3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:10

Le 31 juillet et 1er août 2019

Cîme Saint-Robert par l'arête sud-ouest depuis la Madone de Fenestre

Sommet : 2900 m

Dénivelée : 1000 m (bivouac à 2450 m près du collet du lac de Fenestre)

Difficulté : AD+ (arête en III avec 2 passages de IV - les seuls protégés)

Après un bivouac sans lune et donc à la belle étoile aux belles étoiles de la voie lactée près du collet du lac de Fenestre, entre lacs et chamois (presqu’aussi nombreux les uns que les autres), parcours des arêtes du Saint-Robert, depuis le pas jusqu’à la cîme éponyme. C’est une course d’arêtes réputée et classique du Mercantour, à juste titre comme nous l’aurons vérifié. Une arête parfois effilée, panoramique avec la plaine du Pô à gauche et les lacs et sommets de la Gordolasque à droite, toujours un peu grimpante mais jamais trop (les chaussons seront restés sur le dos toute la journée), et sur un gneiss compact et sculpté absolument magnifique. De nombreux becquets et quelques fissures permettent de protéger aisément cette arête presque vierge d’équipements à demeure, nonobstant un piton et un spit dans les seuls passages de IV (plutôt du bon 5b/c en cotations modernes) en dièdre puis en dalle au premier tiers et à la fin. La cotation AD+ s’avère plutôt généreuse pour ces arêtes, comparé par exemple à l’arête sud de la Grand Ruine, d’autant plus que le parcours en corde tendue avec de nombreuses pauses photos ne nous aura pris que 3 heures du pas à la cîme. Quoi qu’il en soit c’est une très belle course d’alpinisme (plutôt AD- que AD+ donc à mon sens) et une première pour moi dans le vallon de la Madone de Fenestre, que je n’avais encore jamais pratiqué en ski, escalade, alpinisme ou même randonnée pédestre.

l'arête du saint-Robert et ses gendarmes de gneiss vu depuis le bivouac près du du collet du lac de Fenestre

l'arête du saint-Robert et ses gendarmes de gneiss vu depuis le bivouac près du du collet du lac de Fenestre

au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil
au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil
au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil
au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil

au bivouac : chamois, lacs et lever de couleurs au réveil

sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête
sur le fil de gneiss de l'arête

sur le fil de gneiss de l'arête

du sommet, vue sur une cordée au-dessus du collet Saint-Robert et la plaine du Pô sous sa nebbia à droute du Viso
du sommet, vue sur une cordée au-dessus du collet Saint-Robert et la plaine du Pô sous sa nebbia à droute du Viso

du sommet, vue sur une cordée au-dessus du collet Saint-Robert et la plaine du Pô sous sa nebbia à droute du Viso

à la descente sur l'éperon sud-est, vues sur le lac Blanc, le Grand Capelet et le Ponset
à la descente sur l'éperon sud-est, vues sur le lac Blanc, le Grand Capelet et le Ponset

à la descente sur l'éperon sud-est, vues sur le lac Blanc, le Grand Capelet et le Ponset

bain au retour

bain au retour

3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:09

Le 31 juillet 2019

En prélude à la montée au bivouac, descente de la clue de l’Infernet au-dessus du village du Suquet… 2 semaines après l’Infernet de Chartreuse. C’est un canyon court mais esthétique et ludique, avec son encaissement de plus en plus marqué jusqu’au grand toboggan médian. Passés ses 12 mètres de glissade sur calcaire, on évolue à la nage et en marche durant quelques centaines de mètres dans un canyon presque fermé de parois de calcaire gris et de blocs coincés suspendus, une belle ambiance avant la sortie devant la Vésubie à traverser. Une classique méritée donc, et un canyon court et peu technique qui doit bien se prêter à l’initiation…

vasque au départ

vasque au départ

le magnifique toboggan médian, la plus belle partie du canyon
le magnifique toboggan médian, la plus belle partie du canyon
le magnifique toboggan médian, la plus belle partie du canyon

le magnifique toboggan médian, la plus belle partie du canyon

dans l'encaissement final
dans l'encaissement final
dans l'encaissement final

dans l'encaissement final

3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:06

Le 30 juillet 2019

Descente de la Clue du Raton dans les pélites rouges dominant les gorges du Cians, après une montée délicate en véhicule de tourisme, récompensée par un beau bivouac à l’Illion, en position panoramique entre dômes de verdure et barres de pélite rouge ou de calcaire parfois découpé en arches. Le canyon par lui-même offre une longue descente (près de 5 heures sans trop lambiner) dans ces encaissements de rocher rouge… et glissant, mais s’avère au final un peu décevant par rapport à son voisin d’Amen, de par son manque de continuité. Les encaissements, parfois très marqués et esthétiques, restent toujours courts et séparés par de longues sections de marche et/ou désescalade. Même s’il faut donc envisager cette course plus comme une (longue) randonnée aquatique agrémentée de quelques rappels et sauts que comme une descente de canyonisme à proprement parler, le parcours demeure exceptionnel de par son ampleur et la beauté de cette pélite rouge atypique et exceptionnelle.

au magnifique bivouac de l'Illion et ses barres de calcaire troué et de pélite
au magnifique bivouac de l'Illion et ses barres de calcaire troué et de pélite

au magnifique bivouac de l'Illion et ses barres de calcaire troué et de pélite

dans le premier tiers du canyon, de beaux encaissements, avant ...
dans le premier tiers du canyon, de beaux encaissements, avant ...
dans le premier tiers du canyon, de beaux encaissements, avant ...
dans le premier tiers du canyon, de beaux encaissements, avant ...
dans le premier tiers du canyon, de beaux encaissements, avant ...

dans le premier tiers du canyon, de beaux encaissements, avant ...

... des cascades ensoleillées dans la partie médiane...
... des cascades ensoleillées dans la partie médiane...
... des cascades ensoleillées dans la partie médiane...

... des cascades ensoleillées dans la partie médiane...

... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux
... puis les beaux encaissements finaux

... puis les beaux encaissements finaux

papillon dans les gorges du Cians

papillon dans les gorges du Cians

3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:04

Le 29 juillet 2019

Journée de randonnée au départ du col du Fam dans le massif sauvage du Grand Coyer, à la recherche de la nouvelle entrée du réseau spéléologique de la grotte des chamois, découverte et explorée méthodiquement depuis seulement une dizaine d’années. On ne trouvera finalement que l’entrée « historique » et sera rapidement bloqués par une galerie siphonnante, et non pas celle récemment creusée pour éviter ce siphon.

Quoi qu’il en soit, cette approche spéléologique vaut aussi par elle-même, et constitue une randonnée (du vertige sur les vires équipées de cordes fixes de la rive gauche du Coulomb) esthétique et aérienne de choix, à la découverte du beau hameau restauré d’Aurent et de l’impressionnante source karstique du Coulomb, le tout dans ce massif du Grand Coyer qui reste sans doute l’un des plus sauvages de France.

le magnifique hameau restauré d'Aurent
le magnifique hameau restauré d'Aurent

le magnifique hameau restauré d'Aurent

le sentier d'accès aménagé par les spéléos vers la grotte des chamois
le sentier d'accès aménagé par les spéléos vers la grotte des chamois

le sentier d'accès aménagé par les spéléos vers la grotte des chamois

près du col du Fam

près du col du Fam

3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 12:02

Le 28 juillet 2019

Retour dans la grotte de Méailles, 8 ans après sa première visite. Il s’agit décidément d’une des cavités faciles d’accès (1 heure de marche sur un bon sentier) et d’exploration (pas de verticale, une simple lampe frontale suffit) les plus esthétiques de la région, avec sa longue succession de gours blancs parfois décorés de colonnes, draperies et plafonds de stalactites. Dommage seulement que la sécheresse actuelle ait vidé bon nombre de gours, à refaire donc une troisième fois en conditions plus humides !

sur les gours au fond de la grotte
sur les gours au fond de la grotte
sur les gours au fond de la grotte

sur les gours au fond de la grotte

dans la partie médiane, méduses, stalactites et gours
dans la partie médiane, méduses, stalactites et gours
dans la partie médiane, méduses, stalactites et gours
dans la partie médiane, méduses, stalactites et gours

dans la partie médiane, méduses, stalactites et gours

27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 18:39

Le 27 juillet 2019

Voie "éloge des diablesses", 6 longueurs, équipé, 6c max

6a/6b/6c/6b/6a+/6b+

Retour en grimpe dans les gorges du Destel, sur une voie un peu tarabiscotée à la recherche des passages d’escalade les plus grimpants. Malgré de jolis passages dans L3 et L6, ce n’est pas cette voie qui me fera apprécier ce secteur du Destel, dont la falaise manque décidément de continuité et de hauteur pour rivaliser avec les voies majeures voisines de Canaille ou des calanques. Trop de ressauts, de marche, de végétation dans la voie nuisent à l’ambiance, et je ne suis pas suffisamment friand d’escalade pour apprécier dès lors la simple gestuelle de la grimpe !

L1

L1

dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"
dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"
dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"

dans la jolie L3, un air de "promesse des profondeurs"

dans L4

dans L4

dans L5, avant l'orage !

dans L5, avant l'orage !

26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 16:18

Le 25 juillet 2019

Première plongée apnée de nuit près de Grand Méjean sur la côte bleue, dans des conditions idéales avec une mer chaude et calme. Comme prévu, la faune marine se montre beaucoup plus durant la nuit dans le halo de la lampe de plongé, et l’on observera en moins d’une heure et à faible profondeur (moins de 3 mètres) bon nombre d’espèces peu ou jamais rencontrées de mon côté : grosse ophiure, petite cigale de mer, murène, nombreux lièvres de mer… Dommage pour les photos pour la plupart ratées pour cette première session d’apnée nocturne, mais, à ma décharge, pas simple d’éviter le flou ou les particules alors qu’on n’ose pas s’accrocher aux rochers sous l’eau vu le grand nombre de rascasses rencontrées, leur parfait camouflage, et le risque de toucher leurs épines dorsales venimeuses. En tout cas une très belle découverte, à 2 pas de la maison, qui en appelle d’autres, et quelle ambiance dans le Grand Bleu tout noir, si ce n’est les étoiles du plancton luminescent au fond et les (vraies) étoiles au-dessus !

rascasse (pour mémoire...)

rascasse (pour mémoire...)

ophiure

ophiure

murène (pour mémoire...)

murène (pour mémoire...)

lièvre de mer

lièvre de mer

cigale de mer (pour mémoire...)

cigale de mer (pour mémoire...)

21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 20:21

Le 21 juillet 2019

Après les parcours jolis mais pas majeurs des 2 journées précédentes, c’est un magnifique canyon qui clôturera cette virée dans les alentours de Grenoble. Le canyon de l’Infernet se situe sur, ou plutôt dans, l’extrémité sud de la Chartreuse, à basse altitude sous le village de Quaix-en-Chartreuse et au-dessus de la ville de Saint-Egrève, dans des paysages caractéristiques de la moyenne montagne chartrousine, forêts d’épicéas et prairies. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, comme pour le canyon savoyard du Pont du Diable parcouru en 2016, tout ceci cache un impressionnant coup de sabre, court mais profond, creusé par le torrent de la Vence. L’encaissement, d’une centaine de mètres de profondeur et de quelques mètres de largeur, ne dure que quelques centaines de mètres mais offre des jeux de lumières et une ambiance aquatique exceptionnels. 
Il commence par un rappel au bord, voire sous suivant le débit, d’une cascade d’une trentaine de mètres, qui débouche dans une vasque sombre et tourbillonnante, grosse ambiance dans les embruns et le grondement de la cascade, et débit pas trop important de rigueur… Le canyon, moins technique par la suite, comporte quelques ressauts reliés parfois par des mains courantes, qui peuvent pour la plupart se sauter ou se désescalader, et de beaux toboggans finaux. C’est superbe du début à la fin pendant une grosse heure, mais attention au débit dans ce canyon très encaissé, évidemment sans aucune échappatoire et au premier rappel quasiment sous actif.

lumière diffractée juste avant le rappel de 30 mètres
lumière diffractée juste avant le rappel de 30 mètres

lumière diffractée juste avant le rappel de 30 mètres

embruns et écume dans le rappel de 30 mètres

embruns et écume dans le rappel de 30 mètres

puits de lumière juste après le premier rappel
puits de lumière juste après le premier rappel

puits de lumière juste après le premier rappel

la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique
la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique

la suite, plus facile mais toujours aussi esthétique

21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 20:20

Le 20 juillet 2019

Descente d’un des canyons classiques du Vercors, celui des Ecouges, pour sa seconde partie plus ouverte que la première. C’est un joli parcours souvent ludique et parfois bien aquatique avec des passages obligés dans l’actif, mais d’un encaissement relativement peu marqué et surtout sur-fréquenté en ce samedi de juillet. Patience obligatoire avec les groupes encadrés qui se succèdent et bouchonnent dans les rappels de la seconde moitié ; on est bien loin de la solitude absolue du fabuleux canyon d’Avello 3 jours plus tôt !

le première cascade... de la seconde partie du canyon des Ecouges

le première cascade... de la seconde partie du canyon des Ecouges

quelques sauts et rappels...
quelques sauts et rappels...

quelques sauts et rappels...

... avant le bel encaissement final... arrosé !
... avant le bel encaissement final... arrosé !
... avant le bel encaissement final... arrosé !

... avant le bel encaissement final... arrosé !

21 juillet 2019 7 21 /07 /juillet /2019 20:18

Le 19 juillet 2019

Après le retour d'Italie la veille, départ vers les canyons du Vercors et de la Chartreuse. On commence par le canyon de Léoncel, ou plutôt les cascades du Léoncel car l’encaissement est ici limité. Il s’agit plutôt d’un torrent noyé dans la verdure comportant de nombreuses cascades de tuf, sur un rocher calcaire bien sculpté et des rappels souvent en fil d’araignée. Un beau décor, avec de plus quelques jeux à bases de toboggans et sauts, mais avec donc une ambiance plus forestière que canyonère. Le retour par le GR qui surplombe le torrent rive gauche offre de beaux points de vue sur les lames de rocher de la rive droite, avant un bivouac sauvage parmi les chevreuils vers le col du Péril.

les cascades de tuf dans leur cadre forestier
les cascades de tuf dans leur cadre forestier
les cascades de tuf dans leur cadre forestier
les cascades de tuf dans leur cadre forestier
les cascades de tuf dans leur cadre forestier

les cascades de tuf dans leur cadre forestier

vue sur les lames de calcaire sur le sentier de retour

vue sur les lames de calcaire sur le sentier de retour

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