14 juin 2025
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Le 14 juin 2025
Itinéraire : plage des Laurons – anse de Bonnieu – pointe de Bonnieu – anse d’Arnette – pointe de Carro – anse du Verdon – port de Carro
Première sortie en kayak de mer et paddle le long du littoral ouest de la côte bleue, sa partie « plate » loin de présenter la côte rocheuse découpée en calanques de La Redonne à l’Estaque. On trouve donc entre les Laurons et Carro une côte rocheuse mais de faible hauteur (pas plus de 5 mètres), d’accès terrestre partout facile, avec quelques plages ou anses protégées comme celle d’Arnette où nous ferons la pause méridienne. La faune marine y n’est pas la plus riche, même si l’on pourra observer une grosse rascasse brune, mais les conditions de navigation s’avéreront idéales ce jour sur une mer calme er chaude (23°C), sans la moindre rafale de vent et le moindre cnidaire. On profitera d’uen vie marine mieux achalandée vers la plage du Verdon, où sur les fonds sablonneux se laisseront approcher une grande vive (placide tout comme la rascasse vu ses épines dorsales venimeuses) et un grondin perlon, encore deux observations inédites ce jour !
dans l'anse d'Arnette, rascasse brune
côté est de l'anse du Verdon : dorade et blennie
sur les fonds sableux de la plage du Verdon : grondin perlon et grande vive (premières observations pour moi !)
araignée de mer attrapée (puis relâchée) au retour
13 juin 2025
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Le 11 juin 2025
Retour méridien au Moulon, cette fois en VTT par le vallon de l’Erevine, pour y plonger dans ses fonds marins de faible profondeur, mais particulièrement riches en nudibranches, ce jour comme toujours hervia à profusion sur le petit tombant de gorgones, mais aussi nombreuses flabellines aux teintes aussi variées que chatoyantes.
hervia, les plus nombreuses comme toujours
flabellines, moins courantes mais pas rares sur le site
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Plongée en Provence
11 juin 2025
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Le 11 juin 2025
Seconde séance de plongée apnée en Méditerranée, vers la plage des Laurons, où les paysages sous-marins valent mieux que les émergés marqués par l’industrialisation de la zone de Lavera. Sous la surface et dès la mise à l’eau c’est une seiche qui se laissera approcher, et même qui m’approchera, plus curieuse que craintive, un beau moment d’altérité avec cet invertébré aussi fascinant que son cousin le poulpe, objet du beau documentaire « la sagesse de la pieuvre ».
la seiche du jour, peu farouche et même curieuse
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Plongée en Provence
9 juin 2025
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Le 9 juin 2025
Voie "un dernier coup pour la route", 6 longueurs, équipé, 6a+ max
Cotations topo 6a/6a/6b ou A0 et 6a/5a/6a+ (soutenu)/6a+
Cotations ressenti 6a/6a+/6c ou A0 et 6a/5a/6a+ (soutenu)/6a+
Après la très longue journée de la veille sur une voie typée montagne, retour sur la falaise du Ponteil pour une grande voie équipée par le prolifique et regretté Jean-Michel Cambon, et donc bien équipée et sécurisée vis-à-vis du rocher soit bon soit renforcé d’étais. Comme toujours dans mon expérience au Ponteil, c’est une belle escalade bien équipée, soutenue et homogène dans le 6a/6a+, sur du beau et bon rocher neuf presque tout du long (avec une exception dans L6), et des relais confortables sur des vires, donc une expérience bien différente de la veille, un itinéraire peut-être aseptisé mais en tout cas bien plaisant… On retiendra le magnifique rocher, notamment le crépi rouges de goutte d’eau rarement abrasif du début de L3, une vraie râpe à fromage (et à chaussons), les strates de silex de L4, l’ambiance bien aérienne de la fin de la voie, par exemple dans le dévers plein gaz de L6, et surtout l’escalade variée et à la belle gestuelle, de la dalle au dévers en passant par cheminée, dièdre ou traversée.
Au final une voie « plaisir » bien équipée et esthétique pour son calcaire et son escalade, et une troisième expérience sur la falaise du Ponteil aussi agréable que les deux premières sur les deux grandes classiques de « la Martine » et du « nid d’aigle ».
à l'approche sous la face à gravir
tentative de traçé de L4 à L6 depuis le dernier relais de rappel
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Escalade en Provence
9 juin 2025
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Le 8 juin 2025
Voie "queyr'arnica", 11 longueurs, équipé, 5c+ max (et 1200 mètres d'approche aller-retour depuis le hameau des Escoyères)
Cotations topo 5a/4b/5b+/5b/4a+/5b/5c/5c/4a/4b/5c+
ressenties 6a (1 pas)/5a/5c/5c/4b/5c/6a (au départ) puis 5c soutenu/5c+ (1 pas)/5b/5a/6a (2 pas) et 5c soutenu
Première journée d’une virée en montagne, vers les grandes voies équipées de la crête queyrassine des Chalanches face au col de Furfande. Après un bivouac panoramique sur un promontoire herbeux face au massif d’Assan, malheureusement gâché par les aboiements d’un patou, on rejoint le bas de la face après 2 heures et demi d’une approche variée à travers forêt puis alpages, dans la lumière trouble apportée par les fumées des incendies du Canada depuis près de 10000 km à l’ouest. De plus en plus fréquent d’avoir l’atmosphère brouillée même en période anticyclonique, que ce soit par les fumées advectées d’outre-Atlantique à la fin du printemps ou l’été, ou par les poussières du Sahara d’outre-Méditerranée… en toute saison.
On a affaire à une voie typée montagne, longue (11 grandes longueurs souvent proches de 50 mètres, plus quelques liaisons parfois grimpantes) à l’équipement espacé (parfois jusqu’à 15 mètres entre les points du 4 aux allures de petit 5), au rocher de qualité variable (de croulant avec de nombreux blocs posés, à excellent, sous la forme d’un calcaire gris rarement compact et sculpté, par exemple de cannelures). Comme souvent dans le Queyras, les cotations s’avéreront très sévères, particulièrement dans les 4 ou petits 5 loin d’être faciles, ce qui joint aux spits distants impose un bon niveau 6a à vue si l’on ne veut pas se faire trop peur… De très belles longueurs, particulièrement dans la seconde moitié de l’itinéraire comme L6 à L9, côtoient d’autres plus anecdotiques voire déplaisantes comme L2 ou L10 en rocher fragile et à l’escalade peu élégante…
Une fois parvenus au sommet à 16h30 après environ 6 heures passées dans la voie, les crux de la journée restent à passer ! D’abord la descente, délicate dans un premier couloir de pierrailles raide et exposé versant ouest, dont on s’échappe à droite par un court rappel pour prendre pied dans un second couloir toujours aussi délité moins exposé, puis dans le grand couloir est sous la brèche du Jacques et le grand éboulis qui lui fait suite. La suite du retour pédestre se fera plus plaisante dans la longue traversée des alpages de Furfande, agrémentée de parterres fleuris et de la rencontre d’un gros renard au milieu des marmottes.
Le dernier crux de cette longue journée (13 heures voiture à voiture sans longue pause !), mais pas le moindre, sera constitué par… la descente en voiture de la route des Escoyères, une trentaine de lacets rarement raides, serrés et au rayon si faible qu’il impose de prendre certains virages en plusieurs fois, pour au final l’une des routes de montagne les plus délicates que je connaisse.
bivouac devant la face nord-est d'Assan, plein de couloirs skiables apparemment !
la brume des cendres du Canada du jour, les crêtes de Croseras traversées à skis en 2023
approche fleurie dans les alpages de Furfande
au pied des 300 m de la face à gravir
en bas du couloir de descente puis sur la vire menant à la brèche du Jacques
les lumières tamisées du jour
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Escalade en Provence
7 juin 2025
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flore et insectes butineurs dans le vallon du Pérussier
l'Erevine déjà en mode haute saison
au Moulon, pêche ([sic]) et psicobloc
sous l'eau, hervia et labres en abondance
3 juin 2025
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Les 1er et 12 juin 2025
Retour sur la petite plage du port du Jaï, bien moins fréquentée que la grande plage un peu plus à l’est, et aux écosystèmes plus variés et riches que les étendues de sable et de palourdes, avec notamment de la zostère bien régénérée depuis la crise anoxique de 2018. On y trouve donc un herbier alternant avec déjà quelques algues vertes, de très nombreuses méduses aurélies (non urticantes dans l’étang de Berre) et des mnemiopsis iridescents un peu moins nombreux, des rochers couverts de moules et parcourus d’innombrables gobies et blennies, mention spéciale pour les blennies paon mâles aux couleurs vives qui évoquent les mers tropicales, des animaux plus curieux que craintifs qui s’approchent dès qu’on cesse de s’agiter ! Une plongée méridienne souvent dans moins d’un mètre d’eau (!), encore claire mais déjà bonne (23°C), à refaire avant que les ulves ne prolifèrent trop et que l’étang ne verdisse trop (sauf dans les zostères). A noter une plongée méridienne quelques jours plus tard vers la Pointe de Berre, dans un site sauvage quoique dégradé par les infrastructures industrielles voisines et le couloir aérien, mais dans de grandes zostères de très faible profondeur…
anémone verte et anémone asiatique lignée
le inénarrables blennies paon mâles en livrée de reproduction, aussi curieux que colorés
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Plongée en Provence
1 juin 2025
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Le 31 mai 2025
11 ans après leur découverte en Iran, retour sur le seul dôme de sel affleurant en surface d’Europe, celui de Cardona en Catalogne espagnole. Une mine de sel multicentenaire occupe la partie nord-est de la montagne de sel, mais la partie sud-ouest est restée vierge de tout aménagement industriel et touristique, et offre donc aux randonneurs et/ou spéléologues son paysage totalement insolite de diapir de sel gemme érodé par l’eau, avec les formes et les couleurs uniques du sel cristallisé, plaques multicolores stratifiées et rainurées dans toutes les directions, tables glaciaires, dolines d’effondrement, falaises de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, avec des couleurs allant du blanc du sel pur (couvert d’excentriques par endroits) au marron des dépôts sédimentaires, en passant par le rose et l’orange.
Sous la surface de ce dôme de sel de plusieurs centaines de mètres d’épaisseur, dans les galeries creusées par l’action dissolvante des eaux d’écoulement, c’est peut-être encore plus beau : des concrétions uniques de stala.x.tites de sel, des draperies aux motifs colorés sinueux, des choux-fleurs, dans une succession de salles de quelques mètres de hauteur, séparées par des galeries étroites… mais pas trop où la progression peut se faire en rampant, sans châtières pénibles à franchir. On va donc de cristaux en cristaux en suivant le fil de l’eau qui a creusé cette grotte absolument exceptionnelle par son substrat et ses concrétions… comestibles (attention de ne pas en abuser !), dans une fraîcheur appréciable (une petite vingtaine de degrés contre 15 de plus à l'extérieur...), avant de participer le soir sous le Château de Cardona à la fête (annuelle) du… sel !
Ces quelques heures passées sur et dans la montagne de sel (telle qu'elle est appelée ici) raviveront des souvenirs des dômes de sel… ou même glaciers de sel iraniens, de dimension beaucoup plus importante (plusieurs kilomètres de longueur) et où l’écoulement gravitaire du sel gemme a donné naissance à des simili-séracs et langues glaciaires…
https://deprovenceetdailleurs.net/article-glacier-de-sel-de-bushehr-122737739.html
https://deprovenceetdailleurs.net/2016/12/le-dome-de-sel-multicolore.html
https://deprovenceetdailleurs.net/2016/12/sur-et-dans-le-glacier-de-sel-de-qeshm.html
Une belle manière de clôturer ce mois de mai 2025, éclectique entre ski de randonnée, escalade, VTT, paddle, plongée apnée, canyonisme, spéléologie donc... comme seules les fins de printemps peuvent l'offrir !
sur l'approche, pois de senteur et chèvrefeuille (aux fleurs de couleurs différentes du provençal !)
vue d'ensemble du site, avant puis au retour au début de l'orage : au premier plan le diapir salifère non anthropisé, au second la mine de sel toujours exploitée, et au dernier le Château de Cardona
sur le glacier de sel, des formes et des couleurs uniques... en Europe (mais pas en Iran !)
vue de détail des excentriques de sel gemme
devant les entrées de la bouche inférieure
dans les corridors et petites salles de la partie inférieure de la grotte Forat Mico, aussi superbe qu'insolite !
1 juin 2025
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Le 31 mai 2025
Parcours à la demi-journée d’un petit canyon de montagne des Pyrénées catalanes, au-dessus du village de Vallcebre, sous le sommet bien connu du Pedraforca. De par sa brièveté (1 heure 30 mn de descente sans se presser), son engagement limité avec un encaissement peu marqué, et son débit faible en tout cas en cette fin de mois de mai, ce canyon se prête bien à de l’initiation, comme les nombreux groupes encadrés rencontrés ce jour le prouveront. On y trouve quelques jolies cascades avec des rappels entre rochers, une grotte traversante rive droite à la fin du premier tiers, mais au final rien de bien folichon pour ce canyon de montagne ne comportant ni véritable encaissement, ni grandes verticales, ni vasques invitantes… Cet itinéraire ne mérite donc pas forcément le détour, mais on se rattrapera l’après-midi même en randonnée sur la surface ou dans les entrailles du magnifique diapir salifère de Cardona !
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Canyonisme en Espagne
1 juin 2025
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Le 30 mai 2025
Parcours du plus beau canyon de ce séjour, au-dessus de Vilada dans les contreforts des Pyrénées catalanes, et creusé dans du conglomérat, une typologie peu courante dans les Alpes du Sud… Le départ s’atteint par une longue piste (en bon état et accessible à tout véhicule un tant soit peu haut) tracée à flanc de montagne, à travers forêt et vaches en goguette, jusqu’à la grande prairie fleurie qui marque le début du canyon.
On profite alors d’un encaissement pas aussi marqué que dans le calcaire, mais long et continu, avec notamment aux deux-tiers de l’itinéraire une superbe succession de vasques suspendues et de rappels, dommage seulement que les vasques de faible profondeur et la turbidité de l’eau interdisent le plus souvent les jeux de sauts et de toboggans. Par contre le canyon comporte de très belles sections, notamment celle évoquée ci-dessus mais également la grotte concrétionnée du début ou les grandes cascades de tuf finales, le tout dans un environnement sauvage, avec en guise de rencontres animalières dans les vasques une jolie petite salamandre et au-dessus de nous de nombreux vols de vautours. On ne rencontrera que 2 groupes de canyoneurs, dont l’un au départ, dans un itinéraire donc relativement confidentiel mais effectivement d’ampleur (une vingtaine de rappels pour 4 heures 30 de notre côté, avec un enfant et de nombreuses pauses photos…) et de technicité (de nombreuses mains courantes à installer pour des accès exposés aux relais de rappel) non négligeables !
la flore du jour, dans l'approche pour les 3 premières photos et dans le canyon pour la quatrième
le premier tiers et son beau rappel en fil d'araignée au-dessus d'une grotte de tuf dans ce canyon de congloméra
fin de la première moitié
une petite salamandre surprise dans une vasque (première pour moi !)
dans l'enchaînement de vasques suspendues et de rappels du second tiers
les deux grandes cascades de tuf finales
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Canyonisme en Espagne