10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 14:47

Du 4 au 8 décembre 2018

Raid de 4 jours en kayak de mer dans le fjord de Shamm au départ de la ville de Khasab, au sud-ouest de l’enclave Omanaise du Musandam, située face à l’Iran dans le détroit d’Ormuz. Après avoir exploré à pieds la région de Bandar Abbas au nord du détroit 2 ans plus tôt, on retourne en kayak côté sud, dans la région du Musandam, réputée pour sa côté échancrée et ses fonds coralliens.

On y trouve de véritables fjords comme celui de Shamm, des bras de mer d’une vingtaine de kilomètres de long qui s’insinuent entre isthmes étroits et falaises de calcaire, et donc une topographie parfaitement adaptée à la pratique du kayak de mer : des eaux abritées calmes et chaudes, des criques qui constituent autant de débarquements possibles, et surtout une riche vie marine dans les récifs coralliens et de magnifiques paysages terrestres pour ce mariage improbable de montagnes et de mer. Le but est de passer 4 jours en autonomie complète et en déplacements marins dans ce petit bout de Norvège transposé dans la péninsule arabique, et c’est donc lestés de plus de 40 kg d’eau en bouteilles, de vivres et de matériel de bivouac qu’on prendra la mer à Khasab. S’ensuivra un bref séjour hors du temps et hors du monde, le plus souvent dans un silence absolu, vu la pauvreté de la vie terrestre sur ces terres désertiques, le clapot plus que discret d’une mer d’huile et l’éloignement des villages de pêcheurs seulement entrevus de loin. Durant ces 4 jours, on ne croisera en mer, hormis quelques boutres de touristes aux heures les plus chaudes, que dauphins et poissons volants, et à terre, que chèvres, souris et fennecs, autant de mammifères que seules les tentes pourront mettre nos provisions à l’abri de leur voracité !

On en profitera pour relier en kayak, moyen de transport bien adapté à ces sommets calcaires toujours proches de la mer, les récifs coralliens et les départs de randonnées. On alternera donc virées en baskets à la recherche des plus  beaux points de vue, la palme en la matière revenant à la crête sommitale de l’isthme de Maqlab et surtout à l’antécime ouest du Djabal Dabshun,un fabuleux belvédère perché 500 mètres au-dessus de la péninsule de pics du Djabal Eleben, un air de Lofoten désertiques (après apocalypse !) avec ce panorama de péninsules, pics et crêtes noyés dans la brume au-dessus des bras de mer, et virées en masque et tuba en chasse (photographique) des raies, poissons-clowns et autres balistes. Une randonnée commencée sous des auspices peu encourageants depuis la plage du Ghubbat Dabshun, l’une des rares plages salie de déchets du fjord, un parcours semblant improbable vu du kayak dans un relief raide et complexe, des serpents aussi apeurés que nous surpris plusieurs fois, mais au final une intuition qui s’est avérée bonne, avec des systèmes de vires commodes pour atteindre une antécime au panorama à 360° exceptionnel, dotée d’un petit bivouac aménagé qui réserve sûrement des crépuscules fabuleux. A noter d’ailleurs que de nombreuses sentes plus ou moins balisées de marques de peinture et de cairns ; les antiques chemins du passé berger ne sont pas encore complètement effacés à l’ère du tout-pétrole et des bateaux à moteur !

On s’avèrera sinon meilleurs photographes sous-marins que pêcheurs… nos velléités d’agrémenter nos sardines et thons en boîte du dîner… tombant à l’eau (salée) avec nos leurres… qui ne leurrent personne ! On se consolera de nos maigres talents de pêcheurs en… se gavant d’huîtres sauvages sur l’île de Shamm, près du plus beau récif qu’on ait eu le plaisir de découvrir, avec son corail foisonnant, riche et en pleine santé, parcouru de balistes, poissons-empereurs et de raies énormes.

Au final une magnifique expérience de kayakiste, randonneur et plongeur apnée épris de wilderness, si bien qu'un retour prochain sur les fjords côté Océan Indien n’est pas à exclure !

une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...
une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...

une sélection de photos, au-dessus de l'eau, sur l'eau ou sous l'eau...

J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm
J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm

J1 : premières rencontres avec les dauphins, la faune récifale (poisson-ange, raies, spirographes...), et bivouac près de l'île de Shamm

J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab
J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab
J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab
J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab
J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab
J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab
J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab

J2 : au réveil, les sommets jumeaux du Jabal Shamm au soleil levant et les pics du Jabal Eleben depuis l'isthme de Maqlab

J2 : la vie sous-marine en face de l'île de Shamm, coraux, ver spirographe et poisson-coffre, petit... mais carré !
J2 : la vie sous-marine en face de l'île de Shamm, coraux, ver spirographe et poisson-coffre, petit... mais carré !
J2 : la vie sous-marine en face de l'île de Shamm, coraux, ver spirographe et poisson-coffre, petit... mais carré !
J2 : la vie sous-marine en face de l'île de Shamm, coraux, ver spirographe et poisson-coffre, petit... mais carré !

J2 : la vie sous-marine en face de l'île de Shamm, coraux, ver spirographe et poisson-coffre, petit... mais carré !

J2 : les falaises maritimes concrétionnées sur l'isthme de Maqlab

J2 : les falaises maritimes concrétionnées sur l'isthme de Maqlab

J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents
J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents
J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents
J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents
J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents
J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents
J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents

J2 : le sublime point de vue de la crête occidentale du Djabal Dabshun à 500 m., atteinte par une jolie randonnée aérienne improvisée au départ de Ghubbat Dabshun, entre vires et serpents

J2 : crépuscule sur la plage de Zerd au nord-est du fjord de Shamm
J2 : crépuscule sur la plage de Zerd au nord-est du fjord de Shamm
J2 : crépuscule sur la plage de Zerd au nord-est du fjord de Shamm

J2 : crépuscule sur la plage de Zerd au nord-est du fjord de Shamm

J3 : vues depuis la crête du Jabal Ghubb Ali et pause sur l'île de Sibi
J3 : vues depuis la crête du Jabal Ghubb Ali et pause sur l'île de Sibi
J3 : vues depuis la crête du Jabal Ghubb Ali et pause sur l'île de Sibi

J3 : vues depuis la crête du Jabal Ghubb Ali et pause sur l'île de Sibi

J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm
J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm
J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm
J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm
J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm
J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm
J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm

J3 : dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm

J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord
J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord
J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord
J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord
J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord
J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord
J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord

J4 : corail cerveau et poissons-clowns dans le beau récif corallien à l'est de l'île de Shamm, avant les dauphins à l'ouest du fjord

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 14:46

Le 8 décembre 2018

De retour du raid en kayak de 4 jours, balade dans le canyon de Quadah, situé juste à l'ouest de Khasab, un canyon sec entre les falaises de calcaire sculpté et délité. Des vires de berger dans les parois permettent parfois d'éviter le chaos de blocs du fond du canyon, et offrent une belle ambiance suspendue et panoramique. La randonnée vespérale au-dessus de la forêt d'acacias vers une crête dominant l'Océan Indien à l'est rappellera si besoin était la beauté géologique des lieux et le potentiel encore important d'exploration du littoral en kayak !

sur les vires au-dessus du canyon
sur les vires au-dessus du canyon
sur les vires au-dessus du canyon

sur les vires au-dessus du canyon

fleur du désert

fleur du désert

le rivage de l'Océan Indien au-dessus de Sall Ala, la balade du soir

le rivage de l'Océan Indien au-dessus de Sall Ala, la balade du soir

Partager cet article

Repost0
10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 14:46

Les 3 et 9 décembre 2018

Passages à Dubaï, où se trouve l’aéroport utilisé pour ce voyage, sur la route de la péninsule Omanaise du Musandam située à 2 heures de voiture (plus les formalités douanières à la frontière Emirats-Oman…). C’est maintenant une métropole surgie des sables du désert, ex nihilo avec l’argent du pétrole, des milliards qui ont permis de bâtir des forêts de grandes tours. On y trouve donc des gratte-ciel à l’architecture ostensiblement insolite, des délires de designers à base de béton et de verre où chaque tour semble vouloir rivaliser avec sa voisine. Des immeubles de 800 mètres de hauteur (!) y côtoient des flèches de béton et d’acier  jusqu’à donner une skyline d’un business district made in America. La frénésie de construction, sûrement en partie spéculative, continue encore partout avec les grues qui ponctuent l’horizon et surtout ces millions de travailleurs immigrés asiatiques, principalement du sous-continent indien (du Pakistan au Bangladesh en passant par l’Inde), exploités à coup de passeports confisqués à leur arrivée, de semaines de 100 heures et de salaires de quelques euros par jour. Un drôle de Las Vegas sur golfe Persique, qui mise sur le tourisme « de luxe » (entendons de boutiques de luxe dans les innombrables malls), et une aberration écologique dans cette débauche de construction sur un bout de désert hyper-aride et invivable sans climatisation plusieurs mois par an, rendu viable (combien de temps ?) par le pétrole (l’argent, la climatisation, l’eau obtenue par désalinisation...) et la main d’œuvre quasi gratuite d’Asie.

Dubaï
Dubaï
Dubaï
Dubaï
Dubaï
Dubaï
Dubaï
Dubaï
Dubaï

Partager cet article

Repost0
29 novembre 2018 4 29 /11 /novembre /2018 19:43

Le 29 novembre 2018

Voie « Banana split» faite en 2 grandes longueurs, équipé, 5c max, puis nouvelle voie à droite de « les oursins font la loi » en 3 longueurs,, équipé, 6b max

5b/5c pour « Banana split/slip », puis à mon sens pour la nouvelle voie, 6a+ soutenu / 6a (3 pas) / 6a/b sur 2 pas

 

Retour sur la falaise de Rumpe Cuou et son rocher incroyable fait de gros plissements parallèles à gauche (vu de la mer) et de dalles lisses comme un électro-encéphalogramme de Trump à droite. On y savoure le soleil à l’abri du vent d’est de l’après-midi, au-dessus de la mer et face aux îles du Riou, une ambiance très calanquesque accessible rapidement depuis la calanque de Sormiou, mais pas si facilement avec un peu de désescalade exposée (facilitée par des cordes fixes), puis un rappel de 15 mètres et une traversée au-dessus des embruns.

On ne se rompra pas le cou dans Rumpe Cuou, qui s’apparentera plus aujourd’hui à Lèche Cuou avec les vagues qui viendront lécher nos chaussons au départ de la première longueur de « Banana spit/slip » ! Mais nos plans ne prendront pas l’eau malgré la mer agitée, et s’ensuivent 2 grandes longueurs en 5 sur un calcaire beau et varié, dalle lisse, fissure, mur raide, dalle ciselée, une parfaite façon de se mettre dans le bain (!) avant la seconde voie du jour, 3 longueurs nouvellement équipées en haut à droite du secteur.

Là la grimpe s’y avère beaucoup plus technique et athlétique, sur un rocher un peu terreux dans la fissure déversante au départ de la première longueur, puis un calcaire neuf et abrasif aux gouttes d’eau qui crissent sous les chaussons. Au final une belle voie bien équipée, variée en fissures, dalles, traversées et dévers final bien athlétique !

dans l'approche, sur le calcaire mêlé d'aragonite face aux plissements
dans l'approche, sur le calcaire mêlé d'aragonite face aux plissements

dans l'approche, sur le calcaire mêlé d'aragonite face aux plissements

dans la très belle L1 de "banana split/slip"
dans la très belle L1 de "banana split/slip"

dans la très belle L1 de "banana split/slip"

la vue

la vue

dans L1 de la nouvelle voie

dans L1 de la nouvelle voie

sur les gouttes d'eau de L2 de la nouvelle voie
sur les gouttes d'eau de L2 de la nouvelle voie

sur les gouttes d'eau de L2 de la nouvelle voie

dernière longueur sous les crêtes de Sormiou

dernière longueur sous les crêtes de Sormiou

crépuscule vers Jarre et Jarron

crépuscule vers Jarre et Jarron

Partager cet article

Repost0
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 11:17

Les 24 novembre et 1er décembre 2018

Balades dans les collines et sur le littoral d’Ensuès-la-Redonne, sous un intermède de soleil d’un automne très pluvieux. Les champignons ont donc poussé comme jamais, mais on préférera cueillir des fruits rouges (peu nombreux faute des soleil) sur les gros arbousiers du vallon des Caucarrières, particulièrement colorés avec leurs fleurs qui éclosent à côté des fruits qui mûrissent, un arbre donc objet de convoitise, autant  des randonneurs… que des abeilles ou des papillons ! 
On ira ensuite randonner en bord de mer entre la Madrague de Gignac et la calanque des Eaux Salées, en coupant les torrents qui descendent actuellement les fonds de vallons, et à travers la géologie particulièrement insolite, variée et esthétique de ce coin du littoral de la côté bleue : nappes de conglomérat sur dalles de grès, marnes multicolores, nombreuses incrustations de fossiles et de cristaux d’aragonite. Le crépuscule sur le nappage de cacahuètes du poudingue juste à l’ouest de la calanque du Puy se montrera d’ailleurs particulièrement beau !

le 24 novembre : les gourmandises potentielles, romarin et champignons (au caractère comestible à vérifier !)
le 24 novembre : les gourmandises potentielles, romarin et champignons (au caractère comestible à vérifier !)
le 24 novembre : les gourmandises potentielles, romarin et champignons (au caractère comestible à vérifier !)

le 24 novembre : les gourmandises potentielles, romarin et champignons (au caractère comestible à vérifier !)

le 24 novembre : les arbousiers, les humains et les papillons
le 24 novembre : les arbousiers, les humains et les papillons
le 24 novembre : les arbousiers, les humains et les papillons
le 24 novembre : les arbousiers, les humains et les papillons

le 24 novembre : les arbousiers, les humains et les papillons

le 24 novembre : le passage de la grotte à l'ouest de la calanque du Puy
le 24 novembre : le passage de la grotte à l'ouest de la calanque du Puy
le 24 novembre : le passage de la grotte à l'ouest de la calanque du Puy

le 24 novembre : le passage de la grotte à l'ouest de la calanque du Puy

le 24 novembre : crépuscule sur le conglomérat
le 24 novembre : crépuscule sur le conglomérat
le 24 novembre : crépuscule sur le conglomérat
le 24 novembre : crépuscule sur le conglomérat
le 24 novembre : crépuscule sur le conglomérat

le 24 novembre : crépuscule sur le conglomérat

le 1er décembre : le sentier vers la maison ruinée de Méjean
le 1er décembre : le sentier vers la maison ruinée de Méjean

le 1er décembre : le sentier vers la maison ruinée de Méjean

le 1er décembre : la grotte marine de Méjean

le 1er décembre : la grotte marine de Méjean

le 1er décembre : les marnes de Figuières au crépuscule
le 1er décembre : les marnes de Figuières au crépuscule

le 1er décembre : les marnes de Figuières au crépuscule

Partager cet article

Repost0
22 novembre 2018 4 22 /11 /novembre /2018 20:29

Le 22 novembre 2018

Voie « Ecuador», 4 longueurs, équipé, 6c max

5b/6a/6c/5a (arrêt à L3 et descente en rappel)

Retour sur la falaise de la Voile au Cancéou, la bien-nommée falaise maritime où l’on grimpe face au large sur gouttes d’eau au-dessus du Grand Bleu ! Après la voisine « les excursionnistes ont 100 ans » parcourue quelques années plus tôt, on s’oriente vers  « Ecuador », qui remonte également 80 mètres d’un beau rocher blanc sculpté en gouttes d’eau abrasives, de l’escalade à doigts et à orteils parfois douloureuse. C’est court mais c’est beau, et après une approche par la vire à VTT il faut lâcher le guidon pour la seconde longueur, qui met dans le bain directement (heureusement pas littéralement) avec son escalade soutenue en 6a. La troisième longueur s’avère aussi jolie, mais en fait pas plus difficile en acceptant de tirer sur les dégaines pour le court passage en 6c. Un des beaux secteurs des calanques décidément, avec ses gouttes d’eau de calcaire perchées au-dessus de l’écume, un mini-Castelvieil, mini en regard de la faible hauteur de la falaise (et de l’approche courte pour les paresseux !) mais pas de l'ambiance.

ambiance humide sous le col du Renard

ambiance humide sous le col du Renard

ambiance maritime au départ
ambiance maritime au départ

ambiance maritime au départ

dans L2
dans L2
dans L2

dans L2

Partager cet article

Repost0
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 20:47

Le 18 novembre 2018

Voie « afin que nul ne meure », 5 longueurs, équipé, 6a+ max
5c+/5c+/6a (1pas)/6a (soutenu)/6a+(soutenu)


Retour dans le Verdon, pour y profiter d’une des rares journées de soleil de la période et des dernières couleurs automnales des feuillages en bord de rivière sous les chaussons. Dans le secteur classique de l’Escalès, on choisit la non moins classique voie « afin que nul ne meure », au nom révélateur d’un équipement inhabituellement sécurisant lors de son ouverture en 1985 (pourtant plutôt espacé par rapport aux standards actuels). La patine n’y gêne pas trop malgré les milliers de chaussons endurés, et on peut donc y profiter d’une belle escalade sans trop d’adrénaline ou de glissades sur rocher parfois lustré, soutenue et variée dans le niveau 5c/6a, avec des traversées en L1 et L2 puis plutôt de la dalle et fissure par la suite. Mention spéciales pour les 2 dernières longueurs, où l’on grimpe sur un rocher compact sculpté en cannelures verticales et obliques, au-dessus du ruban vert du Verdon loin sous les chaussons et sous des vautours au-dessus des casques !

dans les rappels, après mes fourvoyages

dans les rappels, après mes fourvoyages

dans L1

dans L1

une cordée dans du dur à droite

une cordée dans du dur à droite

L3

L3

cinquième et dernière longueur

cinquième et dernière longueur

dans la dernière longueur
dans la dernière longueur
dans la dernière longueur

dans la dernière longueur

Partager cet article

Repost0
11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 21:00

Le 11 novembre 2018
Combinaison des voies reservoir dog’s puis armata calanca, 8 longueurs, équipé, 6c max
Cotations ressenties 6a+/6a+ pour les 2 premières longueurs de « reservoir dog’s »
6a+/6b/6b+/6b/6c/4c pour les 6 dernières longueurs de "armata calanca"

Retour dans les calanques sur la face sud de la Candelle, vers « armata calanca » déjà parcourue en 2013 pour ses 2 premiers ressauts, cette fois-ci avec au programme « reservoir dog’s » en guise de second ressaut et le final jusqu’au sommet de la Candelle. On ne grimpera pas sous le soleil, comme souvent en cet automne qui bat des records de pluviométrie en région méditerranéenne,  mais sur le calcaire à gouttes d’eau du coing, d’autant plus compact que l’on grimpe, d’où le crescendo dans les cotations. Le dernier ressaut de « armata calanca » offre d’ailleurs de beaux passages d’escalade soutenus dans le 6, fins ou athlétiques, voire les 2 en même temps, notamment dans le Dülfer plein gaz de l’écaille de L8 ou la fissure déversante de L10. Autant avouer que les bras poussent un soupir de soulagement en arrivant au sommet de la Candelle, d’autant plus quand la nuit commence à diffuser depuis l’est !

durant l'approche, vue sur les dalles de la Lèque

durant l'approche, vue sur les dalles de la Lèque

dans L1 de "reservoir dog's"
dans L1 de "reservoir dog's"
dans L1 de "reservoir dog's"

dans L1 de "reservoir dog's"

dans L2 de "reservoir dog's"

dans L2 de "reservoir dog's"

dans L6 de "armata calanca"
dans L6 de "armata calanca"
dans L6 de "armata calanca"

dans L6 de "armata calanca"

dans L7 de "armata calanca"
dans L7 de "armata calanca"
dans L7 de "armata calanca"
dans L7 de "armata calanca"

dans L7 de "armata calanca"

dans L8 de "armata calanca"

dans L8 de "armata calanca"

dans L9 de "armata calanca"
dans L9 de "armata calanca"

dans L9 de "armata calanca"

vue sur la concave

vue sur la concave

Partager cet article

Repost0
4 novembre 2018 7 04 /11 /novembre /2018 19:30

Le 4 novembre 2018
Voie le pilier des fourmis, 5 longueurs, partiellement équipé (pitons et quelques goujons), 6b+ max
Friends nécessaires voire indispensables à partir de L2
Cotations ressenties 6b+/5b/5b+/4c/5b


Retour en escalade sur la montagne Sainte-Victoire, dans le secteur de Subéroque, le lendemain du retour du Maroc. En cette météo de flux d’est on espérait échapper aux nuages loin de la côte, mais on ne profitera finalement que de brèves éclaircies sous un vent d’est modéré et bien sensible sur cette arête. Après une approche un peu improvisée et en mode sanglier sur la fin, dans la garrigue d’un couloir raide, on reprend enfin apparence de grimpeurs dans la première longueur, bien équipée  mais soutenue et un peu obligatoire dans un pas de rétablissement(où je n’aurai pas vu et tiré sur le piton salvateur !). La suite offre de jolis passages d’escalade, surtout dans L3 où l’arête prend la forme d’une dalle grise compacte sculptée de mini-cannelures verticales, de la grimpe fine et parfois un peu engagée avec un équipement succinct pas facile à compléter. Ce n’est certes pas l’ambiance ou l’ampleur des voies des calanques ou du Cap Canaille, mais cela reste plaisant de parcourir ces arêtes de la Sainte-Victoire, avec leur recherche d’itinéraire (également durant l’approche…) dans une ambiance déjà typée montagne.

vue du pilier à gravir durant l'approche

vue du pilier à gravir durant l'approche

au départ

au départ

la belle dalle de L3
la belle dalle de L3

la belle dalle de L3

L4

L4

L5

L5

éclaircie vespérale

éclaircie vespérale

Partager cet article

Repost0
3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 17:10

Le 2 novembre 2018

Découverte de l’enclave espagnole de Melilla pour clôturer cette magnifique dernière journée du voyage, entre hoodoos made in Moroc et singes sauvages en bord de route. Après une tentative avortée en voiture la veille au soir, faute d’assurance valable en Espagne, on franchit à pieds la frontière, bien plus facilement et rapidement qu’avec un véhicule, une frontière d’ailleurs récemment renforcée et qui m’a rappelé celle entre Berlin-est et Berlin-ouest à l’époque communiste ! Des frises de fil de fer barbelé, une palissade de 6 mètres de haut protégée par des no man’s land et des patrouilles militaires, des miradors, voilà comment l’Europe tente de se prémunir ici du passage des réfugiés et émigrés, terme que je préférerais à celui de migrant récemment mais exclusivement mis en avant désormais dans les media français. 
Passés donc les miradors et barbelés, on découvre une très belle ville atypique, où une ville nouvelle à l’achitecture moderniste, arts décos, néo-classique, côtoie la vieille citadelle et ses remparts dans  un rare et suprenant parchwork de styles, dominés par un art nouveau proche de celui de Barcelone . On peut même  trouver un banc dessiné par un disciple de Gaudi qui jouxte… un monument ouvertement fasciste, un aigle impérial à la symbolique clairement franquiste… De gros contrastes donc dans cette petite ville au parfum un peu colonial et suranné, mais quoi qu’il en soit une architecture unique dans un cadre qui ne l’est pas moins !

le(s) mur(s) de Melilla

le(s) mur(s) de Melilla

les bâtiments Art Nouveau... et franquistes !
les bâtiments Art Nouveau... et franquistes !
les bâtiments Art Nouveau... et franquistes !
les bâtiments Art Nouveau... et franquistes !
les bâtiments Art Nouveau... et franquistes !

les bâtiments Art Nouveau... et franquistes !

la citadelle
la citadelle
la citadelle

la citadelle

Partager cet article

Repost0

Rechercher

QUOI DE NEUF

Boules à skis

 

le Chiran en poudreuse

 

 

 

 

ski sur la côte bleue

le Cuchon

 

d'anses en ravines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

d'éperons en avens