdre puis petit surplomb de grès sous gargouilles de calcaire dans L2, mur alvéolé entre bouffigues de calcaire puis traversée fine dans L3, strates de calcaire et de poudingue en alternance dans L5 et L6…
L1, toit athlétique en 6c+, la chute et le pendule pris en photo par la cordée voisine... avant de remonter sur corde sur prussiks !
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