18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 20:00

Le 18 avril 2021

"la chtouille", 6a
le "pilier de l'escu", 3 longueurs, équipé, 6a max
A mon sens 6a/A1 puis 6a+/5b
première longueur du "super pilier de l'escu", 6b
"livre de bonheur", 6a

Retour à l’Escu, cette calanque abritée sous de gros surplombs située entre Marseilleveyre et Sormiou, dotée de nombreuses couennes sur ces nombreuses corniches, et de quelques grandes voies en traversées ou sur des piliers. Quelles que soient les voies, courtes d’une longueur ou courtes « longues voies », on y profite d’un beau rocher blanc, souvent typé « Oule » en rondeurs chipseuses, et de vues plongeantes sur les eaux turquoise de la calanque quelques dizaines de mètres plus bas.
On commencera par l’étage des couennes du bas avec « la chtouille », la ligne la plus accessible du secteur, un 6a pourtant athlétique et délicat sur le bas, puis à l’étage suivant « le pilier de l’escu ». C’est une petite grande voie aux cotations qui ne dépassent pas le 6a, bien équipée même si des friends moyens peuvent rassurer entre les spits éloignés de la première longueur, mais délicate et impressionnante dans le toit équipé pour l’artif’ du départ de L2 puis dans la fissure raide et surtout en rocher fragile qui lui fait suite. Avec les randonneurs qui passent juste en contrebas, on grimpe sur des œufs jusqu’au relais sommital et ses blocs qui se déchaussent dans la terre humide…
Au final et malgré ce bémol sur la qualité du rocher et les risques… d’homicides, une belle voie qui vaut surtout pour sa première longueur au rocher oulesque et le délicat mais esthétique passage du toit qui lui fait suite.
La première longueur du super pilier nous offrira à nouveau du bon rocher et de la belle escalade, d’abord à placements le long d’une arête puis plus à doigts sur un mur raide à gouttes d’eau. Idem pour « le livre de bonheur », une jolie couenne bien équipée en fissure à doigts.

les premiers baigneurs dans la calanque de l'Escu

les premiers baigneurs dans la calanque de l'Escu

dans la "chtouille"
dans la "chtouille"
dans la "chtouille"
dans la "chtouille"

dans la "chtouille"

vue sur le "pilier de l'Escu"
vue sur le "pilier de l'Escu"

vue sur le "pilier de l'Escu"

dans les rondeurs de L1 du "pilier de l'Escu"
dans les rondeurs de L1 du "pilier de l'Escu"
dans les rondeurs de L1 du "pilier de l'Escu"

dans les rondeurs de L1 du "pilier de l'Escu"

en artif' au départ de L2 du "pilier de l'Escu"
en artif' au départ de L2 du "pilier de l'Escu"

en artif' au départ de L2 du "pilier de l'Escu"

sortie de L3 du "pilier de l'Escu"

sortie de L3 du "pilier de l'Escu"

second rappel de descente au-dessus de la calanque

second rappel de descente au-dessus de la calanque

L1 du "super pilier de l'Escu"

L1 du "super pilier de l'Escu"

dans le "livre de bonheur"
dans le "livre de bonheur"

dans le "livre de bonheur"

18 avril 2021 7 18 /04 /avril /2021 16:59

Le 18 avril 2021

Découverte en VTT d’un nouveau sentier de la côte bleue, tracé sur la crête sud-ouest descendant du point coté 213 vers le sentier littoral partant partant de l’Establon. C’est un chemin défriché tout récemment, bien cairné et même balisé, rarement panoramique tout du long, mais aussi un beau monotrace bien roulant à l’exception de sa portion finale trop raide pour des VTTistes de niveau médiocre. 
On poursuivra sur l’esthétique single du fort de Figuerolles, en balcon ascendant au-dessus de la Grande Bleue puis en lacets descendants vers le fond du vallon des Fontêtes, une valeur sûre du vélo sur la côte bleue ! Je découvrirai ensuite le sentier muletier qui fait face puis redescend vers la Vesse, encore un itinéraire à inclure dans les randonnées en vélo du coing !
Merci aux confinements qui ont sans doute libéré du temps pour l’ouverture et le défrichage de pas mal de nouveaux sentiers, sur la côte bleue ou la chaîne de l’Etoile par exemple…

au sommet coté 213 et départ du monotrace, vue panoramique sur la rade de Marseille
au sommet coté 213 et départ du monotrace, vue panoramique sur la rade de Marseille

au sommet coté 213 et départ du monotrace, vue panoramique sur la rade de Marseille

sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant
sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant
sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant
sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant
sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant
sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant
sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant

sur le monotrace toujours panoramique et presque toujours roulant

en VTT sur les crêtes du Coucourdier
sur le sentier muletier de la descente ouest du fort de Figuerolles

sur le sentier muletier de la descente ouest du fort de Figuerolles

sur le sentier de jonction entre les routes de Niolon et de la Vesse, devant le viaduc éponyme

sur le sentier de jonction entre les routes de Niolon et de la Vesse, devant le viaduc éponyme

17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 16:04

Ci-dessous le texte de l'article paru dans le numéro 43 de Ski Rando Magazine, pour les topos détaillés et photos se référer au magazine, dans sa version papier ou numérique :

https://www.skirandomag.com/2020/11/10/ubaye-devoluy-queyras-ski-plaisir-dans-les-couloirs-du-sud/

Loin des métropoles nord-alpines et des classiques de Belledonne ou des Aravis tracées plus vite que ne tombe la neige, les Alpes du Sud regorgent encore d’itinéraires confidentiels, particulièrement dans les massifs périphériques du Dévoluy, du Queyras ou de l’Ubaye. 
Cet article présente une sélection toute personnelle de couloirs dans les Alpes du Sud - hors massif du Pelvoux - itinéraires choisis pour leur esthétisme et sauvagerie mais aussi accessibilité : la dénivelée totale associée et la pente n’excédant pas respectivement 1300 mètres et 45° sur de très courtes sections. Ce sont toutes des lignes bien skiantes à la découverte d’une superbe géologie, peu ou pas fréquentées et qui méritent donc un coup de projecteur dans leur anonymat actuel. 

C’en en promenant l’été sur les sentiers et falaises et en explorant sur les écrans cartes, vues aériennes et autres photos que j’ai eu envie de découvrir ces joyaux plus ou moins cachés ; le plaisir est d’ailleurs tant dans la découverte sur le terrain les yeux écarquillés loin des « pistes battues » que dans la recherche par elle-même, et la joie de dessiner mentalement son itinéraire et d’imaginer ce qu’il laissera admirer.

Les couloirs de neige s’apprécient d’ailleurs mieux confidentiels entre « happy few ». Leur étroitesse s’accommode mal de nombreuses traces : une poignée ou même un zeste de skieurs peuvent suffire à ravager un couloir, vite troué de traces de chaussures et zébré de traces de carres.  
Nonobstant ce bémol lié à la fréquentation, le ski de couloir est peut-être ce que je préfère dans le ski de randonnée, avec les pentes parfois raides et l’ambiance mi-rocheuse mi-neigeuse qui place l’activité aux confins du ski et de l’alpinisme, mais aussi de l’escalade si près du rocher, voire du canyonisme avec les encaissements et les jeux de lumières qui vont avec. La neige sublime ces itinéraires souvent ingrats voire dangereux en conditions estivales, et il est infiniment plus agréable, sûr et rapide de parcourir ces couloirs en neige à skis qu’en caillasse à pieds !

Il m’importe de démystifier le ski de couloir : par bonnes conditions (neige meuble et stable) la descente est facile et sans risques, les éventuelles chutes s’enraient de suite et n’auront d’autre conséquence qu’un cratère disgracieux dans la neige. Nul besoin d’être un free-rideur de l’extrême et d’enchaîner tout-droits et saltos en descendant ces belles lignes : un peu de mollets et de cuisse, quelques picots en métal sous les chaussures et au bout d’un bâton et une maîtrise du virage sauté suffiront pour en profiter, sans la peur mais avec le plaisir. La descente pourra toujours se faire dans la pire des neiges en virages sautés, beaucoup moins élégants mais aussi beaucoup plus faciles que du carving ou de la godille ! Le ski de couloir, en tout cas dans la cotation 4 comme tous les itinéraires présentés dans cet article, est à la portée de beaucoup, et pas qu’aux fous du piquet et/ou collants-pipettes, bien loin de l’escalade où haut niveau rime avec esclavage à la résine et aux poutres. 
Par contre il importe de bien pratiquer… la distanciation sociale à la descente dans ces espaces … confinés ! Point de paranoïa sanitaire, le skieur aval devra juste veiller à se mettre hors de trajectoire d’une éventuelle chute du skieur amont lors de ses pauses dans le couloir.

Les itinéraires seront décrits de l’ouest vers l’est, soit du Dévoluy vers l’Ubaye en passant par le Queyras. On y évolue dans une grande diversité de rocher, du calcaire blanc du Dévoluy à la cargneule hérissée d’aiguilles du col de l’Izoard, du bonheur autant pour le skieur que le géologue ou le simple esthète…

Les Dolomites de la Jarjatte

On commence ce tour des couloirs à la frontière des Alpes du Nord, dans le massif occidental du Dévoluy. Le cirque de la Jarjatte sis au-dessus du village éponyme offre une ambiance Dolomites avec sa demi-couronne crénelée de sommets calcaires, de la Tête de Vachères à celle de Garnesier, le tout à quelques dizaines de kilomètres de Gap et de Grenoble, mais sans la foule des Dolomites. C’est un petit coin des Préalpes calcaires relativement méconnu et préservé, seuls les téléskis de la petite station de la Jarjatte équipant les flancs de ces montagnes. Les deux couloirs proposés s’atteignent justement depuis la station ; ils offrent des lignes sauvages dans une géologie insolite et esthétique, entre des dalles relevées de calcaire blanc. 
Le couloir nord de l’épaule nord du Roc de Garnesier (… ouf !), trop fin pour être discernable sur la carte IGN, invisible du village et des sommets environnants, débouchant sur un collu suspendu et non pas un sommet, reste d’ailleurs à ma connaissance oublié de presque tous les topos papier ou Internet. 
Il s’accède pourtant vite et facilement depuis la station, et offre une ambiance exceptionnelle par son encaissement. Suivant la taille du portefeuille et de l’entraînement, on pourra utiliser soit les téléskis soit les mollets pour rejoindre le haut de la station. Une courte approche dans les épicéas amène à l’entrée de la ligne sous une forêt d’aiguilles de calcaire. On remonte alors un couloir rectiligne dont les parois déversantes se resserrent, jusqu’à presque se fermer à mi-hauteur. Passée cette simili-arche naturelle, le couloir s’élargit entre une lame de calcaire lisse et blanc à droite et une haute paroi à gauche, avec des jeux de lumière qui rappellent ceux des canyons, une ambiance splendide qui se prolonge à la sortie du couloir sur une selle neigeuse suspendue en face ouest du Roc de Garnesier, face au Vercors et au-dessus d’un impressionnant gendarme de calcaire.
Pour les stakhanovistes du virage sauté, ce couloir peut s’enchaîner avec le couloir ouest de l’Aiguille, moins raide et moins long mais aussi esthétique, avec sa ligne droite de neige tracée entre des murs de calcaire parfaitement lisse.


Les couloirs de la Casse Déserte
Les cyclistes connaissent bien la Casse Déserte, ces grands éboulis parsemés d’aiguilles versant sud du col de l’Izoard, qu’ils ont tout loisir d’observer durant leurs derniers kilomètres de souffrances ! Hormis les skieurs de fond qui remontent la route fermée, les montagnards connaissent curieusement beaucoup moins ce secteur : le rocher pourr… euh fracturé des lieux n’incite pas à s’aventurer près de ces chicots rongés par le gel et la pluie, et d’ailleurs entourés d’éboulis qui en disent long sur leur solidité. Ni randonneurs ni grimpeurs, et au final personne l’été entre ces monolithes de cargneule, pourtant tout près de la Casse pas si Déserte peuplée de touristes et d’engins motorisés d’autant plus bruyants qu’ils ont moins de roues. L’hiver est en fait de loin la meilleure saison pour excursionner dans ce décor presque fantasmagorique de falaises compactes de cargneule jaunâtre et d’aiguilles de conglomérat dressées telles des pénitents, dont le gel atténue pour quelques mois la fragilité.
Cerise sur le gâteau glacé, des couloirs dessinés pour le ski, invisibles du bas, s’insinuent entre ces aiguilles de cargneule, en sortant sur d’étroites crêtes neigeuses, au milieu de forêts d’aiguilles coiffées de chapeaux de neige. On pense à du land art revisité par Gaudi, une Sagrada Familia de l’ouest-Queyras, une armée de pénitents gelés pour les hauts-alpins, ou à des hoodoos made in France pour les amateurs de l’Ouest américain. Ces couloirs jamais très raides peuvent s’enchaîner à loisir tant que la montre et les jambes le permettent, et il vous sera aussi difficile de vous résoudre à la dernière descente que de renoncer à votre doudou quelques décennies plus tôt !


Le calcaire de l’Ubaye
La haute Ubaye est un petit paradis du ski de couloirs ; on y trouve d’ailleurs de nombreuses et belles lignes dûment topographiées et relativement classiques, même si l’éloignement de ce massif le préserve de la sur-fréquentation. Je vais décrire ici deux couloirs aussi confidentiels qu’insolites dans les deux principales vallées de l’Ubaye : le couloir sud-est de la conque de Panestrel perché loin au-dessus de l’Ubaye et, afin que rime se fasse, le couloir sud de l’arête de la Portiolette au-dessus de l’Ubayette.
Mon premier s’atteint par un itinéraire tournant au départ du vallon des Houerts, délicat en partie basse dans une forêt raide et dense puis remontant les longs faux-plats du vallon des Houerts sous les grandes falaises du Sommet Rouge, avant de bifurquer à droite vers le vallon suspendu de la Conque de Panestrel. Après ces longs préliminaires, on peut enfin se projeter dans la gorge profonde ([sic]) du couloir entre les dalles redressées de marbre et de calcaire. Le couloir plonge depuis le point 3018 vers les méandres du torrent des Houerts 700 mètres plus bas. On y skie au milieu de pinacles gris et beiges parfois dressés en feuillets verticaux dans une géologie aussi insolite qu'esthétique. C’est beau et long, jamais très raide ni étroit, de quoi avoir des étoiles dans les yeux en plus de l’acide lactique dans les cuisses !
La courte remontée au col du Sanglier, bien mal-nommé en l'occurrence puisqu'il permet d'éviter la bartasse du bas du vallon des Houerts, permet de basculer sur le vallon de Panestrel plus skiant que celui des Houerts, particulièrement si l’on prend le grand couloir ouest situé juste au sud du point coté 2385.

Le couloir sud de droite de l’arête de la Portiolette, dit aussi « couloir des aiguilles » est d’approche plus commode au-dessus de l’Ubayette : un long vallon certes, mais beaucoup moins que les Houerts, pour parvenir sous la grande face sud de l’arête de la Portiolette, striée de différents couloirs dont celui de gauche (en montant) est sans doute le plus beau. Il se glisse entre les tours et les feuillets verticaux de calcaire, l’un de ces minarets de calcaire rive gauche prenant même la forme d’un clocher à bulbe, quand esthétisme rime avec syncrétisme ! Un pèlerinage en crampons et à skis s’impose dans ces cathédrales de calcaire relativement faciles d’accès et dont l’approche ne relève donc pas du chemin de croix…


Période    
Ces itinéraires peuvent s’envisager par enneigement stabilisé, couramment donc dès les chutes de neige permettant d’aplanir les couloirs et d’éviter les requins, mais pas trop tard en saison pour éviter les goulottes, donc quelque part entre décembre et fin avril, à affiner suivant l’altitude et l’orientation des itinéraires. A noter que les calcaires et cargneules déliquescents dominant respectivement les itinéraires décrits dans le Dévoluy et le Queyras ont une fâcheuse tendance à s’ébouler par redoux et dégel, si bien que ces parcours sont à privilégier par températures froides et pas trop longtemps après les dernières chutes de neige. Autant dire que les meilleures conditions ne se rencontrent pas si souvent ; il faudra donc être à l’affût des bulletins nivo-météorologiques et faire preuve d’opportunisme.

Matériel
Ici encore plus qu’ailleurs le port du masq… euh du casque est obligatoire, il protégera votre tête – sûrement bien faite mais en tout mal renforcée - des chutes de pierres et des chutes… tout court, sur neige dure et/ou caillou. Indépendamment du matériel habituel de sécurité, crampons et un piolet devront décorer le sac mais également les chaussures et la main dès que l’état de la neige l’exige.


Cartes
Les cartes IGN/Top 25 des massifs concernés et/ou Iphigénie par exemple pour les geeks qui ne jurent que par le 0 papier.

17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 09:54

Le 14 avril 2021

Retour au vallon du Saut pour une séance de couennes méridienne, au menu du déjeuner des voies faciles ou moins dans le secteur d’initiation de la « dalle grise » sur les voies « équinoxe », « ADN », « poltron minet » et « passagers de la pluie ».

le vallon du Saut, ses chèvres du Rove semi-sauvages et ses aiguilles de calcaire éparpillées dans la pinède
le vallon du Saut, ses chèvres du Rove semi-sauvages et ses aiguilles de calcaire éparpillées dans la pinède

le vallon du Saut, ses chèvres du Rove semi-sauvages et ses aiguilles de calcaire éparpillées dans la pinède

sur la dalle grise
sur la dalle grise
sur la dalle grise

sur la dalle grise

11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 17:07

Le 11 avril 2021

Itinéraire : la Montade – vallon de Mauvelle – Caban – vallon du Pilon du Roi jusqu’au point coté 390 – branche est du vallon du Pilon du Roi via le point coté 428 – sommet coté 618 – crête sud-ouest – Jas de Mimet –Puits de Besson – piste rive gauche du vallon de Mauvelle – la Montade

Balade versant sud du Pilon du Roi, à la découverte de trois sentiers encore inédits pour moi. Celui du fond du vallon aval de Mauvelle remonte ce long thalweg parfois encaissé et franchit d’ailleurs quelques marmites juste en amont de la confluence des deux branches principales, dont une haute et polie par le torrent se remonte avec une échelle métallique.
Une sente a récemment été tracée dans la branche orientale du vallon du Pilon du Roi, entre le point coté 390 et le collu 550 au nord-est sous la ligne à haute tension ; c’est beau et particulièrement sauvage dans un vallon isolé couvert d’une véritable jungle méditerranéenne, merci donc aux défricheurs qui ont ouvert et cairné ce sentier. On progresse, parfois dans des tunnels taillés dans la végétation, entre les boules et aiguilles de dolomie caractéristiques du versant sud de l’Etoile, sous les sommets noyés ce jour dans les nuages, dans une ambiance montagne et sauvage comme rarement autour de Marseille ! 
On rejoint alors par un sentier bien traçé et balisé de rouge ou de bleu le sommet coté 618 avant de descendre sa crête sud-ouest, son chaos dolomitique et ses vues panoramiques sur l’agglomération marseillaise.
Au-delà de l’assonance, une belle combinaison de vallons sauvages qui valent pour leur géologie et leur panorama, décidément un massif injustement oublié des randonneurs que celui de l’Etoile !

 

fleurs à poils et bête à poil(s)
fleurs à poils et bête à poil(s)
fleurs à poils et bête à poil(s)

fleurs à poils et bête à poil(s)

dans les marmites du vallon de Mauvelle
dans les marmites du vallon de Mauvelle

dans les marmites du vallon de Mauvelle

le relief dolomitique de la branche est du vallon du Pilon du Roi
le relief dolomitique de la branche est du vallon du Pilon du Roi
le relief dolomitique de la branche est du vallon du Pilon du Roi
le relief dolomitique de la branche est du vallon du Pilon du Roi
le relief dolomitique de la branche est du vallon du Pilon du Roi

le relief dolomitique de la branche est du vallon du Pilon du Roi

sur la crête du sommet coté 618, vue sur Marseille et formations rocheuses
sur la crête du sommet coté 618, vue sur Marseille et formations rocheuses
sur la crête du sommet coté 618, vue sur Marseille et formations rocheuses
sur la crête du sommet coté 618, vue sur Marseille et formations rocheuses

sur la crête du sommet coté 618, vue sur Marseille et formations rocheuses

11 avril 2021 7 11 /04 /avril /2021 17:05

Le 10 avril 2021

Découverte du site de couennes de Champfleury, sur une barre de calcaire gris posée entre vignes et garrigue à Saint-Julien-les-Martigues. On y trouve une vingtaine de voies de 15 à 20 mètres de haut, exposées plein nord, bien équipées sur scellements. Malgré la fermeture récente de la route d’accès aux non-résidents (ce qui rallonge l’accès de 2 km sur route puis piste), la fréquentation de ces voies n’est pas si faible : les sentiers d’accès taillés dans la garrigue sont encore bien défrichés et les voies pas si végétales que craint, même si certaines prises restent à nettoyer. Au final, de jolies voies aux cotations souvent sévères, en tout cas pour celles parcourues à droite de la "grande face" ( "pin bagnat", "secret thym", "rot marin" et "pschiit") ; on se consolera en se goinfrant des innombrables asperges du lieu !

vue depuis le mur de gauche

vue depuis le mur de gauche

au départ de "pschiit"

au départ de "pschiit"

une partie de la récolte du jour

une partie de la récolte du jour

5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 18:01

Le 5 avril 2021

Itinéraire : vallon de Fréguyères - Jas de Féraud - la Grande Etoile - piste sud au point coté 416 - source des Ouides - Tête du Jacquot - point coté 635 - crête dominant le vallon du Pilon du Roi à l'ouest - Caban - source des Cauvières - puits du Gargoutier - barres de Niolong - la Grande Etoile par la piste - l'Etoile - crête nord-ouest - monotrace du Jas de Roque - vallon de Fréguyères

Virée en VTT dans le massif de l’Etoile au départ du vallon de Fréguyères, de part et d’autre de la crête sommitale. On ira surtout essayer le monotrace de la crête ouest du vallon du Pilon du Roi, finalement pas si roulant avec de nombreuses portions trop raides/caillouteuses/embroussaillées pour ne pas avoir à descendre du vélo. On roulera mieux sur les pistes du versant sud, attenantes aux quelques sources mentionnées dans le fond de certains vallons : en ce début avril, une à sec, l’autre presque…
A défaut d’eau on fera le plein de couleurs aux sommets de la Grande Etoile et de l’Etoile, avec des parterres de centaines d’iris en fleurs, avant la très longue et belle descente, d'abord sur la crête nord-ouest, sa vue panoramique et ses ajoncs en fleurs, puis sur le monotrace facile et en terre tout du long de la forêt sous Jas de Roque.

champs d'iris à la Grande Etoile
champs d'iris à la Grande Etoile
champs d'iris à la Grande Etoile
champs d'iris à la Grande Etoile

champs d'iris à la Grande Etoile

le monotrace facile mais un peu exposé sous le site de couennes de la Grande Etoile
le monotrace facile mais un peu exposé sous le site de couennes de la Grande Etoile

le monotrace facile mais un peu exposé sous le site de couennes de la Grande Etoile

première descente versant sud

première descente versant sud

la source des Ouides... asséchée

la source des Ouides... asséchée

remontée au point coté 635 à l'ouest du vallon du Pilon du Roi
remontée au point coté 635 à l'ouest du vallon du Pilon du Roi

remontée au point coté 635 à l'ouest du vallon du Pilon du Roi

sur la crête dominant le vallon du Pilon du Roi à l'ouest
sur la crête dominant le vallon du Pilon du Roi à l'ouest
sur la crête dominant le vallon du Pilon du Roi à l'ouest
sur la crête dominant le vallon du Pilon du Roi à l'ouest

sur la crête dominant le vallon du Pilon du Roi à l'ouest

la source de Cauvières... et son (tout) petit filet d'eau

la source de Cauvières... et son (tout) petit filet d'eau

remontée à la Grande Etoile

remontée à la Grande Etoile

les champs d'iris au sommet de l'Etoile
les champs d'iris au sommet de l'Etoile
les champs d'iris au sommet de l'Etoile
les champs d'iris au sommet de l'Etoile
les champs d'iris au sommet de l'Etoile
les champs d'iris au sommet de l'Etoile

les champs d'iris au sommet de l'Etoile

le beau et long single de descente, des ajoncs sous le sommet à la pinède du vallon de Fréguyères , après 35 km et 1150 m de dénivelée ascendante
le beau et long single de descente, des ajoncs sous le sommet à la pinède du vallon de Fréguyères , après 35 km et 1150 m de dénivelée ascendante

le beau et long single de descente, des ajoncs sous le sommet à la pinède du vallon de Fréguyères , après 35 km et 1150 m de dénivelée ascendante

5 avril 2021 1 05 /04 /avril /2021 17:58

Le 4 avril 2021

Itinéraire : Ensuès - la Vaquaresse - vallon du Bon Jean - plage du Rouet - Ensuès

Retour en vélo dans le vallon du Bon Jean pour y profiter de la floraison de la garrigue qui l’a envahi après l’incendie de juillet 2016. Malgré la sécheresse de ce début de printemps ; sécheresse amplifiée par les épisodes de mistral, on y roulera à travers le jaune des coronilles et le violet des cistes en fleurs dans un vallon toujours aussi sauvage bien qu’enserré entre la voie rapide de la côte bleue et la départementale du vallon de l’Aigle !

sous la D9

sous la D9

au départ des km de monotrace de fond de vallon

au départ des km de monotrace de fond de vallon

du plaisir pour les yeux et le palais
du plaisir pour les yeux et le palais

du plaisir pour les yeux et le palais

le vallon fleuri de cistes et coronilles
le vallon fleuri de cistes et coronilles
le vallon fleuri de cistes et coronilles
le vallon fleuri de cistes et coronilles
le vallon fleuri de cistes et coronilles
le vallon fleuri de cistes et coronilles

le vallon fleuri de cistes et coronilles

3 avril 2021 6 03 /04 /avril /2021 19:34

Le 3 avril 2021

Combinaison des 3 premières longueurs de « voyage chez Cyrano », et des 3 dernières de « 2 vauriens 3 canailles », reliées par la traversée supérieure, de la grotte à Philémon au Pas du Gaz
5c/6a+/5c pour les 3 premières longueurs de « voyage chez Cyrano », des passages de 4c gazeux pour la traversée supérieure, 6a+/4a/6a pour les 3 dernières de « 2 vauriens 3 canailles »

Retour sur les falaises soubeyrannes, à la recherche des plus belles longueurs « faciles » au-dessous et au-dessus de la vire supérieure, les voies « voyage chez Cyrano » et « 2 vauriens 3 canailles » étant de bons candidats pour cela ! La première longueur de Cyrano qui louvoie entre niches et toits de calcaire offre des points de vue incomparables sur les 200 mètres de falaise au-dessus, sculptée et colorée comme rarement : ce ne sont partout que toits et gargouilles de calcaire puis de poudingue, tablettes  de grès blanc près de fissures jaunes, niches et plafonds en nid d’abeille, une géologie parmi les plus folles de Canaille et qui semble insurmontable. Les seconde et troisième longueurs forcent pourtant un passage à travers ces toits improbables, dans une cheminée presque fermée parfois déversante mais prisue, de quoi rejoindre la vire supérieure avec moins d’acide lactique dans les bras que craint. Son parcours quelques centaines de mètres vers le sud, toujours à travers cette exposition géologique à ciel ouvert, mais sur une vire qui de terrasse devient marche-pieds dans le Pas du Gaz, permet de rejoindre la partie supérieure de « 2 vauriens 3 canailles ». La première longueur au-dessus de la vire consiste à rejoindre par une fissure désormais patinée et délicate sous un énorme toit une cheminée suspendue et spéléo. Après une courte liaison en traversée on rejoint la dernière longueur en conglomérat, en guise de cerise sur le gât… poudingue, une traversée facile mais impressionnante sur les galets.
Au final encore une combinaison homogène dans le 6a comme Canaille le permet facilement, et un nième voyage dans cette géologie aussi détritique qu’esthétique !

au départ du second rappel du 14 juillet

au départ du second rappel du 14 juillet

la très photogénique L1 de "voyage chez Cyrano" sous l'architecture baroque de la falaise
la très photogénique L1 de "voyage chez Cyrano" sous l'architecture baroque de la falaise
la très photogénique L1 de "voyage chez Cyrano" sous l'architecture baroque de la falaise
la très photogénique L1 de "voyage chez Cyrano" sous l'architecture baroque de la falaise
la très photogénique L1 de "voyage chez Cyrano" sous l'architecture baroque de la falaise

la très photogénique L1 de "voyage chez Cyrano" sous l'architecture baroque de la falaise

L2 de "voyage chez Cyrano" et son dièdre délicat en 6a+
L2 de "voyage chez Cyrano" et son dièdre délicat en 6a+
L2 de "voyage chez Cyrano" et son dièdre délicat en 6a+

L2 de "voyage chez Cyrano" et son dièdre délicat en 6a+

L3 de "voyage chez Cyrano" et sa géologie toujours aussi canaillesque
L3 de "voyage chez Cyrano" et sa géologie toujours aussi canaillesque
L3 de "voyage chez Cyrano" et sa géologie toujours aussi canaillesque

L3 de "voyage chez Cyrano" et sa géologie toujours aussi canaillesque

sur la vire supérieure, de la grotte à Philémon au bien-nommé Pas du Gaz
sur la vire supérieure, de la grotte à Philémon au bien-nommé Pas du Gaz
sur la vire supérieure, de la grotte à Philémon au bien-nommé Pas du Gaz
sur la vire supérieure, de la grotte à Philémon au bien-nommé Pas du Gaz
sur la vire supérieure, de la grotte à Philémon au bien-nommé Pas du Gaz

sur la vire supérieure, de la grotte à Philémon au bien-nommé Pas du Gaz

calcaire dans L5 de "2 vauriens 3 canailles"
calcaire dans L5 de "2 vauriens 3 canailles"
calcaire dans L5 de "2 vauriens 3 canailles"

calcaire dans L5 de "2 vauriens 3 canailles"

nid d'abeille dans L6 de "2 vauriens 3 canailles"
nid d'abeille dans L6 de "2 vauriens 3 canailles"

nid d'abeille dans L6 de "2 vauriens 3 canailles"

poudingue dans L7 de "2 vauriens 3 canailles"
poudingue dans L7 de "2 vauriens 3 canailles"
poudingue dans L7 de "2 vauriens 3 canailles"

poudingue dans L7 de "2 vauriens 3 canailles"

1 avril 2021 4 01 /04 /avril /2021 19:33

« ODB », 2 longueurs, équipé, à mon sens 5c+/6a+
« l’éperon de la baume », 2 longueurs, équipé, à mon sens 5c/5b

Petite séance d’escalade sous Marseilleveyre, à l’ombre des parois nord… mais avec un chemin d’accès truffé de jeunes pousses d’asperges ! Après quelques semaines sans grimpe, la reprise s’avèrera bien difficile dans « ODB », une voie typée face nord au calcaire peu adhérent, avec un pas de rétablissement bien délicat et obligatoire en fin de première longueur, puis un passage athlétique en seconde longueur.
La voie de l’éperon de la baume remonte la large arête rocheuse qui surplombe la grande grotte de son versant occidental ; on retrouve dans cette belle ligne panoramique au-dessus de la rade de Marseille le soleil et une escalade plus facile avec un joli pas d’adhérence pure en fin de L1 Le rappel de descente – tout juste 50 mètres – en fil d’araignée dans la grotte sur sa fin, donnera une dernière note d’esthétisme à ce retour sur le bl… euh le gris du calcaire de face nord.

au départ de "ODB"

au départ de "ODB"

dans le rappel de descente de "ODB"
dans le rappel de descente de "ODB"

dans le rappel de descente de "ODB"

dans L1 de l'éperon de la baume

dans L1 de l'éperon de la baume

dans L2 de l'éperon de la baume

dans L2 de l'éperon de la baume

le rappel dans la baume

le rappel dans la baume

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